Évaluation du programme Gouvernance et partenariats dans le Nord et l'Arctique
Préparé par : Direction générale de l’évaluation
Avril 2024
Format PDF (1.37 Mo, 36 pages)
Table des matières
Liste des acronymes
- ACS Plus
- Analyse comparative entre les sexes plus
- AN
- Affaires du Nord
- CSAN
- Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord
- DNUDPA
- Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
- GC
- Gouvernement du Canada
- GN
- Gouvernement du Nunavut
- GPNA
- Gouvernance et partenariats dans le Nord et l’Arctique
- GTDD
- Groupe de travail sur le développement durable
- GTIL
- Groupes de travail intergouvernementaux sur le logement
- GTNO
- Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest
- PPA
- Participants permanents autochtones
- RCAANC
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Sommaire
Aperçu
Le Secteur de la vérification et de l'évaluation de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) a mené une évaluation à méthodes mixtes du programme Gouvernance et partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) conformément au Plan d'évaluation quinquennal du Ministère et à l'article 42.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques pour les quatre subventions et contributions administrées dans le cadre du programme. L'évaluation couvre la période d'avril 2016 à mars 2023.
Les constatations et les conclusions relatives à la pertinence, à la conception et à la mise en œuvre, à l'efficacité et à l'efficience des activités du programme GPNA sont résumées ci‑dessous. Les résultats ont été triangulés à partir de plusieurs sources de données, dont un examen des documents pertinents, un examen des documents et des données sur le rendement, une analyse comparative de six modèles logiques de programme, 25 entretiens avec des informateurs clés et trois vignettes de cas (projets du groupe de travail sur le développement durable, subventions pour les soins de santé pour les gouvernements territoriaux et mise sur pied des groupes de travail intergouvernementaux sur les infrastructures essentielles).
Pertinence
Dans l'ensemble, le programme GPNA s'aligne sur les priorités du gouvernement du Canada et de RCAANC, y compris à plusieurs chapitres du Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord. Les données probantes indiquent que le programme cible les besoins actuels, continus et urgents dans l'Arctique et le Nord et peut être positionné pour collaborer avec des partenaires territoriaux et autochtones afin de répondre à ces besoins. Par contre, les données laissent aussi entendre que le programme peut mieux contribuer à l'avancement des relations renouvelées entre la Couronne et les Autochtones et entre les Inuit et la Couronne en s'éloignant de la tendance historique à donner la priorité aux besoins territoriaux par le biais de processus bilatéraux, en particulier en ce qui concerne les subventions pour les soins de santé.
Conception et mise en œuvre
Il y a un décalage entre la séquence logique des activités visant à soutenir les priorités territoriales, ce qui limite les liens verticaux et horizontaux des résultats du programme pour soutenir les relations multilatérales. En outre, l'évaluation a permis de savoir que rien ne prouve que le cadre de mesure du rendement génère des données valides et fiables qui soutiennent la prise de décisions.
Efficacité
L'évaluation a montré que le soutien apporté au processus de négociation sur le transfert des responsabilités en matière de terres et de ressources naturelles au Gouvernement du Nunavut a été efficace. L'absence de données fiables sur le rendement limite la capacité à mesurer l'ampleur dans laquelle les activités du programme améliorent les conditions de vie des populations autochtones et non autochtones du Nord. Toutefois, la plupart des responsables du programme sont convaincus que les activités du programme ont contribué à des améliorations. Enfin, le soutien aux activités circumpolaires permet au Canada de jouer un rôle de chef de file et de faciliter la mobilisation des participants permanents autochtones canadiens au groupe de travail sur le développement durable, malgré l'incertitude persistante quant au financement, ce qui menace sa viabilité à moyen et à long terme.
Économie et efficacité
L'évaluation a permis de déterminer que la réduction des exigences en matière de rapport pour les bénéficiaires, l'augmentation de la disponibilité du financement pluriannuel et la création de groupes de travail intergouvernementaux ont contribué à répondre aux besoins des gouvernements territoriaux. En revanche, dans le domaine des affaires circumpolaires, l'absence de financement à long terme a entraîné des difficultés dans la mise en place et le maintien des capacités organisationnelles.
Leçons tirées
Au cours de l'évaluation, les leçons qui suivent ont été tirées :
- Disposer de programmes axés sur l'établissement et le maintien de relations et de partenariats solides entre le Canada, les gouvernements territoriaux et les populations autochtones contribue à la progression des priorités du Nord et de l'Arctique et au soutien fructueux de la réconciliation et du renouvellement des relations de nation à nation;
- Le fait d'avoir un ministre des Affaires du Nord attire l'attention sur les questions, les défis, les possibilités et les solutions concernant le Nord; et
- Il n'y a pas eu d'intégration des considérations de genre ou de l'application de l'Analyse comparative entre les sexes plus (ACS Plus) dans l'une ou l'autre des activités du programme ou pour faire progresser la réalisation des résultats du programme.
Conclusions
Le programme GPNA est un système de programme complexe doté d'un cadre dans lequel le tout n'est pas plus grand que la somme de ses parties et dans lequel les parties sont indépendantes les unes des autres. L'interconnexion entre les activités est limitée et au moins une activité est linéaire et n'a aucune relation avec les autres fonctions au sein du système global.
Cependant, le programme GPNA démontre son potentiel d'adaptation et de dynamisme, comme l'illustrent les récentes activités liées au logement et aux infrastructures. L'adaptabilité et les interactions dynamiques sont intégrées dans certaines parties de la logique du programme, mais il est nécessaire de vérifier les hypothèses et d'intégrer plus concrètement les facteurs contextuels qui influencent les activités du programme, y compris le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN) et les relations trilatérales. Plus précisément, l'évaluation a révélé ce qui suit :
- En n'intégrant pas pleinement les peuples autochtones dans toutes les activités du programme, ce dernier n'est pas aligné sur la réconciliation et, en particulier, sur le renouvellement des relations entre la Couronne et les Autochtones et entre les Inuit et la Couronne;
- Le programme est complexe et doit s'adapter à l'évolution des besoins, mais rien n'indique que des travaux ont été entrepris au cours de la période d'évaluation pour renforcer la cohésion du programme afin que tout soit plus grand que la somme de ses parties; et
- En ne produisant pas de données stables, fiables et valides sur le rendement, la stratégie actuelle de mesure du rendement a une incidence négative sur la capacité à éclairer la prise de décisions et à suivre efficacement les progrès du programme au fil du temps.
Recommandations
Selon les résultats et les conclusions de l'évaluation, il est recommandé que RCAANC :
- Recalibrer les activités du programme pour s'assurer que les populations autochtones sont représentées dans la prise de décisions, et plus particulièrement dans le processus de développement et d'attribution des financements, ce qui soutiendra la reconnaissance et la mise en œuvre de politiques clés, entre autres, le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord et la Politique sur l'Inuit Nunangat.
- Élaborer des options pour moderniser les subventions pour les soins de santé, qui incluent l'autodétermination autochtone, tout en reflétant le statut dévolu aux programmes et aux services de santé dans les territoires.
- Examiner et réviser le système de mesure de rendement afin de s'assurer que la mesure des résultats liés aux relations fait l'objet d'un suivi dans le temps.
Réponse et plan d’action de la direction
Titre du projet : Évaluation de la gouvernance et des partenariats pour le Nord et l'Arctique
1. Réponse de la direction
L'Organisation des Affaires du Nord (OAN) accueille favorablement les conclusions et les recommandations de cette évaluation.
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) est le principal ministère fédéral chargé de soutenir les populations autochtones et nordiques du Canada dans la mise en place de communautés saines et durables et d'objectifs plus larges en matière de développement économique et social.
Le principal objectif de l'Organisation des Affaires du Nord (OAN) est de soutenir les organisations, les individus, les communautés et les gouvernements de l'Arctique et du Nord du Canada dans la poursuite d'un Nord fort, inclusif, dynamique, prospère et autosuffisant. Cela comprend la coordination fédérale, la mise en œuvre efficace des programmes fédéraux et les relations territoriales.
La Direction générale de la gouvernance du Nord et de l'Arctique soutient directement cette mission en se concentrant sur les résultats qui contribuent directement à la poursuite des progrès dans la construction d'un Nord et d'un Arctique forts, dynamiques et prospères :
- Le bien-être des communautés dans le Nord et l'Arctique;
- L'état d'avancement du transfert des responsabilités au Nunavut; et
- Les rapports produits par le Conseil de l'Arctique qui comprennent un contenu canadien.
L'évaluation a porté sur la période allant d'avril 2016 à mars 2023, et s'est penchée sur la pertinence, la conception et la mise en œuvre, l'efficacité et l'efficience des activités du programme GPNA à travers de multiples sources de données, notamment un examen de la documentation pertinente, un examen des documents et des données sur le rendement, une analyse comparative de six modèles logiques de programme, 25 entrevues avec des informateurs clés et trois études de cas (projets du groupe de travail sur le développement durable, subventions pour les soins de santé et le lancement des groupes de travail intergouvernementaux sur les infrastructures critiques).
