Cartable de la transition ministérielle pour RCAANC - 2023

Table des matières

Introduction

Le rôle et les contributions des peuples autochtones du Canada – les Premières Nations, les Inuits et les Métis – sont importants, riches et d'une grande portée dans l'ensemble de la société canadienne, et ce, malgré une relation historique complexe et trouble avec le gouvernement du Canada qui a eu une incidence négative à la fois sur les collectivités et sur les modes de vie. La principale responsabilité de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est d'orienter et de coordonner les relations du gouvernement fédéral avec les peuples autochtones, en trouvant une voie constructive pour régler les revendications et répondre aux intérêts des peuples autochtones parallèlement à ceux du gouvernement. Le ministère concentre ses efforts sur le soutien des collectivités autochtones afin qu'elles soient mieux en mesure de gérer leurs propres affaires et de promouvoir l'autonomie, la prospérité et le bien-être des résidents et des collectivités du Nord.

Ce travail est toujours effectué en tenant compte de l'intérêt national général et en partenariat avec d'autres ministères afin de parvenir à une approche fédérale uniforme dans les relations entre la Couronne et les Autochtones. Le ministère collabore avec les partenaires autochtones, d'autres ministères fédéraux, les provinces, les territoires, l'industrie et les Canadiens/Canadiennes pour façonner le programme du gouvernement de manière à soutenir le mieux possible aux besoins et aux attentes des Premières Nations, des Inuits et des Métis au Canada.

Parallèlement, les principales responsabilités de Services aux Autochtones Canada sont la prestation de services et de programmes pour et avec les collectivités autochtones, telles que les soins de santé, l'éducation, les programmes sociaux et le développement économique. L'accent est mis sur la réduction de l'écart socioéconomique entre les peuples autochtones et non autochtones et sur le renforcement des capacités des collectivités autochtones afin d'accélérer également l'autodétermination. Bien que les ministères aient des mandats distincts, Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada sont étroitement liés en raison de leurs objectifs complémentaires et du partage de certains services internes.

Ce cahier d'information a pour but de vous présenter le mandat et la structure de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et de vous donner un aperçu de certaines des questions qui influencent la façon dont le ministère va de l'avant. Vous souhaiterez peut-être recevoir une séance d'information à une date ultérieure sur d'autres questions qui dépassent la portée de ce cahier. Nous et les fonctionnaires ministériels serons heureux de vous présenter, à vous et à votre équipe, un exposé détaillé sur le contenu de ce cahier d'information. Nous sommes heureux de discuter avec vous de la vaste gamme de questions qui relèvent de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada.

Daniel Quan-Watson
Sous-ministre
Relations Couronne–Autochtones et
Affaires du Nord Canada

Paula Isaak
Sous-ministre déléguée
Relations Couronne–Autochtones et
Affaires du Nord Canada

Aperçu des responsabilités de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et de Services aux Autochtones Canada

Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada Services aux Autochtones Canada

Relations Couronne–Autochtones

  • Négociations des revendications territoriales
  • Négociations de l'autonomie gouvernementale
  • Revendications particulières
  • Mise en œuvre des traités et des accords
  • Politique et négociations relatives à l'article 35
  • Logement des Inuits et des Métis
  • Réclamations pour des expériences vécues dans l'enfance
  • Institutions financières des Premières Nations
  • Ajouts aux réserves
  • Mise en œuvre des accords politiques
  • Les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées
  • Appui pour la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Affaires du Nord

  • Relations avec les gouvernements territoriaux
  • Transfert des responsabilités
  • Le cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord
  • Recherche scientifique dans l'Arctique
  • Sites contaminés
  • Ressources naturelles et l'environnement
  • Sécurité alimentaire
  • Gestion de la Loi sur les Indiens et du statut d'Indien
  • Santé des Autochtones
  • Logement et infrastructure
  • Éducation
  • Services sociaux
  • Services à l'enfance et à la famille
  • Développement économique
  • Terres visées par la Loi sur les Indiens
  • Gestion environnementale
  • Pétrole et gaz des Indiens du Canada

Structure ministérielle

Sous-ministre des Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada : Daniel Quan-Watson

Daniel Quan Watson

Daniel Quan-Watson est fier de faire partie de la fonction publique et est passionné par le rôle que jouent les institutions publiques dans le façonnement du Canada et de la vie des Canadiens et Canadiennes. Sa nomination au sein de Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada est sa cinquième en tant que sous-ministre : il a auparavant occupé les postes de sous-ministre (après avoir été sous-ministre délégué) de la Diversification de l'économie de l'Ouest, de dirigeant principal des ressources humaines du gouvernement du Canada ainsi que de président et directeur général de l'Agence Parcs Canada.

Une grande partie de sa carrière a été axée sur le travail avec les peuples autochtones et les enjeux qui les concernent. Il a notamment été sous-ministre adjoint principal des Politiques et de l'Orientation stratégique à l'ancien ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada, directeur général de la Justice applicable aux Autochtones au sein du ministère fédéral de la Justice et directeur des Relations autochtones et territoriales au bureau régional des Territoires du Nord-Ouest d'Affaires indiennes et du Nord Canada. Au sein du gouvernement de la Colombie-Britannique, il a été directeur de la Mise en œuvre des traités et de la législation sur les accords et il a mené des initiatives importantes, dont l'établissement de la Loi sur l'Accord définitif nisga'a (Colombie-Britannique). Au gouvernement de la Saskatchewan, il a été responsable des premières négociations entre le ministère provincial de l'Éducation et ce qu'était alors la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan.

Dans le cadre de ces diverses fonctions, il a joué un rôle de premier plan dans la négociation de traités modernes, de revendications particulières et d'un grand nombre d'autres ententes et processus. Il a également été responsable de plusieurs initiatives législatives, dossiers de litige et programmes de justice alternative. Il a travaillé avec des communautés, des entités et des gouvernements Inuit, métis et des Premières Nations, dans chacune des juridictions d'un bout à l'autre du Canada, et il a vécu en Colombie-Britannique, en Alberta, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Saskatchewan, en Ontario et au Québec.

Daniel possède également une expérience considérable en matière de développement économique et d'enjeux d'innovation, de relations fédérales-provinciales-territoriales et de questions relatives aux relations de travail, aux ressources humaines ainsi qu'au patrimoine culturel et écologique. Il a représenté le Canada sur de nombreuses questions dans des forums aux quatre coins du monde, ainsi que le gouvernement fédéral dans plusieurs forums fédéraux-provinciaux-territoriaux.

Daniel est pilote d'avion, a chanté pour la chorale philharmonique de Régina, a donné des cours de chasse et de sécurité dans le maniement des armes à feu et a représenté le Canada en français, en anglais et en espagnol. Son record pour parcourir la distance entre Ottawa et Edmonton en Harley Davidson est de 46 heures et 10 minutes, et il a bien l'intention de ne jamais l'égaler ni le battre.

Sous-ministre déléguée des Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada : Paula Isaak

Paula Isaak

Paula Isaak s'est jointe à RCAANC en tant que sous-ministre déléguée le 3 mars 2021. En plus (et séparément) de son rôle de sous-ministre déléguée de RCAANC, Paula est présidente de l'Agence canadienne de développement économique du Nord, un poste qu'elle occupe depuis octobre 2018.

Au cours de ses 30 années de carrière dans la fonction publique, Paula a travaillé sur les questions touchant le Nord et les Autochtones. Elle a commencé sa carrière à Ottawa, mais a rapidement développé un intérêt marqué pour les enjeux régionaux « sur le terrain », ce qui l'a amenée à occuper des postes dans divers endroits d'un océan à l'autre.

Paula a développé un certain nombre de domaines d'expertise, notamment les négociations sur les revendications territoriales autochtones au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, l'élaboration de politiques et de programmes pour le développement économique, les affaires intergouvernementales, les ressources naturelles et la gestion de l'environnement, ainsi que l'éducation et les questions sociales. Elle a dirigé des équipes à tous les niveaux sur des questions complexes et très médiatisées, allant de la négociation de lois avec des organisations autochtones à la conception de l'enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Elle a vécu et travaillé dans le Nord pendant des décennies.

Avant d'être nommée présidente de l'Agence canadienne de développement économique du Nord, elle était sous-ministre adjointe des programmes et partenariats en matière d'éducation et de développement social à l'ancien ministère des Affaires Autochtones et du Nord Canada.

Paula est titulaire d'un diplôme de premier cycle en sciences politiques de l'Université du Manitoba et d'une maîtrise en administration publique de l'Université Carleton.

Haute direction

Mary-Luisa Kapelus

Politiques et orientation stratégique
Mary-Luisa Kapelus,
Sous-ministre adjointe principale

Martin Reiher

Traités et gouvernement autochtone
Martin Reiher,
Sous-ministre adjoint principal

Garima Dwivedi

Résolution et partenariats
Garima Dwivedi,
Sous-ministre adjointe

 Heather McLean

Mise en œuvre
Heather McLean,
Sous-ministre adjointe

Georgina Lloyd

Organisation des Affaires du Nord
Georgina Lloyd,
Sous-ministre adjointe

Darlene Bess

Dirigeante principale des finances, des résultats et de l'exécution
Darlene Bess,
Dirigeante principale des finances, des résultats et de l'exécution

Sam Macharia

Secrétariat du ministère
Sam Macharia,
Secrétaire ministériel

Services communs à Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada et Services aux Autochtones Canada

Maryse Lavigne

Services de ressources humaines et du milieu de travail
Maryse Lavigne,
Directrice générale

Lisa Smylie

Communications et affaires publiques
Lisa Smylie,
Sous-ministre adjointe

Stephanie Barozzi

Vérification et évaluation
Stephanie Barozzi,
Dirigeante principale

Marie Bourry

Services juridiques
Marie Bourry,
Avocate générale principale et chef des Services juridiques

Aperçu financier

Le budget principal des dépenses de 2023–2024 de RCAANC s'élève à 9,2 milliards de dollars.

Le budget principal des dépenses de 2023–2024 de RCAANC comprend les éléments suivants :

  • environ 4,3 milliards de dollars ou 47 % en dépenses de fonctionnement;
  • environ 4,9 milliards de dollars ou 53 % en paiements de transfert aux organisations autochtones;
  • environ 0,1 million de dollars de dépenses en capital; et
  • 25,9 millions de dollars de prêts aux revendicateurs participant aux négociations.

Dépenses de fonctionnement

Grâce aux fonds de fonctionnement, le ministère mène des activités liées à l'évaluation, à la gestion et à l'assainissement des sites contaminés fédéraux, et continue de respecter ses obligations découlant d'importants litiges autochtones. Du montant de 4,3 milliards de dollars en budget de fonctionnement :

  • 3,5 milliards de dollars ou 81 % sont alloués à la résolution de litiges;
  • 0,4 milliards de dollars ou 10 % sont alloués à la remédiation de mines abandonnées et de sites contaminés dans le Nord; et
  • 0,4 milliards de dollars sont alloués au fonctionnement du ministère.

Une des principales dépenses de fonctionnement est le financement de 2,9 milliards de dollars pour le règlement du recours collectif de la bande de Gottfriedson.

Paiements de transfert

Grâce aux paiements de transfert, le ministère règle et met en œuvre des ententes de revendications territoriales globales et d'autonomie gouvernementale, résout des revendications particulières et spéciales et traite rapidement les droits légaux, soutient les processus de négociation et de mise en œuvre, soutient la gestion financière, fiscale, foncière et environnementale ainsi que le développement économique, et fait progresser le travail dans le Nord.

Parmi les principaux paiements de transfert de RCAANC figurent :

  • 1,8 milliards de dollars en subventions aux Premières Nations pour le règlement de revendications particulières négociées par le Canada ou accordées par le Tribunal des revendications particulières, et aux groupes autochtones pour le règlement des revendications spéciales;
  • 1,7 milliards de dollars en subventions pour la mise en œuvre des ententes sur les revendications territoriales globales et l'autonomie gouvernementale et autres ententes visant à régler les droits découlant de l'article 35;
  • 460 millions de dollars en contributions pour appuyer la négociation et la mise en œuvre d'ententes ou d'initiatives de traités, de revendications et d'autonomie gouvernementale;
  • 137,9 millions de dollars en contributions pour appuyer l'accès aux aliments sains dans les collectivités isolées du Nord;
  • 117 millions de dollars pour le Programme de contributions de l'interlocuteur fédéral;
  • 98,2 millions de dollars en subventions pour le remboursement de prêts relatifs aux négociations des traités aux groupes autochtones ayant conclu une entente sur les revendications territoriales globales;
  • 84,8 millions de dollars en contributions pour promouvoir l'utilisation sécuritaire, le développement, la conservation et la protection des ressources naturelles du Nord, et promouvoir le développement scientifique pour les peuples autochtones et le Nord; et
  • 75 millions de dollars en subventions pour promouvoir le développement social et politique dans le Nord et pour les habitants du Nord.

Recentrer les dépenses gouvernementales

RCAANC contribuera à recentrer les dépenses gouvernementales, tel qu'annoncé dans le budget de 2023.

Le budget de 2023 propose de réduire la totalité des dépenses gouvernementales affectées aux services professionnels et aux déplacements, ce qui se traduira par des économies de 7,1 milliards de dollars par année d'ici 2026–2027. De même, des économies progressives atteignant 2,4 milliards de dollars par année d'ici 2026–2027 ont été proposées sur le financement global des dépenses de fonctionnement et des subventions et contributions.

La part de ces réductions attribuée à RCAANC a été discutée avec les fonctionnaires du ministèr , et le ministère élabore présentement son approche pour les réaliser.

Aperçu des ressources humaines

Le ministère des Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada a sa principale base d'opérations dans la région de la capitale nationale. Il a aussi une présence dans les bureaux régionaux à l'échelle du pays. Le ministère compte un total de 2 294 employés, dont 1 602 travaillent dans la région de la capitale nationale. Les 692 employés restants sont basés dans les régions.

Le bureau de Vancouver compte 180 employés qui appuient la négociation et la mise en œuvre des ententes sur les revendications territoriales globales et l'autonomie gouvernementale, tandis que 216 autres employés travaillent dans les divers bureaux régionaux SAC, souvent dans le cadre d'un modèle interne de services partagés.

Le paysage régional du Nord

Les bureaux régionaux du Nord de RCAANC, qui se trouvent à Whitehorse, Yellowknife et Iqaluit, soutiennent les résidents du Nord dans leurs efforts pour améliorer leur bien-être social et économique, pour établir des collectivités plus saines et plus durables et pour participer pleinement au développement politique, social et économique du Canada. Le bureau régional de Whitehorse, au Yukon, compte 92 employés, celui des Territoires du Nord-Ouest, à Yellowknife, en compte 104 et celui du Nunavut, à Iqaluit, a 100 employés.


