Cartable de la transition ministérielle pour RCAANC - mars 2025

Table des matières

Introduction

Le rôle et les contributions des peuples autochtones du Canada – les Premières Nations, les Inuit et les Métis – sont importants, riches et d'une grande portée dans l'ensemble de la société canadienne, et ce, malgré des relations historiques complexes et troublées avec le gouvernement du Canada. La principale responsabilité de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est d'orienter et de coordonner les relations du gouvernement fédéral avec les peuples autochtones en trouvant une voie constructive pour régler les revendications des peuples autochtones, soutenir les collectivités autochtones pour qu'elles soient mieux en mesure de gérer leurs propres affaires, et représenter les intérêts de la Couronne. Le ministère a aussi la responsabilité de conduire le travail du gouvernement federal dans le Nord du Canada et l'Arctique pour de promouvoir l'autonomie, la prospérité et le bien-être des résidents et des collectivités du Nord et de l'Inuit Nunangat (la patrie inuite).

Ce travail est toujours effectué en gardant à l'esprit les intérêts nationaux plus larges et en partenariat avec d'autres ministères afin de parvenir à une approche fédérale cohérente des relations entre la Couronne et les Autochtones. Le ministère collabore avec les partenaires autochtones, d'autres ministères fédéraux, les provinces, les territoires, l'industrie et les Canadiens et Canadiennes pour façonner le programme du gouvernement de manière à répondre le mieux possible aux besoins et aux attentes des peuples autochtones au Canada et des habitants du Nord.

Parallèlement, les principales responsabilités de Services aux Autochtones Canada sont la prestation de services et de programmes pour et avec les communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis tels que les soins de santé, l'éducation, les programmes sociaux et le développement économique. Bien que les ministères aient des mandats distincts, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada sont étroitement liés en raison de leurs objectifs complémentaires et du partage de certains services internes.

Ce cahier d'information a pour but de vous présenter le mandat et la structure de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et de vous donner un aperçu de certaines des questions qui influencent la façon dont le ministère va de l'avant. Vous souhaiterez peut-être recevoir une séance d'information à une date ultérieure sur d'autres questions qui dépassent la portée de ce cahier. Nous et les fonctionnaires ministériels serons heureux de vous présenter, à vous et à votre équipe, un exposé détaillé sur le contenu de ce cahier d'information. Nous sommes heureux de discuter avec vous de la vaste gamme de questions qui relèvent de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada.

Valerie Gideon
Sous-ministre
Relations Couronne–Autochtones et
Affaires du Nord Canada

Rob Wright
Sous-ministre délégué
Relations Couronne–Autochtones et
Affaires du Nord Canada

Aperçu des responsabilités de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et de Services aux Autochtones Canada

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada Services aux Autochtones Canada

Relations Couronne–Autochtones

  • Négociations des revendications territoriales
  • Négociations de l'autonomie gouvernementale
  • Revendications particulières
  • Mise en œuvre des traités et des accords
  • Politique et négociations relatives à l'article 35
  • Logement des Inuit et des Métis
  • Réclamations pour des expériences vécues dans l'enfance
  • Institutions financières des Premières Nations
  • Ajouts aux réserves
  • Mise en œuvre des accords politiques
  • Femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Affaires du Nord

  • Sites contaminés
  • Sécurité alimentaire
  • Relations avec les gouvernements territoriaux
  • Transfert des responsabilités
  • Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord
  • Ressources naturelles et l'environnement
  • Recherche scientifique dans l'Arctique
  • Gestion de la Loi sur les Indiens et du statut d'Indien
  • Santé des Autochtones
  • Logement et infrastructure
  • Éducation
  • Services sociaux
  • Services à l'enfance et à la famille
  • Développement économique
  • Terres visées par la Loi sur les Indiens
  • Gestion environnementale
  • Pétrole et gaz des Indiens du Canada

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada Mandat

Mandat

En 2017, le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada a été dissous et les ministères des Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord et des Services aux Autochtones ont été créés pour séparer les processus de création et de reconstruction des relations avec les peuples autochtones de l'administration de la Loi sur les Indiens.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada promeut le respect des droits des peuples autochtones tels que reconnus et affirmés par l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 et soutient la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Les activités principales incluent :

  • la facilitation de la collaboration et la coopération entre les peuples autochtones, les provinces et les territoires en ce qui a trait à la conclusion et la mise en œuvre d'accords;
  • la reconnaissance et la mise en œuvre des traités conclus entre la Couronne et les peuples autochtones;
  • la promotion de l'autodétermination, la prospérité et le bien-être des habitants et collectivités du Nord canadien tout en tenant compte de leurs besoins et défis particuliers;
  • la résolution des torts causés par le passé ; et
  • la mise en œuvre des priorités du gouvernement du Canada en ce qui a trait aux relations avec les peuples autochtones.

Le ministère appuie l'autodétermination des Autochtones par la négociation et la mise en œuvre d'ententes sur l'autonomie gouvernementale et les revendications territoriales globales, la reconnaissance et la mise en œuvre des droits ancestraux et issus de traités, ainsi que par le règlement des revendications territoriales et des griefs historiques. Il consulte également les peuples autochtones, les provinces, les territoires et d'autres intervenants et collabore avec eux au sujet des politiques, des initiatives et des lois qui pourraient avoir une incidence sur les collectivités autochtones. L'approche du ministère quant aux partenariats avec les peuples autochtones est la pierre angulaire du respect de leur droit à l'autodétermination.

Afin d'assurer que les approches pangouvernementales envers les relations entre la Couronne et les Autochtones soient cohérentes, le travail de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est toujours exécuté en partenariat avec les autres ministères fédéraux tels que Pêches et Océans Canada, Justice Canada et Emploi et Développement social Canada.

De tous les ministères fédéraux, la prestation efficace des activités de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada dépend largement des étroites collaboration et coopération avec Services aux Autochtones Canada. Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada ont ainsi le mandat de travailler ensemble sur une vaste gamme d'activités comme le renforcement des capacités pour redonner aux collectivités autochtones le contrôle et la compétence en matière de prestation de services. Il incombe à Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada de continuer à moderniser les structures institutionnelles et la gouvernance afin que les peuples autochtones puissent renforcer les capacités qui contribuent à la mise en œuvre de leur autodétermination. En parallèle, les principales responsabilités de Services aux Autochtones Canada sont plutôt axées sur le renforcement des capacités afin d'améliorer l'accès à des services de haute qualité et d'aider les peuples autochtones à assumer le contrôle de la prestation des services selon le rythme et la manière qu'ils choisissent.

Dans le cadre de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada, l'Organisation Affaires du Nord est chargée de diriger le travail du gouvernement du Canada dans le Nord par l'élaboration, la mise en œuvre et la coordination de la politique fédérale dans les ministères dans le Nord. Elle dirige également la négociation et la mise en œuvre du transfert des responsabilités fédérales aux gouvernements territoriaux (aussi connu sous le terme « dévolution » gère un certain nombre de fonctions fédérales de réglementation et d'autres fonctions non transférées par les lois territoriales, appuie la négociation et la mise en œuvre des ententes sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale des Autochtones et réalise les programmes et initiatives fédéraux dans la région.

Le ministère est aussi responsable de l'administration des terres au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, ainsi que des travaux visant à achever le transfert des pouvoirs aux administrations territoriales. Les régimes de gestion des ressources dans le Nord sont cogérés et mis en œuvre en grande partie par des conseils composés de représentants de gouvernements et organisations autochtones, des gouvernements territoriaux et du gouvernement du Canada, conformément aux accords sur les revendications territoriales. Jusqu'à ce que le processus de dévolution soit entièrement mis en œuvre, le ministère conserve une responsabilité semblables au modèle provincial pour la gestion des terres et des eaux au Nunavut, ce qui inclut l'approbation de la plupart des licences d'utilisation des eaux et des permis d'utilisation des terres délivrés sur le territoire. Le ministère est également responsable de la législation régissant les évaluations environnementales et détient certains pouvoirs décisionnels en matière d'évaluation environnementale et d'aménagement du territoire, en plus de conserver la responsabilité de la gestion des ressources extracôtières, y compris le pétrole et le gaz dans les trois territoires.

Autorisations législatives du ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord

Le ministre des Relations Couronne-Autochtones a autorité, en tout ou en partie, sur des lois couvrant un large éventail de sujets et de responsabilités. La majorité de ces lois sont liées à la mise en œuvre de revendications territoriales globales (par exemple, la Loi sur l'accord définitif Nisga'a, la Loi sur le Nunavut) et d'accords d'autonomie gouvernementale, où les groupes autochtones ont pris en charge la gouvernance, la gestion des terres et des ressources (par exemple, la Loi sur l'autonomie gouvernementale de la Première Nation de Westbank-, la Loi sur la gouvernance de la Nation Dakota de Sioux Valley). Le ministre a également autorité sur les lois qui permettent aux Premières Nations de ne plus être soumises à des dispositions spécifiques de la Loi sur les Indiens, notamment en matière de gestion des terres, de gestion fiscale et de fiscalité locale (par exemple, la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations, la Loi sur la gestion fiscale des Premières Nations). Le ministre détient également l'autorité, en tout ou en partie, sur les lois concernant les territoires du Canada (p. ex. Loi sur le Nunavut, Loi sur le Yukon), la gestion des terres, des ressources et de l'environnement du Nord (p. ex. la Loi sur les terres territoriales, la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie), la gestion des régimes de réglementation du Nord (p. ex. la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest) et les sciences nordiques et polaires (p. ex. la Loi sur la Station canadienne de recherche dans l'Extrême-Arctique). Le ministre reste pleinement responsable devant le Parlement de toutes les lois dont il a la charge. Une liste complète des lois figure à l'annexe A.

Structure ministérielle

Sous-ministre de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada : Valerie Gideon

Valerie Gideon

Dr Valerie Gideon est membre de la nation Mi'kmaq de Gesgapegiag, au Québec, et fière mère de deux filles.

Elle est devenue sous-ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord Canada le 25 novembre 2023 et conserve son poste de Présidente de l'Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario. De septembre 2020 à octobre 2022, Valerie a été sous-ministre déléguée de Services aux Autochtones Canada. De 2018 à 2020, elle a été sous-ministre adjointe principale de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuit, Services aux Autochtones Canada. De 2012 à 2017, Valerie a occupé le poste de sous-ministre adjointe, Opérations régionales, Santé Canada. De 2011 à 2012, elle a été directrice générale des politiques, planification et analyse stratégique à la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuit. De 2007 à 2010, elle a occupé le poste de directrice régionale de la santé des Premières Nations et des Inuit, région de l'Ontario, Santé Canada.

Avant de travailler à Santé Canada, son expérience consistait principalement à travailler à la défense de la santé des Premières Nations en tant que directrice principale de la santé et du développement social à l'Assemblée des Premières Nations et directrice du Centre des Premières Nations à l'Organisation nationale de la santé autochtone. Elle a été nommée présidente du Comité d'examen par les pairs de la recherche sur la santé des peuples autochtones des Instituts de recherche en santé du Canada en 2004.

Elle est diplômée de l'Université McGill (Montréal) en 2000 avec un doctorat (liste du doyen) en communications (thèse portant sur la télésanté et l'autonomisation des citoyennes et citoyens). Elle avait auparavant obtenu une maîtrise en 1996 à McGill. Elle est membre fondatrice de la Société canadienne de télésanté. Elle est aussi ancienne membre du conseil d'administration du Young Men's Christian Association (YMCA) et du Young Women's Christian Association (YWCA) de la région de la capitale nationale.

Sous-ministre délégué de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada : Rob Wright

Rob Wright

Rob Wright a été nommé sous-ministre délégué pour Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada le 12 janvier 2024. Avant sa nomination au sein de notre ministère, il occupait le poste de sous-ministre adjoint de la Direction générale de la science et de l'infrastructure parlementaire à Services publics et Approvisionnement Canada, et ce, depuis la création de cette direction générale au printemps 2019. Rob a également été sous-ministre adjoint de la Direction générale de la Cité parlementaire de 2015 à 2019.

Rob est titulaire d'un diplôme de premier cycle et d'un diplôme d'études supérieures de l'université St. Thomas et de l'université Western. Il a étudié l'ingénierie, l'histoire, le leadership et la gouvernance. Il a ensuite géré divers secteurs au sein de Services publics et Approvisionnement Canada tels que la Planification et l'intégration et les Projets majeurs de la Couronne à la Cité parlementaire. De plus, il a été directeur général régional pour la région de l'Atlantique de 2012 à 2015.

Cadres supérieurs

Christopher Johnstone

Politiques et orientation stratégique
Christopher Johnstone
Sous-ministre adjoint principal;

Danielle White

Traités et gouvernement autochtone
Danielle White
Sous-ministre adjointe principale

Darlene Bess

Résolution et partenariats
Darlene Bess
Sous-ministre adjointe

Heather McLean

Secteur des traités modernes, de la consultation et des relations intergouvernementales
Heather McLean,
Sous-ministre adjointe

Georgina Lloyd

Organisation des Affaires du Nord
Georgina Lloyd,
Sous-ministre adjointe

Manon Nadeau-Beaulieu

Dirigeante principale des finances, des résultats et de l'exécution
Manon Nadeau-Beaulieu
Dirigeante principale des finances, des résultats et de l'exécution

Marianne Belair

Secrétariat du ministère
Marianne Belair
Secrétaire ministérielle

Jeremy Ames

Bureau de l'Ombuds
Jeremy Ames
Ombuds

Catherine Villeneuve

Services de ressources humaines et du milieu de travail
Catherine Villeneuve
Directrice générale des Ressources humaines

Services communs à Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada

Charles Slowey

Communications et affaires publiques
Charles Slowey
Sous-ministre adjoint

Stephanie Barozzi

Vérification et évaluation
Stephanie Barozzi
Dirigeante principale

Marie Bourry

Services juridiques
Marie Bourry
Avocate générale principale et chef des Services juridiques

Aperçu financier

Le budget principal des dépenses de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est de 12,9 milliards de dollars.

Le tableau ci-dessous donne un aperçu clair des affectations budgétaires dans les différent programmes.

Aperçu des allocations budgétaires entre les différents programmes (en millions de dollars)
Secteur Programmes Affectations budgétaires
Relations Couronne–Autochtones Consultation et accommodement 9,0
Compétence des Premières Nations en matière de gestion foncière et financière 55,1
Engagement et soutien des capacités autochtones 142,9
Services dirigés par les Autochtones 345,3
Gestion et mise en œuvre des accords et traités 2 059,4
Négociation de traités, d'accords sur l'autonomie gouvernementale et autres arrangements constructifs 184,9
Autres réclamations 3 744,0
Séquelles laissées par les pensionnats 65,2
Revendications particulières Note de tableau 1 4 859,4
Total 11 465,2
Affaires du Nord Adaptation aux changements climatiques et énergie propre 51,5
Durabilité environnementale dans le Nord et l'Arctique 26,5
Gouvernance et partenariats pour le Nord et l'Arctique 148,4
Sites contaminés du Nord 818,1
Cadres réglementaire et législatif du Nord 21,9
Politique stratégique et scientifique du Nord 8,7
Nutrition Nord 173,1
Total 1 248.2
Services internes 141,7
Note de tableau 1

Cet inventaire de programme inclut les prêts

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Le budget principal des dépenses de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada pour 2025–2026 comprend les éléments suivants :

  • environ 4,9 milliards de dollars ou 38 % pour les dépenses de fonctionnement;
  • environ 8 milliards de dollars ou 62 % en paiements de transfert aux organisations autochtones;
  • 325 000 dollars en dépenses en capital ; et
  • 25,9 millions de dollars en prêts aux revendicateurs participant aux négociations.

Dépenses de fonctionnement

Le ministère, par ses dépenses de fonctionnement, effectue des opérations liées à l'évaluation, la gestion et l'assainissement de sites contaminés fédéraux et ne cesse de rencontrer les objectifs en vertu de revendications de litiges significatives des peuples autochtones. Des dépenses de fonctionnement de 4,9 milliards de dollars, sont attribués :

  • 4 449,6 millions de dollars (91.5 %) au règlement des revendications de litige ; et
  • 413,2 million (8.5 %) au fonctionnement du ministère.

Budget supplémentaire des dépenses

Chaque année, le processus du budget supplémentaire des dépenses présente au Parlement des informations sur les besoins de dépenses du gouvernement du Canada qui n'ont pas été élaborés suffisamment à temps pour être inclus dans le budget principal des dépenses. Cette procédure permet aux ministères de bénéficier d'un financement supplémentaire en cours d'année et d'ajustements de financement.

Recentrer les dépenses publiques

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada contribue à l'exercice de recentrage des dépenses du gouvernement tel qu'annoncé dans le budget de 2023 et le budget principal des dépenses de 2024–2025. Le profil des réductions des dépenses de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est le suivant : 15,7 millions de dollars en 2024–2025, 23,2 millions de dollars en 2025–2026 et 33,7 millions de dollars en 2026–2027 et au-delà.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a obtenu l'approbation du Secrétariat du Conseil du Trésor pour mettre en œuvre les mesures suivantes à partir de l'exercice 2024–2025 :

  • Mettre en œuvre des mesures d'efficacité et accroître la surveillance des opérations internes et externes des ministères;
  • Réduire les déplacements en maximisant l'utilisation des technologies de communication et en se concentrant sur le travail avec les partenaires où il y a le plus grand potentiel de résolution et d'avancement des priorités partagées;
  • Donner la priorité à l'utilisation des services professionnels en se concentrant sur le programme de négociation et de réconciliation ; et
  • Réduire les subventions et les contributions à la suite de discussions avec les partenaires, en ciblant les domaines qui minimiseront les impacts sur les communautés et/ou dans les domaines où le financement n'a pas été entièrement utilisé.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada contribue également à la réalisation des dépenses gouvernementales responsables annoncées dans le budget 2024. Certaines restrictions ont déjà été appliquées aux budgets ministériels; toutefois, l'approbation finale des restrictions avancées par le Conseil du Trésor est en attente. Les restrictions ne seront pas rendues opérationnelles par le budget principal des dépenses; par contre, elles le seront probablement plus tard, en 2025–2026, possiblement comme faisant partie du budget de dépenses supplémentaires A. Nous vous informerons séparément des détails de la proposition du ministère.

Lorsque les deux exercices financiers sont combines, les restrictions budgétaires représentent 0,41 % du budget principal des dépenses de RCAANC pour 2025–2026 au premier vote (5,22 %, excluant les allocations à des fins spéciales et les règlements hors-tribunaux) et, au dixième vote, en représentent 0,12 %

Évolution des dépenses de RCAANC

Le tableau ci-dessous illustre les dépenses du ministère pour le fonctionnement (vote 1) et les bourses et contributions (vote 10) au cours des cinq dernières années, telles que signalé dans le Rapport sur les résultats ministériel pour chaque année.

Les services internes ont représenté environ 1 % des dépenses en 2024–2025 et 2023–2024, 2 % en 2022–2023 et 3 % en 2021–2022 et au cours des années antérieures.

Les dépenses globales ont chuté de 3,7 milliards de dollars en 2024–2025, passant de 16,3 milliards de dollars à 12,6 milliards de dollars en grande partie grâce aux paiements uniques en titre de règlements ayant eu lieu en 2023–2024 et qui n'ont pas eu à être répétés en 2024–2025 et qui ont été partiellement compensés par une augmentation de transferts de paiements ayant trait aux revendications particulières.

Les dépenses globales ont augmenté de 7,8 milliards de dollars en 2023–2024, passant de 8,5 milliards de dollars à 16,3 milliards de dollars en grande partie à cause des virement uniques en titre de règlement de la convention de règlement conclue dans le cadre du litige de Restoule (+ 5 milliards de dollars) et convention de règlement conclue dans le cadre du litige collectif de la bande de Gottfriedson (+ 2,8 milliards de dollars). En 2022–2023, les dépenses globales ont augmenté de 3,7 milliards de dollars (de 4,8 milliards de dollars à 8,5 milliards de dollars) suite à l'augmentation du financement de nombreuses initiatives telles que les règlements de revendications particulières (+ 1,8 milliards de dollars), la convention de règlement conclue dans le cadre du litige collectif de la Nation Siksika (+ 1,3 milliards de dollars), et du projet d'infrastructure et de logement pour les Premières Nations, Inuit et Métis autonomes ou détenteurs d'un traité moderne (0,6 milliards de dollars).

Évolution des dépenses de RCAANC
Crédit/Responsabilité essentielle 2020–2021 2021–2022 2022–2023 2023–2024 2024–2025 Note de tableau 1
Crédit 1 – Dépenses de fonctionnement
Relations Couronne-Autochtones
1090M $ (79 %) 1 529M $ (82 %) 906M $ (66 %) 9 438M $ (94 %) 1 245M $ (60 %)
Affaires du Nord
129M $ (9 %) 189M $ (10 %) 286M $ (21 %) 467M $ (5 %) 648M $ (31 %)
Services internes Note de tableau 2
168M $ (12 %) 155M $ (8 %) 173M $ (13 %) 182M $ (2 %) 184M $ (9 %)
Total Crédit 1 - Dépenses de fonctionnement 1 387M $ 1 873M $ 1 366M $ 10 087M $ 2 077M $
Crédit 10 - Subventions et contributions
Relations Couronne-Autochtones
3 360M $ 88 % 2 475M $ 85 % 6 650M $ 94 % 5 739M $ 92 % 10 059M $ 96 %
Affaires du Nord
478M $ 12 % 449M $ 15 % 458M $ 6 % 483M $ 8 % 415M $ 4 %
Total Crédit 10 - Subventions et contributions 3 838M $ 2 923M $ 7 108M $ 6 222M $ 10 474M $
RAANC Crédit 1 et 10
Relations Couronne-Autochtones
4 450M $ 85 % 4 004M $ 83 % 7 556M $ 89 % 15 178M $ 93 % 11 304M $ 90 %
Affaires du Nord
607M $ 12 % 637M $ 13 % 744M $ 9 % 950M $ 6 % 1,063M $ 8 %
Services internesNote de tableau 2
168M $ 3 % 155M $ 3 % 173M $ 2 % 182M $ 1 % 184M $ 1 %
Total RAANC Crédit 1 et 10 5 225M $ 4 796M $ 8 474M $ 16 309M $ 12 551M $
Note de tableau 1

La colonne 2024-25 représente les dépenses estimées.

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Note de tableau 2

À noter que les services juridiques du ministère de la Justice représentent environ un tiers des dépenses relatives aux services internes de RCAANC.

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Aperçu des ressources humaines

La principale base d'opérations de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est située dans la région de la capitale nationale. Le ministère est également présent à travers le pays grâce à des bureaux régionaux. Il compte 1 889 équivalents à temps plein dont 1 371 (73 %) travaillent dans la région de la capitale nationale et 518 (27 %) dans les régions. Note de bas de page 1

Le bureau de Vancouver compte 160 équivalents à temps plein qui appuient la négociation et la mise en œuvre des ententes sur les revendications territoriales globales, les accords d'autonomie gouvernementale, les litiges et le travail sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. De plus, 142 (8 %) équivalents à temps plein effectuent leur travail à partir des bureaux régionaux de Services aux Autochtones Canada Note de bas de page 2

Paysage régional du Nord

Au total, 406 (21 %) équivalents à temps plein situés dans la région de la capitale nationale et dans le Nord font partie de l'Organisation des affaires du Nord. Les bureaux régionaux du Nord de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada, qui se trouvent à Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit soutiennent les résidents du Nord dans leurs efforts pour améliorer leur bien-être social et économique, pour établir des collectivités plus saines et plus durables et pour participer pleinement au développement politique, social et économique du Canada. Le bureau régional de Whitehorse, au Yukon, compte 55 (3 %) équivalents à temps plein; celui des Territoires du Nord-Ouest, à Yellowknife, 83 (4 %) équivalents à temps plein; et celui du Nunavut, à Iqaluit, 78 (4 %) équivalents à temps plein.

Équivalents à temps plein à RCAANC par lieu de travail
Lieu de travail Équivalents à temps plein pour 2024–2025 %
Nunavut 78 4 %
Territoires du Nord-Ouest 83 4 %
Yukon 55 3 %
Colombie-Britannique 160 8 %
Autres provinces 142 8 %
Sous-total (régions) 518 27 %
Région de la capitale nationale 1 371 73 %
Total de RCAANC 1 889 100 %

Équivalents à temps plein de RCAANC

Le tableau ci-dessous illustre un aperçu des ressources humaines nécessaires aux responsabilités de base et aux services internes de RCAANC sur les cinq derniers exercices fiscaux, mesuré en équivalents à temps plein et tel que reporté dans le Rapport sur les résultats ministériels pour chaque année. Le tableau inclut également l'estimation du plan ministériel pour 2024–2025 à titre d'information.

On prévoit qu'en 2024–2025, le nombre d'équivalents à temps plein diminuera de 296, particulièrement à cause du transfert d'équivalents à temps plein vers Services aux Autochtones Canada suite à la dissolution des services partagés quant aux services de gestion des ressources humaines.

En 2023–2024, il y a eu une augmentation de 100 au nombre d'équivalents à temps plein (de 2 075 en 2022–2023 à 2 185 en 2023–2024) principalement à cause d'une augmentation du financement pour 1) la mise en œuvre du Cadre fédéral pour répondre aux séquelles laissées par les pensionnats; 2  une stabilisation des services internes et 3) la mise en œuvre de la Loi sur l'évaluation d'impact.

En 2022–2023, le nombre d'équivalents à temps plein a augmenté de 57 (de 2 018 en 2021–2022 à 2 075 en 2022–2023) principalement à cause d'une augmentation du financement pour 1) les tables de discussion sur la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination et 2) un nouveau financement pour les projets d'infrastructure autochtones.

Les données pour 2024–2025 se basent sur le plan ministériel alors que les autres années sont basées sur le Rapport sur les résultats ministériels.

* Les données pour 2024–2025 se basent sur le plan ministériel alors que les autres années sont basées sur le Rapport sur les résultats ministériels.

Equivalents textuel pour Équivalents à temps plein de RCAANC :

Le diagramme présente un sommaire des ressources humaines, exprimées en équivalents temps plein (ETP), pour les responsabilités essentielles et les services internes de RCAANC au cours des cinq derniers exercices financiers, tel que rapporté dans le Rapport sur les résultats ministériels de chaque année. À titre informatif, les prévisions du Plan ministériel de 2024-2025 sont également incluses.

Responsabilités essentielles 2020–2021 2021–2022 2022–2023 2023–2024 2024–2025Note de tableau 1
Grand Total 1 937 2 018 2 075 2 185 1 889
Note de tableau 1

Les données pour 2024–2025 se basent sur le plan ministériel alors que les autres années sont basées sur le Rapport sur les résultats ministériels.

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Modèle de services partagés entre Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada

Les deux ministères gèrent un modèle de services partagés pour certaines tâches corporatives telles que les technologies de l'information, les accommodements, la sécurité, les services au Cabinet, les services au Parlement, les services réglementaires et des communications.

Politiques et programmes de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada compte sept champs de travail fondés sur la loi habilitant le ministère et sur ses responsabilités statutaires :

  1. La conclusion et mise en œuvre d'accords
  2. La gestion et le règlement de litiges et de revendications
  3. Le développement économique et la création de richesse
  4. L'engagement
  5. La coordination et la responsabilité à l'échelle de l'ensemble du gouvernement
  6. La prospérité et la sécurité du Nord
  7. La gestion des programmes

Conclusion et mise en œuvre d'accords

Négociations

De nombreux traités ont été conclus entre la Couronne et les peuples autochtones avant la Confédération; toutefois, un nombre important de communautés ont des revendications, des droits et des intérêts en suspens, y compris ceux liés aux terres et aux ressources, qui n'ont pas été abordés. Le gouvernement du Canada estime qu'un dialogue respectueux et l'élaboration conjointe constituent des méthodes importantes pour résoudre les questions en suspens et d'arriver à des accords qui débouchent sur des solutions durables et profitent à tous les canadiens et canadiennes. Par la négociation de traités modernes, d'accords d'autonomie gouvernementale et d'autres arrangements constructifs, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et les groupes autochtones établissent les fondations de relations durables basées sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat. Le succès de la négociation et la résolution d'accords, de traités et d'autres arrangements constructifs facilite la prospérité économique et le bien-être social grâce à la stabilité et à la prévisibilité qu'ils permettent.

Le gouvernement du Canada reconnaît le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale comme un droit autochtone existant en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. La reconnaissance de ce droit repose sur l'idée que les peuples autochtones ont le droit de se gouverner eux-mêmes en ce qui concerne les questions internes à leurs communautés, essentielles à leurs cultures, identités, traditions, langues et institutions uniques, et en ce qui concerne leur relation spéciale avec leurs terres et leurs ressources. Par la négociation d'accords d'autonomie gouvernementale, les Premières Nations peuvent se soustraire à la juridiction de la Loi sur les Indiens et assumer la responsabilité d'un large éventail de pouvoirs et d'autorités.

Traités modernes

Depuis 1973, la négociation et la mise en œuvre de traités modernes constituent un objectif clé pour le gouvernement du Canada. Par un processus de négociation, les traités modernes traitent des droits autochtones qui n'ont pas été abordés par le processus de conclusion de traités avant 1975 au Canada. Ces traités définissent les relations, les objectifs globaux et les obligations et responsabilités spécifiques que leurs signataires doivent atteindre et exécuter. En vertu du principe juridique des droits autochtones préexistants, les traités modernes clarifient les droits et les rôles en matière de propriété foncière, la gestion des terres et des ressources, ainsi que les compétences des signataires autochtones, fédéraux et, occasionnellement, provinciaux ou territoriaux. Une fois ratifiés, les traités modernes ont un statut constitutionnel en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Ce niveau élevé de reconnaissance constitutionnelle rend les obligations des signataires juridiquement exécutoires dans la mise en œuvre de ces traités et droits.