Dans l'ensemble, l'évaluation a permis de conclure que le programme Gouvernance et partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) est conforme aux priorités du gouvernement du Canada et de RCAANC, y compris à plusieurs chapitres du Cadre Stratégique pour l'Arctique et le Nord, comme le démontrent les constatations et les conclusions de l'évaluation qui ont porté sur la pertinence, la conception, l'efficacité de la prestation et l'efficience des activités du programme GPNA. En outre, il existe un degré élevé d'harmonisation entre le programme GPNA, le gouvernement du Canada (GC) et les priorités de RCAANC, notamment: le Cadre Stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN), les discours du Trône, les lettres de mandat ministériel, la position du Canada sur la souveraineté dans l'Arctique, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et la politique de longue date de transfert de responsabilités de type provincial aux gouvernements territoriaux.
Au fur et à mesure que le programme GPNA met en œuvre sa réponse à cette évaluation, il a la possibilité de contribuer plus complètement à l'avancement des relations renouvelées entre la Couronne et les Autochtones et entre les Inuits et la Couronne en s'éloignant d'une tendance historique à donner la priorité aux besoins territoriaux par le biais de processus bilatéraux. Une telle approche nécessite non seulement une meilleure intégration des peuples autochtones dans toutes les activités du programme, mais aussi l'intégration de tous les habitants du Nord (autochtones et non-autochtones), une approche actuellement entreprise par l'OAN dans son travail de soutien au Cadre Stratégique pour l'Arctique et le Nord.
2. Plan d’action
| Recommandations | Actions | Gestionnaire responsable (titre / secteur)* | Dates de début et d'achèvement prévues |
|---|---|---|---|
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1. Recalibrer les activités du programme pour s'assurer que les peuples autochtones sont représentés dans la prise de décision, et plus spécifiquement dans le processus de développement et d'attribution des financements, ce qui soutiendra la reconnaissance et la mise en œuvre de politiques clés telles que, mais sans s'y limiter, le cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN) et la politique sur l'Inuit Nunangat. |
Gouvernance et partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) s'engage à réexaminer ses principales activités de programme et à identifier (le cas échéant) les domaines dans lesquels les points de vue autochtones, les connaissances traditionnelles et la prospective peuvent être intégrés dans ses activités de base. Le programme GPNA élaborera et mettra en œuvre un cadre de gestion des performances en fonction de ses objectifs stratégiques et définira des indicateurs de performance quantitatifs et qualitatifs afin d'évaluer l'impact des initiatives du programme GPNA. Les indicateurs aideront le programme GPNA à contrôler et à améliorer l'efficacité et l'efficience de l'ensemble de son travail et de ses activités. Le cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord servira de modèle sur la meilleure façon d'y parvenir. Le programme GPNA s'appuiera sur la capacité du cadre à collaborer avec les gouvernements, les habitants du Nord, les gouvernements et les organisations autochtones et à intégrer les meilleures pratiques du processus CSAN dans les activités du programme GPNA. |
Directeur général Direction générale des Politiques Stratégiques du Nord (DGPSN) Directeur général Direction générale de la Gouvernance du Nord (DGGN) |
Date de début : mars 2024 Date d'achèvement : mars 2025 |
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2. Élaborer des options pour moderniser les subventions pour les soins de santé, en tenant compte de l'autodétermination des Autochtones, tout en reflétant le statut dévolu aux programmes et aux services de santé dans les territoires. |
Compte tenu de cette évaluation, l'Organisation des Affaires du Nord continuera d'allouer les subventions d'une façon qui correspond à la façon de faire actuelle. Conformément à la recommandation de l'évaluation, GPNA envisagera d'autres mécanismes de mise en œuvre et consultera les ministères et les organismes centraux fédéraux pertinents. L'OAN entamera également des discussions aux moments stratégiques avec les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut au sujet de solutions de rechange pour la conception et la réalisation. |
Directeur général Direction générale de la Gouvernance du Nord (DGGN) Directeur DGGN |
Date de début : Printemps 2024 Achèvement : Septembre 2025 |
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3. Examiner et réviser le système de mesure de la performance afin de s'assurer que la mesure des résultats liés aux relations fait l'objet d'un suivi dans le temps. |
Le programme consacrera du temps à l'examen et à la mise à jour de son système de mesure du rendement afin qu'il reflète plus précisément l'objectif du programme GPNA, qui est d'établir et de maintenir des relations/partenariats solides entre le Canada, les gouvernements territoriaux et les peuples autochtones. Des travaux seront entrepris pour étendre le système au-delà de l'accent mis actuellement sur les relations bilatérales et les besoins des gouvernements territoriaux, afin de mesurer la manière dont les activités du programme GPNA soutiennent des relations multilatérales plus larges et la vie des habitants du Nord et des peuples autochtones. Un modèle logique révisé et les résultats escomptés correspondants, ainsi que les indicateurs, sources de données et méthodologies associés, seront élaborés et alignés sur le processus de mise en œuvre du transfert de responsabilités au Nunavut en cours. Ces mesures permettront de s'assurer que les données sur le rendement du programme constituent une base solide pour la prise de décision et illustrent mieux la manière dont GPNA contribue à l'avancement du cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord et la politique sur l'Inuit Nunangat. |
Directeur général Direction générale des Politiques Stratégiques du Nord (DGPSN) Directeur général Direction générale de la Gouvernance du Nord (DGGN) |
Date de début : Hiver 2024 Achèvement : 2027-2028 |
1. Introduction
1.1 Contexte
Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) est le principal ministère fédéral chargé d'aider les populations autochtones et nordiques du Canada à vivre dans des communautés saines et durables et d'appuyer les objectifs globaux de développement économique et social. L'objectif principal des Affaires du Nord est de soutenir les organisations, les personnes, les communautés et les gouvernements de l'Arctique et du Nord du Canada dans la poursuite d'un Nord solide, inclusif, vibrant, prospère et autosuffisant, y compris la coordination fédérale, la prestation efficace des programmes fédéraux et les relations territoriales.
Les responsabilités du Ministère découlent de plusieurs sources, notamment la Constitution canadienne, la Loi sur le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, la Loi sur le Yukon, la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest et la Loi sur le Nunavut, les lois promulguant des traités modernes au nord du 60e parallèle, comme la Loi concernant l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, ou des ententes sur l'autonomie gouvernementale, comme la Loi sur l'autonomie gouvernementale des Premières Nations du Yukon, ainsi que les lois traitant de la gestion des terres et des ressources, en particulier au Nunavut.
1.2 Considérations contextuelles
Transfert des responsabilités
Le délégation est le processus par lequel le gouvernement fédéral transfert des pouvoirs de décision, y compris la gestion des dépenses, aux gouvernements territoriaux. Depuis les années 1960, le gouvernement fédéral s'emploie activement à transférer des programmes et des services aux gouvernements territoriaux, notamment des responsabilités en matière de soins de santé, d'éducation, de logement et de services sociaux. Plus récemment, des accords ont été signés avec le gouvernement du Yukon et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest en 2013 et 2014, respectivement, pour le transfert de la gestion des terres et des ressources.
Entre-temps, un protocole de négociation a été conclu en 2008 avec le gouvernement du Nunavut, et les négociations en vue d'une entente de principe ont débuté en octobre 2014. En 2019, l'Entente de principe sur le transfert des responsabilités liées aux terres et aux ressources du Nunavut a été signée par trois parties : Gouvernement du Canada (GC), Gouvernement du Nunavut (GN) et Nunavut Tunngavik Incorporated.
L'entente de principe établit une voie pour le transfert des responsabilités liées à la gestion des terres publiques (de la Couronne), des eaux et des ressources minérales au Nunavut, et ce du GC au GN, tout en respectant les droits des Inuit en vertu de l'Accord du Nunavut. Une fois le transfert au Nunavut achevé, les trois territoires disposeront de pouvoirs et de responsabilités comparables à ceux d'une province.
Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
L'adoption en 2016 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) (PDF), suivie de l'adoption de la loi en 2021, démontre l'importance de la nouvelle relation entre le GC et les peuples autochtones, y compris l'engagement de faire progresser l'autodétermination et l'autogouvernance.
En outre, pour donner suite aux appels à l'action lancés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada (PDF) et à l'appel à la justice découlant de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, le Parlement a adopté en 2021 la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qui engage le gouvernement fédéral à veiller à ce que toutes les lois du Canada soient conformes à la DNUDPA et à élaborer un plan d'action pour atteindre les objectifs de la DNUDPA.
Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord
En septembre 2019, le Gouvernement du Canada a annoncé le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN), un cadre élaboré conjointement avec des partenaires autochtones et territoriaux. Le CSAN comprend huit objectifs primordiaux et interconnectés, ainsi que les objectifs associés, qui constituent les priorités fédérales pour l'Arctique et le Nord jusqu'en 2030.
Transformation ministérielle
Ces dernières années, le gouvernement fédéral a connu une importante transformation organisationnelle afin d'améliorer et de faire progresser les relations entre la Couronne et les Autochtones. Le changement le plus notable a été la dissolution d'Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC) en 2017, qui a ensuite été remplacé, en 2019, par deux nouveaux ministères : Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) et Services aux Autochtones Canada (SAC).
RCAANC a été désigné comme responsable des dossiers comme la négociation et la mise en œuvre de traités et d'accords, la résolution de griefs historiques, la consultation et l'accommodement des peuples autochtones, ainsi que la fourniture continue de programmes et de services dans le Nord.