Modèle de services partagés entre RCAANC et SAC

À la suite de l'annonce de la dissolution des Affaires autochtones et du Nord Canada et de la création de RCAANC et de SAC, des unités appuyant les mandats particuliers des nouveaux ministères ont été transférées entre eux. Dans le cadre de la constitution des ministères, un modèle de services partagés a été établi en vertu duquel certaines activités ministérielles sont divisées entre eux, y compris les fonctions des ressources humaines, de gestion de l'information et des technologies, les affaires parlementaires et du cabinet, et des communications.

Le contexte autochtone

Les peuples autochtones du Canada se composent de trois groupes principaux : Premières Nations (aussi appelées Indiens dans des lois comme la Loi sur les Indiens), Inuit et Métis. Il existe de nombreuses différences culturelles et juridiques entre et au sein de chacun de ces trois groupes.

Premières Nations

Les Premières Nations ne forment pas un seul groupe, mais plusieurs groupes différents parlant des langues différentes et ayant une grande diversité de traditions et de pratiques culturelles. Malgré cette diversité, les Premières Nations partagent des expériences semblables en raison de leurs interactions avec le gouvernement du Canada, de leur vie dans les réserves et de l'incidence de lois particulières, comme la Loi sur les Indiens. Cette loi, qui est une loi fédérale, définit légalement les personnes qui ont le droit d'être inscrites à titre d' « Indiens » en fonction de leur ascendance. Ces personnes sont habituellement considérées comme des « Indiens de plein droit » ou des « Indiens inscrits ». L'article 6 de la Loi explique comment le statut est ou peut être transmis des parents aux enfants. Le statut et le lieu de résidence sont essentiels pour déterminer l'admissibilité d'une personne aux programmes et services fédéraux.

Au sein des collectivités des Premières Nations, il existe également une différence entre les Indiens inscrits qui sont reconnus comme membres d'une collectivité des Premières Nations (aussi appelée « bande ») et les autres membres. Aux termes des dispositions de la Loi sur les Indiens, certaines collectivités individuelles déterminent comment l'appartenance à la bande est établie. L'appartenance à une bande peut offrir de nombreux avantages, y compris l'acceptation en tant que membre de la collectivité et de la culture et l'accès aux programmes et services administrés par la bande.

Il existe une autre distinction entre les Indiens visés par un traité, c'est-à-dire les membres des Premières Nations qui ont signé une entente historique relative à la cession de terres avec la Couronne (avant 1975) ou un accord moderne (depuis 1975), et les Indiens non visés par un traité. Les Indiens visés par un traité, qu'ils vivent ou non dans une réserve, jouissent de droits et d'avantages particuliers, tels les droits issus d'un traité de chasser et de pêcher ou le paiement d'annuités découlant d'un traité en vertu des modalités de celui-ci.

L'Assemblée des Premières Nations est un organisme national de défense des intérêts qui représente généralement les intérêts de plus de 634 collectivités des Premières Nations partout au pays.

Inuit

Les Inuit sont les peuples autochtones originaires du Nord du Canada. La plupart des Inuit résident au Nunavut, dans la région du delta du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest (Inuvialuit), de même que dans les régions nordiques du Québec (Nunavik) et au Labrador (Nunatsiavut). Puisque les ententes sur les revendications territoriales ont été conclues avec les Inuit, ils sont plus facilement reconnus comme bénéficiaires d'une des quatre ententes sur les revendications territoriales suivantes :

  • la Convention définitive des Inuvialuit (1984);
  • l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (1993);
  • l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador (2005); et
  • l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik (2006)/partie concernant les Inuit de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (1975).

L'Inuit Tapiriit Kanatami est le porte-parole national d'environ 70 000 Inuit vivant principalement dans 53 collectivités réparties dans quatre régions visées par des revendications territoriales (la région désignée des Inuvialuit–Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le Nunavik–Nord québécois, et le Nunatsiavut–nord du Labrador).

Métis

Bien qu'il n'existe pas de définition juridique unique ou définitive des Métis, il est généralement admis que les Métis sont les descendants des femmes des Premières Nations et des hommes européens qui ont formé leur propre culture, leurs traditions, leur langue et leur mode de vie unique dans des collectivités, distinctes des autres collectivités autochtones et européennes.

De nombreuses décisions judiciaires ont contribué à établir une définition des droits des Métis, comme l'arrêt Powley de 2003, dans le cadre duquel la Cour suprême du Canada a affirmé que, aux fins de la définition des droits ancestraux, le terme « Méti » utilisé à l'article 35 de la Loi constitutionnelle désigne les peuples distincts qui, en plus de leur ascendance mixte, possèdent leurs propres coutumes, mode de vie et identité collective reconnaissable et distincte de celle de leurs ancêtres indiens ou européens. Dans l'affaire de la Fédération des Métis du Manitoba de 2013, les tribunaux ont signalé que la Couronne fédérale doit s'engager de façon significative avec les descendants des Métis de la vallée de la rivière Rouge.

Outre les Métis ayant des droits définis, il existe une communauté métisse plus large formée de personnes d'ascendance mixte autochtone-européenne répartie un peu partout au Canada, notamment à l'extérieur de la patrie des Métis dans l'est de l'Ontario et dans le Nord. Certains membres de cette communauté sont représentés par le Congrès des peuples autochtones.

Le Ralliement national des Métis représente quatre organisations membres : Métis Nation of Ontario, Métis Nation–Saskatchewan, Métis Nation of Alberta et Métis Nation British Columbia.

Indiens non inscrits

Les Indiens non inscrits sont des personnes qui se déclarent elles-mêmes autochtones, mais qui n'ont pas droit à l'inscription en vertu de la Loi sur les Indiens car elles ne répondent pas au critère de l'article 6 de la Loi, ou qui choisissent de ne pas s'inscrire, et qui ne sont donc pas admissibles aux avantages qui accompagnent l'inscription offerts par le gouvernement fédéral. En 2016, la Cour suprême du Canada conclut dans l'affaire Daniels c. Canada que les Indiens non inscrits sont des « Indiens » aux fins du paragraphe 91(24) de la Loi constitutionnelle de 1867. Le Canada continue à travailler sur une réponse à l'arrêt Daniels c. Canada qui traitera les circonstances uniques des Premières Nations non inscrites et les Métis.

Depuis 1971, le Congrès des peuples autochtones est une organisation de défense des intérêts des Premières Nations non inscrites (et des intérêts des Premières Nations inscrites hors-réserve, des Métis hors de la Nation métisse, et des Inuit du sud du Labrador). Les efforts se poursuivent pour mieux définir l'étendue de leurs membres.

Cette population vit partout au Canada, réside en grande partie dans les centres urbains et plusieurs de ses membres sont représentés par le Congrès des peuples autochtones.

Démographie

La population autochtone est plus jeune que l'ensemble de la population canadienne et croît plus rapidement que tout autre segment de celle-ci.

Lors du Recensement de la population de 2021, 1,8 million de personnes au Canada ont déclaré être d'ascendance autochtone, ce qui représente quatre pourcent de la population canadienne.

Répartition de la population Note de tableau 1
Identité % en Population Population
Indiens inscrits 41,6 pourcent 753 110
Métis 34,5 pourcent 624 220
Indiens non-inscrits 16,3 pourcent 295 290
Inuit 3,9 pourcent 70 545
Autres Autochtones Note de tableau 2 1,5 pourcent 28 860
Réponses non comprises ailleurs Note de tableau 3 1,9 pourcent 35 225
Total 100 pourcent 1 807 250
Note de tableau 1

Source : Statistique Canada, Recensement de la population de 2021, tableaux ministériels

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Note de tableau 2

La catégorie « Autres Autochtones » comprend les répondants qui ont indiqué appartenir à plus d'un groupe autochtone et ceux qui ont déclaré être membres d'une bande, mais qui ne font pas partie d'un groupe autochtone et ne sont pas inscrits comme Indiens.

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Note de tableaue 3

La catégorie « Réponses non comprise ailleurs » comprend les personnes qui ne s'identifient pas à titre de membres des Premières Nations (Indiens de l'Amérique du Nord), Métis ou Inuk (Inuit), mais qui déclarent être des Indiens inscrits ou des Indiens des traités et/ou être membres d'une Première Nation ou d'une bande indienne.

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En 2021, 41 pourcent des Indiens inscrits vivaient dans une réserve. Parmi les autres groupes, la majorité des Indiens non inscrits et des Métis (75 pourcent et 71 pourcent, respectivement) vivaient dans les centres urbains, tandis que les Inuit vivaient principalement dans les régions nordiques et rurales.

Contexte historique des relations entre la Couronne et les Autochtones

Les relations entre les peuples autochtones et le gouvernement du Canada ont évolué au fil du temps et cette évolution se poursuit. Les premières interactions entre les explorateurs européens et les « Indiens » (Premières Nations), les Inuit et, plus tard, les Métis, étaient fondées sur des objectifs mutuellement bénéfiques et sur des alliances stratégiques dans le cadre de traités portant essentiellement sur le commerce et la protection, puis sur l'achat de terres. Après la promulgation de la Proclamation royale de 1763, qui établit l'autorité britannique en Nouvelle-France et prend en compte certains intérêts des Premières Nations, la nature des relations entre la Couronne et les Autochtones a changé, passant d'une relation fondée sur des concepts de nation à nation, à une relation où la Couronne exerce un pouvoir et une autorité croissants sur les peuples autochtones.

Au chiffre romain 19e siècle, de nouvelles idées et stratégies face à cette relation ont commencé à se répandre. À partir des années 1820, différentes initiatives ont été entreprises pour assimiler les peuples des Premières Nations à la société coloniale britannique. Après 1867, le Canada a assumé la responsabilité de la gestion des « Indiens et des terres indiennes » et a adopté la Loi sur les Indiens de 1876. Cette loi donnait plus de pouvoirs au ministère des Affaires indiennes en lui permettant d'intervenir dans la vie des membres des Premières Nations et de superviser la gouvernance locale des collectivités. Les modifications apportées à la Loi sur les Indiens imposaient de plus en plus de restrictions et des contrôles plus stricts sur la vie des peuples autochtones. Le ministère des Affaires indiennes a reçu le mandat de gérer les terres de réserve et de promouvoir des politiques et des programmes visant à apporter des changements culturels et sociaux aux peuples autochtones. Il convient de noter que le ministère des Affaires indiennes s'est servi de la Loi sur les Indiens et d'autres politiques relatives aux programmes d'éducation pour forcer une transformation des sociétés autochtones. Des pensionnats ont été créés dans les années 1880 pour éduquer les enfants autochtones dans un environnement religieux. Ces écoles ont vu 150 000 enfants autochtones forcés, pour la plupart, à quitter leur famille et leur collectivité pour aller à des écoles éloignées, causant ainsi la perte de leurs langues et culture autochtone.

Depuis la Confédération en 1867, les Inuit étaient alors hors de la responsabilité du ministère des Affaires indiennes, car on soutenait que le libellé de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique n'incluait que les « Indiens » comme responsabilité fédérale, et non les Inuit. Après une décision de la Cour suprême du Canada en 1939 indiquant que les Inuit devraient être considérés comme des « Indiens » et relever du gouvernement fédéral, des programmes et des services ont lentement été élaborés pour les Inuit et les autres peuples autochtones du Nord. Bien qu'ils aient été gérés séparément des Affaires indiennes jusqu'en 1966, les programmes et les politiques étaient en grande partie inefficaces et souvent inappropriés pour les régions du Nord. Depuis les années 1970, les collectivités inuites ont négocié des ententes sur les revendications territoriales et la gouvernance de leurs terres ancestrales et ont aussi abouti à la création du territoire du Nunavut à titre de gouvernement public.

Au milieu des années 1940, il était évident que les politiques d'assimilation des Premières Nations devaient être abandonnées, car les collectivités autochtones rejetaient l'assimilation culturelle dans la société non autochtone. Cela a donné lieu à un lent processus de modification de la Loi sur les Indiens et d'autres politiques visant à limiter graduellement une partie des pouvoirs du gouvernement fédéral sur les collectivités des Premières Nations. Au cours du dernier demi-siècle, le contrôle local a été transféré par l'entremise de divers programmes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale en réponse aux appels croissants en faveur d'une plus grande autonomie des Premières Nations et d'une reconnaissance plus importante du droit des Autochtones à l'autonomie gouvernementale et à l'autodétermination.

Bien que des traités visant à régler la question des droits fonciers autochtones aient été conclus jusqu'au début du roman numeral 20e siècle, les politiques ultérieures ont mis fin à la pratique de la conclusion de traités et ont rejeté les droits autochtones. Dans les années 1970, de nouvelles politiques, comme la Politique sur les revendications territoriales globales et la Politique sur les revendications particulières, ont été élaborées pour gérer les revendications et les droits autochtones en suspens. Après qu'une série de décisions judiciaires marquantes ait entraîné un changement important dans la reconnaissance des droits des Autochtones au Canada, une nouvelle politique a été annoncée pour régler les revendications des Autochtones sur les terres et les ressources par un processus négocié. Depuis 1975, 25 ententes, connues sous le nom de « traités modernes », ont été conclues dans le Nord du Québec, les Territoires du Nord-Ouest, au Yukon et en Colombie-Britannique. De plus, une politique complémentaire a été créée en 1973 pour traiter les revendications de nature plus spécifique liées à des griefs historiques, comme les obligations découlant de traités non respectés ou la mauvaise gestion des terres, connues sous le nom de revendications particulières. Depuis 2008, ce processus est complété par la Loi sur le Tribunal des revendications particulières, qui a créé un organisme indépendant connu sous le nom de Tribunal des revendications particulières apte à rendre des décisions exécutoires relatives à la validité des revendications et la compensation.

Lorsque la Constitution canadienne a été rapatriée en 1982, les organisations politiques des Premières Nations, des Inuit et des Métis ont fait pression et ont réussi à obtenir leur place à la table de discussion. Ces discussions ont abouti à l'inclusion de l'article 35 dans la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît les « droits existants — ancestraux ou issus de traités » et comprend une définition des peuples autochtones qui inclut les trois groupes. L'article 35 est devenu un mécanisme important pour les Premières Nations, les Inuit et les Métis afin de définir et de clarifier l'étendue des droits ancestraux et issus de traités.