La négociation de traités modernes et d'accords d'autonomie gouvernementale ainsi que la coordination de leur mise en œuvre, comme résultant de ces politiques de longue date, sont au cœur du mandat du ministère. Les groupes autochtones et la Couronne s'engagent tout entiers dans ces traités modernes et ces accords d'autonomie gouvernementale. Presque tous les ministères fédéraux détiennent un mandat qui peut possiblement coïncider avec les droits issus des traités modernes; il est de leur responsabilité de respecter ces obligations. Les gouvernements provinciaux et territoriaux s'assurent également d'exécuter leurs obligations en vertu de ces arrangements.

La majorité des Premières Nations régies par la Loi sur les Indiens n'ont pas encore conclu d'accord d'autonomie gouvernementale, bien que beaucoup soient en négociations pour le faire. Certaines bandes, ainsi que des groupes métis, cherchent à exercer leur juridiction dans certains domaines sectoriels seulement (par exemple, l'éducation), tandis que d'autres souhaitent exercer l'autonomie gouvernementale de manière globale. Le gouvernement du Canada met actuellement en œuvre 27 traités modernes signés, dont 19 contiennent des dispositions relatives à l'autonomie gouvernementale ou des accords d'autonomie gouvernementale connexes. De plus, il existe quatre accords d'autonomie gouvernementale autonomes non liés à des traités et trois accords sectoriels d'autonomie gouvernementale liés à l'éducation. La « juridiction » pour promulguer et appliquer les lois autochtones est un concept clé de l'autonomie gouvernementale autochtone. Bien que la négociation et la mise en œuvre de traités modernes et d'accords d'autonomie gouvernementale soient des éléments fondamentaux de l'engagement du gouvernement du Canada à améliorer le bien-être économique par une autodétermination accrue des Autochtones, ces processus ont été critiqués par les partenaires et signataires autochtones comme étant longs et lourds, avec peu de négociations aboutissant à des accords en temps opportun. Les examens des politiques de revendications territoriales globales et d'autonomie gouvernementale sont en cours.

La mise en œuvre des traités modernes a mené le Canada et ses partenaires détenteurs de traités modernes à développer conjointement la Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes du Canada en 2023. Elle fournit une direction claire aux ministères et agences fédéraux pour assurer que la réalisation des obligations de ceux-ci soit faite efficacement et en temps opportun en vertu de l'intention sous-tendant la signature des accords et dans le but de renforcer les relations intergouvernementales.

Cette politique fournit de nouveaux outils de mise en œuvre qui se veulent un complément aux mécanismes existants. Elle cherche également à renforcer la surveillance et la responsabilité des ministères et agences fédéraux envers la réalisation de leurs obligations issues des traités modernes. La politique contribuera alors à notre progression vers une véritable réconciliation. Cette politique est actuellement en vigueur; toutefois, elle demeure un document en constante évolution qui sera mis à jour au fil du temps, comme lorsque de nouveaux annexes seront élaborés conjointement.

Par exemple, l'Accord du Nunavut est un traité moderne (accord sur les revendications territoriales globales) selon lequel les aspirations à l'autonomie gouvernementale des Inuit s'exprime à travers un gouvernement public. Cet accord d'autonomie gouvernementale est unique selon le fait que le gouvernement du Nunavut représente tous les résidents du territoire.

Accords d'autonomie gouvernementale

Entente sur l'administration de la justice – Conseil des Tlingits de Teslin

En février 2025,le conseil des Tlingits de Teslin, le gouvernement du Yukon et le gouvernement du Canada ont signé un accord modifiant la composante finale de la phase 1 du Plan de mise en œuvre de l'entente sur l'administration de la justice du conseil des Tlingits de Teslin.

Le conseil des Tlingits de Teslin, une Première Nation du Yukon autonome depuis 1995, détient désormais les accords habilitants pour exercer son plein pouvoir législatif en ce qui a trait à l'administration de la justice. C'est la première fois qu'une Première Nation du Yukon autonome conclut un accord d'administration de la justice et la première fois que la négociation d'un accord distinct d'administration de la justice est complété au Canada.

Les accords négociés peuvent établir un pouvoir législatif dans bien des domaines, incluant : la gouvernance, le développement social et économique, l'éducation, la santé, les terres et plus. Cela peut varier de groupe en groupe selon leurs priorités et besoins particuliers ainsi que leur vision de l'autonomie

Bien qu'il n'existe pas d'approche universelle pour l'autonomie gouvernementale autochtone, tous les accords négociés jusqu'à maintenant ont certains points en commun. Ceux-ci incluent :

  • L'impossibilité de conclure un accord d'autonomie gouvernementale sans l'approbation d'un peuple autochtone obtenue par vote communautaire.
  • La négociation de l'autonomie gouvernementale se fait selon le cadre de la Constitution canadienne et la législation fédérale doit être adoptée avant que l'accord négocié ne prenne effet.
  • Les lois autochtones, en vertu de l'autonomie gouvernementale, opèrent en harmonie avec les lois provinciales et fédérales. Toutefois, les lois autochtones qui protègent la culture et la langue priment généralement si un conflit existe entre les lois.
  • La Charte canadienne des droits et libertés, la Loi canadienne sur les droits de la personne et toute autre loi globale comme le Code criminel, toutefois, sont toujours applicables.
  • Les membres de la communauté et les personnes non membres résidant dans un territoire autochtone auront le droit de donner leur opinion sur les décisions qui les affectent directement.

Les accords d'autonomie gouvernementale abordent, entre autres, les aspects clés suivants :

  • La structure du nouveau gouvernement et ses relations avec les autres gouvernements;
  • Les nouveaux arrangements de financement;
  • La relation entre les lois selon les compétences (par exemple, l'interaction entre différentes lois et comment elles peuvent fonctionner ensemble);
  • La manière de délivrer les programmes et services aux membres de la communauté;
  • Les façons de promouvoir un bien-être communautaire bonifié (souvent en mettant l'accent sur les langues autochtones, le patrimoine, la culture et les initiatives socioéconomiques) ; et
  • Les préparatifs anticipant le moment où l'accord prendra ettet (par exemple, la planification de la mise en œuvre).

Il existe aussi une autre forme d'autonomie gouvernementale selon laquelle on négocie, avec un groupe autochtone, le pouvoir législatif dans un ou deux domaines clés. L'Accord sur l'éducation en Nouvelle-Écosse (Education Agreement in Nova Scotia (non disponible en français), et l'Accord sur l'éducation de la Nation Anishinabek en Ontario en sont des exemples.

Autres types de négociations

Les groupes autochtones visent également une plus grande autodétermination, la reconnaissance de leurs droits et des relations renouvelées avec d'autres gouvernements en dehors des négociations d'autonomie gouvernementale. Ceci inclut:

Depuis 2017, les discussions menées à des tables de négociations fondées sur les droits ont abouti à un total de 40 nouveaux arrangements :

  • 28 accords;
  • sept accords de principe;
  • cinq excuses ou exonérations pour remédier à des injustices subies par le passé.

Politique financière collaborative sur l'autonomie gouvernementale

Le Canada travaille auprès des gouvernements autochtones autonomes pour élaborer conjointement des approches de politique financière pour soutenir l'autonomie gouvernementale. Ces approches forment la Politique financière collaborative du Canada sur l'autonomie gouvernementale. Cette politique :

  • Ne s'applique qu'aux groupes autochtones ayant un accord d'autonomie gouvernementale ; et
  • Remplace et prime sur d'autres politiques fédérales pour les groupes auxquels elle s'applique.

La politique financière collaborative du Canada sur l'autonomie gouvernementale est ua la base de l'élaboration d'accords financiers. Ces accords sont aussi appelés :

  • Accords de transfert financier;
  • Accords de financement fiscal ; et
  • Accords de relation fiscale.

En mai 2023, 15 Premières Nations détentrices de traités modernes et autonomes participant au processus de développement de la Politique financière collaborative sur l'autonomie gouvernementale ont développé un rapport conjoint sur la « Célébration du progrès ». Elles identifient, dans le rapport, 347 unités de logement bâties avec des contributions issues d'investissements fédéraux. Dans plusieurs cas, ces investissements ont servi à soutenir des bourses pour la construction de maisons ou ont été combinés à d'autres investissements provenant d'autres gouvernements (incluant les leurs) et de prêts privés afin de maximiser l'impact de ces investissements.

Les accords financiers précisent les relations de financement actuelles entre un gouvernement autochtone, le Canada et, le cas échéant, les gouvernements provinciaux et territoriaux. Un accord fournit un financement qui soutient les opérations du gouvernement autochtone afin qu'il puisse fournir efficacement ses programmes et services aux membres de sa communauté de façon continue. Ces accords financiers ont, en général, une échéance de cinq ans.

Le Gouvernement du Canada, en plus de son travail collaboratif sur la politique financière collaborative sur l'autonomie gouvernementale, est aussi engagé dans des procédés collaboratifs pour le renouvellement des relations financières avec les Premières Nations régies par la Loi sur les Indiens, et ce depuis 2016. Services aux Autochtones Canada et l'Assemblée des Premières Nations coordonnent ce processus à part avec le soutien d'organisations de gouvernance dirigées par des Autochtones. Le travail sur ces deux processus se fait séparément; toutefois, le travail d'une entité n'exclut jamais le travail de l'autre.

La Nation Nisga'a à l'avant0garde du développement économique en Colombie-Britannique et au Canada, ce qui bénéficie à sa communauté ainsi qu'à d'autres nations autochtones et à la région élargie.

La Nation Nisga'a, en priorisant le développement de la main-d'œuvre et la bonification de la capacité des entreprises, encourage la croissance tout en restant inébranlable dans son engagement envers l'intendance environnementale, s'assurant que toutes les initiatives de développement adhèrent aux principes de durabilité et du respect de la terre. La Nation Nisga'a agit en ce moment à titre de partenaire auprès de trois projets transformatifs qui ont un grand potentiel d'amélioration de la prospérité économique des citoyens Nisga'a.

  • Ksi Lisims LNG (Projet Ksi Lisims)
  • Gazoduc de Prince Rupert (« PRGT Project »)
  • Ligne de transmission régionale de Nass Valley (« NVRTL Project »)

Enjeux actuels d'intérêt public sur la négociation

Négociations avec les Premières Nations signataires des traités Robinson (Négociations pour un règlement extrajudiciaire pour Restoule et Whitesand)

La décision de l'étape 1 dans les affaires Restoule et Whitesand, rendue publique en décembre 2018, a conclu que les paiements d'annuités en vertu des traités Robinson auraient dû être augmentés au fil du temps en raison des revenus tirés des ressources sur le territoire visé par le traité, et que les paiements de rentes futurs soient augmentés après un processus négocié avec les Premières Nations signataires.

En janvier 2023, 21 Premières Nations signataires du Traité Robinson Huron ont mis l'action Restoule en suspens pour permettre à toutes les parties de poursuivre les négociations de règlement. Les 12 Premières Nations signataires du Traité Robinson Supérieur ont choisi de renoncer aux négociations afin de procéder à l'étape 3 du procès d'indemnisation de Whitesand.

En juin 2023, le Canada, l'Ontario et 21 Premières Nations du Traité Robinson Huron ont annoncé une proposition de règlement visant à résoudre les revendications liées aux annuités passées. Le règlement comprend 5 milliards de dollars de la part du Canada et de l'Ontario, soit un règlement total de 10 milliards de dollars pour les pertes passées.

En janvier 2024, l'accord de règlement Restoule a été signé par le Canada, l'Ontario et les représentants des 21 Premières Nations du Traité Robinson Huron. Le 26 février 2024, la Cour supérieure de l'Ontario a rendu un jugement partiel sur consentement des parties, réglant l'indemnisation passée pour le litige Restoule et finalisant l'accord.

Le 26 juillet 2024, la Cour suprême du Canada a confirmé que la Couronne (le Canada et l'Ontario) avait violé de manière déshonorante le Traité Robinson Supérieur de 1850 en n'augmentant pas les paiements d'annuités prévus par le traité lorsque la situation économique le permet. La Cour a estimé qu'une indemnisation devait être versée aux 12 Premières Nations signataires du traité Robinson-Supérieur.

La Cour suprême a ordonné au Canada et à l'Ontario de s'engager de manière significative et honorable avec les 12 Premières Nations du Traité Robinson Supérieur pour tenter de parvenir à une résolution négociée dans un délai de six mois. Les parties ne sont pas parvenues à cette résolution et, le 27 janvier 2025, la Couronne a exercé son pouvoir discrétionnaire en ce qui a trait au traité Robinson-Supérieur et a informé les Premières Nations qu'elle verserait un montant de 1,8 milliards de dollars en indemnités au titre des annuités passées ainsi qu'un montant supplémentaire de 20 millions de dollars en frais légaux.

Les Premières Nations signataires du Traité Robinson Supérieur ont demandé à la Cour supérieure de l'Ontario d'examiné le processus et l'indemnité déterminée par l'exercice du pouvoir discrétionnaire de la Couronne. Elles soutiennent que l'offre de la Couronne ne suit pas les paramètres établie par la Cour suprême et qu'elle n'est ni juste, ni honorable. Une audience pour procéder à l'examen de cette décision est prévue pour juin 2025.

La décision de la Cour suprême du Canada n'a pas incidence sur l'accord de règlement Restoule, qui a été conclu avec 21 Premières Nations signataires du Traité Robinson Huron. Toutefois, la revendication ayant trait à des annuités passées déposée par la 22e Première Nation signataire du Traité Robinson Huron (Temagami) n'est pas encore résolue ; les négociations se poursuivent.

Étant donné que les négociations avec les Premières Nations du Traité Robinson Huron et les Premières Nations du Traité Robinson Supérieur n'ont porté que sur l'indemnisation pour le défaut de la Couronne d'augmenter les annuités passées, des négociations supplémentaires seront nécessaires entre le Canada, l'Ontario et les Premières Nations du Traité Robinson pour tenir la promesse d'augmentation des annuités prévue par le traité à l'avenir.

Négociations avec la nation haïda

La nation haïda est située sur Haida Gwaii, sur la côte nord de la Colombie-Britannique. En vertu de la Constitution haïda, les pouvoirs de gouvernance sont confiés au Conseil de la nation haïda, qui représente la nation haïda dans les négociations avec les gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique.

La nation haïda s'est engagée dans le processus des traités de la Colombie-Britannique en 1995. Depuis lors, les négociations se sont déroulées périodiquement, parallèlement au litige sur les titres et droits ancestraux de la nation haïda concernant les zones terrestres et marines de Haida Gwaii, qui a été déposé en 2002. Les dernières négociations ont débuté en 2019.

En août 2021, la nation haïda, la Colombie-Britannique et le Canada ont signé le cadre de réconciliation GayGahlda « Changing Tide » (GayGahlda « Changing Tide »), qui définit une approche progressive pour la négociation d'accords de réconciliation juridiquement contraignants, avec des principes directeurs, des sujets prioritaires et des dispositions pour gérer la relation entre les négociations et les litiges.

En juillet 2023, les parties ont conclu la signature de l'Accord de reconnaissance Nang K̲'uula - Nang K̲'úulaas (Nang K'uula - Nang K̲'úulaas), le premier accord tripartite conclu dans le cadre de GayGahlda « Changing Tide ». Le projet de loi S-16, la Loi sur la reconnaissance de la nation haïda et du Conseil de la nation haïda, a reçu la sanction royale le 7 novembre 2024. Par l'entremise de Nang K̲'uula - Nang K̲'úulaas, le Canada et la Colombie-Britannique reconnaissent la nation haïda comme détentrice du titre et des droits haïda, y compris les droits inhérents de gouvernance et d'autodétermination, et le Conseil de la nation haïda comme l'organe directeur autorisé en vertu de la Constitution haïda, avec des pouvoirs de « personne physique » appuyés par la législation fédérale et provinciale.

Le 4 décembre 2024, la Nation Haïda et le Canada ont signé l'Accord sur les terres du titre haïda Chiixuujin - Chaaw Kaawgaa « Big Tide (Low Water) » , qui reconnaît le titre autochtone des Haïdas sur les terres de Haida Gwaii. qui reconnaît le titre autochtone des Haïdas sur les terres de Haida Gwaii. Les citoyens haïdas ont voté à 97 pourcent en faveur de l'accord, ce qui représente un moment historique de réconciliation.

Le 16 décembre 2024, le Canada a signifié des plaidoiries modifiées dans le cadre du litige sur le titre haïda afin de reconnaître le titre autochtone sur les terres terrestres et l'estran jusqu'à la laisse de basse mer, conformément à l'accord signé le 4 décembre 2024. Le travail sur une législation mettre l'accord en vigueur se poursuit activement.

Le 17 février 2025, les Haïdas et le Canada ont célébré l'Accord sur les terres du titre haïda Chiixuujin - Chaaw Kaawgaa « Big Tide (Low Water) » lors d'une cérémonie à Skidegate, à Haida Gwai. Le premier ministre du moment, le ministre des Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord et plus de 350 membres de la communauté ont assisté à la cérémonie.

En ce moment, à la demande des Haïdas, les parties discutent les termes d'un ordre d'assentiment à l'attention de la Cour. L'ordre déclarerait le titre ancestral des terres terrestres et de l'estran de Haida Gwaii, en alignement avec l'accord de titre fédéral, qui exclut les terres submergées au-delà de l'estran (reconnues par la Colombie-Britannique).

L'ordre inclura une déclaration suspendue de 24 mois contre le Canada pour permettre la mise en œuvre de la législation fédérale. Il indiquera également expressément que si plus de temps est nécessaire, le Canada pourra demander une prolongation avec le consentement des Haïda ou, à défaut, auprès de la Cour.

Les prochaines étapes consistent, pour le Canada et le Conseil de la nation haïda, à négocier un accord d'autonomie gouvernementale et à se préparer à la période transitoire (estimée à cinq ans) pour aligner les compétences et intérêts fédéraux avec le titre ancestral des Haïda. Le Canada présentera également la législation de mise en œuvre qui fera entrer l'Accord sur les terres du titre haïda Chiixuujin - Chaaw Kaawgaa « Big Tide (Low Water) » en vigueur. On estime que le procès pour le litige concernant le titre et les droits ancestraux des Haïdas prendra place en mai 2026. Il devrait durer 300 jours.

Faire progresser les négociations relatives aux traités en Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, un certain nombre de tables du processus des traités de la Colombie-Britannique se trouvent à un stade critique et sont sur le point de conclure des accords. Notamment, le Canada et la province de la Colombie-Britannique ont paraphé des traités avec les Premières Nations de Kitselas, de Kitsumkalum et de K'ómoks à l'été 2024. Il s'agit d'une étape cruciale dans la clôture des négociations sur les traités, qui indique que l'essentiel des négociations de fond est terminé. Toutes les parties travaillent maintenant à la ratification et au règlement des questions restantes, y compris le chevauchement des consultations avec les Premières Nations voisines.

Pour ces traités plus avancés, la ratification par les trois parties (vote communautaire de la Première Nation, la Colombie-Britannique, puis le Canada) est prévue pour le printemps et l'automne 2025 et devrait se terminer à l'automne 2026 – la signature des traités étant anticipée en 2026–2027. Les négociations avec un certain nombre d'autres Premières Nations de la Colombie-Britannique suivent de près.

La conclusion de ces traités implique une étroite collaboration avec nos partenaires provinciaux et des Premières Nations, et comprend plusieurs étapes, chacune pouvant prendre plusieurs mois :

  • Offre finale de terres et pécuniaire (présentée à la ou aux Premières Nations par le Canada et la Colombie-Britannique);
  • Entente des négociateurs en chef (les parties signalent qu'elles s'entendent sur des sujets de négociation importants, avec une liste limitée d'éléments à finaliser);
  • Paraphe (les parties signalent la conclusion des négociations de fond, ce qui permet d'entamer le processus de ratification. Les consultations avec les nations voisines et les examens finaux se poursuivent après le paraphe);
  • Ratification (la ou les Premières Nations, suivies par la Colombie-Britannique et le Canada, cherchent à obtenir l'approbation du traité par le biais de leurs processus respectifs. Les Premières Nations organisent des votes communautaires, tandis que la Colombie-Britannique et le Canada exigent une approbation au niveau du Cabinet);
  • Signature (toutes les parties signent l'accord) ; et
  • Date d'entrée en vigueur (le traité prend effet, normalement deux ou trois ans après la signature afin de donner à toutes les parties le temps de se préparer à la mise en œuvre en adoptant des lois et en veillant à ce que la communauté autochtone soit prête. La Loi sur les Indiens ne s'appliquera plus et le processus de mise en œuvre pourra commencer).

Le gouvernement de la Colombie-Britannique et la Commission des traités de la Colombie-Britannique sont généralement d'accord avec le gouvernement fédéral sur les tables qui sont les plus proches de la conclusion d'accords et sur les délais cibles pour ces tables. La conclusion de ces traités aidera les Premières Nations à aller de l'avant en tant que nations autodéterminées et autonomes, et permettra au Canada de montrer qu'il a accompli des progrès significatifs pour faire avancer le programme de réconciliation et obtenir des résultats pour les peuples autochtones.

Négociations sur l'autodétermination des Métis

Le Canada a engagé des discussions avec les instances dirigeantes métisses afin d'explorer leurs intérêts en matière d'autonomie gouvernementale et d'amélioration des relations de gouvernement à gouvernement avec la Couronne. Les décisions de la Cour suprême du Canada dans les affaires Powley (2003), Manitoba Métis Federation (2013) et Daniels (2016) ont modifié le paysage juridique des relations avec les Métis. Ces décisions spécifiques aux Métis ont coïncidé avec un changement de perspective au sein du gouvernement qui a vu la priorité accordée au renouvellement des relations et à la réconciliation avec les peuples autochtones, ainsi qu'une attention accrue à l'avancement de l'autodétermination.

En 2016, Relations Couronne–Autochtones a entamé avec sérieux des discussions sur la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination avec la Manitoba Métis Federation, la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan, et la Métis Nation of Alberta.

Le 27 juin 2019, le Canada et la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta ont signé des accords distincts de reconnaissance du gouvernement métis et d'autonomie gouvernementale. Ces accords engage le Canada à présenter, après la signature, une loi qui donnerait éventuellement effet aux accords et reconnaîtrait ces organisations comme des gouvernements autochtones ayant compétence sur les questions de gouvernance essentielles

Le 6 juillet 2021, le Canada et la Manitoba Métis Federation Manitoba ont signé un accord de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale reconnaissant la Manitoba Métis Federation comme un gouvernement autochtone ayant compétence sur les questions de gouvernance essentielles telles que la citoyenneté, les élections et les affaires internes (bien qu'il ne lie que les parties à l'accord). À la différence des accords signés en 2019, il engage également le Canada à négocier un traité sur la gouvernance fondamentale qui remplacerait l'accord et entrerait en vigueur via une future législation sur la mise en œuvre.

Peu après, la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta ont demandé que leurs accords soient mis à jour pour s'aligner sur les techniques de reconnaissance utilisées dans l'Accord de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale de la Manitoba Métis Federation, qui ont été ajoutées aux accords de 2019. Les accords mis à jour ont été signés en février 2023.

Les accords de reconnaissance mis à jour en 2023 présentent les caractéristiques clés suivantes :

  • La reconnaissance politique d'emblée que la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta représentent la forme contemporaine d'une collectivité historique, dans leurs provinces respectives;
  • La reconnaissance par le Canada de la compétence de la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta en ce qui concerne les fonctions de gouvernance essentielles (c.-à-d. la citoyenneté, la sélection des dirigeants et le fonctionnement du gouvernement) ; et
  • L'engagement respectif de poursuivre les négociations en vue de la conclusion d'un traité de remplacement sur les fonctions essentielles de gouvernance.

Ni les accords mis à jour de 2023, ni l'accord de la Manitoba Métis Federation de 2021 ne traitent pas des droits fonciers ou des droits de récolte.

La loi de mise en œuvre (projet de loi C-53) a été présentée le 21 juin 2023 et visait à fournir un cadre législatif pour donner force de loi et effet aux traités d'autonomie gouvernementale envisagés pour les accords avec la Métis Nation of Ontario, la Métis Nation–Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta.

À la suite d'une décision de la Cour fédérale du Canada du 28 mars 2024 limitant l'accord avec la Métis Nation of Alberta, et de la Métis Nation–Saskatchewan retirant son soutien au projet de loi C-53, celui-ci s'est retrouvé dans l'impasse. À la suite de la prorogation du gouvernement, en Janvier 2025, tous les projets de loi, incluant le projet de loi C-53, sont tombés au point mort.

Le Canada travaille actuellement avec la Nation métisse de l'Alberta à la renégociation de son accord de 2023 à la suite de la décision judiciaire du 28 mars 2024. Le projet d'accord renégocié est actuellement en cours d'approbation fédérale pour l'autorisation de paraphe, après quoi les consultations sur le projet seront élargies au-delà des demandeurs à la décision de la Cour fédérale afin de garantir qu'il n'y ait aucun impact négatif sur les droits des autres groupes autochtones.

Les négociations avec la Métis Nation–Saskatchewan pour la finalisation de son traité sont en cours depuis mai 2023 et sont en bonne voie bien qu'il reste plusieurs enjeux sur lesquels les parties sont incapables de s'entendre pour trouver une voie à suivre.

Les discussions avec la Métis Nation of Ontario sont à l'arrêt, comme la Métis Nation of Ontario se concentre sur des travaux à l'interne pour la conception d'une constitution – une exigence pour l'entrée en vigueur d'un traité d'autonomie gouvernementale. La négociation d'une ébauche de traité d'autonomie gouvernementale avec la Métis Nation of Ontario n'a pas encore débuté.

Le 30 novembre 2024, le Canada et la Manitoba Métis Federation ont signé le Traité de de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis de Red River qui affirme et s'appuie sur l'entente signée en 2021 entre les parties. La législation de mise en œuvre qui donnera une valeur juridique et effet au Traité est en préparation pour une présentation potentielle au plus tôt en mars 2025. Toutefois, les échéanciers pour cette présentation restent à déterminer.

Certaines Premières Nations du Manitoba ont exprimé leur inquiétude, notamment dans le cadre d'un litige récent avec les Premières Nations Dakota Tipi et Chanupawakpa, quant au fait que le traité de la Manitoba Métis Federation pourrait avoir une incidence sur leurs droits de l'article 35, et en particulier sur les droits relatifs à leurs territoires traditionnels. Des préoccupations ont également été soulevées quant à la reconnaissance et à la mise en œuvre exceptionnelles des droits inhérents des Premières Nations. Les fonctionnaires fédéraux ont souligné que le traité de la Manitoba Métis Federation ne porte pas sur les terres, la récolte/chasse ou les droits autres que ceux liés à la citoyenneté et au fonctionnement interne du gouvernement.

La Métis Nation British Columbia est actuellement en train d'évaluer sa revendication des droits en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.

Gestion et règlement de litiges et de revendications

Règlement de revendications particulières

Les revendications particulières sont des griefs formulés par les Premières Nations à l'encontre du gouvernement du Canada pour ne pas s'être acquitté de ses obligations légales en ce qui concerne les traités antérieurs à 1975 et la gestion des terres, de l'argent et des autres biens des Premières Nations. Les traités antérieurs à 1975 permettaient l'établissement et le développement pacifiques d'une grande partie du pays; toutefois, le Canada ne s'est pas toujours acquitté de ses engagements issus de ces traités. Les Premières Nations ont formulé un grand nombre de griefs par rapport à la mise en œuvre de traités. Certains griefs portent sur des violations historiques uniques d'un engagement issu d'un traité comme un déficit quant aux droits fonciers issus de traités ; d'autres portent sur les bénéfices issus de traités actuels comme les allocations annuelles pour l'habillement ou le paiement des annuités.

Une analye (PDF) ((non disponible en français) se basant sur un échantillon de 20 Premières Nations dont les revendications ont été récemment réglées a conclu que 50 % des indemnités étaient épargnées ou investies, 30 % contribuaient à une expansion des services ou du développement économique et 15 % étaient alloués à des paiements individuels. L'analyse, qui se base sur la modélisation économique, suggère que 1,7 milliards de dollars en indemnisations (le montant annuel moyen entre 2019–2020 et 2023-2024) génère, à l'échelle des groupes autochtones et des régions avoisinantes, plus de 7 000 emplois, 469 millions de dollars en salaires et 740 millions de dollars de croissance du PIB.

La politique de 1973 sur les revendications particulières fournit un cadre volontaire de règlement alternatif des différends qui permet au gouvernement fédéral de s'acquitter de ses obligations juridiques en suspens par le biais de règlements négociés plutôt que par la voie judiciaire. En 2008, la politique sur les revendications particulières a été mise à jour pour refléter l'adoption par le Parlement d'un cadre législatif pour le règlement des revendications particulières par le biais de la Loi sur le Tribunal des revendications particulières. Cette loi fixe des délais précis pour l'évaluation et la négociation des revendications par le gouvernement. Elle a également créé un Tribunal des revendications spécifiques indépendant, habilité à prendre des décisions juridiquement contraignantes sur la validité des revendications spécifiques et à accorder des indemnités jusqu'à un maximum de 150 millions de dollars par revendication.

Le règlement des revendications particulières est essentiel pour répondre aux griefs historiques des Premières Nations et créer des voies pour soutenir l'édification de la nation, l'autodétermination et le développement économique. Les règlements sont souvent utilisés par les Premières Nations pour soutenir leurs plans communautaires à long terme et leurs objectifs de développement économique. Le Programme des revendications particulières est une opération à grand volume qui engage Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada directement avec les Premières Nations à travers le pays. Au cours des cinq dernières années (2020–2021 à 2024–2025), 203 revendications particulières ont été réglées, ce qui représente 11,7 milliards de dollars d'indemnisation. Trois de ces revendications ont été résolues par décision de la cour pour une indemnisation totalisant 146,4 millions de dollars. Des 203 revendications réglées par le biais de négociations, 130 ont été réglées pour moins de 50 millions de dollars, 58 ont été réglées pour un montant entre 50 millions et 150 millions de dollars, et 12 ont été réglées pour un montant de plus de 150 millions de dollars.