Ministre des Affaires du Nord
En 2019, le ministre des Affaires du Nord (AN) a été rétabli pour favoriser les possibilités économiques et assurer une meilleure qualité de vie pour les personnes résidant dans le Nord du Canada. Sur le plan administratif, les Affaires du Nord sont cogérées avec Relations Couronne-Autochtones, mais on leur propre ministre, leur propre mission, leur propre mandat et leurs propres objectifs. Conformément à la lettre de mandat du ministre de 2021, les AN ont trois grandes priorités :
- la mise en œuvre du Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN);
- la réalisation de progrès véritables pour améliorer les résultats en matière de logement; et
- la poursuite des efforts en vue du transfert des responsabilités au territoire du Nunavut.
Affaires du Nord est également chargé de soutenir les efforts en faveur de la souveraineté et de l'intérêt national, notamment en renforçant les relations intergouvernementales, en faisant progresser les programmes et les politiques qui soutiennent les résidents du Nord ainsi qu'en déterminant l'orientation et le niveau de contribution de RCAANC au Conseil de l'Arctique.
L'ensemble de ces considérations contextuelles est essentiel pour déterminer comment l'Organisation des affaires du Nord, et plus particulièrement le programme Gouvernance et Partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA), devrait être comprise au-delà de la version coloniale statique de l'Arctique et du Nord qui a autrefois dominé et défini l'élaboration et la mise en œuvre des programmes pour les peuples autochtones et les résidents du Nord.
1.3 Renseignements sur le programme
En 2016, avec la mise en œuvre d'un cadre modifié de gestion fondée sur les résultats, le programme GPNA a été créé, remplaçant le sous-programme Développement politique et relations intergouvernementales – Le Nord. Les activités principales, comme pour son prédécesseur, sont réparties en quatre volets distincts.
Affaires circumpolaires
RCAANC, en tant que principal ministère fédéral dans le Nord, joue un rôle essentiel dans la promotion des intérêts nordiques du Canada, tant au niveau national qu'international. Les affaires circumpolaires sont le principal vecteur de la mobilisation des Autochtones et des territoires dans les forums circumpolaires internationaux.
Pour remplir son mandat de soutien et de coordination de la participation canadienne dans les affaires circumpolaires, la Direction des affaires circumpolaires (DAC) fournit l'expertise, le leadership, les ressources, la coordination pangouvernementale et le soutien organisationnel pour la participation du Canada au sein du groupe de travail sur le développement durable (GTDD) du Conseil de l'Arctique. Le GTDD a été créé pour les États de l'Arctique afin de faire progresser le développement durable au moyen de l'élaboration et de la direction conjointes de projets en partenariat avec les organisations de Participants permanents autochtones (PPA). En contribuant à ces initiatives, le Canada cherche activement à améliorer et à relever la multitude de défis auxquels sont confrontés les peuples autochtones et les populations nordiques, notamment ceux qui ont trait à leur santé, à leur bien-être ainsi qu'au maintien et au renforcement de leurs cultures, de leur environnement et de leurs communautés respectives.
Parmi les autres responsabilités relevant du volet des affaires circumpolaires, citons la promotion et le maintien des relations nationales et internationales, ainsi que la collaboration multilatérale et bilatérale en vue de renforcer et d'améliorer la qualité de vie des résidents autochtones et nordiques du Canada. La collaboration multilatérale se fait principalement dans le cadre du Conseil international de l'Arctique et de son GTDD. La collaboration bilatérale est soutenue par le maintien de liens solides avec les voisins circumpolaires du Canada, y compris des relations officielles avec la Norvège, les États-Unis et la Russie.
Enfin, le volet des affaires circumpolaires fournit des capacités et un financement de projet pour soutenir la capacité des trois organisations canadiennes des PPA à diriger, à faire progresser et à réaliser des projets dans des domaines d'intérêt mutuel au moyen d'ententes de contribution.Note de bas de page 1
Subventions au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et au gouvernement du Nunavut pour les soins de santé aux Autochtones et aux InuitNote de bas de page 2
Depuis les années 1950, le Gouvernement du Canada participe directement à la mise en œuvre des programmes et des services de soins de santé dans les territoires, l'objectif initial étant que les gouvernements fédéral et territoriaux assument les coûts à parts égales. En 1959, cependant, le Gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) a affirmé qu'il n'était pas en mesure de respecter ses engagements, invoquant le coût élevé de la fourniture de soins dans les communautés éloignées et autochtones. Le gouvernement fédéral a donc approuvé et commencé à verser une subvention annuelle spéciale au GTNO, en précisant que le gouvernement couvrirait 95 % des coûts des services hospitaliers assurés pour les Indiens inscritsNote de bas de page 3 et les Inuit. En 1970, cette convention de subvention a été élargie pour inclure un remboursement total (100 %) des coûts liés à la prestation de services médicaux aux résidents autochtones.
En 1995, à la suite d'un règlement à l'amiable, la subvention a été modifiée pour inclure un facteur de progression annuelle de deux pourcent à appliquer à perpétuité au financement des services votés. Lors de la création du Nunavut en 1999, le financement a été divisé en deux, 56,3 % étant alloués au GTNO et 43,7 % au GN. Ces caractéristiques restent celles des subventions pour les soins de santé.
Selon les documents ministériels, l'objectif des subventions est de soutenir le GTNO et le GN dans la prestation de services hospitaliers et médicaux aux Autochtones, dans le but d'améliorer les résultats en matière de santé. Le financement est fourni aux gouvernements territoriaux dans le cadre d'accords quinquennaux. Conformément aux exigences redditionnelles liées aux paiements de transfert à d'autres ordres de gouvernement aux termes de la Directive sur les paiements de transfert, les subventions ne sont pas soumises à l'obligation de production de rapports. En outre, les subventions sont indépendantes de la Formule de financement des territoires, du Transfert canadien en matière de santé et d'autres paiements de transfert en matière de soins de santé.
Les ressources pour les subventions sont allouées à RCAANC dans le cadre du Budget principal des dépenses, en tant que dépenses votées. Les augmentations annuelles de deux pourcent sont ensuite gérées dans le cadre de la mise à jour annuelle des niveaux de référence (MJANR) avant le renouvellement des accords, comme le montre le tableau 1. Les accords sont signés au niveau du directeur général (niveau 2), conformément au tableau de délégation des pouvoirs de dépenser et des pouvoirs financiers.
| Exercise | Année | Source | Description | Services votés | Demandes de remboursement | Montant |
|---|---|---|---|---|---|---|
|
MJANR en 2018-2019 |
2023-2024 |
Niveau de référence |
Niveau de référence de base |
Services votés |
Non-demandes de remboursement |
56 563 000 $ |
|
MJANR en 2018-2019 |
2023-2024 |
Cadre financier |
Rajustement de 2 % |
2 285 000 $ |
||
|
MJANR en 2019-2020 |
2023-2024 |
Cadre financier |
Rajustement de 2 % – Soins de santé pour les populations nordiques |
3 603 000 $ |
Depuis 2008, il y a eu au moins deux études de cas, dans le cadre de l’étude spéciale sur les ententes de financement d’AINC, puis de l'Évaluation des subventions au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et au gouvernement du Nunavut pour les services de santé dispensés aux populations autochtones et aux Inuit de 2017,Note de bas de page 4 qui ont toutes deux évalué la gestion et l'administration des subventions. Plus récemment, en réponse à l'évaluation de 2017, l'Organisation des affaires du Nord s'est engagée à :
- envisager d'autres mécanismes de mise en œuvre;
- consulter les organismes centraux et les ministères fédéraux appropriés; et
- entamer des discussions, aux moments stratégiquement appropriés, avec les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut sur d'éventuelles solutions de rechange en matière de conception et de mise en œuvre.
Bien que la réponse et le plan d'action de la direction de 2017 indiquent que les actions ont été menées à bien, certains informateurs clés de la présente évaluation ont fait remarquer que même si des travaux ont été entamés au niveau technique, les options n'ont jamais été soumises à l'examen de la haute direction.
Transfert des responsabilités au NunavutNote de bas de page 5
La poursuite de la collaboration avec les Inuit et le GN en vue de l'élaboration conjointe de l'Accord définitif sur le transfert des responsabilités au Nunavut est prévue dans la lettre de mandat du ministre des Affaires du Nord de 2021 et constitue l'un des volets du programme GPNA.
Le transfert des responsabilités au Nunavut est un processus en cours :
- Des consultations auprès de tous les groupes autochtones ayant des droits revendiqués ou établis au Nunavut seront menées avant la conclusion des négociations de l'entente définitive;
- Les parties visent actuellement la date de transfert de 2025. La date de transfert est la date à laquelle le transfert entre en vigueur, l'administration et le contrôle des terres et des ressources étant transférés du GC au GN; et
- L'entente de principe prévoit une période de trois ans entre la signature de l'entente définitive de transfert des responsabilités et la date de transfert pour réaliser les activités en matière de législation et de mise en œuvre nécessaires au transfert. Cela comprend l'élaboration et la mise en œuvre des lois, les activités de diligence raisonnable et les consultations supplémentaires au titre de l'article 35. Ces activités devraient être mises en œuvre entre 2022 et 2025.