Tout comme les Inuit du Nord canadien, les Métis ont longtemps été ignorés par le gouvernement fédéral. Ce n'est qu'en 1982 que les Métis ont été reconnus en tant que groupe autochtone, après avoir lutté pour faire reconnaître leurs droits ou les responsabilités fédérales envers eux. Depuis leur reconnaissance aux termes de l'article 35, les organisations métisses provinciales ainsi que le Ralliement national des Métis ont eu recours aux tribunaux pour défendre leur place au Canada.

Depuis l'adoption de l'article 35, l'accent a été mis sur la correction des erreurs commises dans les politiques et actions passées. Après près d'une décennie de discussions et de négociations, un règlement a été annoncé en 2007 pour indemniser les survivants des pensionnats indiens. Dans le cadre de ce règlement, la Commission de vérité et réconciliation a été établie à titre d'organisme indépendant pour offrir aux anciens élèves et autres personnes touchées par le système des pensionnats indiens un lieu sûr et adapté à leur culture pour communiquer leur expérience. Le 11 juin 2008, le premier ministre Stephen Harper a offert des excuses officielles aux anciens élèves des pensionnats et a demandé pardon pour les souffrances infligées aux élèves et les dommages causés à la culture, au patrimoine et aux langues autochtones. En 2015, la Commission de vérité et réconciliation a publié son rapport final et ses appels à l'action demandant une refonte en profondeur des relations entre les peuples autochtones et les Canadiens. Pendant que le gouvernement du Canada et les partenaires autochtones font avancer la mise en œuvre des appels à l'action, les annonces concernent les dépouilles anonymes d'enfants sur les lieux des pensionnats, continuent à obliger les Canadiens à confronter l'histoire raciste et discriminatoire des actions du Canada envers les peuples autochtones.

Depuis l'abandon des politiques d'assimilation dans les années 1970 et l'adoption de politiques visant à régler les revendications et les griefs en suspens, de nouveaux processus ont permis d'améliorer cette relation difficile. Au cours des 40 dernières années, 25 traités modernes ont été conclus avec plus d'une centaine de collectivités autochtones, tandis que plus de 500 revendications particulières ont été réglées, ce qui a rapporté plus de 6 milliards de dollars en indemnisation aux collectivités des Premières Nations. À ce jour, 20 ententes sur l'autonomie gouvernementale ont permis aux collectivités autochtones de reprendre le contrôle de leurs propres affaires, créant ainsi de nouvelles possibilités de croissance et de changement. S'appuyant sur la reconnaissance des droits ancestraux et issus de traités dans la Loi constitutionnelle de 1982, de nouvelles façons de mieux reconnaître et mettre en œuvre ces droits ont été établies; elles aideront à restaurer la relation entre la Couronne et les Autochtones et à trouver des voies constructives pour promouvoir la participation économique et sociale des Autochtones et leur autodétermination.

Relations Couronne–Autochtones

Mandat

En 2017, le ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada fut dissous, et les ministères Relations Couronne–Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) et Services aux Autochtones Canada (SAC) ont été créés pour séparer les processus de création et de reconstruction des relations avec les peuples autochtones de l'administration de la Loi sur les Indiens. Le ministère a été créé pour effectuer des activités visant à soutenir l'engagement du gouvernement du Canada consistant à promouvoir la réconciliation avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis en dirigeant les approches pangouvernementales portant sur l'ensemble des relations Couronne–Autochtones. Le ministère a pour principal objectif de renouveler les relations de nation à nation et de gouvernement à gouvernement, ainsi qu'entre les Inuit et la Couronne, en se fondant sur le respect, la coopération, et le partenariat, l'affirmation et la mise en œuvre des droits. RCAANC s'efforce également de promouvoir le respect des droits des peuples autochtones reconnus et confirmés dans l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, ainsi que d'appuyer la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Pour ce faire, ses principales occupations sont de faciliter la collaboration et la coopération avec les peuples autochtones et avec les provinces et territoires en ce qui a trait à la conclusion et la mise en œuvre des accords; reconnaître et mettre en œuvre les traités conclus entre la Couronne et les peuples autochtones; promouvoir l'autonomie, la prospérité et le bien-être des habitants et des communautés du Nord canadien en tenant compte de leurs besoins et défis respectifs; reconnaître et promouvoir les façons de savoir, d'être et de faire des Autochtones; réparer les erreurs historiques; et promouvoir la sensibilisation du public et la compréhension de l'importance de travailler à la réconciliation avec les peuples autochtones et d'y contribuer.

Le ministère coordonne les relations du gouvernement avec les organisations autochtones nationales, notamment l'Assemblée des Premières Nations, le Ralliement national des Métis, l'Inuit Tapiriit Kanatami, le Congrès des peuples autochtones et l'Association des femmes autochtones du Canada, ainsi qu'avec d'autres organisations autochtones locales ou régionales et des détenteurs de droits.

Le ministère appuie l'autodétermination des Autochtones par la négociation et la mise en œuvre d'ententes sur l'autonomie gouvernementale et les revendications territoriales globales, la reconnaissance et la mise en œuvre des droits ancestraux et issus de traités, ainsi que par le règlement des revendications territoriales et des griefs historiques. Il consulte également les peuples autochtones, les provinces, les territoires et d'autres intervenants et collabore avec eux au sujet des politiques, des initiatives et des lois qui pourraient avoir une incidence sur les collectivités autochtones.

Afin d'assurer des approches pangouvernementales envers les relations Couronne–Autochtones cohérentes, le travail de RCAANC est toujours exécuté en partenariat avec les autres ministères fédéraux, tels que Pêches et Océans Canada, Justice Canada et Emploi et Développement social Canada. De tous les ministères fédéraux, la prestation efficace des activités de RCAANC dépend largement d'une collaboration et une coopération étroites avec SAC. RCAANC et SAC ont ainsi le mandat de travailler ensemble dans plusieurs dossiers afin de renforcer les capacités et de redonner aux collectivités autochtones le contrôle et la compétence en matière de prestation de services. Il incombe donc à RCAANC de continuer à moderniser les structures institutionnelles et la gouvernance afin que les peuples autochtones puissent renforcer les capacités qui contribuent à la mise en œuvre de leur vision de l'autodétermination. En parallèle, les principales responsabilités de SAC sont axées sur le renforcement des capacités afin d'améliorer l'accès à des services de grande qualité et d'aider les peuples autochtones à assumer le contrôle de la prestation des services selon le rythme et la manière qu'ils choisissent.

Le ministère oriente le travail du gouvernement du Canada pour établir une nouvelle relation avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis en utilisant différentes approches pour respecter la situation unique de chacun de ces trois groupes. Le ministère, avec l'appui du ministère de la Justice, joue un rôle de chef de file en veillant à ce que le gouvernement du Canada respecte ses obligations énoncées dans les ententes et l'application de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît et confirme les droits ancestraux et issus de traités des peuples autochtones du Canada en vertu de la Constitution.

Autorités statutaires du ministre des Relations Couronne–Autochtones

Le ministre des Relations Couronne–Autochtones a autorité, en tout ou en partie, sur des lois couvrant un large éventail de sujets et de responsabilités. La majorité de ces lois sont liées à la mise en œuvre des revendications territoriales globales (p. ex. la Loi sur l'Accord définitif nisga'a, la Loi sur le Nunavut) et les ententes sur l'autonomie gouvernementale où les groupes autochtones ont assumé l'autorité en matière de gouvernance, de gestion des terres et des ressources (p. ex. Loi sur l'autonomie gouvernementale de la première nation de Westbank, Loi sur la gouvernance de la nation dakota de Sioux Valley). Le ministre a également autorité sur les lois qui soustraient les Premières Nations à l'application de dispositions particulières de la Loi sur les Indiens, comme la gestion des terres, la gestion financière et les pouvoirs de taxation locale (p. ex. Loi sur la gestion des terres des premières nations, Loi sur la gestion financière des premières nations). Le ministre continue de rendre compte au Parlement de toutes les lois dont il est responsable. On trouve à l'annexe A la liste complète des lois.

Nos activités

Le but principal du ministère est d'appuyer les efforts du Canada envers la réconciliation en corrigeant les erreurs historiques, en veillant à l'exécution de ses obligations envers les peuples autochtones et en formulant la relation Couronne–Autochtones, ainsi qu'en appuyant et promouvant l'autonomie, la prospérité et le bien-être des résidents et des collectivités du Nord. Les éléments clés des relations Couronne–Autochtones ont fait l'objet d'une attention forte et d'une croissance marquée des attentes des partenaires, particulièrement envers l'élaboration conjointe des lois et des politiques; la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; et la promotion d'un objectif général pour la promotion de la réconciliation. Les sujets abordés dans la présente section donnent un aperçu des secteurs d'activité actuels du ministère, des travaux réalisés à ce jour sur les principaux dossiers et du degré d'avancement de l'élaboration des nouvelles politiques.

Politiques et programmes pour les relations Couronne–Autochtones

La relation historique entre le gouvernement du Canada et les Premières Nations, les Inuit et les Métis a été difficile et complexe. Le ministère s'efforce d'établir de nouvelles approches pour restaurer cette relation et trouver une voie constructive pour faire progresser la participation économique et sociale et l'autodétermination des Autochtones. L'un des principaux aspects de cette approche a été de faire participer les organisations représentant les Premières Nations, les Inuit, les Métis, les femmes autochtones, les personnes bispirituelles et 2ELGBTQI+ à des réunions de haut niveau pour discuter de leurs priorités et intérêts pour la mise en œuvre des accords et s'assurer que les voix de tous les peuples autochtones soient entendues et que les écarts soient considérés. Cela inclut les mécanismes bilatéraux permanents avec les organisations autochtones nationales, qui ont été annoncés par le premier ministre en 2016 et servent de moyen de collaboration pour identifier les priorités communes, élaborer conjointement des politiques et suivre les progrès.

Le ministère est souvent le point focal au sein du gouvernement du Canada pour diriger les efforts pangouvernementaux sur les initiatives qui font progresser la réconciliation avec les peuples autochtones. Des commissions et des enquêtes récentes, comme l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et la Commission de vérité et réconciliation, ont formulé des recommandations qui touchent directement la relation entre la Couronne et les Autochtones en établissant une voie à suivre. La mise en œuvre des réponses fédérales à ces rapports exige une approche coordonnée entre les ministères fédéraux et avec un éventail d'autres intervenants, y compris les gouvernements provinciaux et territoriaux. Le ministère joue un rôle pangouvernemental par rapport à ces approches coordonnées du Gouvernement du Canada. Le ministère travaille également avec des partenaires inuits pour mettre en œuvre la politique sur l'Inuit Nunangat dans l'ensemble du gouvernement fédéral, une politique destinée à soutenir l'équité socioéconomique et culturelle et à favoriser l'accessibilité et l'efficacité des politiques, des programmes, des services et des initiatives pour les Inuit.

Appui aux femmes et les filles autochtones disparues et assassinées et les personnes 2ELGBTQI+

Mettre un terme aux niveaux disproportionnés de violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones continue d'être une priorité pour les peuples autochtones et le gouvernement du Canada. L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a souligné les facteurs sous-jacents de cette violence et a produit 231 Appels à la justice pour y remédier, à l'intention des gouvernements, de l'industrie et pour tous les Canadiens. Ceci inclut l'élaboration et la mise en œuvre d'un plan d'action national.

L'élaboration et la mise en œuvre d'un plan d'action à l'échelle pangouvernementale et pancanadienne, exigent un haut niveau de coordination et de collaboration. Le ministère mène et coordonne la collaboration avec les familles et les survivantes des femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, les groupes et organisations autochtones (de femmes et personnes 2ELGBTQI+), les autres ministères du gouvernement du Canada, les provinces et les territoires. Le ministère mène et coordonne le travail du gouvernement du Canada pour la Voie fédérale concernant les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, y compris la contribution du gouvernement du Canada envers le Plan d'action national, et inclut les efforts de 20 autres ministères et agences.

Le 3 juin 2023, le deuxième rapport d'étape annuel sur la Voie fédérale a été publié. Il comprend les principaux faits saillants des progrès concrets et soutenus des programmes du gouvernement du Canada qui visent l'objectif ultime de réduire la violence contre les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+ autochtones.

Le ministère appuie aussi les groupes, les familles et les survivantes autochtones pour leur mobilisation et leur participation dans l'élaboration et la mise en œuvre du Plan d'action national. De plus, il gère des programmes pour appuyer la guérison des familles et des survivantes, pour que les groupes autochtones puissent élaborer des approches novatrices envers les données, et pour l'amélioration des appuis pour les organisations de femmes autochtones.

Les relations et les obligations internationales et intergouvernementales

Le gouvernement du Canada joue un rôle de chef de file dans la mobilisation avec les dirigeants autochtones sur les questions fédérales-provinciales-territoriales pour améliorer le niveau d'engagement fédéral-provincial-territorial-autochtone, ainsi qu'au plan international. Le ministère travaille actuellement avec le Bureau du Conseil privé et SAC sur un cadre pangouvernemental des relations fédérales-provinciales-territoriales-autochtones qui cherchera à guider les ministères fédéraux sur les principes et les meilleures pratiques pour travailler avec les provinces et les territoires et s'engager auprès des partenaires autochtones dans les espaces fédéraux-provinciaux-territoriaux.

Au plan international, le ministère joue un rôle actif dans les relations multilatérales, bilatérales et dans la collaboration avec les partenaires autochtones et gouvernementaux afin d'assurer que les efforts internationaux contribuent à des résultats positifs sur les lieux pour les peuples autochtones.

Le ministère travaille pour exprimer les intérêts nationaux et promouvoir et améliorer la participation autochtone dans les forums internationaux; il joue également un rôle important dans le respect des obligations du Canada en matière de droits de la personne. RCAANC travaille étroitement avec d'autres ministères fédéraux tels qu'Affaires mondiales Canada afin d'assurer que la perspective du Canada soit representée dans les forums internationaux comme l'Organisation des Nations Unies, le Conseil de l'Arctique, et l'Organisation des États américains.

Le logement et l'infrastructure fondés sur les distinctions

RCAANC a élaboré ses programmes de logement et d'infrastructure pour appuyer les efforts d'autodétermination par une reconnaissance des relations gouvernement à gouvernement, et de la relation entre les Inuit et la Couronne. Grâce à cette approche, les partenaires autochtones conçoivent et mettent en œuvre leurs propres programmes de logement et d'infrastructure en fonction de leurs besoins et de leurs priorités. Depuis 2016, le gouvernement du Canada a investi près de 4 milliards de dollars dans le financement de logements et d'infrastructures fondés sur les distinctions. RCAANC joue un rôle essentiel dans l'élaboration des stratégies de logement de l'Inuit Nunangat et des Métis, dans le but de répondre aux besoins essentiels des Inuit et des Métis en matière de logement et de combler l'écart avec les Canadiens non autochtones d'ici 2030. Les fonds pour le logement sont versés respectivement pour soutenir la stratégie de logement de l'Inuit Nunangat (1,8 milliard de dollars depuis 2016) et la stratégie de logement de la Nation métisse (930 millions de dollars depuis 2018).