Revendications relatives aux prestations agricoles

Les traités 1 à 11 ont été signés entre 1871 et 1921 entre la Couronne et les Premières Nations. Cen sont les seuls traités antérieurs à 1975 qui incluaient des dispositions quant aux prestations agricoles.

Dans les cas où plusieurs revendications particulières sont d'une même nature, l'application des mêmes approches quant aux indemnités peut accélérer les échéanciers de règlement des revendications de façon significative. Cette approche a accéléré la résolution de revendications relatives aux prestations agricoles de Premières Nations signataires du Traité 8 (c-à-d des revendications allégeant que le Canada n'avait pas fourni l'équipement agricole et les prestations auxquels il s'était engagé en vertu du traité).

Le ministère, pour soutenir un traitement des revendications simplifié et des négociations d'indemnités plus rapides, a établi un cadre de résolution accéléré des revendications ayant trait aux prestations agricoles en vertu des traités 4, 5 et 6. Le processus de résolution accéléré inclut :

  • Un processus de soumission et d'évaluation plus rapide. Le processus de résolution accéléré prendra en considération un nombre limité de facteurs pertinents pour que les efforts de recherche quant aux prestations agricoles puissent être simplifiés ; et
  • Un processus de négociation, de mandat de règlement et de règlement plus rapide. Ceci inclut des commodités quant aux procédés internes du gouvernement et un cadre de référence pour les indemnités.

Le processus de négociation, dans son entièreté, dure en moyenne 18 mois tout dépendamment de la vitesse à laquelle une Première Nation désire procéder.

Gestion stratégique des réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance

Les litiges relatifs aux réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance par les Autochtones comprennent les recours collectifs, les poursuites individuelles et les poursuites de multiples demandeurs liés à la « rafle des années 1960 », aux pensionnats et aux externats indiens, aux hôpitaux indiens, aux pensionnats provinciaux, aux écoles intégrées et à d'autres programmes relatifs à l'éducation et à la garde d'enfants. L'approche adoptée jusqu'à présent consistait à régler ces réclamations à l'amiable, dans la mesure du possible. En procédant ainsi, les règlements obtenus peuvent atteindre un juste équilibre entre l'indemnisation individuelle et la prestation de programmes tournés vers l'avenir touchant la guérison, le bien-être, l'éducation, la langue, la culture et la commémoration.

Bien que des progrès significatifs aient été accomplis dans le règlement des revendications dont la responsabilité fédérale est clairement établie, la deuxième phase des revendications relatives à l'enfance, y compris l'aide sociale à l'enfance hors réserve et la rafle des enfants métis et indiens non-inscrit des années 1960, a obligé le Canada à faire avancer le contentieux devant les tribunaux en raison de l'implication évidente des provinces et des territoires.

L'approche visant à faire progresser la résolution des litiges relatifs aux abus historiques, qui comportent des risques juridiques, financiers, programmatiques et relationnels importants, par le biais de règlements raisonnables, par opposition à des décisions de justice imprévisibles. En négociant la résolution des réclamations relatives à l'enfance en dehors des tribunaux, les règlements peuvent équilibrer l'indemnisation individuelle pour les préjudices passés avec des programmes tournés vers l'avenir pour la guérison, le bien-être, l'éducation, la langue, la culture et la commémoration.

L'engagement en faveur de cette approche a été démontré dans les cas suivants :

En date de février 2025, le règlement d'actions collectives a indemnisé plus de 190 000 personnes pour un total de 10,1 milliards de dollars. Un montant supplémentaire de 353 millions de dollars a été versé à des fondations faisant partie des règlements pour soutenir la guérison et la commémoration. Depuis 2016, 147 autres particuliers ont reçu plus de 23,6 millions de dollars en indemnités par le biais du règlement de leurs recours individuels et à demandeurs multiples.

  • L'Accord de règlement Anderson (pensionnats de Terre-Neuve-et-Labrador) (2016);
  • Les excuses officielles présentées par le premier ministre aux anciens élèves des pensionnats de Terre-Neuve-et-Labrador (2017);
  • L'Accord de règlement Rafle des années 1960 Indiens inscrits et Inuit (2018);
  • L'Accord de règlement McLean sur les externats fédéraux (2019);
  • La nomination du conseil permanent de la Fondation de guérison de la rafle des années soixante (2020);
  • Deux règlements distincts pour l'action collective Gottfriedson pour le groupe des Survivants et Descendants et le groupe de Bande (Élèves externe des pensionnats indiens) (2021 et 2023);
  • Le lancement de la McLean Day Schools Settlement Corporation (2021) ; et
  • L'Accord de règlement Percival (Internats indiens fédéraux) (2023).

Dans les litiges liés à des domaines de compétence provinciale évidente (tels que la série de recours collectifs sur l'aide sociale à l'enfance hors réserve et la rafle des enfants métis et indiens non-inscrit des années 1960 et les externats provinciaux), le gouvernement a choisi de défendre les revendications devant les tribunaux.

Enjeux actuels d'intérêt public liés aux réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance

Litige en cours sur la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens

Afin d'assurer l'administration efficace et rapide de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens, les tribunaux ont décidé qu'il était souhaitable de mettre en place un processus simplifié pour traiter toutes les questions nécessitant des ordonnances, des directives ou un examen de la part des tribunaux au cours de l'administration. Deux juges administratifs, l'un dans l'Est et l'autre dans l'Ouest, ont été nommés pour fournir des conseils judiciaires sur l'administration de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens dans le cadre du protocole d'administration des tribunaux.

Ce protocole a permis de répondre à plus de 100 demandes de directives portant sur diverses questions liées aux demandes d'indemnisation, aux ajouts aux écoles, à la protection des renseignements personnels des demandeurs, aux frais administratifs, aux frais juridiques, à l'inconduite et à d'autres questions d'ordre administratif. La grande majorité des demandes d'orientation sont résolues. Le nombre limité de litiges restants implique le pensionnat indien Sainte-Anne et les ordonnances relatives à la production de documents dans le cadre du processus d'évaluation indépendant. Ce litige en cours est controversé et fait l'objet d'une couverture médiatique.

D'autres actions en justice visant à liquider les aspects administratifs de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens – y compris la fermeture du fonds utilisé pour payer les paiements d'expérience commune, la gestion des documents et la liquidation des organes de gouvernance – seront nécessaires.

Enfants disparus et sépultures : Appels à l'action 72 à 76

La Commission de vérité et de réconciliation du Canada a rapporté que des milliers d'enfants autochtones sont décédés alors qu'ils fréquentaient les pensionnats indiens. Les enfants ont souvent été enterrés loin de leur communauté d'origine, dans des cimetières non marqués ou non enregistrés situés à proximité des écoles. Les décès d'enfants et l'emplacement de leur lieu de repos final ont rarement été signalés aux familles, qui n'étaient pas en mesure d'enterrer leurs enfants d'une manière respectueuse et adaptée à leur culture. On ne connaît pas le nombre réel de sépultures individuelles ou de cimetières associés aux pensionnats. Cependant, 59 des 140 établissements identifiés dans le cadre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens disposaient d'un cimetière documenté sur place. La disponibilité des documents associés à ces cimetières varie considérablement d'un établissement à l'autre.

Le 7 juin 2021, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a lancé le Fonds de soutien communautaire pour les enfants disparus dans les pensionnats indiens afin de soutenir les communautés autochtones et leurs partenaires dans l'élaboration et la mise en œuvre d'initiatives communautaires visant à localiser, documenter et commémorer les lieux de sépulture non documentés associés aux pensionnats indiens et à honorer les souhaits des familles d'identifier et de rapatrier les dépouilles de leurs enfants. Il s'agit notamment des 140 pensionnats visés par la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens et des cinq pensionnats visés par la Convention de règlement relative aux pensionnats de Terre-Neuve-et-Labrador.

Le gouvernement du Canada a investi 323,1 millions de dollars à ce jour pour soutenir la mise en œuvre des Appels à l'action 74 à 76, concernant l'identification, la protection et la commémoration des sépultures. En date du 17 février 2024, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a reçu 190 demandes de financement dans le cadre du Fonds de soutien communautaire pour les enfants disparus dans les pensionnats indiens, totalisant 704,3 millions de dollars. Cent soixante-et-une ententes de financement ont été mises en place de 2021–2022 à 2024–2025, pour un montant total de 246,7 millions. Le financement est garanti jusqu'en mars 2026.

Centre national pour la vérité et la réconciliation – Comité consultatif sur les documents relatifs aux pensionnats

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada dirige un processus pangouvernemental visant à identifier et à gérer le partage des documents relatifs aux pensionnats indiens (en plus de ceux déjà divulgués à la Commission de vérité et de réconciliation) avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation afin d'améliorer l'accès des communautés aux documents comme suit :

  • Réaliser un exercice de cadrage interne des documents détenus par Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada et d'autres ministères fédéraux, qui pourraient être associés aux pensionnats ou à la mise en œuvre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens;
  • Établir un processus parallèle pour un comité consultatif composé de représentants du gouvernement fédéral, de survivants, de la communauté autochtone et d'experts afin de fournir des conseils sur l'établissement des priorités, les normes, le cas échéant, et des recommandations sur les approches générales des différents types de documents ; et
  • À la suite de cet exercice, présenter des options pour une approche pangouvernementale afin d'identifier et de gérer le partage de documents supplémentaires et détailler les ressources associées nécessaires pour mener à bien ce travail.

L'exercice de délimitation du champ d'application a été lancé à l'automne 2022 avec Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et 12 autres ministères fédéraux qui ont été identifiés pour être inclus dans la divulgation des documents par la Commission de vérité et réconciliation. À ce jour, environ 23 millions de documents potentiellement pertinents ont été identifiés. On s'attend à ce qu'un grand nombre de ces documents soient des doublons de documents déjà divulgués à la Commission de vérité et réconciliation. Plus de 13 millions de ces documents sont détenus par la Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada.

Cadmus Delorme, de la Première Nation de Cowessess, a été nommé président indépendant du comité consultatif. Les membres actuels comprennent des représentants des 12 ministères concernés identifiés dans le cadre de l'exercice de délimitation de la portée, des gardiens du savoir autochtone, des survivants et des aînés des pensionnats indiens et un représentant du Centre national pour la vérité et la réconciliation. La réunion inaugurale du comité s'est tenue les 27 et 28 juin 2023.

La date d'achèvement prévue pour ce projet est le 31 mars 2027.

Développement économique et création de richesse

Loi sur la gestion financière des premières nations

L'autosuffisance économique est un élément important de l'autodétermination autochtone. Pour atteindre cet objectif, le ministère a établi des programmes et des politiques afin d'offrir une plus grande souplesse économique aux collectivités des Premières Nations.

Grâce à la Loi sur la gestion financière des premières nations et au soutien des institutions financières qu'elle crée, les Premières Nations peuvent se soustraire à certaines dispositions précises de la Loi sur les Indiens, ce qui leur permet d'exercer un plus grand contrôle sur la gestion financière et fiscale et leur donne accès à un financement à long terme et à faible taux d'intérêt pour les projets d'infrastructure et de développement socio-économique.

Sept Premières Nations de l'Atlantique ont un emprunt de 250 millions de dollars auprès de l'Autorité financière des Premières Nations afin d'acquérir 50 % de participation en capital à Clearwater Seafoods (une des plus grandes compagnies de fruits de mer de l'Amérique du Nord). Cet achat a permis aux Premières Nations d'augmenter leur prospérité économique en générant des revenus autonomes. « L'acquisition de la plus grande compagnie de fruits de mer en Amérique du Nord, grâce au soutien de l'Autorité financière des Premières Nations, représente l'aube d'un jour nouveau pour les sept collectivités de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve qui font partie de cet accord, » dit le Chef de la Première Nation Membertou, Terry Paul. « Cet investissement ajoute à nos traditions Mi'kmaq et est un véritable moment de transformation pour notre peuple. »

*Traduction libre.

  • 376 Premières Nations (64 % de toutes les Premières Nations soumises à la Loi sur les Indiens) ont adhéré à la Loi sur la gestion financière des premières nations. De celles-ci, 299 ont adopté des lois d'administration financière et 153 ont adopté des lois fiscales qui génèrent plus de 100 millions de dollars en revenus fiscaux annuellement.
  • 179 Premières Nations sont membres emprunteurs de l'Autorité financière des Premières Nations. De celles-ci, 95 ont emprunté plus de 3,1 milliards de dollars depuis 2014 (soit la première année de l'émission inaugurales d'obligations de l'Autorité financière des Premières Nations) pour le développement d'infrastructures et le développement économique communautaire, incluant le financement pour obtenir une participation en capital à des projets d'énergie verte (c-à-d environ 500 millions de dollars), dans de grandes entreprises telles que Clearwater Seafoods (c-à-d un prêt de 250 millions de dollars pour la participation en capital) et des projets de ressources naturelles comme le projet de gaz naturel liquéfié Cedar (c-à-d 1,4 milliards de dollars sur quatre ans).
  • L'Autorité financière des Premières Nations estime que les prêts aux Premières Nations membres ont, depuis 2014, résulté dans la création de 23 530 emplois et dans un rendement économique de 5,1 milliards de dollars à travers le Canada.

Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations

L'accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations, conclu à l'initiative des Premières Nations, prévoit des mécanismes permettant aux communautés de mieux contrôler leurs terres et leurs ressources en se soustrayant aux 44 dispositions de la Loi sur les Indiens relatives à la gestion des terres. Plus de 212 Premières Nations ont signé l'accord-cadre et 118 d'entre elles gèrent désormais leurs terres. La Loi sur l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations, qui a reçu la sanction royale en décembre 2022, confère désormais force de loi à l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations.

L'accord-cadre définit le processus par lequel une Première Nation reprend l'autorité de gouverner ses terres selon un code foncier approuvé par la communauté, à partir duquel les lois foncières des Premières Nations sont dérivées. Les codes fonciers sont uniques à chaque Première Nation et conçus pour répondre aux besoins spécifiques d'une communauté, plutôt que l'approche uniforme de la Loi sur les Indiens. L'autodétermination communautaire sur leurs terres, leur environnement et leurs ressources naturelles offre plus d'opportunités de réaliser les avantages économiques découlant du contrôle local de leurs terres.

Le Conseil consultatif des terres a été créé en vertu de l'accord-cadre pour représenter les Premières Nations signataires lorsqu'il est question de préoccupations clés liées aux terres. Ce conseil est élu par les Premières Nations et défend les droits des Premières Nations pour améliorer la gestion de leurs terres. Un projet récent, défendu et dirigé par le Conseil consultatif des terres, vise à créer le Registre de gouvernance foncière des Premières Nations pour soutenir les Premières Nations de l'accord-cadre dans la gestion des terres. Ce nouveau registre, détenu et exploité par les Premières Nations, sera plus rapide, plus dynamique et soutiendra le développement foncier et économique au rythme que les entreprises des Premières Nations nécessitent pour répondre à leurs besoins économiques.

Ajouts aux réserves

Entente intérimaire historique de reconnaissance territorial avec la Première Nation Snuneymuxw

L'entente alloue 80.89 hectares en terres à mettre de côté pour la création d'une réserve pour la Première Nation Snuneymuxw. Ces terres étaient utilisées par Western Forest Products, le ministère de la Défense nationale et l'ancien hôpital indien de Nanaimo. Suite à cette entente, les terres seront assainies et légitimement rendues au peuple Snuneymuxw People par le biais du processus d'ajout aux réserves. Le chef et le conseil Snuneymuxw ont des plans de développement progressif pour ces terres, ce qui aura des effets bénéfiques pour Snuneymuxw, la ville de Nanaimo, et la Vancouver Island University.

Le ministre des Relations Couronne–Autochtones est également responsable de la Loi sur l'ajout de terres aux réserves et la création de réserves. Cette loi facilite la mise à part des terres de réserve à l'usage et au profit des Premières Nations. Les terres sont au cœur des traditions, de l'identité et des possibilités économiques des Premières Nations, et le contrôle direct de ces terres favorise l'autodétermination. Grâce à l'Initiative d'ajout de terres aux réserves et de création de réserves, les Premières Nations augmentent stratégiquement leur base de terres de réserve et de ressources, y compris les réserves urbaines, qui sont essentielles aux revenus autonomes des Premières Nations et à leurs aspirations à l'autodétermination ou à l'autosuffisance.

Une étude réalisée en 2014 démontre l'important impact des réserves urbaines. Cette étude, bâtie sur un échantillon de six ajouts aux réserves sélectionnés, ce qui a créé 3 060 emplois dans la réserve, 4 328 hors-réserve et 600 saisonniers (Préoccupations quant à la perte d'impôts municipaux liés aux ajouts aux réserves (PDF) (non disponible en français)) — a également révélé que les investissements dans les réserves urbaines ont généré plus d'un milliard de dollars en avantages économiques pour les Premières Nations et les communautés voisines tout en fournissant des millions de dollars en bénéfices fiscaux aux Premières Nations et aux gouvernements locaux. Ces découvertes mettent en lumière le fait que les ajouts aux réserves ne font pas que renforcer l'économie des Premières Nations, mais contribuent également à la prospérité de la région, à encourager les relations positives et à partager les opportunités de croissance.

Le ministère est aussi responsable de la direction d'une initiative visant à refondre la Politique d'ajouts aux réserves pour répondre à des préoccupations de longue date selon lesquelles le processus actuel est inefficace, trop complexe, et sujet à des délais, ce qui aboutit à un bon nombre d'opportunités ratées. En 2021, RCAANC a lancé un processus d'implication visant à collaborer avec les Premières Nations pour améliorer la politique. Celui-ci comprenait une consultation préliminaire et un appel à propositions général, recueillant des idées spécifiques de changement de politique des communautés des Premières Nations et des organisations représentant plus de 300 Premières Nations. À l'été 2024, un comité consultatif technique a été établi pour fournir des conseils techniques sur la refonte de la politique. Celle-ci devrait être entièrement réécrite et mise en œuvre en collaboration avec les Premières Nations au cours des trois prochaines années.

Logement et infrastructure fondés sur les distinctions

Les programmes de logement et d'infrastructure de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada se concentrent sur la fourniture de financements basés sur les distinctions aux partenaires autochtones qui conçoivent et mettent en œuvre leurs programmes de logement et d'infrastructure selon leurs propres besoins et priorités.

Depuis 2016, le gouvernement du Canada a fait des investissements de presque quatre milliards de dollars pour le logement et l'infrastructure basés sur les distinctions. Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada joue un rôle intégral pour la livraison de financement pour le logements pour soutenir les partenaires signataires de traités modernes et autonomes (565 millions de dollars depuis 2022), la Stratégie de logement pour l'Inuit Nunangat (1,325 milliards de dollars depuis 2016) et la Stratégie sur le logement de la Nation métisse (930 millions de dollars depuis 2018). Le rôle du ministère dans la délivrance de financement basé sur les distinctions pour le logement et l'infrastructure prend fin le 31 mars 2025.

Depuis 2016, grâce à ce financement, les organisations inuites établies en vertu d'un traité ont bâti 626 nouvelles unités de logement (ou complètes, ou presque complètes), réparé 469 unités existantes, amélioré les programmes de logement menés par les Inuit. Ces organisations, grâce aux investissements directs basés sur les distinctions, ont aussi entrepris l'acquisition de territoires critiques et le travail de développement. Ces investissements ont permis aux organisations inuites établies en vertu d'un traité d'accorder le financement là où les besoins sont les plus grands. Bien que la plupart des investissements en matière de logement visent la construction et les réparations, les quatre organisations inuites ont aussi utilisé le financement pour améliorer l'efficacité d'autres investissements fédéraux disponibles pour les refuges (incluant ceux pour les femmes et la jeunesse). Cette approche assure des investissements et des programmes de logement inuits qui répondent aux besoins des Inuit.

Depuis 2018, grâce à la Stratégie sur le logement de la Nation métisse, 1 575 unités de logement ont été bâties ou achetées, 1 537 foyers ont reçu une assistance pour leur acompte, 4 600 unités de logement ont été rénovées et 9 528 foyers ont reçu un soutien à la location.

Depuis 2022, les Premières Nations signataires de traités modernes et autonomes ont débuté ou complété la construction d'environ 1 100 unités de logement dans leurs communautés. Dans bien des cas, ces investissements ont servi à soutenir les subventions à la construction de maisons pour leurs membres ou ont été combinés à des investissements provenant d'autres gouvernements (incluant les leurs) ainsi qu'à des prêts privés afin de maximiser l'impact de ces investissements.

Le gouvernement de la Nation crie, en utilisant ses investissements, a débuté la construction de 750 nouvelles unités de logement social dans neuf communautés. En date du 31 mars 2024, le financement a été distribué du gouvernement de la Nation crie aux Premières Nations cries pour soutenir la construction de 324 unités de logement.

Le gouvernement de la tribu Uchucklesaht a pu complètement rebâtir sa communauté d'Ethlateese, ce qui incluait la construction de 28 nouvelles unités de logement, un nouveau champ d'épuration et une nouvelle station de pompage au-dessus de la ligne de tsunamis, le développement d'un centre de santé et l'établissement d'infrastructure permettant la croissance continue de la communauté. Ce projet a été développé en réponse aux examens précédents, qui ont déclaré toutes les maisons existantes d'Ethlateese comme étant impropres à l'habitations et ont indiqué que leur système d'épuration se trouvait sous la ligne des hautes-eaux.

Coordination et responsabilité à l'échelle de l'ensemble du gouvernement

Appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation

En 2015, la Commission de vérité et de réconciliation du Canada a demandé au gouvernement du Canada, aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux églises, aux entreprises et aux écoles de mettre en œuvre 94 appels à l'action. Sur ces 94 appels à l'action, 44 relèvent de la seule responsabilité du gouvernement fédéral, 32 relèvent de la responsabilité conjointe du gouvernement fédéral et d'autres parties clés, et 18 relèvent d'une responsabilité non fédérale.

En 2021, le ministre des Relations Couronne–Autochtones a été chargé de diriger les travaux fédéraux visant à accélérer la mise en œuvre de tous les appels à l'action. À ce jour, plus de 85 pourcent des appels à l'action relevant de la seule responsabilité du gouvernement fédéral ou d'une responsabilité partagée entre le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et d'autres partenaires clés sont achevés ou en bonne voie. Des informations détaillées sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 76 appels à l'action sont disponibles sur la page Donner suite aux appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation.

Politique sur l'Inuit Nunangat

En avril 2022, la politique sur l'Inuit Nunangat wa été approuvée par le premier ministre Justin Trudeau et le président de l'Inuit Tapiriit Kanatami, Natan Obed, après avoir été approuvée par les dirigeants fédéraux et inuits. L'objectif de cette politique est de promouvoir la prospérité et de soutenir le bien-être des communautés et des individus dans l'ensemble de l'Inuit Nunangat. Elle reconnaît l'Inuit Nunangat – la patrie des Inuit – comme une région géographique, culturelle et politique distincte, qui englobe la région désignée des Inuvialuit, le Nunavut, le Nunavik et le Nunatsiavut (et qui comprend les zones urbaines où résident les Inuit). Il est destiné à guider la conception, l'élaboration et la mise en œuvre de l'ensemble des politiques, programmes, services et initiatives fédéraux, nouveaux ou renouvelés, qui s'appliquent à l'Inuit Nunangat ou qui profitent aux Inuit. Aux seules fins de cette politique, les Inuit sont des individus inscrits à une des quatre organisations inuites établies en vertu d'un traité. Toutefois, la politique ne détermine pas l'identité d'une personne, à savoir si elle est ou non inuite et si elle détient des droits issus de l'article 35. La Directive du Cabinet sur la mise en œuvre de la Politique sur l'Inuit Nunangat, conçue conjointement, a été annoncée en janvier 2025 et est entrée en vigueur.

Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Loi) confirme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la Déclaration des Nations Unies) en tant qu'instrument international des droits de l'homme qui peut aider à interpréter et à appliquer le droit canadien. Elle fournit également un cadre pour faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration au niveau fédéral. En vertu de cette loi, le gouvernement du Canada doit travailler en consultation et en coopération avec les peuples autochtones pour remplir trois obligations : prendre toutes les mesures nécessaires pour que les lois du Canada soient conformes à la Déclaration des Nations Unies (article 5) ; préparer et mettre en œuvre un plan d'action pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies (article 6) ; et élaborer des rapports d'avancement annuels et les soumettre au Parlement (article 7).

Justice Canada mène l'approche pangouvernementale préconisée dans le plan d'action, qui a été déposé en juin 2023. Les objectifs de la Déclaration des Nations Unies et de la Loi sont étroitement liés au mandat de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada. Les partenaires autochtones ont officiellement demandé au gouvernement du Canada d'influencer la mise en œuvre provinciale et territoriale de la Déclaration.

Le dernier rapport d'avancement de la mise en œuvre a été déposé le 30 juin 2024. Dans ce rapport, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord fournit de l'information sur l'état des 44 mesures du Plan d'action dont le ministère est à la tête. Les avancées récentes qui ont trait aux mesures du Plan d'action, en consultation et coopération avec les peuples autochtones, incluent du travail sur :

  • Le progrès des principes d'élaboration conjointe avec les Inuit, les Métis et les Premières Nations;
  • L'expansion de la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés;
  • Refonte de la Politique sur les ajouts aux réserves ; et
  • L'élaboration conjointe en cours avec les partenaires signataires de traités modernes.

Soutien aux femmes, filles et personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées

Mettre fin au niveau disproportionné de violence envers les femmes et les filles et les personnes 2ELGBTQIA+ continue d'être une priorité pour les peuples autochtones et le Gouvernement du Canada. L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a souligné les facteurs sous-jacents de cette violence et a produit 231 appels à la justice en réponse à ces facteurs pour la considération des gouvernements, de l'industrie et pour tous les Canadiens et Canadiennes.

Un outil de navigation en ligne permet aux partenaires autochtones et au Canadiens et Canadiennes d'en apprendre plus sur les efforts fédéraux pour mettre fin à la tragédie nationale des femmes, filles et personnes 2ELGBTQIA+ disparues et assassinées. Cet outil partage des mises à jour annuelles sur les efforts fédéraux pour répondre aux appels à la justice. Des 231 appels à la justice, 215 demandent au gouvernement fédéral d'agir. Le gouvernement a soutenu cinq appels à la justice supplémentaires dans son travail pour mettre fin à la crise.

En juin 2019, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (l'Enquête nationale) a publié son rapport final. Le gouvernement du Canada s'est engagé à développer et à mettre en œuvre, en collaboration avec des partenaires autochtones, les provinces et les territoires, un Plan d'action national pour remédier à la violence contre les femmes, filles et personnes 2ELGBTQIA+ autochtones.

Le Plan d'action national 2021 sur les femmes, filles et les personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées est un plan d'action pangouvernemental et pancanadien qui nécessite une coordination et une collaboration solides. Le ministère mène et coordonne la collaboration avec les familles et les survivants des femmes, filles et personnes 2ELGBTQIA+ disparues et assassinées, les groups et organisations autochtones (de femmes et de personnes 2ELGBTQIA+), les autres ministères des gouvernements du Canada et des provinces et territoires. Le ministère mène et coordonne le travail pour la Voie fédérale pour répondre au problème des femmes, filles et personnes 2ELGBTQIA+ autochtones disparues et assassinées, y compris la contribution du gouvernement du Canada envers le plan d'action national, ainsi que les efforts de 20 autres ministères et agences.

Enjeux actuels d'intérêt publics liés à la coordination à l'échelle de l'ensemble du gouvernement

Réponse aux appels à la justice

La représentante spéciale du ministre, nommée à ce poste pour fournir ses conseils et recommandations pour la création d'un poste d'ombuds pour les droits des Autochtones et les droits de la personne (appel à la justice 1.7), a déposé son rapport final en mai 2024. Le ministère travaille auprès de Justice Canada pour explorer les prochaines étapes en vertu du Plan d'action sur la Déclaration des Nations Unies, dans lequel cette priorité a été identifiée.

Les gouvernements du Canada et du Manitoba ont, en octobre 2024, annoncé que Giganawenimaanaanig (appelé autrefois le Comité consultatif sur la mise en œuvre des FFADA2E+ et dont la traduction signifie « nous prenons tous soin d'eux ») dirigera et guidera l'engagement auprès des partenaires autochtones pour façonner le projet pilote Alerte à la robe rouge au Manitoba. Cet important travail sera toujours ancré dans la compétence culturelle, l'autonomisation communautaire et les approches holistiques en ce qui a trait à la guérison et la justice.

La troisième Réunion nationale autochtone-fédérale-provinciale-et-territoriale sur les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ disparues et assassinées a eu lieu les 29 et 30 janvier 2025. Lors de celle-ci, le gouvernement a annoncé la nomination de Jennifer Richardson au poste de conseillère principale chargée de la lutte contre la traite des personnes. Son mandat inclut le travail auprès du ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord et les partenaires autochtones pour faire progresser les appels à la justice qui se rapportent à la traite des personnes (p. ex. 3.4, 7.3, 7.9, 8.1, 11.2, 12.12, 12.14, 16.24).

Conseil national de réconciliation

Le gouvernement du Canada a, en décembre 2021, établi un conseil d'administration intérimaire indépendant et dirigé par des Autochtones pour fournir des conseils sur la création du Conseil national de réconciliation. Ses recommandations ont informé la conception d'une ébauche de cadre législatif pour la création d'un Conseil national de réconciliation permanent, indépendant, apolitique et dirigé par des Autochtones.