À l'issue des négociations sur le transfert des responsabilités, il faudra préparer la législation, signer les ententes de financement de base et assurer le transfert des responsabilités du GC au GN.
Logement et infrastructure
Les communautés nordiques, éloignées et isolées du Canada sont confrontées à des besoins uniques en matière de logement en raison des défis posés par la géographie, les changements climatiques, les infrastructures et l'éloignement. Pour répondre à ces besoins essentiels, deux groupes de travail intergouvernementaux sur le logement (GTIL) ont été créés en 2021, avec des partenaires du GTNO et du GN. Accompagnés d'un financement des gouvernements territoriaux et coprésidés par le sous-ministre adjoint (SMA) de l'Organisation des affaires du Nord (OAN) et des hauts fonctionnaires territoriaux, les GTIL visent à aborder un large éventail de questions en rassemblant l'expertise des gouvernements autochtones, des gouvernements municipaux, des chefs de file de l'industrie et des fonctionnaires fédéraux de RCAANC, de Services aux Autochtones Canada, d'Infrastructure Canada, de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, de Ressources naturelles Canada, d'Emploi et Développement social Canada, et d'autres.Note de bas de page 6
Chaque groupe de travail devrait se réunir au moins quatre fois par an, avec un minimum d'une réunion par trimestre financier. Le cadre de référence de chaque GTIL a été signé en 2022.
1.4 Activités et résultats attendus
Les activités principales du programme sont les suivantes :
- Diriger le processus de négociation pour le transfert des responsabilités liées à la gestion des ressources et l'administration des terres au Nunavut;
- Soutenir, coordonner, informer et promouvoir de solides relations fédérales-territoriales-autochtones;
- Soutenir les domaines prioritaires territoriaux, y compris les besoins essentiels en matière de logement et d'infrastructures; et
- Soutenir et coordonner la participation du Canada dans les affaires circumpolaires.
Ensemble, les volets permettent de réaliser des activités et des produits en vue d'atteindre le résultat ultime suivant : Le développement politique, économique et social dans l'Arctique et le Nord du Canada progresse (voir le modèle logique du programme à l'annexe B).
1.5 Gestion et structure du programme
La figure 1, qui présente l'organigramme de l'Organisation des affaires du Nord (OAN), montre que le programme a une structure matricielle, les responsabilités et les activités étant assurées par plusieurs directeurs et deux directeurs généraux.Note de bas de page 7
Équivalent textuel pour le graphique Figure 1 : Structure organisationnelle
La structure organisationnelle démontre que le SMA de l’Organisation des affaires du Nord supervise, dans d’autres organisations, 1) le directeur général des Politiques stratégiques du Nord et 2) le directeur général de la Gouvernance du Nord.
- Le directeur général des Politiques stratégiques du Nord supervise :
- le directeur de la Direction des affaires circumpolaires;
- le directeur des politiques stratégiques et de l'intégration;
- le directeur de Nutrition Nord;
- le directeur du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord.
La Direction des affaires circumpolaires gère certaines activités du programme de GPNA. Ce n’est pas le cas des autres organisations.
- Le directeur général de la Gouvernance du Nord supervise :
- le directeur de la Direction du développement de la gouvernance du Nord;
- le directeur de la Direction des opérations stratégiques;
- le directeur de Gouvernance du Nord et partenariats.
La Direction du développement de la gouvernance du Nord et Gouvernance du Nord et partenariats gèrent certaines activités du programme de GPNA. Ce n’est pas le cas de la Direction des opérations stratégiques.
Bien que ce qui suit n'ait pas été pris en compte dans les quatre volets d'activité, le programme a également la responsabilité de coordonner et de fournir une analyses et des conseils politiques ministériels, un soutient et une coordination, une activité partagée entre les deux secteurs de programme.
1.6 Résultats attendus
Les documents du programme décrivent que les gouvernements territoriaux, les résidents du Nord et tous les Canadiens sont censés bénéficier des activités soutenues par le programme GPNA. Toutefois, en ce qui concerne les subventions pour les soins de santé, les Autochtones sont précisément censés bénéficier de meilleurs résultats en matière de santé, conformément à l'objectif de la politique.
L'ensemble de ces activités vise, dans l'immédiat, à atteindre quatre résultats : les parties progressent dans le transfert des responsabilités au Nunavut; le Canada s'est acquitté de manière adéquate de son obligation de consultation; les connaissances et la compréhension sont guidées par des décisions éclairées; les territoires et les résidents du Nord ont accès au soutien du gouvernement fédéral. Les progrès réalisés dans chaque domaine doivent conduire à deux résultats intermédiaires : le transfert des responsabilités liées aux terres et aux ressources au GN et l'établissement de solides relations fédérales-territoriales-autochtones et circumpolaires. Ces deux résultats sont considérés comme contribuant au résultat ultime suivant : Le développement politique, économique et social dans l'Arctique et le Nord du Canada progresse (voir l'annexe B).
1.7 Autorisations et ressources du programme
Le tableau 2 présente les dépenses réelles du programme GPNA pour les exercices 2016-2017 à 2021-2022.
| Catégorie | Dépenses (montants en $ par exercice) | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016-17 | 2017-18 | 2018-19 | 2019-20 | 2020-21 | 2021-22 | ||
| Crédit 1 | Salaires | 5 891 $ | 5 699 $ | 5 345 $ | 6 043 $ | 6 236 $ | 5 939 $ |
| F et E | 2 441 $ | 2 466 $ | 2 515 $ | 889 $ | 662 $ | 796 $ | |
| Crédit 10 | Subventions et contributions | 62 058 938 $ | 67 510 264 $ | 71 885 327 $ | 77 518 985 $ | 87 886 762 $ | 139 746 461 $ |
| Totaux | 62 067 270 $ | 67 518 429 $ | 71 893 187 $ | 77 525 917 $ | 87 893 660 $ | $139,753,196 | |
Le programme a quatre autorisations de financement. Trois d’entre elles sont des contributions, tandis que la quatrième, la subvention pour les soins de santé est une subvention de services votés (paiement de transfert). Le tableau 3 présente une ventilation des dépenses de financement par exercice pour chaque autorisation de financement.
| Autorisation de financement | Dépenses (montants en $ par exercice) | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2016-17 | 2017-18 | 2018-19 | 2019-20 | 2020-21 | 2021-22 | |
| Subventions au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest et au gouvernement du Nunavut pour les soins de santé aux populations autochtones et aux InuitNote de bas de page 8 | 54 367 000 $ | 55 454 000 $ | 56 563 000 $ | 57 694 000 $ | 58 848 000 $ | 60 025 000 $ |
| Subventions pour l’évolution politique des territoires, en particulier en ce qui concerne le transfert des responsabilités | 7 691 938 $ | 8 051 264 $ | 9 599 382 $ | 14 234 462 $ | 20 585 566 $ | 71 104 224 $ |
| Contributions pour promouvoir le développement social et politique dans le Nord | 3 919 441 $ | 4 005 000 $ | 5 686 987 $ | 5 590 523 $ | 8 451 196 $Note de bas de page 9 | 8 446 254 $Note de bas de page 10 |
| Contribution à la promotion de l’utilisation en toute sécurité, de la mise en valeur, de la conservation et de la protection des ressources naturelles du Nord et à la promotion du développement scientifique | 0 $ | 0 $ | 35 958 $ | 0 $ | 2 000 $ | 170 983 $ |
| Totaux | 65 978 379 $ | 67 510 264 $ | 71 885 327 $ | 77 518 985 $ | 87 886 762 $ | 139 746 461 $ |
2. Description de l’évaluation
2.1 Objet et portée
Conformément au plan d'évaluation quinquennal du Ministère et à la Politique sur les résultats du Conseil du Trésor, la présente évaluation répond également aux exigences d'évaluation des subventions et contributions permanentes en vertu de l'article 42.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques.
La portée de cette évaluation exclut toute évaluation des progrès directs ou du mandat liés aux négociations sur le transfert des responsabilités liées à la gestion des terres et des ressources au Gouvernement du Nunavut (GN).
L'évaluation a porté sur la pertinence et le rendement du programme pour les exercices allant d'avril 2016 à mars 2023.
2.2 Méthodologie
Pour répondre aux questions cernées et aux questions clés de l'évaluation, une approche mixte avec de multiples lignes d'enquête a été utilisée. L'annexe A fourni la matrice d'évaluation détaillée. Le tableau 4 met en évidence les secteurs d'intérêt.
| Examen des documents, de la littérature et des dossiers | Examen de 128 documents
|
|---|---|
| Données de mesure du rendement | Examiné et comparé
|
| Entrevues avec des informateurs clés | 25 entretiens réalisés
|
| Vignettes de cas |
|
Les conclusions et recommandations générales ont été élaborées en fonction de l'ensemble des résultats, qui sont fiables et valables.