Les programmes d'infrastructure sont dirigés par les Autochtones, avec les gouvernements et organisations inuits et métis travaillant en partenariat avec RCAANC sur l'élaboration des politiques, la mise en œuvre des programmes et l'établissement des priorités des projets. Le budget 2022 a prévu 845 millions de dollars sur sept ans pour les régions d'Inuvialuit, du Nunavik, du Nunavut et du Nunatsiavut pour le logement dirigé par les Inuit, et 190,2 millions de dollars sur sept ans pour améliorer le logement dans les communautés métisses, dont environ 127 millions de dollars amélioreront la mise en œuvre de la Stratégie sur le logement de la Nation métisse.

Depuis 2021, le gouvernement du Canada a fourni 517 millions de dollars aux partenaires autonomes et aux partenaires des traités modernes pour répondre à leurs besoins en matière de logement et d'infrastructure communautaire. Le budget de 2022 a prévu 565 millions de dollars pour les partenaires autonomes et les partenaires signataires de traités modernes afin de mieux répondre à leurs besoins en matière de logement. Dans le cadre du processus d'élaboration conjointe des politiques fiscales, RCAANC et les gouvernements autochtones autonomes participants travaillent à l'élaboration conjointe d'approches fiscales provisoires et à long terme pour répondre aux besoins des gouvernements autochtones autonomes en matière de dépenses liées à l'infrastructure.

Négociation de traités, des accords, et d'autres ententes constructives

De nombreux traités ont été conclus entre la Couronne et les peuples autochtones avant la Confédération, mais un nombre important de communautés ont des revendications, des droits et des intérêts en suspens, y compris ceux liés aux terres et aux ressources, qui n'ont pas été abordés. Le gouvernement du Canada estime qu'un dialogue respectueux et le développement conjoint constituent des méthodes importantes pour résoudre les questions en suspens et d'élaborer conjointement des accords qui débouchent sur des solutions durables et profitent à tous.

En outre, le gouvernement du Canada collabore avec des groupes autochtones partout au pays afin d'explorer de nouvelles façons de travailler ensemble pour conclure des accords qui reconnaîtront les droits des groupes autochtones et feront progresser leur vision de l'autodétermination au profit de leurs communautés et de tous les Canadiens. Ces discussions sont ouvertes à tous les groupes autochtones ayant des droits en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982. Les discussions sont menées par les communautés et répondent aux droits, aux besoins et aux intérêts uniques des groupes des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Par la négociation de traités modernes, des accords d'autonomie gouvernementale et d'autres ententes constructives, le gouvernement du Canada et les groupes autochtones jettent les bases de relations durables fondées sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

Selon les priorités et les intérêts des groupes autochtones, divers ministères fédéraux pourraient être impliqués. Le ministère coordonne les intérêts du gouvernement fédéral dans ces négociations.

Gestion et mise en œuvre des ententes et des traités existants

Les traités modernes et les ententes d'autonomie gouvernementale sont essentiels à la réconciliation. Ils créent des relations intergouvernementales durables soutenues par des efforts de mise en œuvre continus qui préservent l'honneur de la Couronne.

RCAANC supervise la mise en œuvre efficace des traités modernes, des accords d'autonomie gouvernementale et d'autres accords conclus en vertu de l'article 35 en créant et en maintenant des partenariats permanents pour soutenir cet objectif. Le programme est responsable des obligations du ministère liées à la mise en œuvre des accords. Il fournit également des orientations politiques et des conseils aux autres ministères et agences sur la mise en œuvre des obligations et sur la meilleure façon d'engager et de consulter de manière significative les partenaires des traités et de l'autonomie.

La Directive du Cabinet sur l'approche fédérale en matière de mise en œuvre des traités modernes et la Politique de collaboration pour la mise en œuvre des traités modernes du Canada ont été conçues pour relever les défis de la gestion horizontale pour le gouvernement du Canada, en veillant à ce que les ministères soient conscients de leurs responsabilités en matière de traités modernes et d'accords et qu'ils s'en acquittent avec succès, et en encourageant le travail de collaboration sur les questions transversales de mise en œuvre.

En outre, depuis mai 2016, le Processus de collaboration pour l'élaboration d'une politique fiscale a rencontré 25 gouvernements autochtones autonomes afin d'élaborer conjointement une nouvelle relation fiscale. Le Programme de gestion et de mise en œuvre des accords et des traités relève actuellement du secteur de la mise en œuvre de RCAANC.

Règlements des revendications particulières

Les revendications particulières sont des griefs formulés par les Premières Nations à l'encontre du gouvernement du Canada pour ne pas s'être acquitté de ses obligations légales en ce qui concerne les traités antérieurs à 1975 et la gestion des terres, de l'argent et des autres biens des Premières Nations. La politique de 1973 sur les revendications particulières fournit un cadre volontaire de règlement extrajudiciaire des différends qui permet au gouvernement fédéral de s'acquitter de ses obligations juridiques en suspens par le biais de règlements négociés plutôt que par la voie judiciaire. En 2008, la politique sur les revendications particulières a été mise à jour pour refléter l'adoption par le Parlement d'un cadre législatif pour le règlement des revendications particulières par le biais de la Loi sur le Tribunal des revendications particulières. Cette loi fixe des délais précis pour l'évaluation et la négociation des revendications par le gouvernement. Elle a également créé un Tribunal des revendications particulières indépendant habilité à prendre des décisions juridiquement contraignantes sur la validité des revendications particulières et à accorder des indemnités jusqu'à un maximum de 150 millions de dollars par revendication.

Le règlement des revendications particulières est essentiel pour répondre aux griefs historiques des Premières Nations et créer des voies pour soutenir l'édification de la nation, l'autodétermination et le développement économique. Les règlements sont souvent utilisés par les Premières Nations pour soutenir leurs plans communautaires à long terme et leurs objectifs de développement économique. Le Programme des revendications particulières est une opération à grand volume qui engage RCAANC dans un dialogue avec les Premières Nations à travers le pays. En date du 31 mai 2023, l'inventaire des revendications particulières comptait 650 revendications : 181 en cours d'évaluation, 328 en cours de négociation, 83 en attente d'une réponse à l'offre de négociation du Canada et 58 relevant du Tribunal des revendications particulières. De 1973 au 31 mai 2023, le Canada a réglé 664 revendications, pour un montant total de 12,6 milliards de dollars en indemnités versées aux Premières Nations.

Réclamations pour des expériences vécues dans l'enfance

Les litiges relatifs aux réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance par les Autochtones comprennent les recours collectifs, les poursuites individuelles et les poursuites de multiples demandeurs liés à la « rafle des années 1960 », aux pensionnats et aux externats indiens, aux hôpitaux indiens, aux pensionnats provinciaux, aux écoles intégrées et à d'autres programmes relatifs à l'éducation et à la garde d'enfants. L'approche adoptée jusqu'à présent consiste à régler ces réclamations à l'amiable dans la mesure du possible. En procédant ainsi, les règlements obtenus peuvent atteindre un juste équilibre entre l'indemnisation individuelle et la prestation de programmes tournés vers l'avenir touchant la guérison, le bien-être, l'éducation, la langue, la culture et la commémoration.

Modernisation des institutions autochtones et de la gouvernance

L'autosuffisance économique est un élément important de l'autodétermination autochtone. Pour atteindre cet objectif, le ministère a établi des programmes et des politiques afin d'offrir une plus grande souplesse économique aux collectivités des Premières Nations.

Grâce à la Loi sur la gestion financière des premières nations et à l'appui des institutions financières qu'elle crée, les Premières Nations peuvent se soustraire de la Loi sur les Indiens, ce qui leur donne des pouvoirs accrus en matière de gestion financière et de fiscalité. Cela leur permet également d'accéder à du financement à long terme offrant de bas taux d'intérêts pour des projets d'infrastructures et de développement socio-économiques.

RCAANC est responsable de deux textes législatifs relatifs aux terres qui soutiennent l'autodétermination et la réconciliation. Le ministère fournit une orientation politique pour la législation sur les terres, tandis que SAC réalise les activités opérationnelles connexes.

L'Accord-cadre sur la gestion des terres des Premières Nations, conclu à l'initiative des Premières Nations, prévoit des mécanismes permettant aux communautés de mieux contrôler leurs terres et leurs ressources en se soustrayant aux 44 dispositions de la Loi sur les Indiens relatives à la gestion des terres. Plus de 204 Premières Nations ont signé l'accord-cadre et 102 d'entre elles gèrent désormais leurs terres. La Loi sur l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des premières nations, qui a reçu la sanction royale en décembre 2022, confère désormais force de loi à l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations.

Le ministre des Relations Couronne–Autochtones est également responsable de la Loi sur l'ajout de terres aux réserves et la création de réserves. Cette loi facilite la mise à part des terres de réserve à l'usage et au profit des Premières Nations. Les terres sont au cœur des traditions, de l'identité et des possibilités économiques des Premières Nations, et elles favorisent l'autodétermination. Grâce à l'Initiative d'ajout de terres aux réserves et de création de réserves, les Premières Nations augmentent stratégiquement leur base de terres de réserve et de ressources, y compris les réserves urbaines, qui sont essentielles aux revenus autonomes des Premières Nations et à leurs aspirations à l'autodétermination ou à l'autosuffisance.

Mise en œuvre de la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

La Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la « Loi ») confirme la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (la « Déclaration des Nations Unies ») en tant qu'instrument international des droits de l'homme qui peut aider à interpréter et à appliquer le droit canadien. Elle fournit également un cadre pour faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration au niveau fédéral. Conformément aux lettres de mandat de 2021, chaque ministre est chargé « de mettre en œuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones et de travailler en partenariat avec les peuples autochtones pour faire progresser leurs droits ». Le ministre des Relations Couronne-Autochtones est en outre chargé de « soutenir le ministre de la justice et le procureur général du Canada dans la mise en œuvre intégrale de la Loi sur la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans l'ensemble du gouvernement ». En vertu de la Loi, le gouvernement du Canada doit travailler en consultation et en collaboration avec les peuples autochtones pour remplir trois obligations : prendre toutes les mesures nécessaires pour que les lois du Canada soient conformes à la Déclaration des Nations Unies (article 5) ; préparer et mettre en œuvre un plan d'action pour atteindre les objectifs de la Déclaration des Nations Unies (article 6) ; et élaborer des rapports d'avancement annuels et les soumettre au Parlement (article 7).

Justice Canada mène l'approche pangouvernementale préconisée dans le plan d'action, qui a été déposé en juin 2023. Les objectifs de la Déclaration des Nations Unies et de la Loi sont étroitement liés au mandat de RCAANC. Le ministère continuera à jouer un rôle central dans les efforts du gouvernement du Canada pour mettre en œuvre la Loi, en particulier pour compléter le leadership de Justice Canada avec des perspectives politiques. Il est essentiel que la mise en œuvre de la Loi reflète l'engagement et la pratique continus de RCAANC en faveur d'un développement collaboratif significatif avec les partenaires autochtones. Les partenaires autochtones ont officiellement demandé au gouvernement du Canada d'influencer la mise en œuvre provinciale et territoriale de la Déclaration. Une coordination intergouvernementale sera nécessaire pour concrétiser les engagements de transformation du plan d'action. Il existe un certain nombre de lacunes liées aux priorités des partenaires dans le plan d'action. Les progrès devront se poursuivre tant dans le cadre du plan d'action qu'en dehors de celui-ci. Certaines mesures de RCAANC dans le plan d'action sont déjà en cours de réalisation et continueront à progresser pendant que les modèles intergouvernementaux sont identifiés et mis en place.

Enjeux d'intérêt public actuels

Les questions suivantes pourraient être soulevées par le public ou les partenaires dans les premiers jours du mandat.

Il nous ferait un plaisir de vous en dire plus sur ces sujets et sur d'autres questions plus prospectives au cours des prochaines semaines.

Lutte contre la violence envers les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQI+

  • En juin 2019, l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (Enquête nationale) a publié son rapport final, qui contient 231 Appels à la justice s'adressant aux gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux, municipaux et autochtones, aux prestataires de services sociaux, à l'industrie, aux médias et à tous les Canadiens.
  • Le gouvernement du Canada s'est engagé à élaborer et à mettre en œuvre un Plan d'action national pour lutter contre la violence à l'égard des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones, en collaboration avec les partenaires autochtones, les provinces et les territoires.
  • RCAANC continue de travailler avec d'autres ministères fédéraux, les gouvernements provinciaux et territoriaux et les partenaires autochtones, les familles et les survivantes pour faire avancer la mise en œuvre.
  • Le budget fédéral 2023 a présenté 124,7 millions de dollars de nouveaux investissements pour les femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées, ainsi que d'autres investissements proposés liés aux causes profondes de la violence.
  • Des mesures sont prises pour répondre aux appels des survivantes et des familles en faveur d'une surveillance et d'une responsabilisation accrues :
    • Une représentante spéciale ministérielle a été nommée pour fournir des conseils et des recommandations, par le biais d'un engagement avec les survivantes, les familles, les partenaires et les organisations, à l'appui de l'Appel à la justice 1.7 visant à créer un ombuds pour les droits autochtones et les droits de l'homme. Un rapport final est attendu en décembre 2023.
    • Un cabinet de conseil autochtone, chargé d'élaborer des recommandations pour un mécanisme de surveillance en réponse à l'Appel à la justice 1.10 ainsi qu'au Plan d'action national a remis un rapport final. Les prochaines étapes de ce travail sont encore en cours de confirmation, mais nécessiteront un engagement supplémentaire avec les partenaires autochtones, provinciaux et territoriaux.
    • Une table ronde réunissant des dirigeants et des représentants autochtones ainsi que des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux s'est tenue pour la première fois le 10 janvier 2023. Une deuxième table ronde est prévue pour l'automne. Cette table ronde donnera la priorité aux discussions sur la manière de lancer une "alerte à la robe rouge" pour informer le public de la disparition d'une femme autochtone ou d'une personne deux esprits.