La Loi portant sur un conseil national de réconciliation a pris effet le 2 juillet 2024. Elle établit le Conseil national de réconciliation, donnant par le fait réponse à l'appel à l'action 53 de la Commission de vérité et réconciliation et positionnant le gouvernement du Canada pour répondre aux appels à l'action 54 à 56. En vertu de cette loi, le ministre et le comité de transition ont collaborativement sélectionné le premier conseil administratif du Conseil, ce qui a permis au comité de transition d'incorporer le conseil en vertu de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif en date du 3 mars 2025.

À cette date, le ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord et le comité de transition ont annoncé conjointement les neuf membres du premier conseil administratif du Conseil national de réconciliation. Conformément à la loi, l'Assemblée des Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami, le Ralliement national des métis et l'Association des femmes autochtones du Canada ont été invités à soumettre leurs nominations à l'automne 2024. Quatre des postes au conseil d'administration doivent être occupés par les nominés de ces organisations.

Le Conseil national de réconciliation est désormais établi en tant qu'organisation indépendante, apolitique et dirigée par des Autochtones et dont la raison d'être est de faire progresser la réconciliation entre les peuples autochtones et non-autochtones du Canada. La loi stipule également que le Conseil, le ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord et le Gouvernement du Canada sont soumis à des exigences de signalement.

Engagement

Reconnaissance des droits : une approche pangouvernementale envers la consultation

Le gouvernement du Canada a l'obligation de consulter et, s'il y a lieu, d'accommoder les groupes autochtones lorsqu'il envisage des mesures susceptibles d'avoir un effet préjudiciable sur des droits ancestraux ou issus de traités, établis ou potentiels. Les ministères et organismes du gouvernement du Canada doivent comprendre de quelle façon et dans quelles circonstances leurs activités risquent d'avoir un effet préjudiciable sur les droits ancestraux et les droits issus de traités. Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a pour rôle de soutenir les autres ministères du gouvernement dans l'acquittement de leurs responsabilités légales de consultation. Afin de soutenir l'approche pangouvernementale quant à l'obligation de consulter, le ministère s'implique auprès de groupes autochtones pour la refonte des lignes directrices à l'intention des fonctionnaires fédéraux pour respecter l'obligation de consulter (2011).

L'initiative fédérale sur la consultation soutient l'élaboration conjointe et la mise en œuvre de protocoles de consultation et de centres de ressources. Les protocoles de consultation favorisent des relations plus solides tout en éclaircissant les processus d'engagement par l'établissement des paramètres importants et des normes nécessaires au déroulement de la planification. Les centres de ressources, quant à eux, soutiennent l'engagement significatif des partenaires autochtones envers la consultation en s'assurant qu'ils aient les outils et les capacités nécessaires à la gestion et la coordination des demandes de consultation.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a également soin du Système d'information sur les droits ancestraux et issus de traités – un système d'information en ligne basé sur la géographie auquel les fonctionnaires fédéraux se fient pour avoir une compréhension de base des droits ancestraux ou issus de traités, qu'ils soient établis ou potentiels.

Le ministère soutient aussi une approche coordonnée pour la participation à l'évaluation de projets majeurs en vertu de la Loi sur l'évaluation d'impact, ce qui inclut :

  • La coordination de l'expertise en la matière du ministère, ce qui inclut l'obligation de consulter;
  • La facilitation de la résolution de problèmes ; et
  • La participation dans les structures de gestion d'évaluation d'impact.

La participation du ministère à diverses politiques liées à des projets majeurs a inclus :

  • Des initiatives de croissance propre et d'efficacité réglementaire (incluant les effets cumulatifs);
  • Le soutien au financement fédéral (incluant le Comité du fonds pour l'infrastructure des minéraux critiques);
  • La planification préliminaire d'initiatives de grande envergure telles que le projet de train à grande fréquence et l'évaluation régionale dans la région du Cercle de feu.

Le ministère a participé à environ 47 % des projets d'évaluation d'impact en 2024–2025.

Partenariats

Le premier ministre a annoncé, en décembre 2016, que des mécanismes bilatéraux permanents seraient créés avec l'Assemblée des Premières Nations et les Premières Nations, Inuit Tapiriit Kanatami et les quatre régions de l'Inuit Nunangat, et le Ralliement national des Métis et ses membres dirigeants. Depuis, ces mécanismes ont permis au travail de progresser. D'autres partenariats formels ont été établis avec les partenaires autonomes et signataires de traités modernes et le Congrès des peuples autochtones. Le ministère joue un important rôle de leader dans chacun de ces partenariats et coordonne les efforts vers l'amélioration des relations par l'entremise de ces partenariats à l'échelle du gouvernement du Canada.

Mécanisme bilatéral permanent avec l'Assemblée des Premières Nations

Le mécanisme bilatéral permanent entre l'Assemblée des Premières Nations et le Canada a été établi en 2017 par le biais de la signature d'un protocole d'entente sur les priorités communes. Celui-ci engage le Canada et l'Assemblée des Premières Nations à tenir au moins trois réunions de la direction par année pour discuter des priorités communes et faire le suivi du progrès. Le premier ministre et la cheffe nationale doivent co-présider une de ces réunions.

Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne

Le gouvernement du Canada et Inuit Tapiriit Kanatami, l'Inuvialuit Regional Corporation, Nunavut Tunngavik Incorporated, Makivvik Corporation, et le gouvernement du Nunatsiavut sont tous participants au Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne, qui améliore l'approche pangouvernementale du Canada pour s'impliquer auprès des partenaires inuits par la coopération, la mise en œuvre et la responsabilité. Le CPIC, établi en février 2017 par la signature de la Déclaration de l'Inuit Nunangat sur le partenariat entre les Inuit et la Couronne, couvre en ce moment 13 domaines prioritaires communs, chacun ayant son propre plan de travail avec des objectifs concrets

Depuis sa création, le Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne a fait de grands progrès dans les domaines clés de ses priorités communes telles que l'élaboration conjointe de la Stratégie de logement pour l'Inuit Nunangat (2019), la Politique sur l'Inuit Nunanga (2022), Le rapport d'évaluation du Comité de partenariat entre les Inuit et la Couronne, élaboré conjointement et approuvé en 2023–2024, observe les progrès accomplis durant les cinq dernières années et émet des recommandations clés pour les prochaines étapes.

Mécanisme bilatéral permanent avec la nation métisse

Le gouvernement du Canada et le Ralliement national des Métis et ses membres dirigeants font progresser le travail sur leurs priorités communes. Celles-ci sont identifiées dans l'Accord Canada–Nation métisse, qui a été signé en avril 2017 et forme la base du mécanisme bilatéral permanent entre le Canada et le Ralliement national des Métis.

Forum intergouvernemental des dirigeants

La Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes du Canada s'engage à établir un forum permanent entre le premier ministre, les ministres fédéraux appropriés et les dirigeants des partenaires autochtones signataires de traités modernes et autonomes. Le but du Forum intergouvernemental des dirigeants est de fournir une occasion de conversations directes entre les dirigeants sur les priorités communes et les questions importantes. Le forum est également une occasion de s'assurer que les ministères fédéraux comprennent mieux les priorités des partenaires afin que les efforts puissent être avancés ensemble.

Le premier Forum intergouvernemental des dirigeants a eu lieu le 8 mai 2023. Les parties y ont reconnu le progrès considérable accompli par rapport à l'annonce de la Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes au Canada. L'agenda du Forum, élaboré conjointement, couvrait 10 priorités établies ou émergentes qui ont été abordées par les dirigeants des Autochtones signataires de traités modernes et autonomes, ainsi que par le premier ministre et des ministres fédéraux clés.

Parmi les points saillants abordés au Forum, on compte notamment quelques accomplissements comme l'inclusion d'un chapitre sur les traités modernes dans le Plan d'action de 2023-2028 de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies ainsi que le progrès accompli en matière de logement et d'infrastructure grâce au processus concerté d'élaboration de politiques financières.

Relations avec les organisations représentant les femmes et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones

En ce moment, le ministère offre son soutien à trois organisations nationales représentant les femmes autochtones pour les aider à faire progresser les priorités et intérêts uniques des femmes autochtones par le biais d'accords de relations pangouvernementaux – ce qui inclut la collaboration en vertu de la mesure 69 du Plan d'action de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies. Le protocole d'entente entre le Canada et Pauktuutit Inuit Women of Canada (juin 2017), l'Accord entre le Canada et l'Association des femmes autochtones du Canada (signé en février 2019) et la Déclaration entre le Canada et les Femmes Michif Otipemisiwak (signée en août 2021) sont des accords de relations qui sont critiques pour garantir l'inclusion des points de vue des femmes autochtones.

Accord politique entre le Canada et le Congrès des peuples autochtones

Le Congrès des peuples autochtones est une organisation auto-déterminée et autonome qui représente les Autochtones et milite depuis 1971 pour les droits et intérêts des peuples autochtones habitant hors des réserves. Il agit en tant que porte-parole national pour 11 organisations affiliées qui travaillent collectivement à améliorer les conditions socioéconomiques des peuples autochtones hors-réserve – incluant les Indiens inscrits et non-inscrits, les Métis et les Inuit du sud du Labrador.

En 2018, le ministère et le Congrès des peuples autochtones ont signé l'Accord politique entre le Canada et le Congrès des peuples autochtones (PDF) (non disponible en français), qui fut ensuite lancé le 4 mars 2020. Le Canada et le Congrès ont élaboré conjointement le processus de mise en œuvre de l'Accord, qui cherche à répondre aux priorités conjointes par le biais de groupes de travail dirigés conjointement par divers ministères et le Congrès.

L'Accord appelle à une relation de travail productive entre le Canada et le Congrès des peuples autochtones pour répondre aux besoins et intérêts socioéconomiques des peuples autochtones hors-réserve au Canada. Six groupes de travail prioritaires conjoints ont été établis et sont co-dirigés par le Congrès des peuples autochtones ou l'un de ses affiliés et un ministère fédéral pertinent pour aider à déterminer les besoins et les lacunes, et établir des relations significatives.

Relations et obligations internationales et intergouvernementales

Le gouvernement du Canada exerce un leadership dans le travail avec les dirigeants autochtones sur des questions substantielles fédérales-provinciales-territoriales, en vue d'augmenter le niveau d'engagement fédéral-provincial-territorial-autochtone et international.

Sur la scène internationale, le ministère a un profil actif multilatéral et bilatéral. Dans les relations commerciales, il collabore avec des partenaires autochtones et gouvernementaux pour s'assurer que le travail international contribue à des résultats positifs au niveau national pour les peuples autochtones.

Le ministère travaille à articuler les intérêts nationaux et à promouvoir/améliorer la participation autochtone dans les forums internationaux, et joue un rôle important dans la réalisation des obligations du Canada en matière de droits humains. Le ministère travaille en étroite collaboration avec d'autres ministères fédéraux comme Affaires mondiales Canada pour s'assurer que les points de vie du Canada soient représentés dans les forums internationaux, tels que les Nations Unies, le Conseil de l'Arctique et l'Organisation des États américains. Le ministère travaille également en étroite collaboration avec d'autres ministères gouvernementaux à la mise en œuvre des politiques, y compris la politique étrangère de l'Arctique.

Enjeux actuels d'intérêt public liés à l'engagement

Considérations spéciales – Relations entre le Canada et les États-Unis

Du fait de l'état actuel de la relation entre le Canada et les États-Unis, le ministère vous fournit un survol des enjeux ayant des répercussions sur les peuples autochtones.

Relations bilatérales

Les petites et moyennes entreprises autochtones comptent pour 64,7 % des entreprises autochtones selon un sondage récent. Ces petites et moyennes entreprises sont primairement situées en Colombie-Britannique (26 %), en Ontario (22.5 %) et au Québec (16.2 %).

La dernière élection présidentielle, accompagnée du contrôle du Congrès et du Sénat par le parti républicain, est témoin d'un passage à des politiques commerciales protectionnistes de la part des États-Unis dans un contexte d'inquiétude frontalière. Le président Trump a annoncé l'imposition de tarifs de 25 % sur les biens canadiens et de 10 % sur le pétrole et le gaz canadiens; ces tarifs prendront effet le 4 mars 2025. Les dirigeants autochtones ont soulevé des inquiétudes quant aux impacts que les tarifs auront sur leurs communautés et leurs entreprises. Ils ont demandé à être inclus dans les négociations sur les politiques commerciales entre le Canada et les États-Unis pour s'assurer de faire entendre les défis uniques auxquels ils font face ainsi que leurs contributions. Bien que les données précises sur les effets particuliers des tarifs sur les peuples autochtones du Canada soient limitées, il est probable que les communautés autochtones soient particulièrement affectées dans les secteurs de la construction, l'agriculture, l'exploitation forestière et minière et l'industrie manufacturière. Le ministère travaille auprès des partenaires autochtones et d'autres ministères du gouvernement tels qu'Affaires mondiales Canada et Services aux Autochtones Canada pour bien comprendre les impacts de ces tarifs et pour soutenir l'inclusion des peuples autochtones dans les discussions commerciales

Enjeux autochtones aux États-Unis

Jusqu'à maintenant, aucun signalement clair sur l'administration tribale ou sur les questions autochtones n'a été fait par la nouvelle administration américaine. Parallèlement, la nouvelle administration a émis de nombreux décrets et a mené des actions qui ont soulevé des inquiétudes chez les organisations et communautés autochtones américaines. Ces mesures incluent un gel et des coupures au niveau du financement fédéral pour les programmes qui soutiennent la santé, l'éducation et le développement économique tribaux, l'annulation d'interdictions précédentes sur les concessions pétrolières et gazières dans la Réserve faunique nationale de l'Arctique et l'annulation d'un décret précédent qui faisait la promotion de l'équité pour l'éducation des autochtones dans les programmes scolaires.

Nations Unies

Les États-Unis se sont retirés d'accords et de mécanismes majeurs des Nations Unies. Ils évaluent également le financement des Nations Unies et de toutes ses organisations multilatérales. Auparavant, les États-Unis étaient un allié majeur du Canada en ce qui a trait au travail multilatéral des Nations Unies pour faire progresser les droits des Autochtones. Les prochaines actions que prendront les États-Unis sont encore inconnues. Le Canada continuera à travailler étroitement avec d'autres alliés et à chercher des domaines communs avec les États-Unis.

Droits des femmes autochtones

Le Groupe de travail trilatéral sur la violence envers les femmes et filles autochtones est formé du Canada, du Mexique et des États-Unis, rassemblant des fonctionnaires gouvernementaux et des dirigeants autochtones afin de collaborer sur des politiques et des programmes qui répondront à la violence basée sur le sexe. Les priorités des États-Unis pourraient changer sous leur nouvelle administration, comme il en a été le cas lors de la dernière présidence de Trump.

Conseil de l'Arctique

On anticipe que le niveau d'implication des États-Unis auprès du Conseil de l'Arctique diminue étant donné la priorité primaire mise par le Conseil de l'Arctique sur le changement climatique et le développement durable. Des fonctionnaires travaillent auprès d'Affaires mondiales Canada et le Comité consultatif sur la coopération dans l'Arctique afin de prévoir l'implication du Canada.

Sécurité dans l'Arctique

La vision américaine de l'Arctique s'oriente de plus en plus vers la sécurité nationale et a emprunté une approche compétitive pour la lutte contre les menaces (principalement russes et chinoises) dans la région. La présence américaine dans l'Arctique a augmenté au cours des dernières années. Il est même possible que les États-Unis continue à exercer leur pression pour que le Canada augmente ses investissements en matière de défense et de sécurité. Les premiers ministres des trois territoires et les dirigeants autochtones nordiques ont défendu sans relâche l'avancement de la sécurité dans la région par le biais d'un développement économique durable – en particulier la construction d'une infrastructure polyvalente qui pourrait soutenir les opérations militaires et contribuer aux besoins des gouvernements territoriaux, des peuples autochtones et des communautés du Nord.

Implications de la décision de la Cour suprême dans l'affaire Desautel

En 2010, Richard Desautel, citoyen américain, a été accusé d'avoir chassé sans permis, en violation de la Loi sur la faune de la Colombie-Britannique, après avoir abattu un wapiti en Colombie-Britannique. M. Desautel s'est défendu en faisant valoir qu'il avait un droit autochtone de chasser, protégé par l'article 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982, car il est membre de la Tribu des Lacs basée dans l'État de Washington, un groupe successeur du peuple Sinixt ("sin-ahy-xt") qui occupait le territoire canadien. La Cour provinciale de la Colombie-Britannique a acquitté M. Desautel et a conclu qu'il exerçait un droit autochtone de chasser sur le territoire traditionnel des Sinixt en Colombie-Britannique.

Le 23 avril 2021, la Cour suprême du Canada a confirmé la décision du juge de la Cour provinciale et a conclu que l'expression « peuples autochtones du Canada » signifie les « successeurs modernes des sociétés autochtones qui occupaient le territoire canadien au moment du contact avec les Européens ».

Le Canada a toujours considéré que l'expression « peuples autochtones du Canada » désignait les collectivités autochtones situées sur son territoire. Jusqu'à présent, les négociations menées par le Canada n'ont pris en compte que les collectivités nationales détentrices de droits et non les groupes situés à l'étranger. À la suite de la décision de la Cour suprême du Canada, les groupes autochtones situés hors du Canada peuvent être des « peuples autochtones du Canada » et détenir des droits au titre de l'article 35 dans certaines circonstances.

Le gouvernement s'efforce de mettre en œuvre la décision de la Cour tout en veillant à ce que les droits et les intérêts des groupes autochtones résidents soient respectés. Des discussions préliminaires sont en cours avec certains groupes autochtones résidents en Colombie-Britannique avant que des discussions ne soient engagées avec la Lakes Tribe basée aux États-Unis.

Le ministère travaillera auprès d'Affaires mondiales Canada pour garantir un alignement avec la stratégie frontalière générale du Canada et les relations entre le Canada et les États-Unis, qui évoluent rapidement. La nation Lummi, dans l'État de Washington, et la South East Alaska Indigenous Transboundary Commission, en Alaska, affirment toutes deux qu'elles sont des peuples autochtones du Canada et que les gouvernements ont l'obligation de les consulter dans le cadre de grands projets réalisés au Canada. La nation Lummi a déposé un recours judiciaire contre la décision du gouverneur en conseil d'approuver le projet Roberts Bank Terminal 2.

Les affirmations par des groupes non-résidents exercent une pression sur le Canada, qui doit rapidement fournir à ses fonctionnaires une orientation sur la consultation avec les groupes non-résidents comme les échéanciers de consultations sont distincts de la reconnaissance des droits et sont plus courts.

La situation est complexifiée davantage par l'assertion par plusieurs groupes d'être les seuls représentants légitimes du peuple Sinixt et de ses droits au Canada. La Sinixt Confederacy, un apparent groupe de défense des droits pour les Colville Confederated Tribes, basées aux États-Unis, est un des groupes revendicateurs. Il a d'ailleurs récemment établi un bureau en Colombie-Britannique. L'Autonomous Sinixt et l'Okanagan Nation Alliance, tous deux basés en Colombie-Britannique, sont aussi des groupes qui présentent cet argument.

Prospérité et sécurité du Nord

Gouvernance dans le Nord

Le ministère s'est notamment dévoué à améliorer les structures et les mécanismes de gouvernance dans le Nord canadien. L'une des principales activités dans ce domaine a été le transfert des responsabilités fédérales en matière de terres et de ressources naturelles aux gouvernements territoriaux (appelé « dévolution ») afin d'assurer un meilleur contrôle local et de favoriser des relations efficaces avec les gouvernements territoriaux et les Inuit. La dévolution a été achevée au Yukon (2003), dans les Territoires du Nord-Ouest (2014) et, suite à la signature de l'Accord de dévolution du Nunavut en janvier 2024, le transfert complet est prévu pour 2027 après une phase de mise en œuvre de trois ans.

Transfert des responsabilités au Nunavut

Depuis les années 60, le gouvernement fédéral a transféré, de manière graduelle, les compétences ayant trait à la santé, l'éducation, les services sociaux, le logement et les aéroports aux gouvernements territoriaux. Plusieurs conversations sur le transfert des responsabilités et la dévolution des terres et de la gestion des ressources au gouvernement du Nunavut ont eu lieu depuis la création du territoire en 1999.

Le 18 janvier 2024, le premier ministre, le ministre des Affaires du Nord, le premier ministre du Nunavut et le président de la Nunavut Tunngavik Incorporated ont signé l'Accord sur le transfert des terres et des ressources du Nunavut à Iqaluit. La signature de l'Accord sur le transfert des responsabilités en matière de terres et de ressources du Nunavut a lancé une phase de mise en œuvre de trois ans en vue de l'entrée en vigueur de l'Accord sur le transfert des responsabilités le 1er avril 2027.

Signée en janvier 2024, l'Entente sur le transfert des responsabilités liées aux terres et aux ressources du Nunavut concerne le transfert officiel des responsabilités du gouvernement du Canada au gouvernement du Nunavut en ce qui a trait aux terres publiques du Nunavut, aux ressources naturelles et aux droits liés à l'utilisation des eaux. La signature de l'Entente sur le transfert des responsabilités est le résultat de la collaboration, depuis la création du territoire, pour soutenir l'objectif d'autodétermination des Nunavummiut (le peuple du Nunavut).

Un plan de mise en œuvre lié à l'Entente sur le transfert des responsabilités a été développé afin de guider le travail des parties pour que la dévolution soit mise en vigueur à la date de transfert : le 1er avril 2027.

  • Le gouvernement du Canada, en coordination avec le gouvernement du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated, a fait avancer les livrables requis lors de la phase initiale de mise en œuvre. Il est en bonne voie pour rencontrer toutes ses obligations pour la première année (2024).
  • L'engagement auprès des employé(e)s fédéraux(ales) affecté(e)s au bureau régional du Nunavut est une priorité de RCAANC. Suite à la mobilisation syndicale envers la direction de la dévolution, des lettres préliminaires ont été livrées aux employé(e)s fédéraux(ales) affecté(e)s en décembre 2024.
  • La deuxième année de mise en œuvre (2025) sera centrée sur la poursuite de la promotion des activités pour répondre aux obligations mises en place par l'Entente sur le transfert des responsabilités, avec un accent particulier sur la poursuite de l'engagement continu auprès des employé(e)s fédéraux(ales) affecté(e)s, l'ébauche de lois et la consultation au sujet de l'article 35.

Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord

Le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord a été lancé en 2019 et a été élaboré conjointement avec les Inuit, les Premières Nations et les Métis du Nord, les gouvernements territoriaux des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et du Yukon, ainsi que les gouvernements provinciaux du Manitoba, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. Le Cadre d'action présente « une vision commune de l'avenir où les peuples de l'Arctique et du Nord sont prospères, forts et en sécurité » et vise à orienter les objectifs politiques nationaux et internationaux du gouvernement du Canada en fonction des priorités des habitants du Nord.

Le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord, élaboré conjointement avec le Nord, marque un changement significatif pour le Gouvernement du Canada : le gouvernement fédéral a travaillé en collaboration avec des représentants des territoires et des provinces et plus de 25 gouvernements et organisations autochtones. Les tables de mise en œuvre du Cadre sont uniques au Canada et reflètent un changement fondamental dans la manière dont le gouvernement fédéral s'implique auprès du Nord et de ses habitants. Ce changement a pour but de s'éloigner des anciennes approches décrites par Mary Simon, maintenant gouverneure générale, dans son rapport de 2017 intitulé « Un nouveau modèle de leadership partagé dans l'Arctique », dans lequel elle met l'accent sur une collaboration « avec le Nord » et non « pour le Nord ». Les dirigeants de l'Arctique et du Nord, en des termes simples, doivent être impliqués dans la conception de décisions qui les affecteront par le biais de processus inclusifs et mutuellement respectueux ainsi que de principes de partenariat convenus mutuellement.

La collaboration continue pour mettre en œuvre les objectifs du Cadre offre des opportunités sans précédent pour que plusieurs gouvernements et partenaires de traités façonnent une vision commune. Des réunions régulières et une participation diversifiée, incluant des ministres fédéraux et des secrétaires parlementaires, mettent en évidence cette approche large et transversale. Le cadre illustre l'évolution de la gouvernance dans l'Arctique et le Nord, soulignant la nécessité d'une collaboration plus approfondie entre les juridictions. Les activités de mise en œuvre initiales ont montré la nécessité de renforcer davantage les mécanismes de travail en commun de manière continue afin de combiner et d'aligner les efforts des partenaires à travers les juridictions. À ce jour, la mise en œuvre ne fait que souligner l'ampleur des défis de longue date et la diversité des domaines dans lesquels des améliorations restent nécessaires pour combler les lacunes persistantes.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada poursuit son travail de mise en œuvre des buts et objectifs du Cadre avec les partenaires du Nord et de s'assurer de répondre aux besoins des habitants du Nord. Le logement et l'infrastructure étaient des priorités saillantes qui ont été soulevées par les partenaires du Cadre en préparation à la réunion du Comité de gestion de 2024; d'autres priorités incluaient la défense et la sécurité dans l'Arctique et le Nord, la politique arctique internationale, ainsi que la santé mentale et le bien-être.

Les priorités spécifiques soulignées lors de la réunion de 2024 comprenaient le désir d'approches coordonnées et spécifiques au Nord pour les investissements dans de grands projets tels que l'autoroute de la vallée du Mackenzie, la liaison fibre optique Kivalliq, le projet hydroélectrique d'Iqaluit et la route et le port de Grays Bay ; un financement accru pour les Rangers canadiens ; une meilleure coordination avec les gouvernements territoriaux et autochtones en matière de gestion des urgences et de sécurité publique ; des investissements dans les économies locales ; le changement climatique ; des services aériens économiques; et la mobilité transfrontalière.

La mise en œuvre du chapitre du Cadre sur la sécurité et la défense est sous la direction du ministère de la Défense nationale ; celle du chapitre international est sous la direction d'Affaires mondiales Canada, avec les conseils du Comité consultatif canadien de la coopération arctique du Canada, qui comprend des représentants autochtones, territoriaux, provinciaux et fédéraux. Le Comité s'est réuni les 11–12 février 2025 et a discuté la Politique étrangère du Canada pour l'Arctique, l'implication du Conseil de l'Arctique et l'approche « Équipe Canada » quant aux implications dans l'Arctique avec les États-Unis.

Les gouvernements territoriaux sont fortement en faveur d'une approche « Équipe Canada » en termes de relations entre le Canada et les États-Unis. Les trois premiers ministres territoriaux ont participé à la visite des premiers ministres à Washington, à la mi-février, où ils ont participé dans une table ronde sur les partenariats politiques, commerciaux et en matière de défense dans le Nord.

Les partenaires autochtones du Nord, incluant le Conseil des Premières Nations du Yukon, sont également en faveur d'une approche « Équipe Canada ». Le Conseil tribal Gwich'in, tout particulièrement, a souligné que, sur ses territoires traditionnels, leurs droits intrinsèques tels que reconnus en vertu de traités modernes avec le gouvernement du Canada et les gouvernements territoriaux doivent être pris en considération dans les discussions qui impliquent des questions transfrontalières (par exemple, le futur du troupeau de caribous Porcupine).

Éducation postsecondaire dans le Nord

Pour soutenir la mise en œuvre du Cadre, des investissements fédéraux ont été réalisés dans l'éducation postsecondaire du Nord, y compris 1 million de dollars (Budget 2019) pour établir un groupe de travail sur l'éducation postsecondaire dans le Nord afin d'élaborer conjointement des recommandations pour développer un système robuste d'éducation postsecondaire dans le Nord. Le groupe de travail a terminé son mandat et a publié son rapport final en mars 2022 (Une responsabilité partagée : Voix du Nord, Solutions du Nord — Rapport du groupe de travail sur l'éducation postsecondaire nordique (PDF)), qui comprenait 37 appels à l'action dans 11 domaines thématiques, pour tous les niveaux de gouvernement et les institutions postsecondaires du Nord, afin de travailler à combler les lacunes en matière d'éducation postsecondaire dans la région.

Les investissement comprennent également 12,97 millions de dollars étalés sur cinq ans pour le Dechinta Centre for Research and Learning (Centre Dechinta pour la recherche et l'apprentissage), situé à Yellowknife, pour soutenir l'apprentissage, la recherche et les programmes postsecondaires culturellement adéquas et se basant sur le territoire (accrédités par l'Université de la Colombie-Britannique). Ceci comprend également offrir un soutien aux étudiants autochtones intéressés à poursuivre des études postsecondaires (Budget 2019). Plus récemment, le ministère a contribué un montant additionnel de 5,2 millions de dollars issu du Budget 2024 pour permettre au Centre Dechinta de continuer à soutenir les études postsecondaires de la jeunesse autochtone.

Selon les bénéfices résultant d'une année supplémentaire d'études postsecondaires chez les particuliers, les changements reportés par les étudiants dans leur santé et leur santé mentale et par les Aînés dans la valeur de leur connexion sociale ont résulté en un changement de 370 % quant à la satisfaction dans leur vie.

En offrant une éducation centrée sur les Autochtones et culturellement sécuritaire pour les adultes autochtones, Dechinta prévient une réduction du PIB du Canada.

  • Cette réduction est évaluée à 4,4 millions de dollars par année pour la population autochtone des Territoires du Nord-Ouest.
  • Les programmes de Dechinta ont une influence sur le marché du travail étudiant. Ces résultats génèrent des revenus sur l'impôt marginaux bonifiés pour les gouvernements territoriaux et fédéral pour toutes les strates d'âge de la population active (jusqu'à 65 ans), et sont évalués à 3,6 millions de dollars.