2.3 Limites et atténuation
Le tableau 5 décrit à la fois les limites et les stratégies d'atténuation relevées au cours de l'évaluation.
| Limites | Stratégie d’atténuation |
|---|---|
| Sur les 25 entretiens qui ont eu lieu, 16 ont été menés auprès de responsables du programme, tandis qu'une autre partie importante concernait des bénéficiaires du financement du programme. Peu d'intervenants autochtones ont été interrogés en raison de la nature du programme, ce qui augmente la possibilité d'une partialité des répondants. | Dans le rapport, l'équipe d'évaluation détermine les cas où les renseignements transmis proviennent uniquement des responsables du programme. Lorsque les renseignements proviennent de plus d'une catégorie de personnes interrogées, les catégories sont masquées, à l'exception de l'identification de la catégorie des fonctionnaires des gouvernements des territoires lorsqu'il s'agit d'une référence directe au financement. |
| Au cours de la période d'évaluation, le modèle logique du programme a été révisé six (6) fois, y compris des modifications de toutes les composantes (activités, produits et résultats). | L'équipe d'évaluation a procédé à une analyse des modèles logiques afin de mieux comprendre les changements et d'évaluer les incidences potentielles sur la capacité d'évaluation du rendement. La sixième version du profil d'information sur le rendement a été utilisée par l'équipe d'évaluation, car c'est la dernière version disponible au cours de la période d'évaluation et la seule à inclure des activités liées au logement et aux infrastructures. |
| Le système de mesure du rendement, dans lequel la relation entre les indicateurs et les résultats connexes est parfois limitée. | L'équipe d'évaluation a procédé à une analyse des indicateurs de rendement et de la disponibilité des données. Pour combler les lacunes, les données issues des entretiens ont été davantage prises en compte. |
Il était important de s'assurer de la validité et de la fiabilité des sources de données pour produire des conclusions fondées. L'équipe d'évaluation est convaincue que les stratégies d'atténuation ont permis de remédier de manière adéquate aux limitations.
3. Constatations
3.1 Pertinence
Le programme Gouvernance et Partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) est aligné sur les priorités du gouvernement et de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC), y compris le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord.
Les informateurs clés du programme ont déclaré qu'il existe un degré élevé de concordance entre le programme et les priorités du Gouvernement du Canada (GC) et de RCAANC, y compris : le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN), les discours du Trône, les lettres de mandat ministériel, la position du Canada sur la souveraineté dans l'Arctique, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) et la politique de longue date de transfert de responsabilités de type provincial aux gouvernements territoriaux.
Les informateurs clés ont le plus souvent cité la concordance du programme avec les buts suivants du CSAN :
- But 1 : Les peuples autochtones de l'Arctique canadien et du Nord sont résilients et en santé.
- But 4 : La connaissance et la compréhension orientent la prise de décisions.
- But 6 : L'ordre international fondé sur des règles dans l'Arctique réagit efficacement aux nouveaux défis et aux nouvelles possibilités.
Il y a une forte concordance avec le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord Chapitre international et une concordance moindre avec le chapitre Inuit Nunangat et les chapitres territoriaux.
Les documents examinés confirment la concordance du programme avec les priorités du gouvernement du Canada, notamment : les priorités du ministre des Affaires du Nord et le soutien budgétaire continu au transfert des terres et des ressources naturelles aux gouvernements du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut; les objectifs de développement durable des Nations Unies; ainsi que les plans ministériels et les rapports sur les résultats ministériels.
Le programme GPNA cible les besoins actuels, continus et urgents dans l'Arctique et le Nord et peut être positionné pour collaborer avec des partenaires territoriaux et autochtones afin de répondre à ces besoins.
Soutien à l’investissement dans le logement
De nombreux rapports,Note de bas de page 11 déterminés grâce à l'analyse des documents, décrivent la crise du logement dans le Nord et indiquent qu'elle représente une grave urgence en matière de santé publique, en particulier au Nunavut.Note de bas de page 12 La pénurie chronique de logements accessibles, abordables et de qualité dans le Nord et l'Arctique a été décrite par les personnes interrogées comme particulièrement difficile à résoudre, en partie parce que les investissements fédéraux actuels dans le logement sont très fragmentés. Les investissements mobilisent plusieurs ministères, en plus des gouvernements territoriaux et des Premières Nations, ainsi que des organisations de revendications territoriales inuites, qui s'efforcent de remédier à la pénurie.
En 2021, les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ont reçu 25 millions de dollars du gouvernement fédéral pour des investissements visant à résoudre la crise du logement, avec un montant supplémentaire de 150 millions de dollars alloué sur deux ans pour soutenir le logement abordable et les infrastructures connexes dans le Nord. Ces nouvelles initiatives soutiendraient le programme grâce à l'autorisation de financement existante : Contributions pour promouvoir le développement social et politique dans le Nord et pour les résidents du Nord.
L'examen des documents et les entrevues avec les informateurs clés ont permis à l'équipe d'évaluation de constater que le Programme peut être positionné de manière à appuyer les travaux des gouvernements territoriaux visant à élargir le parc de logements au moyen d'initiatives alignées sur le résultat du Programme, soit l'amélioration de la qualité de vie des résidents du Nord.
En outre, les groupes de travail intergouvernementaux sur le logement pour le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest sont des outils clés, définis tout au long de l'évaluation, pour répondre aux besoins des gouvernements territoriaux en matière de logement et d'infrastructure.
Affaires circumpolaires
Selon la plupart des informateurs clés, les activités de Gouvernance et Partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) soutiennent directement le rôle de chef de file du Canada au sein du Conseil de l'Arctique en facilitant la représentation et la participation des populations du Nord et de l'Arctique aux forums et négociations internationaux pertinents. Plus précisément, les ressources du programme sont affectées à la vice-présidence du groupe de travail sur le développement durable du Conseil de l'Arctique, y compris des investissements directs pour permettre aux participants permanents autochtones (PPA) canadiens de participer aux processus de prise de décisions des groupes de travail. L'une des vignettes de l'évaluation a révélé que, bien que le financement du projet du Groupe de travail sur le développement durable (GTDD) pour les PPA canadiens fut à court terme, les projets pilotes ont été essentiels pour enrichir le corpus de connaissances sur les défis uniques auxquels sont confrontés les résidents du Nord, comme la santé mentale, le développement durable et l'énergie renouvelable, illustrant ainsi la manière dont les activités du programme ont contribué à déterminer les besoins actuels des intervenants et à y répondre.
Services de santé pour les populations autochtones
Il existe de nombreux documents qui montrent qu'il existe toujours des écarts entre les résidents du Nord et le reste du Canada en ce qui concerne les résultats de santé et que ces écarts sont amplifiés pour les Inuit, les Premières Nations et les Métis de l'Arctique et du Nord du Canada.Note de bas de page 13 Parmi les problèmes relevés, la géographie et la faible densité de population font qu'il est difficile de réaliser les économies d'échelle possibles dans le sud du Canada. En outre, la plupart des services spécialisés et des soins hospitaliers nécessitent souvent des déplacements par avion, ce qui augmente considérablement les coûts des soins de santé. Les difficultés sont particulièrement marquées pour les populations autochtones, qui ont tendance à avoir de moins bons résultats en matière de santé, en grande partie en raison de l'héritage du colonialisme, des pensionnats et des inégalités dans l'accès aux services de santé. À la quasi-unanimité, les informateurs se sont dits convaincus que les subventions pour les soins de santé contribuent à améliorer les résultats en matière de santé pour tous les résidents des territoires, y compris les peuples autochtones, mais aucune preuve n'a été fournie à l'équipe d'évaluation pour étayer ce point de vue.Note de bas de page 14
En outre, il a été noté que les gouvernements des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut ne sont pas tenus de rendre compte de la manière dont les fonds soutiennent spécifiquement les peuples autochtones, et que les fonds fournis sont transférés directement dans les recettes générales des gouvernements territoriaux. Plusieurs informateurs clés ont déclaré que l'accord financier actuel avec les gouvernements territoriaux était opportun d'un point de vue administratif et ont expliqué qu'il représentait une petite partie de l'ensemble des dépenses de santé des gouvernements territoriaux.Note de bas de page 15 Un informateur clé a explicitement exprimé son incertitude quant à l'alignement des subventions sur la DNUDPA et la réconciliation. Aucune preuve n'a été fournie pour démontrer comment le financement contribue à améliorer les résultats en matière de santé des populations autochtones, conformément à l'objectif des autorités de financement.
Le programme GPNA a l'occasion de contribuer plus pleinement à l'avancement des relations renouvelées entre la Couronne et les Autochtones et entre les Inuit et la Couronne en s'éloignant de la tendance historique à donner la priorité aux besoins territoriaux par le biais de processus bilatéraux, en particulier en ce qui concerne les subventions pour les soins de santé.
Le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord souligne que la réconciliation avec les peuples autochtones est primordiale pour garantir l'épanouissement, la force et la sécurité des populations du Nord et de l'Arctique. Plusieurs informateurs clés fédéraux ont indiqué qu'à leur avis, étant donné que le programme GPNA contribue aux buts et objectifs du CSAN, qui ont été élaborés conjointement avec des partenaires autochtones, les activités doivent donc être fortement alignées sur l'approche de RCAANC en ce qui concerne les relations entre la Couronne et les Autochtones. L'équipe d'évaluation a trouvé peu d'éléments de preuve dans les documents, les données sur le rendement et les vignettes pour étayer ce point de vue.