Recherche de décharges au Manitoba

  • En juin 2022, le Service de police de Winnipeg a confirmé que les restes de Rebecca Contois, une femme des Premières Nations, ont été trouvés dans la décharge de Brady Road, exploitée par la municipalité.
  • Le 5 décembre 2022, le service de police de Winnipeg a informé les familles de Morgan Harris et de Marcedes Myran que les deux femmes, originaires de la Première nation de Long Plain, avaient été victimes d'un homicide et que l'on pensait que leurs dépouilles se trouvaient dans la décharge privée de Prairie Green. Les deux familles ont également été informées que des preuves avaient été réunies pour étayer les accusations de meurtre au premier degré et que le service de police de Winnipeg n'avait pas l'intention de fouiller la décharge de Prairie Green dans le cadre de l'enquête sur l'homicide.
  • Jeremy Skibicki a été inculpé de meurtre au premier degré pour la mort de quatre femmes autochtones : Rebecca Contois, Morgan Harris, Marcedes Myran et une femme non identifiée que la communauté a appelée Mashkode Bizhiki'ikwe (Buffalo Woman).
  • En mars 2023, en réponse aux demandes des familles des victimes et des dirigeants des Premières Nations du Manitoba, RCAANC a versé 500 000 $ à l'Assemblée des chefs du Manitoba pour superviser une étude de faisabilité visant à déterminer s'il est possible de récupérer des restes humains dans la décharge de Prairie Green et, si c'est possible, à fournir des directives concernant une approche, les échéances associées et les coûts connexes.
  • Le 4 mai 2023, l'Assemblée des chefs du Manitoba a présenté au RCAANC le rapport d'étude de faisabilité sur la décharge de Prairie Green. Le rapport conclut que la recherche de la décharge est faisable, mais que son succès n'est pas garanti; qu'elle pourrait prendre entre 12 et 36 mois ; qu'elle pourrait coûter entre 84 millions de dollars (12 mois) et 184 millions de dollars (36 mois) ; et qu'elle entraînerait des risques importants pour la santé et la sécurité.
  • Le 11 mai 2023, l'Assemblée des chefs du Manitoba et la Première nation de Long Plain ont soumis une proposition visant à soutenir une étude de faisabilité concernant la décharge de Brady Road, semblable à celle qui a été réalisée pour la décharge de Prairie Green.

Appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation

  • En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a demandé au gouvernement du Canada, aux gouvernements provinciaux et territoriaux, aux églises, aux entreprises et aux écoles de mettre en œuvre 94 appels à l'action. Sur les 94 appels à l'action, 44 relèvent uniquement du gouvernement fédéral, 32 relèvent conjointement du gouvernement fédéral et d'autres partenaires clés, et 18 ne relèvent pas de la responsabilité fédérale.
  • À ce jour, la mise en œuvre est terminée ou en bonne voie pour plus de 85 pourcent des appels à l'action qui relèvent entièrement de la responsabilité du gouvernement fédéral ou qui relèvent à la fois du gouvernement fédéral, des provinces et territoires et d'autres partenaires clés.
  • La réalisation des 94 appels à l'action nécessite des changements politiques et législatifs fondamentaux pour éliminer les obstacles systématiques.
  • En 2021, le ministre des Relations Couronne–Autochtones a été chargé de diriger les travaux fédéraux visant à accélérer la mise en œuvre de tous les appels à l'action. Votre prédécesseur s'est engagé à ce que tous les appels à l'action soient terminés ou en bonne voie d'ici 2025.

Appels à l'action 72 à 76 : enfants disparus et inhumation

  • La Commission de vérité et réconciliation du Canada a rapporté que des milliers d'enfants autochtones sont morts dans les pensionnats indiens. Les enfants étaient souvent enterrés loin de leur communauté d'origine, dans des cimetières non marqués ou non enregistrés situés à proximité des écoles.
  • Les décès d'enfants et l'emplacement de leur dernière demeure étaient rarement signalés aux familles, qui n'ont pu inhumer ces enfants d'une manière culturellement respectueuse et appropriée. On ne connaît pas le nombre réel de sépultures individuelles ou de cimetières de ces pensionnats.
  • Le budget de 2019 a alloué 33,8 millions de dollars sur trois ans pour la mise en œuvre des appels à l'action 72 à 76 de la Commission de vérité et réconciliation. De cette somme, 6,7 millions de dollars ont été versés en juin 2020 pour la poursuite de l'élaboration et de la mise à jour d'un registre national de décès des élèves de pensionnats (appel à l'action 72) en partenariat avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation, l'établissement d'un registre national des cimetières (appel à l'action 73) et l'élaboration avec les partenaires autochtones d'un plan détaillé de mise en œuvre des appels à l'action 74 à 76 afin de déterminer le lieu de repos final des enfants décédés dans les pensionnats et leur rendre hommage. Au cours de l'été et de l'automne 2020, le ministère a organisé 16 séances de mobilisation virtuelles à l'échelle nationale qui ont permis de définir l'approche stratégique à adopter pour l'avenir.
  • Le 1 juin 2021, le gouvernement du Canada a annoncé le versement des 27,1 millions de dollars restants sur trois ans afin de soutenir les initiatives dirigées par les collectivités, appuyées par les survivants et tenant compte des traumatismes pour appuyer ce qui suit :
    • une stratégie nationale pour guider la mise en œuvre des appels à l'action 74 à 76;
    • des partenariats avec les communautés touchées, et une mise en œuvre concertée;
    • des partenaires et des collectivités autochtones pour élaborer des plans communautaires, mener des recherches et rassembler les connaissances locales;
    • l'accès à des services professionnels de fouille archéologique pour trouver et délimiter les sites de sépulture;
    • la mémorialisation et la commémoration des lieux de sépulture et le retour des restes des proches dans les communautés, sur demande.

Litiges relatifs aux réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance par les Autochtones

  • Les litiges relatifs aux réclamations pour les expériences vécues dans l'enfance par les Autochtones comprennent les recours collectifs, les poursuites individuelles et les poursuites de multiples demandeurs liés à la « rafle des années 1960 », aux pensionnats et aux externats indiens, aux hôpitaux indiens, aux pensionnats provinciaux, aux écoles intégrées et à d'autres programmes relatifs à l'éducation et à la garde d'enfants.
  • L'approche adoptée jusqu'à présent consistait à régler ces réclamations à l'amiable, dans la mesure du possible. En procédant ainsi, les règlements obtenus peuvent atteindre un juste équilibre entre l'indemnisation individuelle et la prestation de programmes tournés vers l'avenir touchant la guérison, le bien-être, l'éducation, la langue, la culture et la commémoration.
  • L'engagement à l'égard de cette approche a été démontré par :
    • la Convention de règlement Anderson (pensionnats de Terre-Neuve-et-Labrador) (2016);
    • les excuses officielles présentées aux anciens élèves des pensionnats de Terre-Neuve-et-Labrador (2017);
    • la Convention de règlement de la « rafle des années 1960 » (Indiens inscrits et Inuits) (2018);
    • l'accord de règlement des externats fédéraux indiens de McLean (2019);
    • la nomination du conseil permanent de la Rafle des années 60 (2020);
    • deux règlements distincts pour Gottfriedson (externat des pensionnats indiens) (2021) et la classe de bande de Gottfriedson (2023);
    • le lancement officiel de la McLean Day Schools Settlement Corporation (2021) ; et
    • la proposition de règlement de l'affaire Percival (pensionnats indiens) (2023).
  • Ces règlements de recours collectifs ont permis d'indemniser plus de 165 000 personnes, pour un montant total de 8,2 milliards de dollars. Un montant supplémentaire de 303 millions de dollars a été versé pour soutenir la guérison et la commémoration grâce à la création de fondations de règlement.
  • Depuis 2016, 136 personnes supplémentaires ont reçu plus de 20,3 millions de dollars d'indemnisation dans le cadre du règlement de leurs actions individuelles et à plaignants multiples.

Litige relatif à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens

  • Afin d'assurer l'administration rapide et efficace de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens (la Convention de règlement), les tribunaux ont décidé qu'il était préférable de suivre une procédure simplifiée pour régler toutes les questions nécessitant des ordonnances, des directives ou un examen par un tribunal.
  • Deux juges administratifs–l'un dans l'Est et l'autre dans l'Ouest–ont été nommés pour fournir des conseils judiciaires sur la mise en œuvre de la Convention de règlement en vertu du protocole d'administration des tribunaux.
  • Plus de 100 demandes visant à obtenir des conseils sur diverses questions liées aux réclamations, aux ajouts aux écoles, à la protection des renseignements personnels des demandeurs, aux coûts administratifs, aux frais juridiques, à l'inconduite et à d'autres questions administratives ont été traitées dans le cadre de ce protocole.
  • La grande majorité des demandes de directives sont résolues. Le nombre limité de litiges restants concerne le pensionnat indien de St. Anne et les ordonnances relatives à la production de documents dans le cadre de la procédure d'évaluation indépendante. Ce contentieux en cours est litigieux et fait l'objet d'une couverture médiatique.
  • D'autres actions en justice seront nécessaires pour liquider les aspects administratifs de la convention de règlement relative aux pensionnats indiens–notamment la fermeture du fonds utilisé pour payer les paiements d'expérience commune, la gestion des documents et la liquidation des organes de gouvernance–mais on ne s'attend pas à ce qu'elles soient litigieuses.

Revendications relatives aux prestations agricoles

  • Les revendications particulières sont des griefs formulés par les Premières Nations à l'encontre du gouvernement du Canada, qui ne s'est pas acquitté de ses obligations légales en ce qui concerne les traités conclus avant 1975 et la gestion des terres, de l'argent et des autres biens des Premières Nations.
  • Les traités 1 à 11 ont été signés entre 1871 et 1921 entre la Couronne et les Premières Nations. Les traités numérotés ont permis la colonisation et le développement pacifiques d'une grande partie du pays, mais le Canada n'a pas toujours respecté ses engagements issus des traités. Les Premières Nations ont de nombreux griefs concernant la mise en œuvre des traités, certains portant sur une violation historique ponctuelle d'un engagement pris dans le cadre d'un traité, par exemple un manque de droits fonciers, tandis que d'autres concernent des avantages conventionnels permanents tels que des allocations annuelles pour l'achat de vêtements ou des paiements d'annuités.
  • Le gouvernement du Canada a pour pratique habituelle de résoudre les revendications spécifiques au cas par cas. Toutefois, dans les cas où plusieurs demandes sont de nature similaire, l'application d'approches communes en matière d'indemnisation peut accélérer de manière significative les délais de règlement des demandes. Cette approche a permis d'accélérer le règlement des revendications relatives aux avantages agricoles des Premières Nations signataires du Traité no 8, c'est-à-dire les revendications selon lesquelles le Canada n'a pas fourni les outils agricoles et les avantages qu'il s'était engagé à fournir dans le cadre du traité.
  • Afin de simplifier le traitement des demandes et d'accélérer les négociations d'indemnisation, le gouvernement du Canada a mis en place un cadre de règlement accéléré des demandes de prestations agricoles en vertu des traités 4, 5 et 6. Ce cadre permettra de régler les revendications et de verser les indemnités aux Premières Nations requérantes le plus rapidement possible. Le processus de règlement accéléré comprend :
    • Un processus de soumission et d'évaluation plus rapide. Le processus de règlement accéléré tiendra compte d'un nombre limité de facteurs pertinents. Cela signifie que les efforts de recherche de la Première Nation et du Canada concernant une demande de prestations agricoles peuvent être rationalisés.
    • Un processus plus rapide de négociation, de mandat de règlement et de règlement. Cela comprend certaines mesures d'accélération des processus internes du Canada et un cadre d'indemnisation.
  • Le Canada a mis au point une formule pour accélérer le règlement des demandes de prestations agricoles en vertu des traités 4, 5 et 6 en se fondant sur une combinaison de la population moderne et historique, multipliée par une valeur équivalente moderne d'outils et de prestations agricoles. Selon l'approche proposée, nous pensons que les négociations peuvent être achevées dans un délai de six mois. Il n'est pas nécessaire de réaliser des études spécifiques sur les revendications

Comité consultatif sur les documents relatifs aux pensionnats indiens

  • En mars 2022, RCAANC a reçu l'autorisation de diriger un processus pangouvernemental visant à déterminer et à gérer le partage des documents liés aux pensionnats indiens (au-delà de ceux déjà divulgués à la Commission de vérité et de réconciliation) avec le Centre national pour la vérité et la réconciliation afin d'accroître l'accès de la communauté aux documents, comme suit :
    • Réaliser une étude interne des documents détenus par RCAANC et d'autres ministères fédéraux qui pourraient être associés aux pensionnats indiens ou à la mise en œuvre de la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens ;
    • Établir un processus parallèle pour un comité consultatif composé de représentants du gouvernement fédéral, de survivants, de la communauté autochtone et d'experts afin de fournir des conseils sur l'établissement des priorités et des normes (le cas échéant), et des recommandations sur les approches générales des différents types de documents ; et
    • à la suite de cet exercice, présenter des options pour une approche pangouvernementale afin d'identifier et de gérer le partage de documents supplémentaires et détailler les ressources associées nécessaires pour mener à bien ce travail.
  • L'exercice de délimitation du champ d'application a été lancé à l'automne 2022 avec RCAANC et douze autres ministères fédéraux qui ont été identifiés pour être inclus dans les divulgations de documents initiales de la Commission Vérité et Réconciliation.
  • À ce jour, environ 23 millions de documents potentiellement pertinents ont été identifiés. On s'attend à ce qu'un grand nombre de ces documents soient des doublons de documents déjà divulgués à la Commission de vérité et de réconciliation. Plus de 13 millions de ces documents sont détenus par RCAANC.
  • La phase 2 de l'exercice, qui implique les autres ministères fédéraux, devrait être lancée en septembre 2023 et le rapport final devrait être publié au printemps 2024.
  • Cadmus Delorme, de la Première nation de Cowessess, a été nommé président indépendant du comité consultatif. Les membres actuels comprennent des représentants des douze ministères intervenants identifiés lors de l'exercice d'établissement de la portée, des gardiens du savoir autochtone, des survivants et des aînés des pensionnats indiens ainsi qu'un représentant du Centre national pour la vérité et la réconciliation. La réunion inaugurale du comité s'est tenue les 27 et 28 juin 2023.
  • La date d'achèvement prévue pour ce projet est le 31 mars 2027.