Science et technologies du Nord

Le dossier des affaires du Nord joue depuis longtemps un rôle central dans le soutien à la recherche scientifique et à la technologie dans le Nord et l'Arctique par le biais de programmes, de partenariats et d'infrastructures visant à garantir que la politique nationale et internationale sur les questions clés du Nord soit mieux informée par une base de connaissances scientifiques qui comprend le savoir autochtone. Pour ce faire, il se concentre sur la recherche et la surveillance des contaminants et de leurs effets sur l'écosystème et la santé humaine par l'intermédiaire du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord ; sur l'évaluation, la gestion et la communication des données et des résultats scientifiques, et sur l'apport d'expertise pour contribuer à l'élaboration des politiques publiques et aux contrôles internationaux de certains contaminants ; sur la participation du Canada au Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique, le groupe de travail du Conseil de l'Arctique qui se concentre sur les questions de pollution et de changement climatique et leurs effets sur les écosystèmes et la santé humaine ; et sur le soutien à l'avancement de l'infrastructure de recherche nordique. Ce travail est accompli en travaillant en collaborant de près avec des partenaires tels que POLAR Knowledge Canada.

Changements climatiques et énergie propre

Les communautés autochtones et nordiques du Canada sont les plus exposées et les plus sensibles aux effets du changement climatique en raison d'une combinaison de facteurs culturels et géographiques. En outre, les effets du changement climatique exacerbent d'autres problèmes socio-économiques, font augmenter les risques pour la sécurité publique et rendent plus difficile l'accès aux droits octroyés par l'article 35. La transition proactive vers des systèmes plus résistants et plus fiables présente des opportunités sociales et économiques sur l'échelle communautaire et régionale. De plus, elle peut aider à éviter les engagements financiers et les perturbations économiques éventuels.

Depuis 2016, les programmes de prévention des catastrophes et d'adaptation climatique ont soutenu plus de 1 234 projets des communautés autochtones et nordiques, avec un montant total d'investissements de plus de 364 millions de dollars. Ces investissements incluent plus de 800 projets dirigés par les communautés pour soutenir l'adaptation climatique, incluant le développement de 324 plans et 315 cartes d'inondation pour les communautés autochtones et les territoires traditionnels.

Grâce à ses six programmes sur les changements climatiques, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada travaille avec les communautés nordiques et autochtones et ses partenaires pour surveiller les tendances des changements climatiques, évaluer les impacts et mettre en œuvre des solutions dirigées par les communautés et qui font progresser des systèmes d'infrastructure et d'énergie qui sont résistants et fiables. Les projets sont menés par les communautés, renforcent et améliorent les capacités et les compétences locales et créent des opportunités économiques pour les communautés.

L'Approche responsable pour le développement énergétique des collectivités du Nord (le programme ARDEC Nord) continue de soutenir et de donner la priorité aux projets d'énergie propre menés par les autochtones et en partenariat dans le Nord et de soutenir un environnement favorable pour aider à répondre aux besoins en matière de sécurité énergétique. Bien que modeste, le programme a joué un rôle déterminant dans le soutien des premières étapes de projets plus importants depuis la conceptualisation, la faisabilité et le travail de planification, afin de réduire les risques des projets et de préparer les étapes suivantes et les investissements plus importants.

Depuis 2016, le programme ARDEC Nord a donné son soutien à 244 projets, qui ensemble ont permis d'éviter l'utilisation d'environ 3,8 millions de litres de diesel.

Enjeux nordiques d'intérêt public

Sécurité alimentaire

La sécurité alimentaire est un problème complexe qui comporte de nombreuses variables. Les ménages en situation d'insécurité alimentaire sont ceux qui ne sont pas certains d'avoir ou qui ne sont pas en mesure d'acquérir suffisamment de nourriture pour répondre aux besoins de tous leurs membres. L'insécurité alimentaire dans les communautés nordiques et isolées pose des problèmes importants qui affectent directement la santé et le bien-être des habitants du Nord.

Nutrition Nord Canada est un programme de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord qui contribue à rendre les aliments nutritifs et certains items essentiels plus abordables et plus accessibles dans les communautés isolées du Nord. Le programme aide les communautés qui lui sont éligibles par le biais de ses programmes de sécurité alimentaire, qui incluent :

  • La Contribution axée sur la vente au détail
    • Inclut les producteurs alimentaires locaux, les organismes caritatifs et les banques alimentaires.
  • La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs
    • Soutient la production alimentaire locale, incluant les infrastructures alimentaires et pour les chasseurs-cueilleurs.
  • La Subvention pour les programmes alimentaires des communautés
    • Soutient un éventail d'activités pour la sécurité alimentaire dirigées par les communautés pour des aliments traditionnels, produits localement et vendus au détail.

Nutrition Nord Canada subventionne une variété de produits alimentaires nutritifs éligibles vendus par des commerces de détail, des fournisseurs, des transformateurs d'aliments traditionnels et des producteurs alimentaires locaux enregistrés; la subvention s'applique également à certains items non-alimentaires tels que les couches et les produits d'hygiène personnelle. Les banques alimentaires et les organismes caritatifs sont aussi éligibles à la subvention. Depuis la création de cette subvention en 2011, le nombre de communautés qui y sont éligibles est passé de 79 à 115.

Les programmes de sécurité alimentaire mis en œuvre par Nutrition Nord Canada ont été élaborés conjointement avec des partenaires autochtones et communautaires, en collaboration avec les quatre organisations inuites signataires de traités modernes, et constituent la première forme de reconnaissance officielle de la Stratégie sur la sécurité alimentaire dans l'Inuit Nunangat par le gouvernement fédéral.

La Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés font la promotion de décisions prises localement et cherchent à améliorer l'accès aux aliments traditionnels grâce à des fonds visant à appuyer la chasse traditionnelle, la récolte et le partage d'aliments dans 112 communautés éligibles. Pendant les deux premières années de son existence, la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs a soutenu 15 000 chasseurs-cueilleurs, 410 chasses et cueillettes et plus de 717 initiatives de partage d'aliments dans plus de 110 communautés isolées.

L'ajout de subventions élaborées conjointement (la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés) a été encensé par les partenaires autochtones et nordiques. Ceux-ci perçoivent les investissements continus dans ces solutions comme une exigence à la base de la sécurité alimentaire et la souveraineté du Nord. Depuis son élargissement en 2021, Nutrition Nord Canada a versé plus de 76 millions de dollars aux quatre organisations inuites régionales par le biais de financement pour la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs et la Subvention pour les programmes alimentaires des communautés. Plus de 150 000 kilos de nourriture gratuite ont été livrés aux communautés inscrites au programme par la voie aérienne et les routes de glace entre janvier 2023 et novembre 2024.

Nutrition Nord Canada continue d'évoluer en réponse aux recommandations des partenaires autochtones et nordiques. Le programme adopte de plus en plus une approche systémique de l'alimentation et une co-livraison avec des partenaires autochtones pour promouvoir la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire dans les communautés isolées et nordiques. Grâce à sa Subvention de recherche sur la sécurité alimentaire, Nutrition Nord Canada continue de travailler avec des universitaires et des organisations autochtones pour examiner la contribution axée sur la vente au détail et revoir le processus de vérification afin de développer des options politiques significatives afin d'améliorer le programme pour ceux qu'il sert.

En février 2025, afin de mener un examen externe du programme Nutrition Nord, Aluki Kotierk a été nommée représentante spéciale pour Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada. Dans ce rôle, elle rencontrera les organisations autochtones nationales et régionales, les parties prenantes et les organisations fédérales pour évaluer l'efficacité du programme. Un rapport final contenant ses recommandations pour l'amélioration du programme est prévu pour 2026.

Gestion des urgences dans le Nord

Le changement climatique a un impact sur le Nord à un rythme trois fois supérieur à la moyenne mondiale. Comme l'a démontré la saison des feux de forêt de 2023, la gestion des urgences dans les trois territoires du Canada est confrontée à des défis uniques en raison de l'étendue du territoire, de la faible population, des communautés éloignées et de l'accélération des effets du changement climatique. Les feux de forêt de 2023 dans les Territoires du Nord-Ouest ont mis en lumière les lacunes des programmes fédéraux de gestion des urgences, principalement en ce qui concerne l'admissibilité des Autochtones et les obstacles programmatiques à l'accès aux Accords d'aide financière en cas de catastrophe du ministère de la Sécurité publique, ainsi qu'au Programme d'aide à la gestion des urgences de Services aux autochtones Canada. En réponse, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a fourni un financement unique de 15 millions de dollars aux partenaires autochtones des Territoires du Nord-Ouest pour combler les lacunes de la politique de gestion des urgences.

La réussite de la préparation et de la réponse aux urgences dans le Nord nécessite une communication et une coopération coordonnées entre tous les niveaux de gouvernement, y compris (et surtout) les gouvernements et les dirigeants autochtones. Après la saison des feux de forêt de 2023, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a été chargé de travailler avec d'autres ministères fédéraux à l'élaboration d'une stratégie à long terme visant à mettre en place une stratégie à long terme pour des services de gestion des urgences culturellement pertinents dans le Nord. Une analyse des programmes fédéraux existants a démontré une lacune importante dans la gestion des urgences, en particulier en ce qui concerne la planification et la préparation pour les communautés autochtones qui ne sont pas admissibles aux programmes fédéraux tels que les Accords d'aide financière en cas de catastrophe du ministère de la Sécurité publique ou au programme de Services aux Autochtones Canada (les Métis, les Inuit et les membres des Premières Nations vivant hors-réserve). Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada organise des sessions d'engagement avec des partenaires autochtones dans tout le Nord ainsi qu'avec les territoires afin de mieux comprendre les lacunes de la politique et les besoins des communautés. Ces sessions ont jusqu'à présent démontré la nécessité de renforcer les capacités communautaires afin de mieux préparer les communautés.

Réserve prouvée du champ pétrolier de Norman Wells

Le champ pétrolier de Norman Wells est un des sites d'exploitation pétrolières les plus anciens au Canada : en effet, Imperial Oil Resources y a produit du pétrole depuis 1920. Deux études environnementales sont en cours à Norman Wells à la recommandation de Sahtu Secretariat Incorporated : Ligne 490 et Opérations. L'Office d'évaluation des impacts sur l'environnement de la vallée du Mackenzie espère compléter chaque étude dans les plus brefs délais. Une pression sera exercée sur les ministres responsables pour qu'ils prennent des décisions en temps opportun, surtout dans le cas de la décision liée aux Opérations, comme l'Imperial est détentrice d'un permis d'utilisation des eaux de type A. Émis par le Conseil Sahtú sur les terres et les eaux (traduction libre de « Sahtú Land and Water Board »), ce permis expirera le 4 mars 2025 (le processus de renouvellement est interrompu pendant la complétion de l'étude environnementale).

Les Conseils sur les terres et les eaux n'ont pas le pouvoir de prolonger les permis. Toutefois, les ils ont le pouvoir d'agir dans l'intérêt public, ce qui inclut de prendre des décisions afin d'éviter les situations d'urgence. Le Conseil, pour donner le temps de compléter le processus d'étude environnementale, envisage l'amorce d'un processus de renouvellement de permis pour une période de trois ans, dans un cas d'urgence, sans changer les termes dudit permis. Le/la ministre des Affaires du Nord devra autoriser le renouvellement avant l'expiration du permis actuel (le 3 mai 2025). Le Conseil Sahtú sur les terres et les eaux s'attend à recommander le renouvellement au/à la ministre avant le 14 mars 2025.

Si le permis d'utilisation de type A d'Imperial n'est pas renouvelé pour les trois prochaines années tel que suggéré, la compagnie devra se préparer à cesser ses opérations. Cela aura un impact considérable sur le village de Norman Wells : une réduction de 15 % de la main d'œuvre locale, une perte annuelle de 6 millions de dollars en impôts fonciers, et la disparition du gaz naturel produit localement pour la génération d'électricité (ce qui entraînerait un besoin d'utiliser le diesel comme alternative).

Projet de mine de fer de Mary River (Chemin de fer et port de Steensby)

La mine Mary River de la Baffinland Iron Mines Corporation est située au nord de l'île de Baffin, dans la région de Qikiqtani au Nunavut. L'exploitation, qui a débuté en 2015, consiste à extraire du minerai de fer de haute pureté (ajouté à la liste des minéraux critiques du Canada en 2024) pour l'expédier sur le marché sans qu'il soit nécessaire de le concentrer ou de le traiter.

La mine de Mary River, qui a fait l'objet de nombreuses études d'impact en raison des modifications apportées depuis l'approbation du projet en 2012, continue de susciter l'intérêt du public, y compris au niveau international. Les principales préoccupations soulevées en relation avec les opérations de Mary River comprennent les impacts potentiels du transport du minerai sur les mammifères marins et les caribous, ainsi que les impacts du dépôt de poussière de minerai de fer sur la glace, l'eau potable et la faune.

La mine de Mary River est une source majeure d'emplois pour les Inuit et a un impact significatif sur l'économie du Nunavut et, en particulier, sur l'économie de la région du nord de Baffin. Cependant, diverses parties ont exprimé leur soutien et leur opposition au projet.

Baffinland cherche à faire progresser le développement de projet lié à la phase du projet qui, approuvée à l'origine, permet que la production nominale de 18 millions de tonnes de minerai de fer par année soit transporté vers le sud par le biais d'un nouveau chemin de fer situé à Steensby Inlet. Baffinland a soumis une demande pour obtenir les autorisations réglementaires fédérales requises pour aller de l'avant avec la construction du port et du chemin de fer. En ce moment, les autorités réglementaires fédérales coordonnent des consultations au sujet de ces autorisations.

L'Office des eaux du Nunavut en est à la considération du renouvellement du permis d'utilisation des eaux de type A de Baffinland ; les audiences publiques sont prévues pour le mois de mars. On s'attend à ce qu'une recommandation soit émise en mai pour la décision du/de la ministre des Affaires du Nord. Parallèlement, des discussions centrées sur la sécurité de la réhabilitation et la négociation d'une Entente sur la gestion de la sécurité entre la Qikiqtani Inuit Association, Baffinland et le ministère sont en cours.

Mine d'or Meliadine

La mine Meliadine d'Agnico Eagle Mines Limited est située dans la région de Kivalliq au Nunavut, à environ 25 kilomètres au nord de Rankin Inlet. Elle consiste en une exploitation à ciel ouvert et souterraine de l'or. La production commerciale a débuté en 2019 et devrait se poursuivre jusqu'en 2032.

Les deux mines d'Agnico Eagle actuellement en fonction (Meadowbank et Meliadine) produisent 22 % du PIB du Nunavut. La compagnie est le principal employeur privé du territoire : elle fournit un emploi à 3 500 individus, incluant 400 Inuit.

Agnico Eagle a des préoccupations techniques et économiques liées aux exigences de tests marins des Règlements sur les effluents des mines de métaux et de diamants d'Environnement et Changement climatique Canada, en particulier la méthode de test Acartia tonsa. Environnement et Changement climatique Canada est responsable des règlements, mais a étroitement collaboré avec Ressources naturelles Canada et le ministère pour examiner les préoccupations d'Agnico Eagle. Les problèmes de tests marins ont également des implications pour la mine Hope Bay d'Agnico Eagle, située dans la région de Kitikmeot au Nunavut, qui est actuellement en phase d'entretien et de maintenance. Agnico Eagle envisage de redévelopper et de rouvrir la mine. Toutefois, leurs problèmes avec les règlements pourraient être un facteur limitant.

Le ministère continue à se fier à l'expertise technique d'Environnement et Changement climatique Canada et de Ressources naturelles Canada lorsqu'il est question de préoccupations liées aux Règlements. Le rôle du ministère est d'agir en tant qu'intermédiaire entre les autres ministères et Agnico Eagle tout en gardant en tête la relation entre la Couronne et les Autochtones, l'autodétermination autochtone et l'intégrité du régime de cogestion et des implications économiques générales.

Initiative de réglementation dans le Nord

Le budget 2022 a fourni 3,8 milliards de dollars à Ressources naturelles Canada pour la mise en œuvre d'une stratégie canadienne sur les minéraux essentiels. Dans le cadre de la Stratégie, 40 millions de dollars sont alloués sur sept ans à l'Initiative de réglementation dans le Nord, qui vise à faire progresser les priorités réglementaires dans le Nord. Les projets financés par l'Initiative incluent, par exemple :

  • La conception d'une étude régionale dans la province géologique des Esclaves, dans les Territoires du Nord-Ouest, à la demande du gouvernement du Tłı̨chǫ, est actuellement en cours. L'étude pourra débuter lorsque le/la ministre approuvera le Cadre de référence et aura nommé les membres du comité qui dirigeront l'étude.
  • L'allocation de 2,5 millions de dollars pour soutenir cinq études dirigées par les Premières Nations dans le secteur des minéraux critiques et du potentiel des infrastructures habilitantes au Yukon. Le financement aux Premières Nations pour soutenir la collection et le partage de données sur les effets de base et cumulatifs, qui informent la planification de l'utilisation des terres, l'évaluation des impacts et la délivrance de permis, collaborera à la prévention de délais causés par le manque d'information ou de compréhension. Celui-ci a été conçu pour répondre aux priorités soulevées par le Gouvernement du Yukon, les Premières Nations du Yukon et l'industrie, qui continuent tous à s'impliquer par le biais des dialogues de l'Initiative de réglementation dans le Nord.
  • Un financement pour le développement d'un cadre d'évaluation des effets cumulatifs pour le projet de minerai de fer de la mine de Mary River a été versé à Commission du Nunavut chargée de l'examen des répercussions Le cadre peut s'appliquer à d'autres projets majeurs dans le territoire.
  • Le financement pour soutenir des initiatives visant à améliorer la gestion des données. L'Office d'examen des répercussions environnementales de la vallée du Mackenzie et l'Office d'évaluation environnementale et socioéconomique du Yukon travaillent à la mise à jour et à l'amélioration de la manière d'accéder aux données et à l'information pour informer les processus réglementaires. Ce travail tiendra compte de liens à d'autres plateformes d'hébergement de données (p. ex. la Plateforme de science et de données ouvertes dirigée par Ressources naturelles Canada et Environnement et Changement climatique Canada), aidera à fournir des données plus efficacement et servira à héberger les données et l'information recueillies dans le cadre de projets de l'Initiative de réglementation dans le Nord. Ce travail est conçu dans le but de développer une approche aux données pour l'ensemble du Nord.

Le budget 2024 a jeté les bases d'une approche pangouvernementale pour faire avancer les initiatives de croissance propre. L'Initiative de réglementation dans le Nord dans le cadre de la Stratégie des minéraux essentiels est un exemple de la manière dont le gouvernement du Canada fait progresser le travail d'efficacité réglementaire pour soutenir les objectifs de croissance propre.

Le Programme d'aide financière aux participants du Nord contribuer à assurer la participation significative et informée de 23 récipiendaires issus de gouvernements et d'organisations autochtones et d'une société civile récipiendaire dans les trois territoires, chevauchés par sept évaluations des impacts et deux processus de permis d'utilisation des eaux.

Une trousse de gabarits d'exploration minérale a été mise au point pour contribuer à la simplification des processus réglementaires et à la réduction de la charge de travail à laquelle font face les compagnies d'exploration de petite taille des Territoires du Nord-Ouest.

On a lancé un projet pilote de transfert des connaissances et des habiletés entre la Mackenzie Valley Land and Water Board et les gouvernements et organisations autochtones afin de soutenir des processus réglementaires plus efficients, efficaces et informés dans les Territoires du Nord-Ouest.

Proposition de modifications ciblées à la Loi sur l'évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon

Une proposition de modification de la Loi sur l'évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon (la Loi) a été élaborée conjointement par le Conseil des Premières Nations du Yukon, le gouvernement du Yukon et le gouvernement du Canada (les parties) afin d'exempter certains projets d'une réévaluation avec le consentement des Premières Nations du Yukon concernées. Le gouvernement du Yukon continue de promouvoir cette modification ciblée comme étant essentielle à l'efficacité et à la réactivité des processus réglementaires dans le territoire, et a fait de cette question une priorité importante. Les chefs membres du Conseil des Premières Nations du Yukon ont signé une résolution officielle en soutien préliminaire à la proposition en janvier 2024, à condition que l'amendement final maintienne l'exigence du consentement des Premières Nations et qu'une évaluation complète de la Loi soit débutée avant 2027.

Les consultations sur l'ébauche du projet de loi ont commencé en décembre 2024. L'Énoncé économique de l'automne de 2024 a annoncé l'intention du gouvernement de poursuivre cet amendement avant une révision complète de la loi prévue pour 2026. La modification proposée ne présente pas un risque élevé; toutefois, le niveau de risque augmentera si la consultation n'est pas menée de manière significative. Les délais serrés pour l'introduction au Parlement dans le court terme seront un facteur à prendre en compte pour aller de l'avant. Les consultations en lien avec ce projet sont toujours en cours.

Plan d'aménagement recommandé du Nunavut

La Commission d'aménagement du Nunavut, créée en 1995 en vertu de l'Accord du Nunavut, est responsable de l'élaboration des plans d'aménagement du territoire dans la région du Nunavut qui prévoient la conservation, le développement et l'utilisation des régions terrestres et marines, et qui reflètent les priorités et les valeurs des Nunavummiut.

Un plan d'aménagement du territoire à l'échelle du Nunavut, qui serait l'un des plus grands plans régionaux d'aménagement du territoire au monde, est en préparation depuis 2007.

La quatrième version du plan, l'ébauche du plan d'aménagement du territoire du Nunavut 2021, a fait l'objet d'un examen public et de cinq audiences publiques régionales en 2022. Sur la base des commentaires reçus au cours de ce processus d'examen, la Commission d'aménagement du Nunavut a procédé à des révisions et a soumis, le 20 juin 2023, le plan d'aménagement du territoire du Nunavut recommandé aux trois parties pour qu'elles prennent des décisions.

Les décisions d'accepter ou non un plan d'aménagement du territoire sont prises par le gouvernement du Canada, le gouvernement du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated. S'il est accepté par les trois parties, les deux ministres demanderont l'approbation du gouverneur en conseil et du Conseil exécutif du Nunavut. S'il est rejeté par l'une ou l'autre des parties, il est renvoyé à la Commission d'aménagement du Nunavut, accompagné de motifs écrits de révision. La loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets du Nunavut ne prévoit pas de délais ; les décisions doivent être prises dès que possible.

À ce jour, les premières réactions des intervenants externes à l'égard du Plan recommandé ont été mitigées. L'industrie minière a indiqué avoir de sérieuses préoccupations et demande instamment son rejet, tandis que les organisations environnementales et non gouvernementales ont mentionné que le Plan recommandé crée une solide base pour la gestion des terres au Nunavut et ont fortement insisté pour qu'il soit approuvé.

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a pris en charge la coordination de l'analyse continue du Plan recommandé par le gouvernement du Canada par le biais d'un groupe de travail fédéral. Des discussions significatives avec le gouvernement du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated ont débuté `s l'automne 2024 et se poursuivront jusqu'au printemps 2025 dans le but d'atteindre une décision commune quant à l'acceptation (ou le rejet) du Plan recommandé. Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada mène également des consultations de la Couronne conjointes avec le gouvernement du Nunavut.

Une fois que les consultations de la Couronne seront terminées et que les discussions des parties sur les préoccupations relatives au plan et sur la voie à suivre seront achevées, un document de décision sera transmis au/à la ministre des Affaires du Nord pour qu'il/elle accepte ou rejette le Plan recommandé.

Gestion de programmes

Gestion des terres, des ressources et de l'environnement du Nord

Tout en s'efforçant d'accroître le transfert de responsabilités fédérales aux gouvernements territoriaux dans le cadre de la dévolution, le gouvernement fédéral, par l'intermédiaire de l'administration des affaires du Nord de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada, conserve la responsabilité de certaines terres et ressources dans le Nord, y compris la surveillance de la législation sur la cogestion des ressources qui reflète, respecte et met en œuvre les régimes de cogestion des ressources nordiques établis dans les traités modernes.

En conséquence, plusieurs programmes et politiques sont axés sur la cogestion, le développement durable et la surveillance réglementaire des terres, de l'eau, des ressources naturelles et de l'environnement du Nord. Il s'agit notamment de gérer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières, de mettre en œuvre l'accord sur les ressources pétrolières et gazières en mer, de gérer les redevances dans les domaines de compétence fédérale, de participer aux processus d'évaluation des incidences et de réglementation des projets (et de jouer un rôle décisionnel dans certains cas) et de veiller à l'achèvement de l'aménagement du territoire, de soutenir l'Initiative de réglementation nordique de la stratégie pour les minéraux critiques et de contribuer à la conservation du milieu marin et à d'autres initiatives liées aux océans. Il est essentiel de veiller à ce que les perspectives nordiques soient prises en compte dans les politiques et les programmes fédéraux. Les Affaires du Nord jouent également un rôle de soutien dans les négociations de traités modernes sur des sujets liés à la gestion des ressources et dirigent les amendements conséquents à la législation sur la cogestion des ressources résultant de la finalisation ou de la modernisation des traités.

Programme des sites contaminés du Nord

Dans le cadre du Programme des sites contaminés du Nord, le ministère gère plus de 160 sites contaminés dans le Nord, représentant un passif environnemental estimé à 6,3 milliards de dollars (Comptes publics du Canada, mars 2023). Les huit plus grands projets de mines abandonnées situées au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest sont administrés par le Programme de remise en état des mines abandonnées du Nord ; cela comprend les projets d'assainissement de la mine Giant et de la mine Faro, deux des plus grands sites contaminés du Canada. Les sites contaminés restants dans le Nord sous la responsabilité de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada sont financés grâce au Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux d'Environnement et Changement climatique Canada. Le Programme des sites contaminés du Nord a pour objectif de gérer les sites contaminés de manière rentable et cohérente, réduire les risques pour la santé humaine et l'environnement et les responsabilités environnementales fédérales associées, tout en favorisant les partenariats et les opportunités socio-économiques pour les habitants du Nord et les populations autochtones. La priorité est donnée aux sites qui présentent les risques les plus élevés.

Sur le site de réhabilitation de la mine de Faro, le développement et la propriété réussis du camp Tse Zul par le Conseil Dena de Ross River représentent une étape socio-économique significative. Grâce à la collaboration avec Parsons, la Dena Nezziddi Development Corporation et l'équipe du projet de réhabilitation de la mine de Faro, il s'est imposé comme le plus grand fournisseur de services de camp autochtone au Yukon.

Ce succès renforce non seulement le rôle futur de la Dena Nezziddi Development Corporation dans le développement de la main-d'œuvre et de l'économie, mais la positionne également pour participer à d'autres projets majeurs à travers le territoire. Le camp temporaire situé sur le site de Grum continue de fournir des logements pour jusqu'à 76 travailleurs pendant que le site et les installations du camp Tse Zul sont en cours de préparation. Le camp temporaire appartient à la Dena Nezziddi Development Corporation, qui travaille avec Summit Camps pour fournir des services d'exploitation.

Espace national pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis et espace dédié aux Algonquins

L'espace pour les peuples autochtones, situé au cent (100), rue Wellington, à Ottawa, se veut un lieu d'éducation et de sensibilisation à la contribution des peuples des Premières Nations, des Inuit et des Métis au passé, au présent et au futur du Canada. Il est conçu pour être fondé sur des distinctions et refléter chacun des trois groupes autochtones uniques au Canada - les Premières nations, les Inuit et les Métis - et la diversité au sein de ces groupes. Il offrira également aux gouvernements autochtones un espace pour mener des relations intergouvernementales et des activités officielles.

Depuis Octobre 2023, les organisations nationales autochtones ont pu avoir un accès à court terme au 100, rue Wellington. Le 4 mars 2025, le ministre des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord, la cheffe nationale de l'Assemblée des Premières Nations, le président d'Inuit Tapiriit Kanatami et la présidente du Ralliement national des Métis ont signé une lettre d'intention et un cadre de mise en œuvre de la collaboration qui solidifient davantage la présence des Premières Nations, des Inuit et des Métis dans la cité parlementaire. Le cadre a pour but d'établir une vision commune pour les activités clés qui soutiendront les débuts de la planification du projet.

Paysages autochtones

Les peuples autochtones du Canada se composent de trois groupes principaux : Premières Nations (aussi appelées Indiens dans des lois comme la Loi sur les Indiens), Inuit et Métis. Il existe de nombreuses différences culturelles et juridiques entre et au sein de chacun de ces trois groupes. Les traités modernes, en tant qu'accords protégés par la Constitution, font partie du cadre constitutionnel du Canada et représentent une expression distincte de la réconciliation. Les traités modernes sont des accords uniques qui transcendent les autres catégories existantes fondées sur des distinctions.

Contexte historique des relations Couronne–Autochtones

Les relations entre les peuples autochtones et le gouvernement ont évolué au fil du temps et cette évolution se poursuit. Les premières interactions entre les explorateurs européens et les « Indiens » (Premières Nations), les Inuit et, plus tard, les Métis, étaient fondées sur des objectifs mutuellement bénéfiques et sur des alliances stratégiques dans le cadre de traités portant essentiellement sur le commerce et la protection, puis sur l'achat de terres. Après la promulgation de la Proclamation royale de 1763, qui établit l'autorité britannique en Nouvelle-France et traite d'intérêts des Premières Nations, la nature des relations entre la Couronne et les Autochtones a changé, passant d'une relation fondée sur des concepts de nation-à-nation à une relation où la Couronne exerce un pouvoir et une autorité croissants sur les peuples autochtones.

Au roman numeral 19e siècle, de nouvelles idées et stratégies de ces relations ont commencé à se répandre. À partir des années 1820, différentes initiatives ont été entreprises pour assimiler les peuples des Premières Nations à la société coloniale britannique. Après 1867, le Canada a assumé la responsabilité de la gestion des « Indiens et des terres indiennes » et a adopté la Lois sur les Indiens de 1876. Cette loi donnait plus de pouvoirs au ministère des Affaires indiennes en lui permettant d'intervenir dans la vie des membres des Premières Nations et de superviser la gouvernance locale des collectivités. Les modifications apportées à la Loi sur les Indiens imposaient de plus en plus de restrictions et des contrôles plus stricts sur la vie des peuples autochtones. Le ministère des Affaires indiennes a reçu le mandat de gérer les terres des réserves et de promouvoir des politiques et des programmes visant à apporter des changements culturels et sociaux aux peuples autochtones. Il convient de noter que le ministère des Affaires indiennes s'est servi de la Loi sur les Indiens et d'autres politiques relatives aux programmes d'éducation pour forcer une transformation des sociétés autochtones. Des pensionnats ont été créés dans les années 1880 pour éduquer les enfants autochtones dans un environnement religieux. Ces écoles ont vu 150 000 enfants autochtones forcés, pour la plupart, à quitter leur famille et leur collectivité pour aller à des écoles éloignées, aboutissant à la perte de leur langue et culture autochtones.