Comme le montre le tableau 6, certains domaines d'activité du programme gagneraient à collaborer avec des partenaires autochtones et à intégrer leurs intérêts. Par exemple, les activités d'Affaires circumpolaires permettent aux PPA d'exercer une influence sur le GTDD du Conseil de l'Arctique par le biais de propositions de projets. Près de 90 % des projets du GTDD sont sélectionnés et gérés en collaboration avec les PPA, ce qui contribue à l'établissement et au maintien de relations étroites avec eux et avec les fonctionnaires territoriaux participants. De même, les données disponibles portent à croire que l'engagement des Inuit fait partie intégrante du transfert de la gestion des terres et des ressources au Gouvernement du Nunavut (GN). Toutefois, sous Défis, le tableau 6 montre que d'autres activités de programme présentent une voie d'engagement moins claire avec les peuples autochtones.
| Points forts |
|
|---|---|
| Défis |
|
La figure 2 montre comment l'accent historique du programme sur les besoins territoriaux, qui a été ancré dans les relations bilatérales, est toujours intégré dans la séquence logique du programme. Comme indiqué précédemment, même si les subventions pour les soins de santé reposent uniquement sur des relations bilatérales; elles devraient contribuer au résultat intermédiaire d'une relation trilatérale solide. L'équipe d'évaluation n'ayant trouvé aucune preuve de participation auprès des peuples autochtones en ce qui concerne les subventions pour les soins de santé, il y a donc un décalage entre ce qui est réellement réalisable et ce qui est nécessaire pour que le programme puisse produire ses résultats.
Équivalent textuel pour le graphique Figure 2 : Séquence logique pour l’activité 3
La figure 2 reproduit une direction particulière du modèle logique de GPNA, qui va comme suit :
Activité : Un soutien aux domaines territoriaux prioritaires
Extrant : Un soutien financier aux priorités territoriales
Résultat immédiat : Les territoires et les résidents du Nord ont accès à l’aide fédérale
Résultat intermédiaire : De solides relations fédérale-territoriales-Autochtones et circumpolaires
L’activité mène à l’extrant qui, à son tour, devrait mener au résultat immédiat, puis au résultat intermédiaire.
3.2 Conception et mise en œuvre
L'enchaînement logique des activités destinées à soutenir les priorités territoriales ne se reflète pas dans l'enchaînement réel et il convient donc de limiter l'hypothèse selon laquelle il existe un lien avec les résultats relatifs aux relations multilatérales.
Indépendamment, certaines activités ont une logique interne solide et une progression claire vers les résultats connexes. En d'autres termes, dans le système complexe du programme, l'enchaînement logique est une chaîne logique autonome, déconnectée des autres activités et qui, en tant que telle, permet d'obtenir un résultat de manière indépendante.
Les Affaires circumpolaires en sont un exemple : on peut raisonnablement s'attendre à ce que la collaboration intégrée avec les partenaires autochtones et territoriaux dans le cadre des initiatives du GTDD améliore sensiblement les connaissances et la compréhension entre tous les partenaires nordiques, et conduise ainsi à des relations plus solides.
Un autre exemple est celui du transfert des responsabilités. Les informateurs clés ont indiqué que l'approche du programme GPNA en matière de transfert des responsabilités était adaptée au processus tripartite et constituait donc une étape cruciale dans le développement politique et social du Nunavut, ainsi que dans les efforts de réconciliation. À lui seul, il réussit donc à atteindre les résultats immédiats et intermédiaires énoncés : des progrès sont réalisés entre les parties pour faire avancer le transfert des responsabilités au Nunavut et le transfert de la gestion des terres et des ressources au gouvernement du Nunavut, respectivement (voir l'annexe B). Cependant, il est complètement déconnecté de tous les autres produits et résultats du programme, ainsi que complètement isolé de tous les autres domaines d'activité.
Une mise en garde s'impose : dans la version actuelle du modèle logique, le transfert des responsabilités n'est pas ordonné de manière à contribuer aux relations multilatérales. Le lien avec les autres activités liées aux relations trilatérales n'est pas clair, ce qui indique que les informateurs clés ont une perception établie de la logique du programme qui diffère de la réalité.
D'autres domaines d'activité présentent moins de cohérence interne. Comme indiqué dans la figure 2 de la section 3.1, les subventions pour les soins de santé fonctionnent uniquement comme des mécanismes bilatéraux, sans aucune preuve d'une participation plus large des intervenants. Il n'y a donc pas de voie claire pour progresser vers un résultat intermédiaire axé sur les relations trilatérales. Étant donné que l'activité est stable depuis longtemps, on peut raisonnablement s'attendre à ce que les facteurs contextuels et les hypothèses aient été explicitement intégrés pour permettre un enchaînement logique.
Dans l'ensemble, l'enchaînement suggère une interdépendance et des relations entre les activités, mais l'équipe d'évaluation n'a pas pu déterminer dans quelle mesure ces hypothèses ont été testées.
Rien ne prouve que le cadre de mesure du rendement génère des données valides et fiables sur le rendement qui soutiennent la prise de décision.
L'évaluation a permis de constater que la collecte, l'analyse et l'utilisation des données de rendement pour éclairer la prise de décisions n'ont pas eu lieu au cours de la période d'évaluation. Un facteur contributif possible, confirmé par plusieurs informateurs clés, a été l'extrême instabilité du modèle logique et des indicateurs de mesure du rendement au cours de la période d'évaluation.
Au cours de la période d'évaluation, le modèle logique du programme a été révisé six fois. Dans certains cas, et comme l'illustre la figure 3, les révisions ont été importantes : ajout, suppression ou révision de la majorité des indicateurs. En 2017, le programme disposait de 12 indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs et de dresser un bilan. En 2021, le programme comprenait 26 indicateurs, dont plus de la moitié ont été ajoutés au cours des deux années précédentes. En outre, l'équipe d'évaluation a constaté que les données n'étaient pas disponibles pour la majorité des indicateurs mesurés au cours de la période d'évaluation, même si les changements entre 2017 et 2020 étaient relativement mineurs. Enfin, après 2020, la majorité des nouveaux indicateurs définissent des mesures de référence et devraient être recueillis à la fin ou après la période d'évaluation.
Remarque : La figure montre l'évolution des indicateurs tout au long de la période d'évaluation. Chaque ligne indique le nombre d'indicateurs inclus dans une version donnée du Profil d'information sur le rendement (PIR), défini dans la première colonne.
Équivalent textuel pour le graphique Figure 3 : Continuité des indicateurs dans les profils d’information sur le rendement du programme GPNA
La figure 3 est un diagramme à barres horizontales qui indique la persistance des indicateurs au cours des différentes itérations du profil d'information sur le rendement (PIR) de GPNA. Elle fait la distinction entre les indicateurs présents dans les versions précédentes du PIR et les « nouveaux » indicateurs (c'est-à-dire les indicateurs qui ne figuraient pas dans les versions précédentes du PIR).
La première version du PIR (été 2017) comprenait 12 nouveaux indicateurs.
La quatrième version du PIR (automne 2020) comprenait un (1) indicateur du PIR1 et 15 nouveaux indicateurs.
La cinquième version du PIR (automne 2020) comprenait quatre (4) indicateurs de PIR4 et 15 nouveaux indicateurs.
La sixième version du PIR (printemps 2021) comprenait quatre (4) indicateurs du PIR4, 14 indicateurs du PIR5 et huit (8) nouveaux indicateurs.
L'équipe d'évaluation n'a pas été en mesure de définir les causes expliquant la fluidité du modèle logique et la fluctuation substantielle des indicateurs, à l'exception des nouveaux investissements en matière de logement qui ont été annoncés en 2021. Pour le reste, les activités principales du programme sont restées stables depuis la réalisation des évaluations précédentes en 2017 et en 2016, respectivement.
Au-delà du cadre de mesure du rendement, l'indicateur Nombre d'étapes achevées du transfert des responsabilités au Nunavut est le principal indicateur qui a été utilisé pour rendre compte publiquement de l'avancement du programme dans le cadre du répertoire des programmes, conformément à la Politique sur les résultats, tel qu'illustré dans l'InfoBase du GC. L'objectif de la politique est « l'accès aux données en vue de mieux comprendre la manière dont les programmes travaillent pour atteindre leurs résultats et l'application des ressources ».
L'évaluation a montré que les dépenses liées au transfert des responsabilités représentaient moins de 30 % des dépenses totales du programme au cours de la période d'évaluation. Un autre indicateur, aussi inclus dans l'InfoBase du GC pour au moins deux des années de référence (2018-2019 et 2019-2020), le pourcentage des initiatives du Conseil de l'Arctique qui sont liées aux priorités des participants permanents autochtones canadiens ou qui font progresser ces priorités, représente moins de 1 % des dépenses du programme et est financé uniquement par des réaffectations internes.
Dans l'ensemble, de nombreux responsables de programme ont indiqué que la stratégie de mesure du rendement n'était pas bien intégrée au processus décisionnel. Certains ont décrit les indicateurs comme ayant une faible utilité, en partie parce qu'ils ne capturaient pas efficacement ce qu'ils considéraient comme la véritable essence de leur travail : les relations. C'est pourquoi les fonctionnaires ont noté que ces problèmes s'ajoutaient les uns aux autres pour créer un manque d'intérêt pour l'utilisation des données relatives au rendement pour soutenir la prise de décisions.
3.3 Efficacité
Le soutien au processus de négociation sur le transfert des responsabilités liées aux terres et aux ressources naturelles au gouvernement du Nunavut a été efficace.