100 Wellington / Espace national des peuples autochtones

  • En 2017, le premier ministre a annoncé que le bâtiment du 100, rue Wellington serait transformé en un espace national des peuples autochtones. L'empreinte du projet pour l'espace a ensuite été élargie pour inclure l'ancien bâtiment de la CIBC au 119, rue Sparks et la dent creuse entre les deux bâtiments.
  • Les discussions sur le projet, y compris l'ouverture du 100, rue Wellington pour une utilisation à court terme, ont été interrompues en juillet 2019 en raison d'un manque de consensus sur la gouvernance et la prise de décision parmi les partenaires, y compris une grève de la faim par le Grand Chef du Conseil Tribal de la Nation Algonquine Anishinabeg de l'époque.
  • En réponse à la grève, l'ancien ministre des relations entre la Couronne et les autochtones s'est engagé à créer un espace dédié aux Algonquins dans le cadre du projet. Les organisations autochtones nationales ont soutenu cette approche et il a été décidé collectivement que le 100, rue Wellington Street resterait fermé jusqu'à ce qu'un accord formel soit conclu entre le conseil tribal de la nation algonquine Anishinabeg et le gouvernement du Canada.
  • En juin 2023, les Algonquin Chiefs ont confirmé leur soutien à la construction d'un nouveau bâtiment dans l'espace intercalaire situé entre le 100, rue Wellington et le 119, rue Sparks. Ce bâtiment servira d'espace réservé aux Algonquins.
  • Le ministère met actuellement la dernière main à un accord de planification et de conception entre le gouvernement du Canada et la nation algonquine, qui officialisera l'engagement en faveur d'un espace réservé aux Algonquins.
  • Indépendamment de cet accord, le ministère réengage également les organisations autochtones nationales sur la vision et la conception du 100, rue Wellington, y compris l'établissement d'une table de gouvernance intérimaire pour cette initiative.

Mobilité frontalière des autochtones

  • Le gouvernement du Canada s'est engagé à coopérer avec les peuples autochtones pour résoudre les problèmes de mobilité frontalière et de droit d'entrée. En 2018, le Canada s'est engagé à mettre en œuvre des mesures pour résoudre les problèmes de franchissement des frontières auxquels sont confrontées les Premières Nations, en réponse au rapport recommandé par le Sénat (Caron) de 2017 sur les problèmes de franchissement des frontières par les Premières Nations.
  • Le ministère travaille avec les gouvernements et les dirigeants autochtones existants et traditionnels dont les nations et les formes de gouvernance ont été supprimées et ignorées au cours de l'histoire. Cela concerne les questions transfrontalières étant donné que les partenaires autochtones tels que le Comité des relations extérieures des Haudenosaunee et la Jay Treaty Border Alliance sont des collectifs, des gouvernements et des dirigeants autochtones traditionnels dont les communautés et le mode de vie ont été séparés par des frontières coloniales.
  • RCAANC participe à des tables de négociation qui incluent des discussions liées à la mobilité des autochtones et au franchissement des frontières. Par ailleurs, l'article 36 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones fait référence aux droits des peuples autochtones séparés par des frontières internationales. Le plan d'action de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des personnes autochtones publié en juin comprend trois mesures du plan d'action liées à la mobilité des autochtones aux frontières. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada est responsable de la mesure 52 du plan d'action, qui confirme l'engagement du Canada à relever les défis de la mobilité frontalière des Autochtones en révisant et en modifiant l'article 19(1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. La mesure 53 du plan d'action exige que le Canada réponde à la décision de la Cour suprême dans l'affaire R. c. Desautel, tandis que la mesure 16 du plan d'action exige que le Canada s'engage avec les partenaires autochtones des traités modernes à mettre en œuvre les traités historiques et modernes.
  • Le dossier de la mobilité frontalière des Autochtones suscite de plus en plus d'intérêt et d'attention politique, sous l'impulsion de la Jay Treaty Border Alliance, du Ralliement national des Métis, de l'Inuit Tapiriit Kanatami, du Comité des relations extérieures des Haudenosaunee, de la décision Desautel, du Plan d'action pour la Loi sur la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et des travaux correspondants menés par le Département de la sécurité intérieure des États-Unis pour mettre à jour l'article 289 de leur Loi sur l'immigration et la nationalité.
  • En outre, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada prévoit diverses séances d'engagement en personne dans tout le Canada à la fin de 2023 sur le processus d'examen législatif visant à modifier l'article 19(1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. L'Agence des services frontaliers du Canada et RCAANC soutiendront ces séances d'engagement.

Pêches en Atlantique et subsistance convenable

  • Entre 1725 et 1779, des traités de paix et d'amitié ont été signés entre la Couronne et les Mi'kmaq, les Wolastoqey et les Peskotomuhkati. Ces traités portent sur la paix, la diplomatie et le commerce et n'exigent pas des nations autochtones qu'elles renoncent à leurs droits sur les terres ou les ressources.
  • Les arrêts Marshall de 1999 de la Cour suprême du Canada ont confirmé le droit de chasser, de pêcher, de faire de la cueillette et de commercer dans le but d'obtenir des "moyens de subsistance convenable", conformément aux traités de paix et d'amitié de 1760-61. La Cour n'a pas défini l'expression "moyens de subsistance convenables" et a encouragé les parties à négocier sa mise en œuvre. Cette décision a des répercussions sur environ 43 000 Indiens inscrits et 35 communautés en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, à l'Île-du-Prince-Édouard et au Québec. Les principaux domaines de compétence fédérale concernés par la décision sont la pêche et les parcs nationaux.
  • Immédiatement après les décisions Marshall, Pêches et Océans Canada a délivré des permis de pêche pour faciliter la participation des autochtones à la pêche commerciale. RCAANC a obtenu des mandats pour négocier les droits de l'article 35 avec les partenaires autochtones. Depuis 2003, des discussions sur l'article 35 ont lieu avec la plupart des communautés autochtones de l'Atlantique.
  • Bien que ces discussions et ces programmes de pêche aient abouti à un certain nombre d'accords et à une plus grande participation à la pêche commerciale, les partenaires autochtones estiment qu'ils n'ont pas bénéficié d'un accès égal à l'industrie et affirment que la législation et les réglementations fédérales en matière de pêche portent atteinte aux droits que leur confèrent les traités.
  • En 2017, Pêches et Océans Canada, Parcs Canada et RCAANC ont obtenu un mandat pour négocier des accords de réconciliation des droits dans l'Atlantique. Cela permet de conclure des accords d'une durée de 5 à 20 ans qui mettent en œuvre des droits dans le contexte des pêches et des parcs nationaux. Sept accords de réconciliation des droits de pêche ont été signés avec 15/35 Premières nations dans le cadre de ce mandat.
  • En 2020, un conflit entre pêcheurs autochtones et non autochtones en Nouvelle-Écosse a fait la une des journaux internationaux. Les violences ont eu lieu en réaction au lancement de la pêche au homard autorégulée et convenable des Premières nations Sipekne'katik, en dehors de la saison réglementée par le gouvernement fédéral. Le conflit a dégénéré en actes de violence, de racisme, de vandalisme et d'intimidation à l'encontre des pêcheurs autochtones.
  • Le mandat de l'Accord de conciliation sur les droits de pêche de 2017 a expiré en avril 2023. Pêches et Océans Canada est en train d'élaborer une approche actualisée de la mise en œuvre continue des moyens de subsistance convenable. Le CIRNAC continue de travailler en étroite collaboration avec Pêches et Océans Canada sur les prochaines étapes.
  • Entre-temps, les discussions sur la pêche se poursuivent à un rythme variable aux tables de négociation. Les Premières nations continuent d'invoquer l'atteinte à leurs droits issus des traités, la nécessité d'un accès accru à la pêche commerciale et une plus grande autodétermination autochtone. Plus précisément, les Premières nations estiment que la législation et la réglementation fédérales en matière de pêche portent atteinte à l'exercice de leurs droits issus de traités en exigeant que la pêche se déroule pendant les saisons commerciales existantes et que l'activité de pêche soit autorisée par le ministre au moyen d'une licence fédérale. Les Premières Nations affirment qu'il ne s'agit pas de violations justifiables et qu'elles n'ont pas été consultées de manière adéquate.
  • La pêche continue de susciter des tensions dans l'Atlantique, mais pas autant qu'en 2020. L'opinion prédominante des syndicats et des organisations de pêcheurs non autochtones semble être qu'il n'est pas justifié d'accorder davantage d'accès à la pêche aux Premières nations et que tous les pêcheurs commerciaux doivent être soumis aux mêmes règles et réglementations.
  • En 2022, le Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes a publié son rapport intitulé « La paix sur l'eau : Faire progresser la pleine mise en œuvre des pêches fondées sur les droits des Mi'kmaq, des Wolastoqiyik et des Peskotomuhkati ». En 2022 également, le Comité sénatorial permanent des pêches et des océans a publié son rapport sur les moyens de subsistance modérés, concluant que le Canada n'a pas réussi à mettre en œuvre les droits issus des traités.
  • Des litiges liés aux pêches à des fins de subsistance convenable sont également actifs. Pêches et Océans Canada a déposé des accusations contre un certain nombre de pêcheurs autochtones qui s'appuient sur l'exercice de leurs droits issus de traités pour se défendre contre les accusations portées contre eux. Les procédures judiciaires n'en sont qu'à leurs débuts, mais pourraient donner lieu à des clarifications supplémentaires sur la nature de ces droits.
  • En 2021, la décision Desautel de la Cour suprême du Canada a conclu que les personnes qui ne sont pas des citoyens canadiens et qui ne résident pas au Canada peuvent exercer des droits ancestraux en vertu de l'article 35.
  • Les tensions sont élevées le long de la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick, car les communautés Peskotomuhkati américaines exercent des droits de pêche à des fins de subsistance convenable au Canada. RCAANC sollicite de nouvelles autorités afin d'entamer des discussions avec les communautés autochtones touchées par l'arrêt Desautel à travers le pays.

Négociations avec les Métis

  • Au cours des dernières années, le Canada a engagé des discussions avec diverses instances dirigeantes métisses afin d'explorer leurs intérêts en matière d'autonomie gouvernementale et d'amélioration des relations de gouvernement à gouvernement avec la Couronne.
  • Les décisions de la Cour suprême du Canada dans les affaires Powley (2003), la Fédération Métis du Manitoba (2013) et Daniels (2016) ont modifié le paysage juridique des relations avec les Métis. Par la suite, RCAANC a entamé des discussions sur la reconnaissance des droits autochtones et de l'autodétermination avec la Fédération des Métis du Manitoba, la Nation métisse de l'Ontario, la Nation métisse de la Saskatchewan, la Nation métisse de l'Alberta et la Nation métisse de la Colombie-Britannique en 2016. Des accords-cadres pour l'avancement de la réconciliation ont été signés avec la Nation métisse de l'Ontario (2017), la Nation métisse de la Saskatchewan (2018), la Nation métisse de l'Alberta (2017) et la Fédération Métis du Manitoba (2016), ce qui a établi des processus de négociation axés sur le renouvellement des relations de nation à nation, l'avancement de la réconciliation et la poursuite de l'autonomie gouvernementale en tant que priorité immédiate.
  • Les négociations de l'accord-cadre avec la Nation métisse de l'Ontario, la Nation métisse de la Saskatchewan et la Nation métisse de l'Alberta (les trois conseils) ont conduit le Canada à signer des accords distincts de reconnaissance du gouvernement métis et d'autonomie gouvernementale, le 27 juin 2019, avec chacune de ces organisations. En vertu de ces accords, le Canada s'est engagé à déposer un projet de loi suite à leur signature qui donnerait un jour effet aux accords et reconnaîtrait ces organisations comme des gouvernements autochtones ayant compétence sur les questions de gouvernance essentielles (sous réserve du respect de conditions préalables, notamment une constitution ratifiée, un plan de transition, un accord sur les relations intergouvernementales et un accord sur le financement budgétaire).
  • La législation visant à donner effet aux accords tripartites de 2019 n'a toutefois pas été présentée en raison de l'approche des élections fédérales de 2019.
  • Le 6 juillet 2021, le Canada et la Fédération Métis du Manitoba ont signé une Entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale reconnaissant la Fédération Métis du Manitoba comme un gouvernement autochtone ayant compétence sur des questions de gouvernance essentielles telles que la citoyenneté, les élections et les affaires internes (bien qu'il n'engage que les parties à l'accord). Il engage également le Canada à négocier un traité sur la gouvernance de base qui remplacera l'accord et prendra effet par le biais d'une future loi de mise en œuvre.
  • Peu après, les trois conseils ont demandé que leurs accords soient mis à jour pour s'aligner sur les techniques de reconnaissance utilisées dans l'Entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale des Métis du Manitoba, qui ont été ajoutées à l'Accord tripartite de 2019.
  • Le 13 août 2021, le précédent ministre des Relations Couronne–Autochtones a écrit aux présidents des Nation métisse de l'Alberta, Nation métisse de la Saskatchewan et Nation métisse de l'Ontario, engageant le Canada à étudier avec eux la façon dont les ententes sur la reconnaissance et l'autonomie gouvernementale des Métis pourraient être mis à jour pour répondre à leurs préoccupations vigoureuses concernant un déséquilibre suite à la signature de l'Entente de reconnaissance et de mise en œuvre de l'autonomie gouvernementale de la Fédération Métis du Manitoba en juillet 2021.
  • Les négociations visant à aligner les accords tripartites ont été menées à bien et les accords actualisés ont été signés en février 2023.
  • La signature de quatre accords d'autonomie gouvernementale distincts avec la Nation métisse de l'Alberta, la Nation métisse de la Saskatchewan, la Nation métisse de l'Ontario et la Fédération Métis du Manitoba en 2019 et 2021 constitue une étape importante et historique dans le cadre de l'obligation de longue date de favoriser la réconciliation avec les Métis. Ces accords reconnaissent les gouvernements représentatifs des Métis en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, ainsi que le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale des Métis.
  • Les accords bilatéraux conclus avec les Métis portent uniquement sur des questions fondamentales de gouvernance et n'envisagent pas de droits ou d'intérêts liés à la terre ou à la récolte. La loi de mise en œuvre (projet de loi C-53) a été déposée le 21 juin 2023 et vise à fournir un cadre législatif pour donner force de loi et effet aux traités d'autonomie gouvernementale envisagés dans ces accords. La prochaine étape consistera à examiner le projet de loi en comité.
  • Ces ententes mises à jour sont une étape fondamentale pour faire avancer la réconciliation avec la Métis Nation of Ontario, Métis Nation – Saskatchewan et la Métis Nation of Alberta, et sont un exemple concret de l'engagement du Canada de faire avancer une réconciliation significative et durable avec les Métis, fondée sur la reconnaissance des droits, et sont un exemple tangible de l'engagement du Canada de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
  • Les accords de reconnaissance présentent les principales caractéristiques suivantes :
    • Reconnaissance politique immédiate que la Nation métisse de l'Ontario, la Nation métisse de la Saskatchewan et la Nation métisse de l'Alberta représentent la forme contemporaine d'une collectivité historique, dans leurs provinces respectives, communautés métisses détentrices de droits avec un droit inhérent à l'autonomie gouvernementale liée à l'article 35 ;
    • La reconnaissance par le Canada de la compétence de la Nation métisse de l'Ontario, de la Nation métisse de la Saskatchewan et de la Nation métisse de l'Alberta en ce qui concerne les fonctions essentielles de gouvernance (c.-à-d. la citoyenneté, la sélection des dirigeants et le fonctionnement du gouvernement) et;
    • l'engagement à poursuivre les négociations en vue de la conclusion d'un traité de remplacement sur la gouvernance de base.
  • Les fonctionnaires de RCAANC poursuivent les négociations en vue de la conclusion de traités sur la gouvernance de base avec la Nation métisse de l'Ontario, la Nation métisse de la Saskatchewan et la Nation métisse de l'Alberta.