Depuis la Confédération en 1867, les Inuit étaient alors hors de la responsabilité du ministère des Affaires indiennes, car on soutenait que le libellé de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique n'incluait que les « Indiens » comme responsabilité fédérale, et non les Inuit. Après une décision de la Cour suprême du Canada en 1939 indiquant que les Inuit devraient être considérés comme des « Indiens » et relever du gouvernement fédéral, des programmes et des services ont lentement été élaborés pour les Inuit et les autres peuples autochtones du Nord. Bien qu'ils aient été gérés séparément des Affaires indiennes jusqu'en 1966, les programmes et les politiques étaient en grande partie inefficaces et souvent inappropriés pour les régions du Nord. Depuis les années 1970, les collectivités inuites ont négocié des ententes sur les revendications territoriales et la gouvernance de leurs terres ancestrales et ont aussi abouti à la création du territoire du Nunavut à titre de gouvernement public.

Au milieu des années 1940, il était évident que les politiques d'assimilation des Premières Nations devaient être abandonnées, car les collectivités autochtones rejetaient l'assimilation culturelle dans la société non autochtone. Cela a donné lieu à un lent processus de modification de la Loi sur les Indiens et d'autres politiques visant à limiter graduellement une partie des pouvoirs du gouvernement fédéral sur les collectivités des Premières Nations. Au cours du dernier demi-siècle, le contrôle local a été transféré par l'entremise de divers programmes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale en réponse aux appels croissants en faveur d'une plus grande autonomie des Premières Nations et d'une reconnaissance plus importante du droit des Autochtones à l'autonomie gouvernementale et à l'autodétermination.

Bien que des traités visant à régler la question des droits fonciers autochtones aient été conclus jusqu'au début du roman numeral 20e siècle, les politiques ultérieures ont mis fin à la pratique de la conclusion de traités et ont rejeté les droits autochtones. Dans les années 1970, de nouvelles politiques, comme la Politique sur les revendications territoriales globales et la Politique sur les revendications particulières, ont été élaborées pour gérer les revendications et les droits autochtones en suspens. Après qu'une série de décisions judiciaires marquantes aient entraîné un changement important dans la reconnaissance des droits des Autochtones au Canada, une nouvelle politique a été annoncée pour régler les revendications des Autochtones sur les terres et les ressources par un processus négocié. Depuis 1975, 27 ententes, connues sous le nom de « traités modernes », ont été conclues dans le Nord du Québec, les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon et en Colombie-Britannique avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis. De plus, une politique complémentaire a été créée en 1973 pour traiter les revendications de nature plus spécifique liées à des griefs historiques comme les obligations découlant de traités non respectés ou la mauvaise gestion des terres, connues sous le nom de revendications particulières. Depuis 2008, ce processus est complété par la Loi sur le Tribunal des revendications particulières, qui a créé un organisme indépendant connu sous le nom de Tribunal des revendications particulières apte à rendre des décisions exécutoires relatives à la validité des revendications et la compensation.

Lorsque la Constitution canadienne a été rapatriée en 1982, les organisations politiques des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont fait pression et ont réussi à obtenir leur place à la table de discussion. Ces discussions ont abouti à l'inclusion de l'article 35 dans la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît les « droits existants — ancestraux ou issus de traités » et comprend une définition des peuples autochtones qui inclut les trois groupes. L'article 35 est devenu un mécanisme important pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis afin de définir et de clarifier l'étendue des droits ancestraux et issus de traités.

Tout comme les Inuit du Nord canadien, les Métis ont longtemps été ignorés par le gouvernement fédéral. Ce n'est qu'en 1982 que les Métis ont été reconnus en tant que groupe autochtone, après avoir lutté pour faire reconnaître leurs droits ou quelque responsabilité fédérale envers eux. Depuis leur reconnaissance en vertu de l'article 35, les organisations provinciales de Métis, ainsi que le Conseil national des Métis du Congrès des peuples autochtones, ont eu recours aux tribunaux pour défendre leur place au sein du Canada.

Avec l'adoption de l'article 35, répondre aux erreurs des politiques et actions passées revêt une nouvelle importance. Après près d'une décennie de discussions et de négociations, un règlement a été annoncé en 2007 pour indemniser les survivants des pensionnats indiens. Dans le cadre de ce règlement, la Commission de vérité et réconciliation a été établie à titre d'organisme indépendant pour offrir aux anciens élèves et autres personnes touchées par le système des pensionnats indiens un lieu sûr et adapté à leur culture pour communiquer leur expérience. Le 11 juin 2008, le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses officielles aux anciens élèves des pensionnats, à leurs familles et à leurs communautés, et a demandé pardon pour les souffrances subies par les élèves ainsi que pour l'impact des pensionnats sur les cultures, le patrimoine et les langues autochtones. En 2015, la Commission de vérité et réconciliation a publié son rapport final et ses appels à l'action demandant une refonte en profondeur des relations entre les peuples autochtones et les Canadiens et Canadiennes. Pendant que le Gouvernement du Canada et les partenaires autochtones font avancer la mise en œuvre des appels à l'action, les annonces concernent les dépouilles anonymes d'enfants sur les lieux des pensionnats continuent à obliger les Canadiens et Canadiennes à confronter l'histoire raciste et discriminatoire des actions du Canada envers les peuples autochtones.

Depuis l'abandon des politiques d'assimilation dans les années 1970 et l'introduction de politiques visant à résoudre les revendications et les griefs en suspens, de nouveaux processus ont permis de faire progresser les relations et la réconciliation. Au cours des 40 dernières années, 27 traités modernes ont été conclus avec plus d'une centaine de collectivités autochtones, tandis que plus de 500 revendications particulières ont été réglées, ce qui a rapporté plus de 6 milliards de dollars en indemnisation aux collectivités des Premières Nations. À ce jour, 22 des 27 traités modernes comportent des éléments d'autonomie. De plus, il existe trois accords autonomes et dix accords sectoriels d'autonomie gouvernementale. Ces accords ont permis aux communautés autochtones de reprendre le contrôle de leurs propres affaires, créant ainsi de nouvelles opportunités de croissance et de changement. S'appuyant sur la reconnaissance des droits ancestraux et issus de traités dans la Loi constitutionnelle de 1982, de nouvelles façons de mieux reconnaître et mettre en œuvre ces droits ont été établies. Elles aideront à restaurer les relations entre la Couronne et les Autochtones et à trouver des voies constructives pour promouvoir la participation économique et sociale des Autochtones et leur autodétermination.

Premières Nations

Les Premières Nations ne forment pas un seul groupe, mais plusieurs groupes différents parlant des langues différentes et ayant une grande diversité de traditions et de pratiques culturelles. Malgré cette diversité, les Premières Nations partagent des expériences semblables en raison de leurs interactions avec le gouvernement du Canada, de leur vie dans les réserves et de l'incidence de lois particulières, comme la Loi sur les Indiens. Cette loi, qui est une loi fédérale, définit légalement les personnes qui ont le droit d'être inscrites à titre d' « Indiens » en fonction de leur ascendance. Ces personnes sont habituellement considérées comme des « Indiens de plein droit » ou des « Indiens inscrits ». L'article 6 de la Loi explique comment le statut est ou peut être transmis des parents aux enfants. Le statut et le lieu de résidence sont essentiels pour déterminer l'admissibilité d'une personne aux programmes et services fédéraux.

Au sein des collectivités des Premières Nations, il existe également une différence entre les Indiens inscrits qui sont reconnus comme membres d'une collectivité des Premières Nations (aussi appelée « bande ») et les autres membres. Aux termes des dispositions de la Loi sur les Indiens, certaines collectivités individuelles déterminent comment l'appartenance à la bande est établie. L'appartenance à une bande peut offrir de nombreux avantages, y compris l'acceptation en tant que membre de la collectivité et de la culture et l'accès aux programmes et services administrés par la bande.

Il existe une autre distinction entre les Indiens visés par un traité, c'est-à-dire les membres des Premières Nations qui ont signé une entente historique relative à la cession de terres avec la Couronne (avant 1975) ou un accord moderne (depuis 1975), et les Indiens non visés par un traité. Les Indiens visés par un traité, qu'ils vivent ou non dans une réserve, jouissent de droits et d'avantages particuliers, tels les droits issus d'un traité de chasser et de pêcher ou le paiement d'annuités découlant d'un traité en vertu des modalités de celui-ci.

L'Assemblée des Premières Nations est une organisation nationale de défense des intérêts qui a représenté pour des dizaines d'années et représente actuellement plus de 600 communautés des Premières Nations à travers le Canada. Il existe également d'autres organisations au niveau national, régional et communautaire qui défendent les femmes et les personnes 2ELGBTQIA+ des Premières Nations. Ces organisations comprennent l'Association des femmes autochtones du Canada (depuis 1974), l'Association des femmes autochtones de l'Ontario (depuis 1971) et Les femmes autochtones du Québec (depuis 1974), qui défendent activement les intérêts des femmes et influencent les politiques et la législation.

Inuit

Les Inuit sont les peuples autochtones originaires du Nord du Canada. La plupart des Inuit résident au Nunavut, dans la région du delta du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest (Inuvialuit), de même que dans les régions nordiques du Québec (Nunavik) et au Labrador (Nunatsiavut). Puisque les ententes sur les revendications territoriales ont été conclues avec les Inuit, ils sont plus facilement reconnus comme bénéficiaires d'une des quatre ententes sur les revendications territoriales suivantes :

  • Convention définitive des Inuvialuit (1984);
  • Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (1993);
  • Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (1993); Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador (2005) ; et
  • Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik (2006)/partie concernant les Inuit de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (1975).

Au fil du temps, en raison des migrations et de la nécessité d'accéder aux services, de nombreux Inuit se sont installés en dehors de l'Inuit Nunangat. Il existe d'importantes populations inuites dans le sud, notamment à Edmonton, Winnipeg, Ottawa, Montréal et Halifax.

L'Inuit Tapiriit Kanatami est le porte-parole national d'environ 70 000 Inuit vivant principalement dans 51 collectivités réparties dans quatre régions visées par des revendications territoriales : la région désignée des Inuvialuit (Territoires du Nord-Ouest) ; le Nunavut ; le Nunavik (Nord québécois) ; et le Nunatsiavut (nord du Labrador). Pauktuutit Inuit Women of Canada est une organisation nationale de défense des intérêts des femmes, des enfants et des familles inuits qui travaille depuis plus de 40 ans à la promotion de leurs besoins et de leurs intérêts. Elle travaille en étroite collaboration avec Inuit Tapiriit Kanatami.

Métis

Bien qu'il n'existe pas de définition juridique unique ou définitive des Métis, il est généralement admis que les Métis sont les descendants des femmes des Premières Nations et des hommes européens qui ont formé leur propre culture, leurs traditions, leur langue et leur mode de vie uniques dans des collectivités distinctes des autres collectivités autochtones et européennes.

De nombreuses décisions judiciaires ont contribué à établir une définition des droits des Métis, comme l'arrêt Powley de 2003, dans le cadre duquel la Cour suprême du Canada a affirmé que, aux fins de la définition des droits ancestraux, le terme « Métis » utilisé à l'article 35 de la Loi constitutionnelle désigne les peuples distincts qui, en plus de leur ascendance mixte, possèdent leurs propres coutumes, mode de vie et identité collective reconnaissable et distincte de celle de leurs ancêtres indiens ou européens. Dans l'affaire de la Fédération des Métis du Manitoba de 2013, les tribunaux ont signalé que la Couronne fédérale doit s'engager de façon significative avec les descendants des Métis de la vallée de la rivière Rouge.

Le paysage métis continue d'évoluer. Le Ralliement national des Métis représente deux membres dirigeants : Métis Nation of Alberta et Métis Nation Ontario. La Fédération des Métis du Manitoba, la Nation métisse de la Saskatchewan et la Métis Nation British Columbia se sont retirées du Ralliement national des Métis en 2021 et 2024, respectivement. Le Metis Settlement General Council représente les huit établissements métis de l'Alberta et est la seule organisation métisse basée sur le territoire.

Les Femmes Michif Otipemisiwak est une organisation nationale qui défend les intérêts des femmes métisses et met de l'avant leurs points de vue pour éclairer l'élaboration des politiques et des programmes.

Outre les Métis ayant des droits définis, il existe une communauté métisse plus large formée de personnes d'ascendance mixte autochtone-européenne répartie un peu partout au Canada, notamment à l'extérieur de la patrie des Métis dans l'est de l'Ontario et dans le Nord. Certains membres de cette communauté sont représentés par le Congrès des peuples autochtones.

Entre 3 000 et 5 000 résidents autochtones des Territoires du Nord-Ouest s'identifient comme Métis. Ils sont représentés par des sections locales métisses dans un certain nombre de communautés, notamment Fort Simpson, Fort Providence, Norman Wells, Fort Smith, Fort Résolution et Hay River. Les Métis résidant dans les Territoires du Nord-Ouest ne sont pas représentés par le Ralliement national des Métis et ne peuvent généralement pas accéder aux programmes de financement offerts par Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada. Il en résulte une lacune dans le financement des politiques – une lacune dont divers groupes de Métis des Territoires du Nord-Ouest ont exprimé l'inquiétude depuis la création des politiques fondées sur les distinctions.

Partenaires autochtones des traités modernes et autonomes

Les traités modernes et les accords d'autonomie gouvernementale définissent une relation unique avec le gouvernement du Canada et guident l'engagement des partenaires. Un traité moderne ou un accord d'autonomie gouvernementale entend une relation unique. Par conséquent, les organisations autochtones nationales ne représentent pas les partenaires autochtones des traités modernes, sauf si ces partenaires indiquent qu'ils souhaitent être représentés par une telle organisation (par exemple, dans la plupart des cas, les partenaires inuits des traités modernes choisissent d'être représentés par l'Inuit Tapiriit Kanatami). Les partenaires autochtones des traités modernes sont plutôt représentés par des gouvernements autochtones et/ou des organisations collectives de traités modernes, selon le contexte et les préférences des partenaires.

Indiens non-inscrits

Les Indiens non-inscrits sont des personnes qui se déclarent elles-mêmes autochtones, mais qui n'ont pas droit à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens car elles ne répondent pas au critère de l'article 6 de la Loi, ou qui choisissent de ne pas s'inscrire, et qui ne sont pas admissibles aux avantages qui accompagnent l'inscription offerts par le gouvernement fédéral. En 2016, la Cour suprême du Canada conclut dans l'affaire Daniels c. Canada que les Indiens non-inscrits sont des « Indiens » aux fins du paragraphe 91(24) de la Loi constitutionnelle de 1867. Le Canada continue à travailler sur une réponse à l'arrêt Daniels qui traitera les circonstances uniques des Premières Nations non-inscrites et les Métis.

Le Congrès des peuples autochtones est une organisation nationale de défense des droits (depuis 1971) qui représente les Premières Nations non inscrites ainsi que les intérêts des Premières Nations inscrites vivant hors réserve, des Métis ne faisant pas partie de la nation métisse et des Inuit du sud du Labrador. Des travaux sont en cours pour mieux définir le champ d'action des membres de l'organisation, qui résident dans tout le Canada et dont la grande majorité vit dans des zones urbaines.

En dehors des Indiens non-inscrits, il existe au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest des Premières Nations qui n'ont pas signé de traités modernes et qui n'ont pas créé de réserves, mais qui ont plutôt mis des terres « en jachère ». Par conséquent, ces populations ne sont généralement pas éligibles à la majorité des financements basés sur les services de Services aux Autochtones Canada.

Données démographiques

La population autochtone est plus jeune que l'ensemble de la population canadienne et croît plus rapidement que tout autre segment de celle-ci.

Lors du Recensement de 2021, 1,8 million de personnes au Canada ont déclaré être d'ascendance autochtone, ce qui représente cinq pourcent de la population canadienne.

Répartition de la population Note de tableau 1
Identité % en Population Population
Indiens inscrits 41,6 pourcent 753 110
Métis 34,5 pourcent 624 220
Indiens non-inscrits 16,3 pourcent 295 290
Inuit 3,9 pourcent 70 545
Autres Autochtones Note de tableau 2 1,5 pourcent 28 860
Réponses non comprises ailleurs Note de tableau 3 1,9 pourcent 35 225
Total 100 pourcent 1 807 250
Note de tableau 1

Source : Statistique Canada, Recensement de la population de 2021, tableaux ministériels

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Note de tableau 2

La catégorie « Autres Autochtones » comprend les répondants qui ont indiqué appartenir à plus d'un groupe autochtone et ceux qui ont déclaré être membres d'une bande, mais qui ne font pas partie d'un groupe autochtone et ne sont pas inscrits comme Indiens.

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Note de tableaue 3

La catégorie « Réponses non comprise ailleurs » comprend les personnes qui ne s'identifient pas à titre de membres des Premières Nations (Indiens de l'Amérique du Nord), Métis ou Inuk (Inuit), mais qui déclarent être des Indiens inscrits ou des Indiens des traités et/ou être membres d'une Première Nation ou d'une bande indienne.

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En 2021, 41 pourcent des Indiens inscrits vivaient dans une réserve. Parmi les autres groupes, la majorité des Indiens non-inscrits et des Métis (respectivement 75 pourcent et 71 pourcent) vivent dans les centres urbains. Tandis que les Inuit vivaient principalement dans les régions nordiques et rurales, le nombre d'Inuit vivant dans les grands centres urbains a augmenté depuis 2016, passant de 13,00 pourcent à 15,03 pourcent.

Partenaires autochtones

Assemblée des Premières Nations

Chef national Cindy Woodhouse Nepinak

Chef national Cindy Woodhouse Nepinak

L'Assemblée des Premières Nations est une organisation nationale qui représente plus de 600 communautés des Premières Nations à travers le Canada. Il convient de noter que les Premières Nations de l'Alberta se sont retirées de l'Assemblée des Premières Nations en 2021 et n'y sont toujours pas revenues (Traités 6, 7 et 8). Lors de la récente assemblée spéciale des chefs (3–5 décembre 2024), certains chefs de l'Alberta ont demandé la dissolution de l'Assemblée des Premières Nations.

L'Assemblée des Premières Nations reçoit des directives de des Premières Nations à l'Assemblée par le biais de résolutions et est guidée par son Comité exécutif composé du chef national et de 11 chefs régionaux. Elle est également soutenue par le Conseil des femmes, le Conseil des jeunes, le Conseil des anciens combattants, le Conseil des gardiens du savoir et le Conseil 2ELGBTQ+, qui veillent à ce que les préoccupations et les points de vue des Premières Nations soient pris en compte dans tous les travaux.

Depuis juin 2017, le gouvernement du Canada et l'Assemblée des Premières Nations ont travaillé en collaboration dans le cadre du Mécanisme bilatéral permanent fondé sur les distinctions afin de définir des priorités conjointes, d'adopter une approche pangouvernementale pour faire avancer les travaux sur les priorités conjointes et de surveiller les progrès réalisés pour assurer une mise en œuvre efficace. Des progrès significatifs ont été réalisés, mais il reste encore beaucoup à faire.

La chef nationale Cindy Woodhouse Nepinak est née et a grandi dans la Première Nation de Pinaymootang, au Manitoba. Son ancêtre, le chef Richard Woodhouse, était l'un des premiers signataires du traité 2. Elle a entamé son mandat de chef national de l'Assemblée des Premières Nations le 7 décembre 2023, devenant ainsi la plus jeune femme à occuper ce poste.

La chef nationale Woodhouse Nepinak est titulaire d'un baccalauréat ès arts de l'Université de Winnipeg et a suivi le programme Tribal Leaders de la Harvard Business School. En 2021, elle a été élue chef régionale de l'Assemblée des Premières Nations pour la région du Manitoba. Pendant son mandat, elle a été la principale négociatrice dans le cadre du recours collectif contre les Services à l'enfance et à la famille des Premières Nations et le Principe de Jordan.

Inuit Tapiriit Kanatami

Président Natan Obed

Président Natan Obed

Fondé en 1971, l'Inuit Tapiriit Kanatami est la voix nationale d'environ 5 000 Inuit vivant principalement dans 53 communautés de quatre régions de revendications territoriales inuites : l'Inuvialuit (Territoires du Nord-Ouest), le Nunavut, le Nunavik (Nord du Québec) et le Nunatsiavut (Nord du Labrador). Inuit Tapiriit Kanatami représente et promeut les intérêts des Inuit sur un large éventail de questions environnementales, sociales, culturelles et politiques. Le conseil d'administration d'Inuit Tapiriit Kanatami est composé des présidents d'Inuit Tapiriit Kanatami et de quatre organisations inuites de revendication territoriale (Nunavut Tunngavik Incorporated, Makivik Corporation, le gouvernement du Nunatsiavut et l'Inuvialuit Regional Corporation), ainsi que du président du Conseil circumpolaire inuit (Canada). Les présidents du Conseil national de la jeunesse inuite et de Pauktuutit Inuit Woman of Canada sont membres d'office.

Le 19 août 2021, Natan Obed a été élu par acclamation président de l'Inuit Tapiriit Kanatami pour un mandat de quatre ans. Il s'agira du troisième mandat du président Obed en tant que président de l'organisation, puisquìl a récemment annoncé qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections.

Dans les années 1990, Natan Obed a quitté sa maison de Nain, au Nunatsiavut, pour obtenir un baccalauréat en anglais et en études américaines à la Tufts University de Boston, au Massachusetts. Il a ensuite travaillé pour l'Association des Inuit du Labrador, où il a participé à la négociation d'un accord sur les répercussions et les avantages pour les Inuit en ce qui a trait à la mine de nickel de Voisey's Bay. Il a ensuite occupé pendant près de deux ans le poste de directeur du développement socio-économique de l'Inuit Tapiriit Kanatami, avant de déménager à Iqaluit pour devenir directeur du développement social et culturel de la Nunavut Tunngavik Incorporated. Il a consacré sa carrière à travailler avec les organisations représentatives des Inuit pour améliorer le bien-être des Inuit au Canada.

Inuvialuit Regional Corporation (Société régionale inuvialuit)

Président et directeur général Duane Smith

Président et directeur général Duane Smith

Duane Smith est le président et directeur général de l'Inuvialuit Regional Corporation, dont le mandat est de recevoir les compensations financières et foncières pour les Inuvialuit résultant de l'Accord définitif des Inuvialuit de 1984. De 2002 à 2016, Duane Smith a été président de l'Inuit Circumpolar Council Canada (Conseil circumpolaire inuit Canada) et a été président de l'Inuvik Community Corporation (la Corporation communautaire de l'Inuvik) pour six mandats à compter de 2004.

Nunavut Tunngavik Incorporated

Président Jeremy Tunraluk

Président Jeremy Tunraluk

Jeremy Tunraluk a été élu président de Nunavut Tunngavik Incorporated suite aux élections du 9 décembre 2024. Né à Arctic Bay au Nunavut, il a été secrétaire-trésorier et membre à titre personnel de la Qikiqtani Inuit Association, directeur Communautaire à Arctic Bay et président du conseil d'administration pour la Kakivak Association. Il est aussi un musicien reconnu du Nunavut.

Makivik Corporation

Président Pita Aatami

Président Pita Aatami

Le président Pita Aatami a été réélu président de Makivvik en février 2024. Il a occupé ce poste de 1998 à 2012 et y est revenu en janvier 2021. De 2013 à 2020, il a été président-directeur général d'Air Inuit, une filiale de Makivvik (et détenue entièrement par Makivvik).

Son histoire avec Makivvik remonte à 1987, lorsqu'il a été élu membre du conseil d'administration de la communauté de Kuujjuaq, où il a grandi. En 1993, il a été élu trésorier de Makivvik, poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il en devienne président en 1998.

Le président Aatami était auparavant président de First Air, président de Kuujjuamiut, Halutik Enterprises, et directeur d'Air Inuit et de Seaku Fisheries. Il a été président de la Nayumivik Landholding Corporation à Kuujjuaq, maire adjoint de Kuujjuaq pendant dix ans et président de la commission des loisirs de Kuujjuaq. Il a créé le camp de jeunes de Kuujjuaq dans sa communauté.

Gouvernement du Nunatsiavut

Président Johannes Lampe

Président Johannes Lampe

Johannes Lampe est né à Okak Bay, un peu plus de 100 kilomètres au nord de Nain. En 1956, dans le cadre d'un programme de réinstallation, sa famille et lui ont été forces de déménager à Nain par le gouvernement provincial et les responsables de l'église.

Johannes Lampe a été un chasseur, trappeur et pêcheur traditionnel toute sa vie. Il a aussi été producteur de télévision et de radio pour l'OKalaKatigat Society, ainsi que traducteur-interprète pour la Labrador Inuit Association.

Il a également été conseiller au sein du gouvernement communautaire de Nain et a occupé un rôle actif auprès de l'Église morave en tant que pasteur laïc, serviteur de la chapelle et aîné de la collectivité. En mai 2010, Johannes Lampe a été élu comme membre ordinaire pour Nain au sein de la Nunatsiavut Assembly et, par la suite, a été nommé ministre de la Culture, des loisirs et du tourisme (maintenant Langues, culture et tourisme). Il n'a pas été réélu en tant que membre ordinaire pour Nain en Mai 2014, mais a plus tard obtenu un poste de traducteur-interprète auprès du Gouvernement du Nunatsiavut.

Johannes Lampe, champion de la protection, de la préservation et de la représentation de la langue et de la culture des Inuit du Labrador, a de nouveau rejoint l'arène politique au printemps 2016 et a été acclamé président-élu le 7 avril. Il a été officiellement assermenté en tant que président le 4 mai 2016, puis réélu dans son rôle de président le 6 octobre 2020. Il a été de nouveau élu par acclamation le 7 mai 2024.

Ralliement national des Métis

Président, Victoria Pruden

Président, Victoria Pruden

Créé en 1983, le Ralliement national des Métis a pour mission de représenter la nation métisse aux niveaux national et international, avec pour objectif principal de « garantir un espace sain pour l'existence continue de la nation métisse au sein de la fédération canadienne ». Actuellement, le Ralliement national des Métis représente deux membres dirigeants : Métis Nation of Alberta et Métis Nation Ontario.

Les anciens membres dirigeants comprennent :

  • Manitoba Métis Federation (s'est retiré en septembre 2021);
  • Métis Nation-Saskatchewan (retrait en septembre 2024) ; et
  • Métis Nation British Columbia (retrait en novembre 2024).

Le 4 décembre 2024, Victoria Pruden a été élue présidente du Ralliement national des Métis, qui fonctionne actuellement sous la direction du chef intérimaire du Conseil exécutif. Victoria Pruden est une femme et une mère métisse fière de ses racines ancestrales dans la nation métisse. Née à Edmonton, la présidente Pruden est la septième génération d'une grande famille métisse dont l'héritage comprend son aïeul, un chef factor de la CBH qui a donné son nom à la ville d'Edmonton.

La présidente Pruden a consacré une grande partie de sa vie et de sa carrière à la défense des citoyens métis et à l'amélioration de sa communauté. Elle a occupé des postes de direction au sein de la Métis Nation of British Columbia (MNBC) dans les ministères des Femmes, des Aînés, de l'Emploi, des Services à l'enfance et à la famille et des Anciens combattants, et a servi sa communauté métisse à Victoria, en Colombie-Britannique, en tant que présidente, vice-présidente et directrice pendant plus de dix ans. En tant que matriarche convaincue, la présidente Pruden a occupé le poste de représentante des femmes au sein du Conseil provincial des Métis de MNBC. Plus récemment, Victoria a rejoint le Ralliement national des Métis en tant que directrice principale de la politique stratégique en avril 2024 jusqu'à ce qu'elle soit nommée avec confiance chef de la direction (par intérim) en octobre 2024.

Métis Nation of Ontario (Nation métisse de l'Ontario)

Présidente Margaret Froh

Présidente Margaret Froh

Margaret Froh est une fière personne bispirituelle métisse occupant le poste de présidente du Provisional Council of the Métis Nation of Ontario (PCMNO, Conseil provisoire de la Nation métisse de l'Ontario) pour un troisième mandat. Margaret a rejoint le personnel de la Métis Nation of Ontario en 2013 en tant que conseillère juridique interne et directrice de la Politique stratégique, de la législation et de la conformité. Avant son élection au titre de présidente, elle a été directrice des opération auprès de la Métis Nation of Ontario.

Au cours de son premier mandat, la Présidente Froh fut signataire de l'Accord Canada–Nation métisse. Lors du même mandat, la Métis Nation of Ontario a obtenu le 2018 MNO-Ontario Harvesting Framework Agreement (l'Accord-cadre sur les récoltes entre MNO et l'Ontario, 2018) ainsi que Entente de reconnaissance du gouvernement métis et d'autonomie gouvernementale, un accord innovateur qui a instauré une nouvelle relation de gouvernement à gouvernement entre le Canada et la Métis Nation of Ontario.

Lors du second mandat de la Présidente Froh, la Métis Nation of Ontario a mené une enquête indépendante de son registre citoyen en préparation à son exercice de l'autonomie gouvernementale. Cette enquête a mené à une assemblée générale spéciale en 2023 durant laquelle les citoyens de la Métis Nation of Ontario ont voté en faveur de la garantie que la Métis Nation of Ontario représente exclusivement les citoyens métis vérifiables et détenteurs de droits. Suivant l'assemblée générale spéciale de 2019, la Métis Nation of Ontario et le Canada ont également signé l'Entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis de 2023 qui engage le Canada à conclure un traité d'autonomie gouvernementale avec la Métis Nation of Ontario dans les deux années suivantes.