Bien que les activités de transfert des responsabilités n'aient pas fait l'objet d'une enquête approfondie en raison du caractère sensible et secret du processus de négociation, la plupart des éléments dont dispose l'équipe d'évaluation montrent que le programme GPNA a permis de soutenir efficacement les progrès réalisés en matière de transfert des responsabilités. Une entente de principe a été signé en août 2019, et les parties ont entamé des négociations en vue de la ratification d'une entente définitive. Alors que ce dernier était attendu pour l'exercice 2022-2023 et qu'il a été retardé pour diverses raisons (y compris la pandémie), les faits montrent que RCAANC continue de fournir un soutien aux organisations qui participent au processus de négociation et prévoit qu'une entente définitive sera bientôt conclu. Divers accords de financement avec des organisations autochtones sont également en place pour soutenir les consultations au titre de l'article 35 par l'intermédiaire du protocole de négociation et de l'entente de principe.
Les responsables du programme ont confirmé que des progrès avaient été accomplis et ont souligné l'existence d'une relation de collaboration entre les parties, les intervenants et les autres ministères impliqués dans le processus. Selon eux, le transfert des responsabilités est l'évolution de la bonne gouvernance dans le Nord, car il permet aux populations et aux communautés d'avoir davantage leur mot à dire dans l'administration des terres et la gestion des ressources, réduira la dépendance à l'égard des transferts fédéraux et améliorera la prospérité dans les territoires qui ont déjà fait l'objet de ce processus.
L'absence de données fiables sur le rendement limite la capacité à mesurer l'ampleur de l'incidence des activités sur l'amélioration des conditions de vie des populations autochtones et non autochtones du Nord. Toutefois, la plupart des informateurs des responsables du programme étaient convaincus que les activités du programme y contribuaient.
La plupart des responsables du programme s'accordent à dire que les activités du programme contribuent à améliorer la vie des peuples autochtones et des autres résidents du Nord. Même pour les activités liées au logement et aux infrastructures, qui ont débuté en 2021, l'optimisme était de mise. Beaucoup ont estimé que la création de groupes de travail intergouvernementaux sur le logement et l'attention nouvelle portée au contexte et aux défis uniques du Nord permettraient de trouver des solutions plus adaptées en matière de logement.
De même, les fonctionnaires fédéraux et territoriaux se sont dits convaincus que les subventions pour les soins de santé contribuaient à améliorer les résultats des soins de santé pour les résidents du Nord. Les transferts de fonds ont été décrits comme rapides et efficaces, et les principaux répondants ont expliqué que l'argent était directement transféré dans les recettes générales des gouvernements territoriaux dès sa réception. L'équipe d'évaluation note qu'il n'a pas été possible d'évaluer dans quelle mesure les ressources ont permis d'améliorer la vie des populations autochtones et des résidents du Nord. L'efficacité des transferts de fonds aux partenaires territoriaux est un signe de relations bilatérales positives, mais elle n'est pas nécessairement synonyme de meilleurs résultats en matière de santé pour la population ni de meilleures relations avec les partenaires autochtones.
Les activités liées aux affaires circumpolaires font faces à des défis similaires en ce qui concerne l'évaluation des répercussions réelles à long terme. Bien que les informateurs clés s'accordent à dire que le soutien du programme aux projets du GTDD du Conseil de l'Arctique améliore les conditions de vie et fait progresser plusieurs initiatives de développement durable, aucune donnée sur le rendement n'est disponible. Un informateur clé a fait remarquer que certains projets du GTDD étaient menés à un niveau très élevé et n'apportaient donc pas d'améliorations notables dans la vie des résidents du Nord. Un autre a reconnu que le manque d'information sur le suivi des projets du GTDD rendait difficile la mesure de l'incidence de ces produits sur les résultats à plus long terme.
Peuples autochtones du Nord
Les difficultés éprouvées pour évaluer la manière dont les activités du programme GPNA améliorent la vie des résidents du Nord en général sont encore plus grandes lorsqu'il s'agit des peuples autochtones du Nord en particulier. Une personne a cité le facteur contextuel selon lequel, étant donné que la population territoriale est beaucoup plus autochtone, l'amélioration du système de soins de santé pour tous les résidents du Nord se traduirait par des améliorations pour les peuples autochtones en particulier. Un autre a supposé que le financement contribuait à l'amélioration de la vie des peuples autochtones, étant donné que les coûts des services de santé autochtones sont plus élevés que la valeur des subventions pour les soins de santé. L'absence de toute autre donnée qualitative ou quantitative a empêché l'équipe d'évaluation de corroborer ces affirmations.
ACS Plus
L'équipe d'évaluation n'a pas explicitement indiqué dans quelle mesure l'analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus) est intégrée et prise en compte dans le programme pour soutenir la réalisation des résultats du programme. Aucune donnée ou information n'a été fournie pour démontrer que l'ACS Plus est intégrée pour informer le développement ou la mise en œuvre, même s'il s'agit d'un outil politique nécessaire à l'élaboration des programmes et des politiques.
Malgré l'incertitude persistante du financement des activités liées aux affaires circumpolaires, qui compromet la viabilité à moyen et à long terme, le programme est en mesure de jouer un rôle de chef de file et de permettre aux PPA canadiens de faire entendre leur voix au sein du GTDD.
La direction des Affaires circumpolaires joue un rôle de premier plan au sein du Groupe de travail sur le développement durable (GTDD) du Conseil de l'Arctique. Ce faisant, il travaille en collaboration avec les organisations de participants permanents autochtones (PPA) et avec les représentants territoriaux et provinciaux pour traiter les questions socioéconomiques qui contribuent à la résilience des communautés, à la création de connaissances et aux pratiques exemplaires internationales en matière de développement durable dans l'Arctique. L'influence du Canada a été qualifiée de considérable par rapport à celle des autres pays siégeant à la table du Conseil de l'Arctique. La manière dont le Canada a permis aux PPA d'exercer une partie de cette influence a également été saluée par de nombreux informateurs clés.
Selon les données sur le rendement, toutes les initiatives du Conseil de l'Arctique (100 %) sont en corrélation avec les priorités des PPA canadiens ou les font progresser, et 88 % des projets du GTDD ont été élaborés et exécutés conjointement avec des PPA au cours de la période d'évaluation. Les informateurs clés ont confirmé l'importance du soutien apporté par le Canada aux projets considérés comme prioritaires par les PPA, en citant comme exemples pertinents la prévention du suicide et les projets d'énergie durable.
Certains informateurs clés ont déclaré que les projets du GTDD soutenus par les Affaires circumpolaires étaient établis et utilisés de manière pratique pour promouvoir les priorités et les capacités des communautés locales. À titre d'exemple, l'un d'eux a cité la façon dont les participants à un projet du GTDD ont appliqué l'expérience acquise pour lancer une itération locale dans leurs propres communautés. Un autre a fait l'éloge de la manière dont les communautés ont reçu les outils nécessaires pour adapter les initiatives à leur propre contexte. Le réseautage et l'échange des connaissances ont également été salués comme deux avantages cruciaux de la participation autochtone au projet du GTDD.
Ces réussites sont remarquables compte tenu de la nécessité persistante et largement reconnue d'un financement plus stable. Les informateurs clés ont indiqué qu'un financement prévisible et à long terme aiderait grandement le Canada à renforcer son influence au sein du Conseil de l'Arctique et à améliorer sa gestion des affaires circumpolaires.
Les PPA étant financés principalement projet par projet, certains ont décrit une pression pour suivre le Ministère dans la détermination des priorités et dans le choix de la manière de les aborder, perpétuant ainsi le déséquilibre des pouvoirs coloniaux. On a laissé entendre que le fait de disposer d'une source de financement pluriannuelle indépendante contribuerait à renforcer les capacités des organisations autochtones en encourageant la stabilité et la prévisibilité à long terme pour les bénéficiaires, s'alignant ainsi davantage sur les objectifs de réconciliation.
La nécessité de garantir un financement adéquat et stable a déjà été soulignée dans l'évaluation du programme en 2016 et comme recommandation dans une analyse de rentabilité du programme en 2017.
3.4 Économie et efficacité
La réduction des exigences en matière de rapport pour les bénéficiaires, la disponibilité accrue de financements pluriannuels et la création de groupes de travail intergouvernementaux ont contribué à répondre aux besoins des gouvernements territoriaux. En revanche, dans le domaine des affaires circompolaires, l'absence de financement prévisible à long terme a entraîné des difficultés dans la mise en place et le maintien de la capacité organisationnelle.
Les informateurs clés ont été unanimes sur les avantages de l’accès à un financement prévisible. Les personnes interrogées sur les subventions pour les soins de santé ont expliqué que le passage à un accord de financement quinquennal a permis un transfert plus rapide et plus direct des fonds aux gouvernements territoriaux. Nombreux sont ceux qui ont laissé entendre que l'adoption d'un calendrier quinquennal similaire pour les rapports sur les dépenses permettrait d'accroître encore l'efficacité. Les fonctionnaires fédéraux et territoriaux interrogés sur les activités liées au logement et aux infrastructures ont convenu que la prévisibilité du financement permettait une meilleure planification et une meilleure coordination avec les partenaires. Ils ont expliqué que même de brefs retards dans le transfert des fonds pouvaient retarder les projets de plusieurs années, en raison de la brièveté des saisons de navigation et de construction dans le Nord.