Négociations avancées des traités de la Colombie Britannique

  • En Colombie-Britannique, un certain nombre de tables de négociation dans le processus des traités de la Colombie-Britannique se trouvent à une étape cruciale et sont sur le point de conclure des ententes.
  • Le Canada travaille en étroite collaboration avec la province de la Colombie Britannique, les Premières Nations et la Commission des traités de la Colombie Britannique pour régler les questions en suspens.
  • La conclusion de ces traités aiderait les Premières Nations à aller de l'avant en tant que nations autodéterminées et autonomes, et permettrait au Canada de démontrer des progrès significatifs dans l'avancement du programme de réconciliation et dans l'obtention de résultats pour les peuples autochtones.
  • La province de la Colombie-Britannique et la Commission des traités de la Colombie Britannique sont généralement d'accord avec le gouvernement fédéral sur les tables de négociation les plus proches de la conclusion d'ententes et sur les échéances prévues pour ces tables de négociation.
  • La conclusion d'ententes nécessitera du leadership de la part de tous les ministères fédéraux afin de parvenir à un consensus sur l'approche fédérale à l'égard des questions en suspens, ainsi qu'une étroite collaboration avec nos partenaires provinciaux et des Premières Nations.
  • La conclusion de ces ententes comporte plusieurs étapes, dont chacune pourrait prendre plusieurs mois : après un règlement financier et foncier définitif, les parties doivent résoudre toutes les questions de politique restantes et déterminer le libellé exact du traité dans le cadre de ce que l'on appelle la « poignée de main entre les négociateurs ». L'entente est ensuite paraphée (ce qui comprend l'obtention des autorisations ministérielles). La Première Nation doit alors tenir des votes de ratification ou d'autres processus afin de confirmer sa constitution et de voter sur le traité. Une fois cette étape franchie, les parties signent le traité; la dernière étape est la ratification par la Colombie-Britannique et le Canada.

Répercussions de la décision de la Cour dans l'affaire Desautel

  • En 2010, Richard Desautel, un citoyen des États-Unis, a été accusé de chasse sans permis à l'encontre du Wildlife Act de la Colombie-Britannique après avoir tiré et tué un wapiti dans la province. M. Desautel s'est défendu contre les accusations en faisant valoir qu'il avait un droit ancestral de chasser protégé par le paragraphe 35(1) de la Loi constitutionnelle de 1982, puisqu'il est membre de la Lakes Tribe dans l'État de Washington, un groupe successeur des Sinixt (Sin-ahy-xt) qui occupaient le territoire canadien.
  • La Cour provinciale de la Colombie-Britannique a acquitté M. Desautel et a conclu qu'il exerçait un droit ancestral de chasse dans le territoire traditionnel des Sinixt en Colombie-Britannique.
  • Le 23 avril 2021, la Cour suprême du Canada a confirmé la décision du juge de la Cour provinciale et a conclu que l'expression « peuples autochtones du Canada » entend « des successeurs contemporains des sociétés autochtones qui occupaient le territoire canadien au moment du contact avec les Européens ».
  • Le Canada a toujours considéré que l'expression « peuples autochtones du Canada » faisait référence aux communautés autochtones situées au Canada. Les négociations menées par le Canada n'ont, à ce jour, tenu compte que des communautés titulaires de droits au pays, et non des groupes situés à l'extérieur du Canada. En raison de l'arrêt de la Cour suprême du Canada, les groupes autochtones situés à l'extérieur du Canada peuvent être des « peuples autochtones du Canada » et détenir les droits reconnus par l'article 35.
  • La Cour suprême du Canada a rendu sa décision dans l'affaire Desautel il y a plus de deux ans. La Lakes Tribe, reconnue par la Cour suprême du Canada dans le cadre de l'affaire Desautel à titre de « peuple autochtone du Canada », a des droits de chasse reconnus par les tribunaux au Canada et a entamé des discussions avec la Colombie-Britannique au sujet de l'exercice de ces droits sur les terres de compétence provinciale.
  • La Nation lummi a déposé une demande de contrôle judiciaire de la décision du gouverneur en conseil d'approuver le projet du Terminal 2 à Roberts Bank. Les Lummi ont indiqué qu'ils sont des Autochtones du Canada dans le contexte des droits reconnus par l'article 35 et que le Canada a l'obligation de les consulter.
  • RCAANC élabore actuellement une proposition en réponse à l'arrêt rendu dans l'affaire Desautel. On s'attend à ce qu'une proposition soit présentée à l'automne 2023.
  • La proposition en cours d'élaboration constituera une première étape dans l'examen de l'arrêt, et il est prévu que des autorités ultérieures puissent être sollicitées à une date ultérieure.

Négociations avec la Nation Haïda

  • La Nation Haïda est située à Haida Gwaii, sur la côte nord de la Colombie Britannique. En vertu de la Constitution haïda, les pouvoirs de gouvernance sont confiés au Conseil de la Nation Haïda, qui représente la Nation Haïda dans les négociations avec les gouvernements du Canada et de la Colombie Britannique.
  • La Nation Haïda s'est engagée dans le processus des traités de la Colombie Britannique en 1995. Depuis, les négociations se sont déroulées de façon périodique, parallèlement au litige sur les titres et droits ancestraux de la Nation Haïda concernant les aires terrestres et marines de Haida Gwaii, qui a été déposé en 2002. Les dernières négociations ont débuté en 2019.
  • En août 2021, la Nation Haïda, la Colombie Britannique et le Canada ont signé l'entente cadre pour la réconciliation GayGahlda « Changing Tide », laquelle fait état d'une approche progressive pour la négociation d'ententes de réconciliation juridiquement contraignantes, ainsi que des principes directeurs, des sujets prioritaires et des dispositions pour gérer la relation entre les négociations et les litiges.
  • En juillet 2023, les parties ont conclu la signature de l'entente de reconnaissance Nang K'uula • Nang K̲'úulaas (Nang K̲'uula • Nang K̲'úulaas), la première entente tripartite conclue dans le cadre de GayGahlda « Changing Tide ». En vertu de l'entente Nang K'uula • Nang K̲'úulaas, le Canada et la Colombie Britannique reconnaissent la Nation Haïda comme détentrice du titre et des droits haïda, y compris les droits inhérents à la gouvernance et à l'autodétermination, et le Conseil de la Nation Haïda comme l'organisme dirigeant en vertu de la Constitution haïda, avec des pouvoirs de « personne physique » prévus par les lois fédérales et provinciales
  • Nang K̲'uula • Nang K̲'úulaas engage les parties à s'appuyer sur l'entente pour poursuivre les négociations afin d'harmoniser les lois, de concilier les compétences et la gestion et de faire progresser la gouvernance haïda au sein de Haida Gwaii.
  • Des lois habilitantes fédérales et provinciales sont nécessaires pour que l'entente Nang K'uula – Nang K̲'úulaas entre pleinement en vigueur. La Colombie Britannique a adopté une loi provinciale, la Haida Nation Recognition Act, en mai 2023. Des travaux ont été entrepris pour faire avancer l'élaboration d'une loi fédérale d'ici l'automne 2023.
  • Des travaux ont également été entamés sur la prochaine série de priorités de négociation, y compris les terres visées par le titre Haïda, les aires protégées, la gouvernance essentielle et les arrangements fiscaux. Les parties cherchent à faire progresser la prochaine série d'accords prioritaires avant les élections de 2024.
  • En vertu de GayGahlda « Changing Tide », les parties se sont engagées à examiner les progrès réalisés dans les négociations au moins un an avant la tenue du procès, lequel devrait avoir lieu en 2026.
  • RCAANC continuera de faire avancer les travaux sur la législation fédérale pour l'entente Nang K'uula – Nang K̲'úulaas, en collaboration avec la Nation Haïda et la Colombie Britannique.
  • La table tripartite continuera à se réunir régulièrement pour faire avancer les travaux sur la prochaine série d'accords prioritaires. RCAANC collabore avec Justice Canada et d'autres ministères fédéraux concernés afin de donner au Canada les moyens de contribuer à l'élaboration conjointe de ces accords.

Congrès des peuples autochtones

  • Le Congrès des peuples autochtones est une organisation auto-déterminante et autonome qui défend les droits et les intérêts des peuples autochtones vivant hors réserve depuis 1971. Il est la voix nationale de 11 organisations provinciales affiliées qui travaillent collectivement à l'amélioration des conditions socioéconomiques des peuples autochtones vivant hors réserve, y compris les Indiens inscrits et non inscrits, les Métis et les Inuits du Sud du Labrador.
  • Le 5 décembre 2018, le gouvernement du Canada et le Congrès des peuples autochtones ont conclu un nouvel accord politique, signé par le ministre des Relations Couronne–Autochtones et le chef national du Congrès des peuples autochtones. L'accord prévoit une relation de travail productive entre le Canada et le Congrès des peuples autochtones afin de répondre aux besoins socioéconomiques et aux intérêts des peuples autochtones hors réserve au Canada. Six groupes de travail conjoints sur les domaines prioritaires ont été créés et sont codirigés par le Congrès des peuples autochtones ou l'un de ses affiliés et un ministère fédéral compétent du gouvernement du Canada afin d'aider à déterminer les besoins et les lacunes et à établir des relations significatives.
  • Le Congrès des peuples autochtones critique vivement la façon dont l'approche fondée sur les distinctions est mise en œuvre, son exclusion des forums fédéraux, provinciaux et territoriaux, son exclusion du Conseil national pour la réconciliation. Il demande régulièrement une réponse à la décision Daniels c. Canada de la Cour suprême du Canada en 2016.
  • Le Congrès des peuples autochtones a soumis une déclaration de revendication à l'attention de SAC et du ministre des Services aux Autochtones. La réclamation affirme que l'exclusion des Indiens non inscrits du programme de prestations d'éducation postsecondaire est contraire à l'article 15 de la Charte, à l'honneur de la Couronne, à la loi sur le ministère des Services aux Autochtones, et à la Loi sur la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Projet de loi C-29 – Conseil national de la réconciliation

  • En décembre 2017, le gouvernement du Canada a mis en place le Conseil intérimaire indépendant, dirigé par des Autochtones, afin de donner des conseils sur les options pour la création du Conseil.
  • Le projet de loi C-29, la Loi sur le Conseil national de la réconciliation, prévoit la création d'un Conseil national de la réconciliation et répond aux appels à l'action 53–56 de la Commission de vérité et réconciliation.
  • Le projet de loi respecte la vision de la Commission de vérité et de réconciliation et s'aligne sur les conseils fournis par le Conseil intérimaire et le Comité transitoire indépendants et dirigés par des Autochtones pour le Conseil national de réconciliation.
  • Une fois créé, le Conseil national de la réconciliation sera un important organisme de surveillance indépendant qui suivra et encouragera les progrès en matière de réconciliation au Canada.
  • Le 4 mai 2023, le projet de loi C-29 a été renvoyé au Comité permanent des peuples autochtones du Sénat pour examen. À ce jour, sept réunions ont eu lieu et 42 personnes ont témoigné devant le Comité. Le comité sénatorial reprendra son étude du projet de loi C-29 à l'automne

Négociations avec les Premières Nations signataires des traités Robinson (Négociations de règlement à l'amiable Restoule/Whitesand)

  • En décembre 2018, la Cour supérieure de justice de l'Ontario a rendu sa décision dans l'étape 1 des litiges Restoule/Whitesand. Dans cette décision, la Cour a interprété les clauses relatives aux annuités des traités Robinson-Huron et Robinson-Supérieur comme exigeant de la Couronne qu'elle augmente les paiements d'annuités si les revenus nets des ressources de la Couronne provenant des territoires visés par le traité lui permettent de le faire sans subir de perte.
  • Le Canada n'a fait appel d'aucune de ces décisions, mais l'Ontario a fait porter en appel les deux décisions devant la Cour d'appel de l'Ontario et n'a pas obtenu gain de cause. En juin 2022, la Cour suprême du Canada a autorisé l'Ontario à interjeter un appel et les Premières Nations demanderesses à interjeter un appel incident. Le Canada n'a pas fait appel mais reste partie prenante. Les appels doivent être entendus les 7 et 8 novembre 2023.
  • Dans le but de résoudre le litige en dehors des tribunaux, les représentants du Canada, de l'Ontario et des Premières Nations de Robinson-Huron ont entamé, en avril 2022, des discussions en vue d'un règlement. En juin 2023, le Canada, l'Ontario et les Premières Nations de Robinson-Huron ont annoncé publiquement un accord de principe visant à régler la demande d'indemnisation passée pour un montant de 10 milliards de dollars. Ce montant global sera réparti à parts égales entre le Canada et l'Ontario.
  • Des discussions séparées ont également été engagées entre le Canada, l'Ontario et les 12 Premières Nations de Robinson-Superior. Les parties n'ont pas réussi à progresser suffisamment vers un règlement à l'amiable. Par conséquent, le procès relatif à l'indemnisation de Whitesand a commencé en janvier 2023 et la partie du procès consacrée à la preuve s'est terminée en juin 2023. Les arguments écrits seront présentés en août 2023 et les arguments oraux sont prévus pour septembre 2023. Le Canada et l'Ontario ont tous deux indiqué qu'ils restaient ouverts à des discussions en dehors des tribunaux pendant la durée du litige.
  • Le tribunal peut réserver sa décision dans l'étape 3 du procès Whitesand jusqu'à ce que la Cour suprême du Canada rende sa décision sur les appels des étapes 1 et 2; cela entraînerait probablement la publication de la décision de l'étape 3 à la fin de l'année 2024.
  • La recherche d'un règlement négocié va dans le sens des priorités et des objectifs stratégiques du gouvernement en ce qui concerne la réconciliation, le renouvellement des relations de nation à nation, la mise en œuvre honorable des traités et le règlement des revendications autochtones.
  • Dans le cadre de la prochaine étape des négociations, les Premières Nations du traité Robinson-Huron vont de l'avant avec un processus d'engagement communautaire, y compris des consultations avec les membres et les bénéficiaires des Premières Nations afin de fournir des informations exactes sur le règlement proposé. Ces séances sont dirigées par l'honorable Harry S. LaForme du Bureau de Mizhinawe. Les consultations communautaires sur les conditions du règlement devraient être terminées au début de l'automne 2023.
  • Le Canada et l'Ontario devront également mener à bien leurs propres procédures d'examen interne afin d'obtenir l'autorisation de signer le règlement proposé. Le règlement proposé ne sera pas définitif tant qu'il n'aura pas été approuvé par toutes les parties et que la demande d'indemnisation passée n'aura pas été abandonnée par consentement et ordonnance de la Cour supérieure de l'Ontario.
  • Le Canada maintient activement les lignes de communication ouvertes avec l'Ontario et les Premières Nations de Robinson-Supérieur, et reste ouvert à la poursuite du dialogue en dehors des tribunaux.
  • Le Canada continuera à prendre les mesures nécessaires pour participer pleinement aux étapes finales du procès Whitesand de la phase 3 et à l'appel en cours devant la Cour suprême du Canada.