Originaire de Qu'Appelle Valley en Saskatchewan, Margaret a déménagé en Ontario en 1993 pour fréquenter l'école de droit de l'Université de Toronto. Depuis, elle a fait de l'Ontario sa résidence. Son épouse, Rachel Osborne, et elle habitent actuellement Barrie, dans le territoire traditionnel des peuples hurons et anishnaabeg et de la communauté historique des Métis de Georgian Bay.

Otipemisiwak Métis Government (anciennement : Métis Nation of Alberta, Nation métisse de l'Alberta)

Président Andrea Sandmaier

Présidente Andrea Sandmaier

Andrea Sandmaier est une fière femme métisse, épouse et mère de trois garçons. Elle est originaire de Cold Lake, mais ses racines se trouvent dans le village de Red River, des liens la reliant également à Batoche, Duck Lake et St. Paul de Métis.

Suite au moment historique que marque la première élection générale de l'Otipemisiwak Métis Government, en septembre 2023, la Présidente Sandmaier a été élue pour un mandat considérable se basant sur les succès du passé tout en projetant la nation métisse de l'avant vers l'autonomie gouvernementale et l'autodétermination. La Présidente Sandmaier s'est fermement engagée à faire honneur à l'histoire et la culture du peuple métis tout en bâtissant une voie vers un futur progressiste et inclusif.

Dans le respect de son engagement envers les citoyens métis en Alberta, la Présidente Sandmaier est une chef de file et défenseure des droits focalisée qui travaille résolument pour faire progresser les droits et intérêts du peuple métis tout en assurant une représentation significative lors de discussions critiques sur les politiques et en soutenant la croissance et le développement économiques auprès des collectivités métisses.

Manitoba Métis Federation (Fédération des Métis du Manitoba)

President David Chartrand

Président David Chartrand

La Fédération des Métis du Manitoba est une organisation métisse reconnue au niveau fédéral et constituée au niveau provincial en décembre 1967.

La Fédération des Métis du Manitoba a signé l'Accord de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis du Manitoba avec le Canada à Upper Fort Garry le 6 juillet 2021. L'entente prévoit la reconnaissance immédiate de la Fédération des Métis du Manitoba en tant que gouvernement métis démocratiquement élu pour les Métis de la rivière Rouge. Cette entente fut suivie par la signature, en 2024, du « Traité de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis du Manitoba de Red River ».

David Chartrand est le président démocratiquement élu de la Fédération des Métis du Manitoba depuis 1997. Il est le président qui est resté le plus longtemps en poste dans l'histoire de la Fédération des Métis du Manitoba. Il effectue actuellement un huitième mandat à la suite de l'élection par acclamation de tous les représentants élus en 2022. Il a également été membre du Conseil des gouverneurs du Ralliement national des Métis de 1997 à 2021 et a occupé divers portefeuilles avant le retrait de la Fédération des Métis du Manitoba du Ralliement national des Métis en 2021.

Métis Nation-Saskatchewan (Nation métisse-Sasktachewan)

Président Glen McCallum

Président Glen McCallum

La Métis Nation–Saskatchewan est une organisation métisse reconnue par le gouvernement fédéral et constituée en société provinciale en 2000. La Métis Nation – Saskatchewan représente les intérêts politiques, socio-économiques, culturels et éducatifs des citoyens métis de la province par le biais d'un système de représentants élus aux niveaux local, régional et provincial.

En avril 2024, la Métis Nation – Saskatchewan a décidé de retirer son soutien au projet de loi C-53 sur la reconnaissance de certains gouvernements métis en Alberta, en Ontario et en Saskatchewan et à la loi sur l'autonomie gouvernementale des Métis. Au lieu de cela, elle s'engage dans une nouvelle voie adaptée aux besoins de ses citoyens afin de conclure son propre traité avec le Canada. À cette fin, la Métis Nation-Saskatchewan a conclu son propre accord, le Kischi Mashinaayikun Ooshchi Michif – le document sacré (proposition d'un processus de traité d'autodétermination Michif).

Glen McCallum est le président démocratiquement élu de la Métis Nation – Saskatchewan depuis 2017. Auparavant, il a été directeur de la région du Nord chiffre romain 3 de 2012 à 2017.

Métis Nation British Columbia (Nation métisse Colombie-Britannique)

Président Walter Mineault

Président Walter Mineault

La Métis Nation British Columbia est une organisation à but non lucratif représentant les personnes métisses résidant en Colombie-Britannique. Établie en 1996, elle a été membre du Ralliement national des Métis jusqu'à son retrait en novembre 2024.

Walter Mineault a été membre d'une communauté métisse en Colombie-Britannique toute sa vie durant – ses racines s'étendant à Kelly Lake, Pouce Coupe et Dawson Creek. Il a occupé le rôle de président communautaire métis à Pouce Coupe, en Colombie-Britannique, a exercé deux mandats en tant que directeur régional de la région nord-est de la Métis Nation British Columbia, et est un ancien vice-président de la Métis Nation British Columbia. Il a été élu président de la Métis Nation British Columbia le 7 septembre 2024. Voici ses priorités clés en tant que président : l'affirmation des droits, de la reconnaissance et de l'autonomie gouvernementale des Métis ; faire progresser les initiatives de développement économique ; soutenir la progression des initiatives de services à l'enfance et aux familles métisses telles que dirigées par la Nation métisse ; se concentrer sur la culture métisse et les opportunités et programmes de langue métisse ; et axer ses efforts sur les enjeux des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées. Il est également engagé envers le leadership partagé, la transparence et une approche positive quant à l'édification de la nation pour le bien de tous les citoyens métis à tous les niveaux : local, régional, provincial et national.

Congrès des peuples autochtones

Chef national Brendan Moore

Chef national Brendan Moore

Le Congrès des peuples autochtones est une organisation nationale qui représente les Métis, des Indiens non-inscrits et des Indiens inscrits hors réserve, ainsi que des Inuit du Sud du Labrador. Il s'agit d'une confédération de 11 affiliés provinciaux : l'Alliance autochtone du Québec, le New Brunswick Aboriginal Peoples Council, le Native Council of Prince Edward Island, le Native Council of Nova Scotia, le NunatuKavut Community Council (Labrador), la Newfoundland Indigenous Peoples Association, la Ontario Coalition of Indigenous Peoples, l'Indigenous Peoples Association of Manitoba, l'Assembly of Métis, Non-and Status Indians of Saskatchewan, l'Indigenous Council of Alberta Association et le Northwest Indigenous Council (Colombie-Britannique).

Fondée en 1971 sous le nom de Native Council of Canada, l'organisation a été créée à l'origine pour représenter les intérêts des Métis et des Indiens non-inscrits. Le Congrès des peuples autochtones, réorganisé et rebaptisé en 1993, a étendu son champ d'action aux Indiens non-inscrits et hors réserve, aux Métis et aux Inuit du Sud, et sert de porte-parole national à ses organisations affiliées provinciales et territoriales. Le Congrès des peuples autochtones jouit également d'un statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies, ce qui facilite sa participation aux questions internationales importantes pour les peuples autochtones.

Le 23 septembre 2024, Brendan Moore a été élu chef national du Congrès des peuples autochtones.

Brendan Moore est Mi'gmaw et membre de la Première Nation Elsipogtog à Mi'kma'ki, Siknitewaq et membre de l'organisation affiliée au Congrès des peuples autochtones, le New Brunswick Aboriginal Peoples Council (NBAPC).

Il a servi le NBAPC pendant 14 ans à divers titres, ayant été élu président et chef, vice-président et secrétaire-trésorier. Il a également occupé les portefeuilles des membres et de la pêche.

En tant que candidat au poste de chef national, il a promis de veiller à ce que les questions relatives au Congrès restent en tête de l'agenda du gouvernement.

Association des femmes autochtones du Canada

Présidente Josie Nepinak

Présidente Josie Nepinak

L'Association des femmes autochtones du Canada est une organisation autochtone nationale inclusive qui représente les voix politiques des femmes, des filles, des personnes bispirituelles, transgenres et de genre diversifié+ (FFP2TGD+) autochtones au Canada.

Constituée en 1974 en tant qu'organisation à but non lucratif, regroupant des associations membres provinciales et territoriales situées dans tout le Canada, l'organisation a été fondée dans le but collectif d'améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des personnes autochtones FFP2TGD+ dans leurs communautés respectives et dans les sociétés canadiennes.

L'accord entre le Canada et l'Association des femmes autochtones du Canada a été signé le 1er février 2019 par la ministre des Relations Couronne-Autochtones au nom du Canada ; il définit une approche pangouvernementale des priorités et intérêts communs tels que l'environnement, le logement, la réduction de la pauvreté, l'éducation, les services correctionnels et l'analyse comparative entre les sexes +.

Josie Nepinak, ancienne présidente de l'Institute for Advancement of Aboriginal Women in Alberta (Institut pour l'avancement des femmes autochtones en Alberta, nommée en 2023) et secrétaire du conseil d'administration de l'Association des femmes autochtones du Canada (élue en juillet 2022), a été élue présidente en septembre 2024, à la suite de la démission de l'ancienne présidente Carol McBride pour des raisons de santé.

Anishinaabe du Traité 4 avec de profondes racines familiales au Manitoba, Josie réside en Alberta et est directrice générale de la Awo Taan Healing Lodge Society à Calgary. Elle a travaillé pendant 30 ans sur des questions sociales complexes avec des organisations autochtones et a défendu les femmes et les familles autochtones touchées par la violence familiale. En tant que présidente, elle croit en une approche équilibrée, où les enseignements de la sagesse et de la guérison autochtones sont combinés aux méthodologies occidentales contemporaines pour promouvoir la santé et le bien-être des individus, des familles et des communautés des Premières Nations, des Inuit et des Métis.

Les priorités de l'organisation sont la mise en œuvre des appels à la justice, les solutions pour mettre fin à la violence et aux abus, l'augmentation de la participation active des femmes autochtones dans toutes les facettes de la vie socio-économique et l'inclusion des femmes autochtones dans la prise de décision.

Pauktuutit Inuit Women of Canada (Femmes inuites du Canada)

Présidente du Conseil d'administration Nancy Etok

Présidente du Conseil d'administration Nancy Etok

Pauktuutit Inuit Women of Canada, constituée en 1984, est l'organisation nationale représentative des femmes inuites au Canada. Elle est dirigée par un conseil d'administration composé de 14 membres provenant de tout le Canada. L'organisation favorise une meilleure prise de conscience des besoins des femmes inuites, plaide en faveur de l'égalité et des améliorations sociales, et encourage la pleine participation des femmes inuites à la vie communautaire, régionale et nationale du Canada.

En juin 2017, le protocole d'entente Canada-Pauktuutit visant à établir des priorités clés pour une collaboration et une mise en œuvre conjointes avec Pauktuutit Inuit Women of Canada a été signé, établissant une relation plus profonde et pangouvernementale pour aborder les questions affectant le bien-être et la sécurité des femmes et des enfants inuits à travers le Canada, pour aider à assurer des progrès significatifs dans les domaines prioritaires, et pour contribuer à l'objectif plus large de réconciliation et de guérison avec tous les peuples autochtones. Le 17 octobre 2024, Pauktuutit a lancé son plan stratégique 2025-209 axé sur la défense des droits, qui guidera la mise en œuvre du protocole d'entente.

Représentant le Nunavik, l'Ungava, Nancy Etok, auparavant vice-présidente de Pauktuutit, est devenue présidente par intérim en février 2024 et a été élue par acclamation à la présidence du conseil d'administration en octobre 2024 pour un mandat de deux ans.

Nancy est directrice adjointe de l'école Ulluriaq (primaire et secondaire) à Kangiqsualujjuaq, au Québec Note de bas de page 3, depuis août 2009. Nancy parle couramment trois langues, dont le français et l'anglais. L'autonomisation des jeunes est l'un de ses principaux objectifs. Elle aime être en contact avec la terre et profiter de l'endroit incroyable où elle vit. Nancy aime particulièrement la pêche sur glace.

Nancy a participé à la création de la Qarmaapik Family House (Maison de la famille), une entreprise à but non lucratif pour la communauté de Kangiqsualujjuaq. La Maison de la famille sert les familles qui ont besoin d'aide pour diverses interventions en cas de crise. Nancy siège au conseil d'administration depuis décembre 2013.

Le 20 septembre 2024, Son Excellence l'honorable Mary Simon, gouverneure générale, a remis à Nancy la Médaille du couronnement du roi Charles chiffre romain 3 pour son engagement à faire progresser la réconciliation, pour l'éducation et l'autonomisation des jeunes Inuit et pour avoir transformé la vie des femmes inuites en les encourageant à faire preuve de résilience et de force.

Les Femmes Michif Otipemisiwak

Présidente Melanie Omeniho

Présidente Melanie Omeniho

Les Femmes Michif Otipemisiwak est l'organisation nationale des femmes autochtones démocratiquement mandatée pour représenter les femmes de la nation métisse dans l'ensemble de la patrie métisse. Établie à l'origine comme secrétariat du Ralliement national des Métis en 1999, Les Femmes Michif Otipemisiwak a été officiellement constituée en tant qu'organisation indépendante à but non lucratif en 2010 lors de sa réunion inaugurale.

L'organisation se décrit comme la voix nationale et internationale des femmes métisses qui se concentre sur la promotion et l'avancement des intérêts et aspirations personnels, spirituels, sociaux, culturels, politiques et économiques des femmes métisses au Canada. Jusqu'à tout récemment, l'organisation travaillait en étroite collaboration avec le Ralliement national des Métis et les membres dirigeants, bien qu'il ne soit pas affilié au Ralliement. Avec la progression de l'autonomie gouvernementale et l'évolution du Ralliement national des Métis suite au départ de trois membres dirigeants, l'organisation examine sa gouvernance et ses statuts. Les changements apportés à la structure de gouvernance seront présentés à l'assemblée générale annuelle de janvier 2025 pour examen. La récente rupture des relations entre l'organisation et le Ralliement national des Métis a également contribué à cette période de transition.

En août 2021, Melanie Omeniho, présidente du LFMO, et le ministre des Relations Couronne-Autochtones ont signé la Déclaration Canada-Les Femmes Michif Otipemisiwak. Cet accord de relation pangouvernementale engage les parties à travailler ensemble pour faire avancer les priorités des femmes et des filles de la Nation métisse.

Élue pour la première fois présidente nationale de Les Femmes Michif Otipemisiwak - Women of the Métis Nation en octobre 2010, Melanie Omeniho a été réélue pour un quatrième mandat en octobre 2018 et a été la seule présidente à ce jour. L'élection de 2021 a été reportée en raison de la pandémie de COVID-19, mais on s'attend à ce qu'elle reprenne ses fonctions lors de la prochaine assemblée générale annuelle, en janvier 2025. En tant que présidente de Women's Métis Nation, elle veille à ce que les traditions et la culture métisses fassent partie des initiatives mises en œuvre.

Melanie Omeniho possède une connaissance et une compréhension approfondies des problèmes auxquels sont confrontées les femmes métisses et a été activement impliquée dans la communauté métisse tout au long de sa vie. Elle a reçu la Médaille du jubilé de la Reine en reconnaissance de son travail dans le domaine de l'éducation, de la jeunesse métisse et de la défense des intérêts des familles ayant recours aux services de l'enfance. En septembre 2024, elle a reçu la Médaille du couronnement du roi Charles chiffre romain 3 pour avoir courageusement défendu les femmes, les jeunes et l'éducation des Métis au Canada, et pour avoir plaidé en faveur de l'autonomie gouvernementale et de l'autodétermination des Métis.

Femmes Autochtones du Québec

Président Marjolaine Étienne

Présidente Marjolaine Étienne

Les Femmes Autochtones du Québec est composée d'un Conseil des élus de 17 membres : trois membres exécutifs, neuf représentants des Nations, un représentant des femmes autochtones vivant en milieu urbain, un représentant des jeunes, un représentant des aînés, un représentant des employés et la directrice générale. Un représentant de chaque nation et un représentant des centres urbains sont élus par leurs membres lors des réunions du Conseil de la Nation tous les deux ans et siègent au Conseil élu.

Les jeunes femmes sont représentées par un Conseil jeunesse de Femmes Autochtones du Québec qui réunit une jeune femme de chaque Nation choisie lors des Conseils des Nations. Un représentant des jeunes élu par le Conseil jeunesse siège au Conseil élu. Les femmes aînées ont également un représentant pour chaque nation et l'une d'entre elles est choisie pour siéger au Conseil élu.

Enfin, le comité exécutif du conseil élu est composé de trois postes élus lors de l'assemblée annuelle des membres tous les deux ans : la présidente, la vice-présidente et la secrétaire-trésorière. La Présidente agit en tant que porte-parole de l'Association.

Grâce à son expérience en politique, en gestion et à son vaste cercle d'influence, Marjolaine Étienne sera en mesure de mettre la voix et les intérêts des femmes et des filles autochtones à l'avant-plan afin qu'elles puissent enfin recevoir la reconnaissance et le respect qu'elles méritent.

Marjolaine Étienne est présidente de Femmes Autochtones du Québec depuis 2021. Marjolaine est la porte-parole de Femmes Autochtones du Québec et représente l'organisation et les intérêts des femmes autochtones auprès des gouvernements et des institutions. Elle est fière de valoriser les pratiques traditionnelles et de promouvoir le respect de l'identité et de la culture des Nations et des femmes autochtones.

2 Spirits in Motion Society

Directrice exécutive Paulete Poitras

Directrice exécutive Paulete Poitras

La Société 2 Spirits in Motion est une société nationale enregistrée à but non lucratif constituée en juillet 2018. L'organisation est dirigée par un conseil d'administration provisoire de 10 membres provenant de divers endroits au Canada. La Société des 2 esprits en mouvement a tenu sa première assemblée générale annuelle le 26 janvier 2020 à Toronto, en Ontario, lors du 2e Forum des vents sur les personnes bispirituelles.

La Société 2 esprits en mouvement est née du 1er Forum canadien sur les peuples bispirituels, le VIH/sida et la santé, qui s'est tenu à Edmonton, en Alberta, en février 2003. Deux recommandations importantes ont été formulées : créer une organisation nationale pour les personnes bispirituelles et continuer à organiser des forums nationaux sur la bispiritualité.

Han Mitokiyapi, mija Dakota/Sahayah, mija winkte, O'E-yah wakan wi imakiyapi, muthpiyah ska imakiyapi.

Paulete Poitras est une Dakota/Cree de la Première Nation Muscowpetung dans le territoire du Traité 4 et une femme bispirituelle qui s'identifie par les pronoms she/her/they/them Note de bas de page 4. Paulete préfère se faire appeler Paulie parce c'est un nom non binaire.

Paulie est ambassadrice des personnes bispirituelles pour OUT Saskatoon et est mariée à sa magnifique épouse et partenaire Cheryl Prosper. Elles ont trois enfants et deux petits-enfants. Paulie a grandi dans un contexte de cérémonies traditionnelles et a une prédilection pour la couture et les perles. Artiste reconnue et défenseuse des droits des autochtones, Paulie est titulaire d'un diplôme en justice humaine.

Paulie travaille pour Prairie Harm Reduction en tant qu'assistante familiale depuis octobre 2020 et est fière de sa sobriété. Paulie croit que sa raison d'être est d'aider les autres et la communauté à guérir des traumatismes dont personne ne parle. Grâce à son expérience vécue et à ses diverses perspectives, elle partage ses connaissances pour aider les autres à mieux comprendre les communautés qu'elle soutient.

Commission de la fiscalité des Premières Nations

Commissaire en chef C.T. (Manny) Jules

Commissaire en chef C.T. (Manny) Jules

La Commission de la fiscalité des Premières Nations est une institution publique des Premières Nations à gouvernance partagée, indépendante du gouvernement fédéral. Elle appuie la mise en œuvre des régimes d'impôt foncier des Premières Nations au titre de la Loi sur la gestion financière des premières nations et de l'article 83 de la Loi sur les Indiens. En plus de militer pour une plus grande compétence financière des Premières Nations et de nouvelles sources de revenus, la Commission appuie le Conseil de développement de l'Institut des infrastructures des Premières Nations dans ses efforts visant à mettre sur pied une institution nationale offrant aux Premières Nations des capacités de planification, d'acquisition, de financement et de gestion de leurs infrastructures. La Loi sur la gestion financière des premières nations énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs de la Commission de la fiscalité des Premières Nations.

Le commissaire en chef C.T. (Manny) Jules a été le fer de lance de la Loi sur la gestion financière des premières nations (2005) qui a permis de mettre sur pied la Commission de la fiscalité des Premières Nations. Il est aussi à l'origine de la modification à la Loi sur les Indiens (1988) qui a permis aux Premières Nations de prélever des impôts fonciers sur les terres désignées. C'est ainsi qu'ont été créés la Commission consultative de la fiscalité indienne et le régime actuel d'impôt foncier des Premières Nations. Manny Jules a été président de la Commission consultative de la fiscalité indienne de 1989 à 2003 et de 2005 à 2007. Il a été chef de la bande indienne de Kamloops de 1984 à 2000.

Il a consacré plus de 30 ans de service public en soutien aux questions autochtones. Il est titulaire d'un doctorat honorifique en droit de l'Université de la Colombie-Britannique (1997) et un autre de l'Université Thompson Rivers (2006).

Conseil de gestion financière des Premières Nations

Président exécutif Harold Calla

Président exécutif Harold Calla

Le Conseil de gestion financière est une institution publique à gouvernance partagée, indépendante du gouvernement fédéral. Le Conseil de gestion financière aide les Premières Nations à renforcer leurs régimes locaux de gestion financière, fournit une certification indépendante du rendement financier et des systèmes des Premières Nations et gère les mécanismes d'intervention pour le régime de la Loi sur la gestion financière des premières nations. Le Conseil de gestion financière collabore aussi avec Services aux Autochtones Canada à la mise en œuvre de l'initiative sur la subvention de dix ans et a mis à l'essai une nouvelle approche pour renforcer la capacité de gouvernance des Premières Nations qui ne respectent pas les conditions de leurs ententes de financement. La Loi sur la gestion financière des premières nations énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs du Conseil de gestion financière.

Harold Calla est membre de la nation Squamish située à North Vancouver, Colombie-Britannique. Après avoir accumulé de nombreuses années d'expérience dans le domaine des affaires internationales, il a travaillé auprès de la nation Squamish en tant que négociateur en développement économique, en gestion des terres et en finances, et a siégé au conseil de la nation Squamish durant huit ans. Il a aussi été conseiller et arbitre pour les Premières Nations de l'Ouest du Canada.

Il a été membre du conseil d'administration de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, de Partnerships British Columbia Inc. et du Nicola Valley Institute of Technology, et il a soit présidé, soit été membre des comités d'audit de ces mêmes conseils. Harold Calla a reçu de nombreux prix en reconnaissance de son excellence en leadership. En particulier, l'Association des comptables généraux accrédités du Canada, qui a célébré son centenaire en 2008, l'a reconnu comme l'un des 100 comptables généraux accrédités qui, à son avis, ont suscité des changements. Il a reçu en août 2012 une bourse de recherche de ladite association. Harold Calla est membre de l'Aboriginal Financial Officers Association et a obtenu le titre de gestionnaire financier autochtone accrédité.

Autorité financière des Premières Nations

Président et directeur général Ernie Daniels

Président et directeur général Ernie Daniels

L'Autorité financière des Premières Nations est une organisation à but non lucratif sans capital social qui s'inscrit dans le régime de la Loi sur la gestion financière des premières nations (2005). La mission de l'Autorité financière des Premières Nations est de fournir aux gouvernements des Premières Nations des solutions en matière de placement, des conseils en planification de capital et, surtout, un accès à des prêts à long terme assortis de taux d'intérêt avantageux. L'Autorité financière des Premières Nations est contrôlée exclusivement par les Premières Nations qui adhèrent en tant que membres emprunteurs. L'Autorité financière des Premières Nations cherche également à mettre en place des approches innovantes pour le financement des infrastructures des Premières Nations afin de tirer parti des transferts gouvernementaux pour les prêts à long terme. La Loi sur la gestion financière des premières nations énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs de l'Autorité financière des Premières Nations.

Ernie Daniels est comptable général accrédité et gestionnaire financier autochtone accrédité. Il est déménagé d'Ottawa, Ontario, à Kelowna, Colombie-Britannique, à l'automne 2011 pour travailler à l'Autorité financière des Premières Nations à titre de directeur des finances et a été nommé président et chef de la direction en juin 2012. Avant son arrivée à l'Autorité financière des Premières Nations, Ernie Daniels a été président/chef de l'exploitation de l'Association des agents financiers autochtones du Canada pendant sept ans et directeur de l'évaluation et des opérations financières à la Fondation autochtone de guérison pendant cinq ans. Il a occupé plusieurs postes de gestion, voire de direction, dans plusieurs organisations autochtones à but non lucratif. Il a été membre du groupe d'étude pour la recherche de l'Institut Canadien des Comptables Agréés qui examinait les rapports financiers des Premières Nations et a été président de l'Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, ainsi que président de la Société de développement des Territoires du Nord-Ouest. Il a également été membre du conseil d'administration du Conseil de gestion financière des Premières Nations.

La Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales

La Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales (La Coalition) a été créée en 2003 et comprend de nombreux signataires autochtones de traités modernes, mais pas tous. La mission première de la Coalition est de veiller à ce que les ententes soient pleinement mises en œuvre, respectés et honorés d'une manière qui réponde aux objectifs uniques des traités. La Coalition ne parle pas au nom des signataires de traités en ce qui concerne la mise en œuvre des traités modernes individuels ni les questions spécifiques à ces traités. La Coalition propose plutôt des résolutions visant à modifier la façon dont le Canada met en œuvre les traités modernes par le biais de documents de politique générale et d'un engagement continu avec le gouvernement du Canada et les tierces parties aux niveaux bureaucratique et politique. Voir l'annexe A pour les coordonnées des membres de la Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales par province/territoire. Les coprésidents actuels sont la présidente Eva Clayton, de la Nation Nisga'a, et le président Aluki Kotierk, de Nunavut Tunngavik Inc.

Pendant plus de 20 ans, la Coalition demandait au Canada de créer une politique de mise en œuvre des traités modernes, en publiant un modèle de politique en 2008. En outre, la Coalition demande depuis longtemps que le Canada établisse un mécanisme d'examen indépendant pour assurer la surveillance et la responsabilisation de la mise en œuvre des traités modernes, y compris une proposition de politique au premier ministre en 2017. Tout au long de l'année 2022, Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada a travaillé avec les partenaires autochtones des traités modernes, y compris ceux qui font partie de la Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales, dans le cadre du Processus commun, afin d'élaborer la Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes du Canada, publiée en février 2023. Cette politique engage le Canada à poursuivre le développement conjoint avec les partenaires autochtones des traités modernes dans plusieurs domaines de travail politique, y compris un mécanisme de surveillance indépendant. Le plaidoyer de la coalition en faveur d'un mécanisme a été l'un des principaux moteurs de l'élaboration conjointe du projet de loi C-77, Loi relative au commissaire à la mise en œuvre des traités modernes, qui a été mis au rencart suite à la prorogation du gouvernement.

La Coalition a également joué un rôle déterminant dans la promotion d'un forum des dirigeants autochtones avec le Premier ministre, semblable à ceux mis en place avec les organisations autochtones nationales. En 2023, suite à l'approbation de la Politique de mise en œuvre concertée des traités modernes du Canada, le Forum des dirigeants autochtones a été créé et s'est réuni pour la première fois la même année, puis à nouveau en mai 2024. La planification d'une session du Forum en 2025 est en cours.

Coprésidents de la coalition pour les ententes sur les revendications territoriales

Eva Clayton

Eva Clayton

Eva Clayton a servi la nation Nisga'a pendant des décennies dans diverses fonctions administratives et politiques. Elle a commencé à travailler pour le Conseil tribal des Nisga'a dans les années 1980. Au cours de son travail avec le Conseil tribal des Nisga'a, Eva a eu le privilège de travailler en étroite collaboration avec les nombreux dirigeants de l'époque, y compris le regretté Dr Frank Calder, James Gosnell et Rod Robinson, alors qu'ils négociaient activement ce qui allait devenir l'entente définitive de Nisga'a.

La coprésidente Clayton a également occupé diverses fonctions politiques, notamment celle de conseillère principale du gouvernement du village de Gitlaxt'aamiks de 2004 à 2008, ainsi que plusieurs mandats de conseillère au sein du conseil de bande de Gitlaxt'aamiks de l'époque et du gouvernement du village de Gitlaxt'aamiks d'aujourd'hui. Lorsqu'elle était conseillère principale de Gitlaxt'aamiks, la coprésidente Clayton a également présidé le comité des programmes et services du gouvernement Nisga'a Lisims et a représenté le gouvernement de son village au sein du comité des finances.


Jeremy Tunraluk

Jeremy Tunraluk

Jeremy Tunraluk a été assermenté en tant que 9e président de la Nunavut Tunngavik Incorporated le 10 décembre 2024.

Au cours de sa campagne, le président Tunraluk a mis l'accent sur la collaboration, le travail d'équipe et la nécessité de veiller à ce que la Nunavut Tunngavik Incorporated travaille en coopération avec tous les niveaux de gouvernement. Il s'est également engagé à ce que la Nunavut Tunngavik Incorporated offre un soutien plus direct aux Inuit de l'ensemble du territoire, en particulier à ceux qui éprouvent des difficultés. Il s'agit en particulier de soutenir les chasseurs et les fournisseurs de nourriture et de veiller à ce que les bénéficiaires inuits reçoivent leurs diverses prestations financières de manière transparente. L'une de ses premières priorités en tant que président sera de visiter les 25 communautés du Nunavut.