À l'inverse, les informateurs clés qui discutent des activités liées aux affaires circumpolaires ont indiqué que le financement à court terme était l'un des principaux défis auxquels ils devaient faire face. Les responsables du programme ont décrit comment le financement à court terme créait des difficultés pour la planification et le soutien des PPA. Les informateurs clés ont également indiqué que l'absence de financement prévisible à long terme a entraîné des difficultés dans le renforcement et le maintien des capacités organisationnelles, ainsi qu'une moindre autonomie pour soulever des questions moins consensuelles. Bien que certains PPA aient souligné que les faibles exigences en matière de rapports permettaient d'atténuer ces difficultés, il existe un consensus sur le fait que les accords de financement pluriannuels seraient très bénéfiques pour les activités liées aux affaires circumpolaires.
Groupes de travail intergouvernementaux
La mise en place officielle de groupes de travail pour les activités liées au logement et aux infrastructures a été considérée par de nombreux fonctionnaires fédéraux et territoriaux comme une nouvelle pratique positive, estimant qu'elle permettrait de mieux intégrer les défis propres au Nord du Canada dans le processus décisionnel. Les informateurs clés ont expliqué comment ces groupes de travail contribuent à améliorer l'échange des connaissances et à réduire les frictions entre les ministères et organismes fédéraux et territoriaux, favorisant ainsi l'utilisation efficace des fonds. Les groupes de travail étant relativement récents, la plupart des informateurs ont admis qu'il était trop tôt pour évaluer efficacement leur utilité. La plupart d'entre eux se sont déclarés optimistes compte tenu de ce qu'ils avaient vu jusqu'à présent. Cependant, une critique commune adressée au groupe de travail interministériel était que les réunions étaient trop sporadiques pour créer le type d'élan qui pourrait finalement conduire à un véritable changement.
Ministre des Affaires du Nord
De nombreux responsables de programme ont indiqué que le fait d'avoir un ministre des Affaires du Nord attitré a conféré une nouvelle autorité aux réseaux de collaboration dans le Nord du Canada. En conséquence, ils ont noté que le contexte unique et les défis du Nord étaient mieux reflétés dans les discussions sur les questions politiques et les activités du programme GPNA.
4. Leçons apprises
Au cours de l'évaluation, trois leçons essentielles ont été apprises.
Tout d'abord, il est nécessaire de disposer de programmes axés sur l'établissement et le maintien de relations et de partenariats solides entre le Canada, les gouvernements territoriaux et les populations autochtones afin de faire progresser les priorités du Nord et de l'Arctique et de soutenir avec succès la réconciliation et le renouvellement des relations de nation à nation. Comme l'illustrent les activités des affaires circumpolaires, il est préférable que les partenaires autochtones participent à la prise de décisions.
Ensuite, le fait d'avoir un ministre des Affaires du Nord attire l'attention sur les questions, les défis, les possibilités et les solutions touchant le Nord. De nombreux informateurs clés, conformément à la section d'ouverture du cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord, ont déclaré que les politiques du passé « venues d'Ottawa » ne tenaient souvent pas compte du contexte et des réalités propres au Nord et à l'Arctique. Par exemple, pour ce qui est du logement, certains ont expliqué comment des retards de financement, même minimes, conduisent à des saisons d'expédition et de construction manquées, ce qui repousse les échéances d'un an ou plus.
Enfin, l'équipe d'évaluation n'a pu trouver aucune preuve de l'intégration des considérations de genre ou de l'application de l'analyse comparative entre les sexes Plus (ACS Plus) dans l'une ou l'autre des activités du programme ou pour faire progresser la réalisation des résultats.
5. Conclusions et recommandations
5.1 Conclusions
Le programme Gouvernance et Partenariats dans le Nord et l'Arctique (GPNA) est un système de programme complexe doté d'un cadre dans lequel le tout n'est pas plus grand que la somme de ses parties et dans lequel les parties sont indépendantes les unes des autres. L'interconnexion entre les activités est limitée, et au moins une activité est linéaire et n'a aucune relation avec les autres fonctions au sein du système global.
Cependant, le programme GPNA démontre son potentiel d'adaptation et de dynamisme, comme l'illustrent les récentes activités liées au logement et aux infrastructures. L'adaptabilité et les interactions dynamiques sont intégrées dans certaines parties de la logique du programme, mais il est nécessaire de vérifier les hypothèses et d'intégrer plus concrètement les facteurs contextuels qui influencent les activités du programme, y compris le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord (CSAN) et les relations trilatérales. Plus précisément, l'évaluation a révélé ce qui suit :
- En n'intégrant pas pleinement les peuples autochtones dans toutes les activités du programme, ce dernier n'est pas aligné sur la réconciliation et, en particulier, sur le renouvellement des relations entre la Couronne et les Autochtones et entre les Inuit et la Couronne;
- Le programme est complexe et doit s'adapter à l'évolution des besoins, mais rien n'indique que des travaux ont été entrepris au cours de la période d'évaluation pour renforcer la cohésion du programme afin que le tout soit plus grand que la somme de ses parties; et
- En ne produisant pas de données stables, fiables et valides sur le rendement, la stratégie actuelle de mesure du rendement a une incidence négative sur la capacité à éclairer la prise de décisions et à suivre efficacement les progrès du programme au fil du temps.
5.2 Recommandations
Selon les constatations et les conclusions de l'évaluation, il est recommandé que RCAANC :
- Recalibre les activités du programme pour s'assurer que les populations autochtones sont représentées dans la prise de décisions, et plus particulièrement dans le processus de développement et d'attribution des financements, ce qui soutiendra la reconnaissance et la mise en œuvre de politiques clés, entre autres, le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord et la Politique sur l'Inuit Nunangat.
- Élaborer des options pour moderniser les subventions pour les soins de santé, qui incluent l'autodétermination autochtone, tout en reflétant le statut dévolu aux programmes et aux services de santé dans les territoires.
- Examiner et réviser le système de mesure de rendement afin de s'assurer que la mesure des résultats liés aux relations fait l'objet d'un suivi dans le temps.
Annexe A : Modèle logique (version 6)
Équivalent textuel pour le graphique Annexe A : Modèle logique (version 6)
L'annexe A présente le modèle logique du programme Gouvernance et partenariats dans le Nord et l'Arctique, lequel est fondé sur quatre activités menant à des résultats, qui eux mènent aux résultats immédiats, aux résultats intermédiaires, puis aux résultats ultimes.
Quatre activités mènent aux résultats et aux résultats immédiats.
La première activité est « diriger le processus de négociation pour le transfert des responsabilités liées à la gestion des ressources de l'administration des terres au Nunavut (NGDD) ». Cette activité est liée au résultat « un soutien ciblé pour chaque phase du processus de transfert des responsabilités au Nunavut ». Ce résultat mène aux résultats immédiats suivants : « Des progrès sont réalisés entre les parties pour faire avancer le transfert des responsabilités au Nunavut » et « Le Canada s'est acquitté de manière adéquate de son obligation de consultation. »
La deuxième activité est « soutenir, coordonner, informer et promouvoir de solides relations fédérales-territoriales-autochtones (NGPD) ». Cette activité mène aux résultats suivants : « Soutiens qui font progresser le programme nordique national du Canada » et « Soutien financier aux priorités territoriales. » Les deux résultats mènent à leur tour aux résultats immédiats suivants : « Les connaissances et la compréhension sont guidées par une prise de décision éclairée » et « Les territoires et les résidents du Nord ont accès à l'aide fédérale. »
La troisième activité est « soutenir les domaines prioritaires territoriaux, y compris les besoins critiques en matière de logement et d'infrastructures (NGPD) ». Cette activité mène au résultat « soutien financier aux priorités territoriales », puis aux résultats immédiats « les connaissances et la compréhension sont guidées par une prise de décision éclairée » et « les territoires et les résidents du Nord ont accès à l'aide fédérale ».
La quatrième activité est « soutenir et coordonner la participation du Canada dans les affaires circumpolaires (DAC) ». Elle mène au résultat « leadership coordonné et participation active au programme circumpolaire du Canada », puis au résultat immédiat « les connaissances et la compréhension sont guidées par une prise de décision éclairée ».
Les quatre résultats immédiats sont liés à deux résultats intermédiaires.
Deux résultats immédiats, « des progrès sont réalisés entre les parties pour faire avancer le transfert des responsabilités au Nunavut » et « le Canada s'est acquitté de manière adéquate de son obligation de consultation », mènent au résultat intermédiaire suivant : « Transfert de la gestion des terres et des ressources au gouvernement du Nunavut. »
Les deux autres résultats immédiats, « les connaissances et la compréhension sont guidées par une prise de décision éclairée » et « les territoires et les résidents du Nord ont accès à l'aide fédérale » mènent au résultat intermédiaire « relations fédérales-territoriales-autochtones et circumpolaires fortes ».
Les résultats intermédiaires « transfert de la gestion des terres et des ressources au gouvernement du Nunavut » et « relations fédérales-territoriales-autochtones et circumpolaires fortes » mènent au résultat ultime : « Le développement politique, économique et social dans l'Arctique et le Nord du Canada progresse. »