Originaire d'Arctic Bay, le président Tunraluk est père de quatre enfants et vit aujourd'hui à Iqaluit. Il a travaillé pour la Qikiqtani Inuit Association et est un musicien bien connu du Nunavut.

Détails des membres de la Coalition pour les accords sur les revendications territoriales par province/territoire

  • Colombie-Britannique : Nation Tla'amin, Première Nation Tsawwassen, Nation Nisga'a, Société du traité Maa-nulth (Premières Nations Huu-ay-aht, Ka:'yu:'k't'h'/Che:k:tles7et'h', Première Nation Toquaht, Première Nation Uchucklesaht, Première Nation Yuułuʔiłʔatḥ)
  • Yukon : Conseil des Premières Nations du Yukon, Première Nation de Carcross/Tagish, Première Nation de Kwanlin Dün, gouvernement des Gwitchin Vuntut, Première Nation de Little Salmon/Carmacks.
  • Territoires du Nord-Ouest : Conseil tribal des Gwich'in, Sahtu Secretariat Inc. et gouvernement Tlicho.
  • Nunavut : Nunavut Tunngavik Inc.
  • Québec : Société Makivvik et Nation Naskapi de Kawawachikamach

Conseil consultatif des terres

Président Robert Louie

Président Robert Louie

Le Conseil consultatif des terres a été créé par les Premières Nations signataires de l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations (Accord-cadre). Le Conseil consultatif des terres est composé d'un président élu et de directeurs élus au niveau régional, déterminés par les conseils des Premières Nations signataires opérationnelles. Le Conseil consultatif des terres est l'organe politique qui soutient les signataires de l'Accord-cadre dans la mise en œuvre de leurs propres régimes de gestion des terres.

Le Conseil consultatif des terres reste fidèle à sa vision, à savoir que « les Premières Nations travaillent ensemble pour reprendre leurs compétences sur les terres et les ressources de leurs réserves ».

Parmi ses rôles, le Conseil consultatif des terres

  • fournit une orientation stratégique au Centre de ressources sur la gestion des terres des Premières Nations;
  • propose des modifications à l'Accord-cadre et à la législation fédérale, le cas échéant;
  • défend et négocie le financement avec le Canada au nom des Premières Nations ; et
  • s'acquitte de toutes les fonctions ou services politiques convenus entre le Conseil consultatif des terres et les Premières Nations.

Le Conseil consultatif des terres entretient des relations étroites avec le Canada, fondées sur l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations. L'Accord-cadre est un accord historique de gouvernement à gouvernement signé le 12 février 1996 entre les Premières Nations qui l'ont créé et défendu, et le ministre de l'ancien ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien. L'une des responsabilités du Conseil consultatif des terres est de proposer au ministre des modifications à l'accord-cadre et de négocier des méthodes de financement.

Le ministère travaille en étroite collaboration avec le Conseil consultatif des terres pour aider les Premières Nations à se soustraire aux articles de la Loi sur les Indiens relatifs aux terres afin de reprendre la compétence sur leurs terres, leur environnement et leurs ressources.

Robert Louie est un ancien avocat spécialisé en droit autochtone. Auparavant, il a été membre du groupe de travail du Sommet des Premières Nations et a participé aux négociations de traités en Colombie-Britannique en représentant les chefs de cette province pendant quatre ans. Robert Louie a également siégé dans de nombreux autres conseils et organes consultatifs.

Institut d'infrastructure des Premières Nations

Président du Conseil de développement de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations Allan Claxton

Président du Conseil de développement de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations Allan Claxton

L'Institut d'infrastructure des Premières Nations (l'Institut) a été officiellement créé en tant que quatrième institution en vertu de la Loi sur la gestion financière des premières nations le 20 juin 2023, avec la sanction royale du projet de loi C-45.

Le nouvel Institut est une institution nationale dirigée par des Autochtones qui a pour mandat de fournir aux Premières Nations intéressées (y compris celles qui ont conclu des accords d'autonomie gouvernementale et des traités modernes) et aux organisations autochtones (comme l'Administration de l'eau des Premières Nations de l'Atlantique) les compétences, les outils, le soutien technique et les processus nécessaires pour planifier, développer, acquérir, mettre en œuvre, posséder, gérer, exploiter et entretenir de manière efficace et efficiente les actifs d'infrastructure sur leurs terres. L'approche de l'Institut est axée sur l'amélioration des résultats de ses clients en matière d'infrastructures grâce à l'utilisation de normes et de meilleures pratiques industrielles à tous les stades du cycle de vie des infrastructures.

Le concept d'un Institut d'infrastructure des Premières Nations a été proposé pour la première fois par la Commission de la fiscalité des Premières Nations en 2016–2017. Un conseil de développement intérimaire et un groupe de travail technique ont dirigé les travaux de développement de la nouvelle institution.

Allan Claxton a servi sa communauté de Tsawout en tant que chef pendant 20 ans et en tant que conseiller pendant dix ans, et il siège actuellement au conseil. Allan a travaillé à l'élaboration de projets d'infrastructure tels qu'un centre de santé et de loisirs multiusages et a relevé de nombreux défis en matière de routes et d'accès aux terres. Allan a également été président du Comité des chefs sur la santé au niveau national et coprésident du Comité des chefs sur la santé au niveau régional. Il a aussi été membre du First Nations Fish Council pendant de nombreuses années et président de nombreux conseils et comités locaux.


Chef du Comité consultatif technique de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations Jason Calla

Chef du Comité consultatif technique de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations Jason Calla

Jason Calla est le directeur de Temixw Planning. Il est également le chef du Comité consultatif technique de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations. Il est titulaire d'une maîtrise ès sciences (économie) en études de planification régionale et urbaine de la London School of Economics and Political Science de Londres en Angleterre et d'un baccalauréat en commerce (économie foncière urbaine) de l' University of British Columbia à Vancouver. Il est également membre de la Nation Squamish.

Son bagage inclut des rôles principaux dans des institutions telles que la First Nations Health Authority en Colombie-Britannique et du travail auprès d'organismes et de gouvernements des Premières Nations incluant des plans de développement communautaire, des stratégies économiques et des évaluations d'impacts, des conseils fiscaux et des consultations et de la sensibilisation auprès des communautés.

Ministres des gouvernements provinciaux et territoriaux

Yukon

honorable Ranj Pillai

L'honorable Ranj Pillai Premier ministre
Ministre responsable du Conseil exécutif, ministre du Développement économique et ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon

Ranj Pillai a été élu pour la première fois à l'Assemblée législative du Yukon en 2016 et a été nommé vice-premier ministre, ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources, ministre du Développement économique et ministre responsable de la Société de développement du Yukon et de la Société d'énergie du Yukon.

Il a été élu pour un second mandat en avril 2021 et a occupé les fonctions de ministre du Développement économique, ministre du Tourisme et de la Culture et ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon, de la Société des alcools du Yukon et de la Commission des loteries du Yukon. En plus de ses fonctions de premier ministre, il est actuellement ministre du Bureau du Conseil exécutif, ministre du Développement économique et ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon.

Au début de la pandémie de COVID-19, M. Pillai a créé le Conseil consultatif des entreprises pour conseiller le gouvernement du Yukon. Sous la direction de M. Pillai, le gouvernement du Yukon a été la première administration au Canada à mettre en œuvre un certain nombre de mesures cruciales, notamment les programmes Yukon Business Relief et Paid Sick Leave, afin de veiller à ce que les entreprises et leurs employés soient bien placés pour faire face aux conséquences de la pandémie.

Le premier ministre Pillai est un décideur de confiance et un défenseur infatigable de la communauté, qui a apporté sa contribution à de nombreuses entreprises, administrations, écoles et organisations à but non lucratif du Yukon. Il a également coprésidé la Conférence 2020 des ministres de l'Énergie et des Mines aux côtés du ministre des Ressources naturelles du Canada, Seamus O'Regan, et le Comité du commerce intérieur aux côtés du ministre des Affaires intergouvernementales, de l'Infrastructure et des Collectivités du Canada, Dominic LeBlanc.

Le premier ministre Pillai a été conseiller municipal de Whitehorse de 2009 à 2012. Durant son mandat, il a été le fer de lance du premier règlement contre le racisme et la discrimination au nord du 60e parallèle. Auparavant, il a été directeur exécutif du gouvernement des Premières Nations de Champagne et d'Aishihik, a occupé des postes de direction dans des entreprises du secteur privé et à l'université du Yukon, et est un ancien membre de la Conférence sur le leadership du gouverneur général et du Forum de Banff. Il a également occupé des fonctions antérieures auprès de nombreuses sociétés de développement des Premières Nations et de petites sociétés minières, ainsi que d'un certain nombre d'organisations non gouvernementales axées sur l'aide à la jeunesse et aux citoyens vulnérables.

Territoires du Nord-Ouest

L'honorable R.J. Simpson

L'honorable R.J. Simpson Premier ministre
Ministre de l'exécutif et des affaires autochtones
Ministre de la Justice

R.J. Simpson a été élu à la 20e Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, représentant la circonscription de Hay River North. Le 7 décembre 2023, M. Simpson a été élu premier ministre des Territoires du Nord-Ouest.

Né et élevé à Hay River, le premier ministre R.J. Simpson est diplômé de l'école secondaire Diamond Jenness. Il a ensuite obtenu un baccalauréat ès arts à l'université MacEwan et un diplôme en droit à la faculté de droit de l'université de l'Alberta.

Sa formation juridique est complétée par son engagement en tant que président de l'Association des étudiants en droit autochtones et par son travail bénévole au sein du Soaring Eagle Friendship Centre et du Canada–Ghana Education Project. Son parcours professionnel comprend des rôles dans les secteurs public et privé.

La carrière politique du premier ministre Simpson a commencé avec son élection à la 18e Assemblée législative en 2015, où il représentait Hay River North. Au cours de son premier mandat en tant que député à l'Assemblée législative, il a occupé des postes clés tels que vice-président, vice-président du Comité permanent des opérations gouvernementales, président du Comité spécial sur les questions de transition, et membre de plusieurs autres comités.

En 2019, il a été élu par acclamation pour un deuxième mandat en tant que député de Hay River North et a été choisi par ses collègues de l'Assemblée pour siéger au Cabinet. Au cours de la 19e législature, le premier ministre Simpson a été ministre de l'Éducation, de la Culture et de l'Emploi, ministre de la Justice et leader parlementaire du gouvernement.

Au cours de son troisième mandat de député, M. Simpson a été choisi par ses collègues pour occuper le poste de premier ministre. Sa vision des Territoires du Nord-Ouest est ambitieuse et inclusive et se concentre sur des écosystèmes, des cultures, des langues, des économies et des gouvernements autonomes prospères. Il souligne l'importance d'une gouvernance coopérative et la force potentielle de la diversité de la région. Son approche consiste à poursuivre le travail du Conseil des leaders des Territoires du Nord-Ouest, à faire avancer les négociations sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale, et à relever les défis immédiats tels que le logement, les soins de santé et le développement économique.

Nunavut

L'honorable P. J. Akeeagok

L'honorable P. J. Akeeagok
Premier ministre
Ministre de l'Exécutif et Affaires intergouvernementales, ministre des Affaires autochtones, ministre responsable de l'Immigration et ministre responsable de la Société d'énergie Qulliq

P. J. Akeeagok a été élu premier ministre du Nunavut par la sixième assemblée en novembre 2021. C'est avec 84 pourcent des votes qu'il a été élu député pour la première fois afin de représenter la circonscription d'Iqaluit-Niaqunnguu. Il a précédemment été président de l'Association inuite du Qikiqtani pendant sept ans. Il a été élu président de l'Association inuite du Qikiqtani pour la première fois en 2014 et a été réélu en décembre 2018.

En sa qualité de président de l'Association inuite du Qikiqtani, il a entrepris de nombreux nouveaux projets et programmes dans la région du Qikiqtani. Il a négocié l'Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuit pour l'aire marine nationale de conservation Tallurutiup Imanga et d'autres ententes complémentaires pour la protection temporaire de la zone de protection marine de Tuvaijuittuq qui sont des endroits comprenant les plans d'eau protégés les plus importants au Canada.

Akeeagok a aussi obtenu un témoignage de gratitude et des excuses de la part du gouvernement du Canada en ce qui concerne les politiques et les pratiques colonialistes imposées aux Inuites et Inuit du Qikiqtani de 1950 à 1975. Les excuses étaient accompagnées d'un premier investissement et d'un protocole d'entente pour des fonds supplémentaires à venir visant à s'attaquer à la guérison, à la sensibilisation culturelle et aux initiatives de préservation.

Akeeagok, qui est originaire de Grise Fiord, la localité la plus nordique du Canada, a consacré sa carrière à représenter les Nunavoises et Nunavois. Avant d'être président de l'Association inuite du Qikiqtani, il a joué de nombreux rôles dans des organismes inuits, notamment celui de directeur administratif adjoint pour la même association, celui de directeur adjoint pour la Nunavut Tunngavik inc. et celui de coordonnateur de projets pour l'Inuit Tapiriit Kanatami.

Le premier ministre Akeeagok est marié et a trois enfants. C'est un passionné de la récolte qui aime passer du temps dans la toundra.

Colombie-Britannique

L'honorable Christine Boyle

L'honorable Christine Boyle
Ministre des Relations avec les Autochtones de de la reconciliation

Christine Boyle a été élue pour la première fois députée législative de Vancouver-Little Mountain en 2024.

En novembre 2024, elle a été nommée ministre des Relations avec les autochtones et de la Réconciliation.

Christine Boyle a été élue au conseil municipal de Vancouver en 2018 et réélue en 2022. En tant que conseillère, elle a dirigé les travaux de la ville sur le logement abordable et l'action climatique, et a coprésidé le groupe de travail sur la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, en partenariat avec les nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh. Elle a également assuré la liaison entre le conseil municipal et le comité consultatif des peuples autochtones urbains et a siégé au comité des relations avec les autochtones de Metro Vancouver.

Avant de se lancer dans la politique municipale, Christine Boyle a passé le début de sa carrière à travailler dans les services sociaux de première ligne et dans l'action communautaire à Vancouver, ainsi que dans la défense multiconfessionnelle du climat au niveau national. Elle est titulaire d'un diplôme de premier cycle en agriculture urbaine et en études des Premières Nations de l'Université de la Colombie-Britannique. En tant qu'étudiante stagiaire, elle a travaillé sur le rapport « Stolen Sisters » d'Amnistie internationale en 2004.

Christine Boyle a grandi sur les territoires des peuples xʷməθkʷəyəm (Musqueam), Sḵwxwú7mesh (Squamish) et səlilwətaɬ (Tsleil-Waututh), et adore cuisiner et passer du temps en plein air. Elle vit à Vancouver avec son mari et ses deux enfants.

Alberta

L'honorable Rick Wilson

L'honorable Rick Wilson
Ministre des Relations autochtones

Le ministre Wilson a été élu à l'Assemblée législative de l'Alberta le 16 avril 2019 en tant que député provincial de Maskwacîs-Wetaskiwin.

Wilson apporte à l'assemblée législative une vaste expérience en service public, y compris : 15 ans en tant que conseiller de comté auprès du comté de Wetaskiwin, sept ans en tant que président de la Crossroads Regional Health Authority, six ans en tant que membre de la Commission d'examen de la dette agricole de l'Ouest canadien, cinq ans en tant que conseiller scolaire avec les écoles publiques régionales de Wetaskiwin et des décennies en tant que propriétaire d'entreprise locale et agriculteur.

La ferme familiale de M. Wilson est exploitée depuis plus de 100 ans et est reconnue comme une ferme et un ranch du siècle de l'Alberta. Grâce à son travail acharné et à celui de sa famille, il s'est taillé une place dans l'histoire de Wetaskiwin. La famille Wilson est profondément attachée à la terre sur laquelle se trouve sa ferme, mais elle reconnaît que la région de Maskwacîs-Wetaskiwin abrite une communauté diversifiée et accueillante de plus de 15 000 citoyens autochtones.

Wilson a grandi et est allé à l'école avec les Premières Nations de Maskwacîs. Il a vécu près des quatre bandes dans le village d'été de Ma-Me-O Beach, qu'il considère comme faisant partie intégrante de son histoire personnelle.

Rick Wilson a été nommé ministre des Relations autochtones de l'Alberta le 30 avril 2019. Il apporte au portefeuille sa riche expérience de vie et son dévouement aux Premières Nations de l'Alberta, et reste concentré sur la réconciliation, la consultation et la garantie que les Premières Nations de l'Alberta sont des partenaires de la prospérité de la province.

Saskatchewan

L'honorable Eric Schmalz

L'honorable Eric Schmalz
Ministre des relations gouvernementales ; ministre responsable des Premières Nations, des Métis et des Affaires du Nord ; ministre responsable de la Commission de la capitale provinciale, député de Saskatchewan Rivers à l'Assemblée législative

Eric Schmalz a été élu député de Saskatchewan Rivers aux élections générales de 2024.

En novembre 2024, il est nommé ministre des Relations gouvernementales, ministre responsable des Affaires des Premières Nations, des Métis et du Nord, et ministre responsable de la Commission de la capitale provinciale.

Depuis 2019, Eric est préfet de la municipalité rurale de Prince Albert.

Avant de se lancer en politique, il a été membre de la Gendarmerie royale du Canada pendant 14 ans. En 2017, il a rejoint l'entreprise familiale et a suivi une formation de commissaire-priseur. En 2019, Eric a été élu préfet de la municipalité rurale de Prince Albert lors d'une élection partielle, puis réélu à l'automne 2020.

Eric réside dans une ferme près de Prince Albert avec sa femme et leurs deux enfants.

Manitoba

L'honorable Wab Kinew

L'honorable Wab Kinew
Président du Conseil exécutif, ministre des Affaires intergouvernementales et des Relations internationales, ministre responsable de la Réconciliation avec les Autochtones

Le premier ministre Wab Kinew est le 25e premier ministre du Manitoba. Il a été élu pour la première fois député de Fort Rouge en 2016 et a été élu chef de parti et chef de l'opposition officielle en 2017.

Il est le fils du Dr Tobasonakwut Kinew et du Dr Kathi Kinew et est originaire de la Première Nation Onigaming, dans le nord-ouest de l'Ontario. Avant de devenir député, M. Kinew a travaillé comme diffuseur et comme administrateur à l'université de Winnipeg.

Il est titulaire d'un baccalauréat en économie de l'université du Manitoba et d'une maîtrise en gouvernance autochtone. M. Kinew est un témoin honoraire de la Commission de vérité et réconciliation et un auteur à succès.

Il est le père attentionné de trois garçons et le mari dévoué de sa femme Lisa, qui est médecin

Ontario

honorable Greg Rickford

L'honorable Greg Rickford
Ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord

L'honorable Greg Rickford a été élu à l'Assemblée législative de l'Ontario en tant que député provincial de Kenora-Rainy River le 7 juin 2018 et occupe actuellement les fonctions de ministre de l'Énergie, du Développement du Nord et des Mines et de ministre des Affaires autochtones de l'Ontario. Avant d'arriver à Queen's Park, le ministre Rickford représentait la population de Kenora-Rainy River à Ottawa en tant que député.

Au cours de son mandat fédéral de sept ans, il a été nommé au Cabinet, où il a occupé les fonctions de ministre de l'Initiative fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario, de ministre des Ressources naturelles et de secrétaire parlementaire du ministre des Affaires autochtones. Entre autres fonctions et membres de comités, le ministre Rickford a fait partie du Comité des affaires autochtones et du développement du Nord et du Comité spécial sur la violence à l'égard des femmes autochtones.

Tant au niveau fédéral que provincial, le ministre Rickford a servi la population de l'Ontario et du Canada en établissant des relations avec les communautés et les dirigeants autochtones, en écoutant et en leur donnant la parole sur leurs préoccupations.

Greg, sa femme Janet et leurs deux jeunes filles vivent à Keewatin, en Ontario. Tout au long de sa carrière professionnelle, il a vécu et travaillé à divers titres dans le nord de l'Ontario. Il a été propriétaire de sa propre entreprise et est titulaire de diplômes en droit civil et en droit commun de l'Université McGill et d'une maîtrise en administration des affaires de l'Université Laval.

Aujourd'hui, le ministre Rickford tient à respecter l'engagement de rendre la vie plus abordable et les entreprises plus prospères par l'intermédiaire des ministères qu'il supervise.

Québec

L'honorable Ian Lafrenière

L'honorable Ian Lafrenière
Ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit

Originaire de Granby, Ian Lafrenière a commence sa carrière de policier en 1993 à Mirabel pour la poursuivre à Montréal, au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), à partir de 1994. Après avoir exploré diverses unités et avoir servi en tant qu'agent d'infiltration, il s'est joint à l'équipe des Relations médias en 1996. En juin 2016, après plus de 19 ans aux Communications pour le SPVM, il a reçu le grade d'inspecteur et a occupé la fonction d'adjoint au chef de Division au renseignement pendant une année et demie. En décembre 2017, il est revenu comme chef de la division des Communications et relations publiques. Ses mandats : livrer la nouvelle image du SPVM et solidifier l'équipe des communications afin d'être transparent avec la population.

Ian Lafrenière a également une carrière de militaire. Il est titulaire du grade de capitaine et il occupe présentement un poste à temps partiel de formateur en affaires publiques.

Ian Lafrenière a été élu à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections provinciales de 2018. Il représente la circonscription électorale de Vachon en tant que membre de la Coalition Avenir Québec. Ian Lafrenière a été nommé ministre responsable des Affaires autochtones le 9 octobre 2020.

Nouveau-Brunswick

L'honorable Keith Chiasson

L'honorable Keith Chiasson
Ministre des Affaires autochtones

Keith Chiasson a été élu pour la première fois en tant que député libéral de la circonscription de Tracadie-Sheila en septembre 2018. Il est membre du Comité permanent de la politique économique et porte-parole pour les gouvernements locaux et la réforme de la gouvernance locale.

De 2014 à 2018, M. Chiasson a occupé le poste de chef de cabinet du ministre de l'Éducation et du Développement de la petite enfance et du ministre de l'Environnement et des Gouvernements locaux.

M. Chiasson est diplômé en sciences politiques de l'Université d'Ottawa. Il a étudié plusieurs années à l'Université de Moncton.

Après avoir voyagé au Canada pendant quelques années, il s'est installé à Tracadie avec sa famille pour travailler principalement dans le domaine social. Il a également été président du comité de soutien aux parents pour l'École La Ruche et coordonnateur des États généraux de la jeunesse tenus dans la péninsule acadienne.

Île-du-Prince-Édouard

honorable Rob Lantz

L'honorable Rob Lantz
Premier ministre et président du Conseil exécutif
Ministre chargé des affaires intergouvernementales et des relations avec les autochtones

Le premier ministre Lantz a vécu toute sa vie dans le 13e district (Charlottetown-Brighton). Il y a grandi et a fréquenté les écoles locales et est diplômé de l'University of Prince Edward Island et de Holland College.

Le premier ministre Lantz tient un rôle de conseiller, de partenaire et d'investisseur auprès des entreprises en phase de démarrage dans les secteurs des biosciences, des technologies des sports et de l'énergie renouvelable. Il a également été consultant dans le milieu des sciences de l'information.

Le premier ministre Lantz a été élu en tant que député du 13e District, Charlottetown-Brighton, le 3 avril 2023. Il a auparavant occupé le rôle de ministre du Logement, des terres et des communautés et, en octobre 2024, a été nommé ministre de l'Éducation et de la petite enfance. Rob Lantz a été assermenté en tant que 34e premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard le 21 février 2025.

Nouvelle-Écosse

honorable Leah Martin

L'honorable Leah Martin
Ministre des communications de la Nouvelle-Écosse, ministre responsable des affaires autochtones, ministre responsable de la Loi sur le Conseil consultatif sur la condition de la femme, ministre responsable de la jeunesse

L'honorable Leah Martin a été élue pour la première fois à la Chambre d'assemblée de la Nouvelle-Écosse en tant que députée de Cole Harbour en 2024.

Mme Martin a travaillé comme coordonnatrice de projet dans le domaine du logement et de l'itinérance pour Centraide. En 2023, elle a rejoint le cabinet du premier ministre en tant qu'assistante exécutive et, plus tôt cette année, elle a rejoint le ministre de l'environnement et du changement climatique, Tim Halman, en tant que conseillère spéciale.

Mme Martin est la première députée autochtone élue dans l'histoire de la Nouvelle-Écosse.

Coordonnées : 902-424-7409, lnuaffairsminister@novascotia.ca

Terre-Neuve-et-Labrador

honorable Scott Reid

L'honorable Scott Reid
Ministre responsable des affaires autochtones et de la réconciliation

Scott Reid est titulaire d'un diplôme en sciences politiques et en économie de l'Université Memorial et d'une maîtrise en leadership éducatif. Il est retourné à l'université en 1999 pour obtenir un doctorat à l'Université d'Ottawa.

M. Reid a de nombreuses années d'expérience au sein du gouvernement, à commencer par 1989, lorsqu'il a occupé un poste au sein du gouvernement de Clyde Wells. En dehors du gouvernement, M. Reid a enseigné au département de sciences politiques et à la faculté de commerce de l'Université Memorial. Il a également été propriétaire et rédacteur en chef d'un petit journal local.

M. Reid a été élu pour la première fois lors d'une élection partielle en août 2014 et a été réélu lors des élections générales de 2015, 2019 et 2021, continuant à représenter les habitants de St. George's-Humber à la Chambre d'assemblée. M. Reid a été président de la Chambre d'assemblée de 2019 à 2021.

Shaunna Reid (Lawrence), de l'Isle aux Morts, et lui ont une fille de 19 ans prénommée Katherine.

ANNEXE A : Lois et législation sur les relations entre la Couronne et les Autochtones

Législation habilitante

  • Loi sur le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord L.C., 2019, ch. 29

Lois sur les revendications territoriales globales

  • Loi sur la Commission des traités de la Colombie-Britannique L.C., 1995, ch. 45
  • Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec L.C., 1984, ch. 18
  • Loi sur l'accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou L.C., 2011, ch. 20
  • Loi sur le règlement de la revendication territoriale des Gwich'in L.C., 1992, ch. 53
  • Loi sur le règlement des revendications des autochtones de la Baie James et du Nord québécois L.C., 1976–77, ch. 32
  • Loi sur l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador L.C., 2005, ch. 27
  • Loi sur l'accord définitif concernant les premières nations maanulthes L.C., 2009, ch. 18
  • Loi sur l'accord définitif nisga'a L.C., 2000, ch. 7
  • Loi concernant l'accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik L.C., 2008, ch. 2
  • Loi concernant l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut L.C., 1993, ch. 29
  • Loi sur le règlement de la revendication territoriale des Dénés et Métis du Sahtu L.C.,  1994, ch. 27
  • Loi sur l'accord définitif concernant les Tlaamins L.C., 2014, ch. 11
  • Loi sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale du peuple tlicho L.C., 2005, ch. 1
  • Loi sur l'accord définitif concernant la Première Nation de Tsawwassen L.C., 2008, ch. 32
  • Loi sur le règlement des revendications des Inuvialuit de la région ouest de l'Arctique L.C., 1984, ch. 24
  • Loi sur l'accord définitif concernant la Première Nation de Yale L.C., 2013, ch. 25
  • Loi sur le règlement des revendications territoriales des premières nations du Yukon L.C., 1994, ch. 34

Lois sur l'autonomie gouvernementale

  • Loi sur l'accord définitif sur l'autonomie gouvernementale de Deline L.C., 2015, ch. 24
  • Loi de mise en œuvre de l'Accord de Kelowna L.C., 2008, ch. 23
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale de la bande indienne sechelte L.C., 1986, ch. 27
  • Loi sur la gouvernance de la nation dakota de Sioux Valley L.C., 2014, ch. 1
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale de la première nation de Westbank L.C., 2004, ch. 17
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale des premières nations du Yukon L.C., 1994, ch. 35

Lois sur les revendications particulières

  • Loi sur la mise en œuvre de mesures concernant le règlement de revendications au Manitoba L.C., 2000, ch. 33
  • Loi sur les droits fonciers issus de traités en Saskatchewan L.C., 1993, ch. 11
  • Loi sur le Tribunal des revendications particulières L.C., 2008, ch. 22

Lois sur la gestion des terres, la gestion financière et la fiscalité

  • Loi sur la gestion financière des premières nations L.C., 2005, ch. 9
  • Loi sur la gestion des terres des premières nations L.C., 1999, ch. 24

Lois sur les affaires du Nord

  • Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques L.R.C., 1985, ch. A-12
  • Loi sur l'arpentage des terres du Canada L.R.C., 1985, ch. L-6
  • Loi sur les opérations pétrolières au Canada L.R.C., 1985, ch. O-7
  • Loi fédérale sur les hydrocarbures L.R.C., 1985, ch. 36
  • Loi sur la Station canadienne de recherche dans l'Extrême-Arctique L.C., 2014, ch. 39, art. 145
  • Loi sur les forces hydrauliques du Canada L.R.C., 1985, ch. W-4
  • Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie L.C., 1998, ch. 25
  • Loi autorisant l'émission et la vente des actions de la Commission d'énergie du Nord canadien L.C., 1988, ch. 12
  • Loi autorisant l'aliénation de biens de la Commission d'énergie du Nord canadien situés au Yukon L.C., 1987, ch. 9
  • Loi sur les Territoires du Nord-Ouest L.C., 2014, ch. 2, art. 2
  • Loi sur le transfert des responsabilités aux Territoires du Nord-Ouest L.C., 2014, ch. 2
  • Loi sur le Nunavut L.C., 1993, ch. 28
  • Loi sur les eaux du Nunavut et le Tribunal des droits de surface du Nunavut L.C., 2002, ch. 10
  • Loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets au Nunavut L.C., 2013, ch. 14, art. 2
  • Loi sur les terres territoriales L.R.C., 1985, T-7
  • Loi sur le Yukon L.C., 2002, ch. 7

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