Décision de la Cour suprême sur les appels liés à Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis

  • En 2019, le projet de loi C-92, Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis (la Loi), a reçu la sanction royale. L'objectif de la Loi est : de confirmer le droit inhérent à l'autonomie gouvernementale, ce qui comprend la compétence en matière de services à l'enfance et à la famille; d'énoncer des principes pour la prestation des services destinés aux enfants et aux familles autochtones, applicables à l'échelle nationale; et de contribuer à la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
  • En décembre 2019, le gouvernement du Québec a demandé à la Cour d'appel du Québec de statuer sur la constitutionnalité de la Loi. Québec a soutenu que la Loi n'est pas valide puisque le Parlement n'avait pas le pouvoir constitutionnel de l'adopter en vertu de la Loi constitutionnelle de 1867 et que le droit à l'autonomie gouvernementale devrait, comme tout autre droit autochtone, être établi au cas par cas avec des preuves historiques détaillées.
  • La Cour d'appel du Québec a rendu sa décision le 10 février 2022 et a conclu que la Loi est valide, sauf en ce qui concerne l'article 21 et le paragraphe 22(3). Le 14 mars 2022, le procureur général du Québec a interjeté appel de la décision de la Cour d'appel du Québec. Le procureur général du Canada a également interjeté appel de la conclusion de la Cour d'appel du Québec selon laquelle l'article 21 et le paragraphe 22(3) ne sont pas valides. La Cour suprême du Canada a entendu les appels les 7 et 8 décembre 2022. La décision devrait être rendue sous peu.
  • SAC, appuyé par Justice Canada et RCAANC, est le ministère fédéral responsable de la réponse du Canada relativement à la décision. Cela comprend l'élaboration d'un plan d'urgence qui énonce les résultats les plus probables des appels à la Cour suprême du Canada et d'une stratégie de communication.
  • La remise en question de la constitutionnalité de la Loi par le Québec a des répercussions sur les groupes, les communautés et les peuples autochtones de la province de Québec qui souhaitent exercer leur compétence en matière de services à l'enfance et à la famille au titre de la Loi.
  • Le Québec a indiqué qu'il ne participera pas à la conclusion d'accords de coordination trilatéraux et qu'il ne financera pas des groupes, des communautés ou des peuples autochtones qui affirment leur compétence dans le cadre de la Loi.
  • SAC étudie actuellement des options pour aborder les scénarios possibles dans lesquels une province ou un territoire n'est pas prêt à contribuer aux accords trilatéraux.
  • La décision de la Cour suprême du Canada sur la validité de la Loi s'appliquera à toutes les administrations du Canada. La plupart des intervenants ont appuyé la position du Canada.
  • En cas d'invalidité, la Cour suprême du Canada pourrait suspendre le jugement pour donner au législateur le temps de modifier la législation (par exemple, six mois à un an).

Le point sur les négociations relatives aux Musqueam

  • Le 27 octobre 2017, la bande indienne de Musqueam et les ministres des Relations Couronne–Autochtones, des Ressources naturelles, des Pêches et des Océans et des Transports ont signé une entente-cadre non contraignante pour la reconnaissance et la mise en œuvre par le gouvernement fédéral des droits et des titres de Musqueam (« l'entente cadre de 2017 »).
  • Les ministères fédéraux concernés et les Musqueam ont étudié les sujets prioritaires de l'entente-cadre de 2017, notamment les transferts de terres, le partage des revenus et l'autonomie gouvernementale.
  • La reconnaissance et la mise en œuvre des droits et des titres des Musqueam comprennent la reconnaissance du droit inhérent des Musqueam à l'autonomie gouvernementale et l'établissement de partenariats avec d'autres ministères pour répondre à leurs intérêts en matière de gestion collaborative, comme la mise en œuvre de leur droit de pêche établi par les tribunaux dans le cadre de l'arrêt Sparrow et la reconnaissance de la composante économique du titre. Des transferts de terres sont également en cours de négociation.
  • La bande indienne de Musqueam et le Canada sont sur le point de conclure une entente sur l'autonomie gouvernementale.
  • Il reste du travail à faire pour satisfaire les intérêts des Musqueam dans le cadre d'une deuxième entente, une « entente de reconnaissance », qui porte sur certains intérêts hors réserve. La prise en compte de ces intérêts nécessite une révision des pouvoirs.
  • Les relations des Musqueam avec le Canada sont importantes, car ils jouent un rôle de premier plan dans le Lower Mainland de Vancouver, et les discussions novatrices contribuent à faire progresser les relations entre la Couronne et les Autochtones.
  • Les Musqueam comptent organiser dès que possible une rencontre avec des représentants politiques afin de les informer de leur point de vue sur les questions en suspens dans l'entente de reconnaissance.
  • Le travail de révision des pouvoirs par les représentants de RCAANC avance bien en vue de conclure l'entente de reconnaissance avec les Musqueam. Si la communauté Musqueam approuve l'entente d'autonomie gouvernementale, la date d'entrée en vigueur de l'entente est prévue pour 2025.

Affaires du Nord

Le ministre des Affaires du Nord est également appuyé par le ministre des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada. Étant donné que le mandat des Affaires du Nord et les pouvoirs législatifs du ministre se recoupent le mandat des Relations Couronne-Autochtones, le mandat du ministère des Affaires du Nord est fourni ici à titre d'information.

Mandat

Pour la première fois depuis 1966, un ministre distinct pour les Affaires du Nord a été nommé en 2018, et encore en 2019, dans le portfolio de RCAANC. Le ministère est également chargé de diriger le travail du gouvernement du Canada dans le Nord par l'élaboration, la mise en œuvre et la coordination de la politique fédérale dans les ministères dans le Nord. Il dirige également la négociation et la mise en œuvre du transfert des responsabilités fédérales aux gouvernements territoriaux (appelé « dévolution »), gère un certain nombre de fonctions fédérales de réglementation et d'autres fonctions non transférées par les lois territoriales, appuie la négociation et la mise en œuvre des ententes sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale des Autochtones et réalise les programmes et initiatives fédéraux dans la région.

La Loi sur le ministère des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord énonce les responsabilités du ministère à l'égard de l'administration des terres au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, ainsi que les travaux visant à achever le transfert des pouvoirs aux administrations territoriales. Les régimes de gestion de ressources dans le Nord sont en grande partie mis en œuvre par des conseils formés de représentants des gouvernements et d'organisations autochtones, des gouvernements territoriaux et du gouvernement fédéral, tel que défini dans les ententes sur les revendications territoriales. Au Nunavut, le ministère conserve des responsabilités semblables à celles des provinces en matière de gestion des terres et de l'eau, y compris l'approbation de la plupart des permis d'utilisation de l'eau et des terres délivrés sur le territoire. Le ministère est également responsable de la législation régissant les évaluations environnementales et détient certains pouvoirs décisionnels en matière d'évaluation environnementale et d'aménagement du territoire, en plus de conserver la responsabilité de la gestion des ressources extracôtières, y compris le pétrole et le gaz dans les trois territoires.

Autorisations législatives du ministre des Affaires du Nord

Le ministre des Affaires du Nord a des pouvoirs expressément définis par les articles  11 à 18 de la Loi sur le ministère des Relations Couronne–Autochtones et des Affaires du Nord, ainsi que sur l'ensemble ou une partie des lois concernant les territoires du Canada (p. ex. Loi sur le Nunavut, Loi sur le Yukon), la gestion des terres, des ressources et de l'environnement du Nord (p. ex. la Loi sur les terres territoriales, la Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie), la gestion des régimes de réglementation du Nord (p. ex. la Loi sur les eaux des Territoires du Nord-Ouest) et les sciences nordiques et polaires (p. ex. la Loi sur la Station canadienne de recherche dans l'Extrême-Arctique). On trouve à l'annexe B une liste complète des lois relatives aux Affaires du Nord.

Nos activités

Le but principal du ministère est l'appui des efforts du Canada envers la réconciliation en corrigeant les erreurs historiques, en veillant à l'exécution de ses obligations envers les peuples autochtones et en formulant la relation Couronne–Autochtones, ainsi qu'en promouvant l'autonomie, la prospérité et le bien-être des résidents et des collectivités du Nord. Les éléments clés des relations Couronne–Autochtones ont fait l'objet d'une attention forte et d'une croissance marquée des attentes, particulièrement envers l'élaboration conjointe des lois et des politiques; la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; et la promotion de la réconciliation comme un objectif général. Les sujets abordés dans la présente section donnent un aperçu des secteurs d'activité actuels du ministère appuyant ces fins, des travaux réalisés à ce jour sur les principaux dossiers et du degré d'avancement de l'élaboration des nouvelles politiques.

Gouvernance dans le Nord

Le ministère s'est notamment dévoué à améliorer les structures et les mécanismes de gouvernance dans le Nord canadien. L'une des principales activités dans ce domaine a été le transfert des responsabilités fédérales en matière de terres et de ressources naturelles aux gouvernements territoriaux (appelé « dévolution ») afin d'assurer un meilleur contrôle local et de favoriser des relations efficaces avec les gouvernements territoriaux et les Inuits.

Politiques et programmes pour le Nord

RCAANC travaille également avec les organisations autochtones et d'autres partenaires territoriaux pour aider à répondre aux besoins et aux intérêts des résidents du Nord dans des domaines comme la sécurité alimentaire, l'éducation post-secondaire, le développement économique, les changements climatiques (adaptation) et la réduction de la dépendance au diesel. Lancé en 2019, le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord a été élaboré conjointement entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provincial et territoriaux ainsi que les partenaires autochtones. Il guide les priorités, les activités et les investissements du gouvernement du Canada dans l'Arctique jusqu'en 2030 et au-delà, et aligne les objectifs des politiques nationales et internationales du Canada avec les priorités des résidents du Nord. Le ministère défend également les intérêts du Canada et du Nord par l'entremise de tribunes, comme le Conseil international de l'Arctique.

Sciences et technologies du Nord (NAO-NSPB)

Le portefeuille des Affaires du Nord joue depuis longtemps un rôle central dans le soutien de la recherche scientifique et de la technologie dans le Nord et l'Arctique, au moyen de programmes, de partenariats et d'infrastructures visant à garantir que les politiques nationales et internationales sur les questions clés du Nord soient mieux éclairées par une base de connaissances scientifiques, qui comprend les peuples autochtones. Pour ce faire, son objectif est de : rechercher et surveiller les contaminants et leurs impacts sur l'écosystème et la santé humaine par le biais du Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord ; évaluer, gérer et communiquer les données et les résultats scientifiques, et apporter son expertise pour aider à éclairer l'élaboration des politiques publiques et les contrôles internationaux sur certains contaminants ; diriger la participation du Canada au Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique, le groupe de travail du Conseil de l'Arctique axé sur les questions de pollution et de changement climatique et leurs effets sur les écosystèmes et la santé humaine; et soutenir l'avancement des infrastructures de recherche dans le Nord.

Sites contaminés du Nord

Par l'entremise du programme des sites contaminés du Nord, le ministère gère un certain nombre de propriétés contaminées abandonnées en raison des activités minières, pétrolières et gazières du secteur privé et des activités militaires du gouvernement ayant eu lieu il y a plus de 50 ans, bien avant que l'on saisisse l'ampleur des répercussions sur l'environnement et les politiques du pollueur payeur n'étaient pas encore en vigueur. Le Canada est propriétaire de dernier recours pour ces sites. Les objectifs du Programme des sites contaminés du Nord sont de gérer les sites contaminés d'une manière économique et cohérente, réduire les risques pour la santé humaine et l'environnement, réduire les passifs environnementaux fédéraux et maximiser les avantages socioéconomiques pour les peuples autochtones et les habitants du Nord en favorisant le développement économique du Nord et des Autochtones. La priorité est donnée aux sites présentant les risques les plus élevés.

Gestion des terres, des ressources et de l'environnement dans le Nord

Tout en s'efforçant d'accroître le transfert des responsabilités fédérales aux gouvernements territoriaux, le gouvernement fédéral, par l'intermédiaire de l'administration des affaires du Nord de RCAANC, conserve la responsabilité de certaines terres et ressources dans le Nord, y compris la supervision de la législation sur la gestion des ressources qui reflète, respecte et met en œuvre les régimes de gestion des ressources du Nord établis dans les traités modernes.

Par conséquent, plusieurs programmes et politiques sont axés sur la gestion, le développement durable et la surveillance réglementaire des terres, de l'eau, des ressources naturelles et de l'environnement du Nord. Il s'agit notamment de gérer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières, de mettre en œuvre l'accord sur les ressources pétrolières et gazières en mer, de gérer les redevances dans les domaines de compétence fédérale, de veiller à l'achèvement de l'aménagement du territoire, de soutenir l'initiative de réglementation nordique de la stratégie minérale critique et de contribuer à la conservation du milieu marin et à d'autres initiatives liées aux océans. Il est essentiel de veiller à ce que les perspectives nordiques soient prises en compte dans les politiques et les programmes fédéraux.

Enjeux actuels d'intérêt public

Les questions suivantes pourraient être soulevées par le public ou les partenaires dans les premiers jours du mandat.

Il nous ferait un plaisir de vous en dire plus sur ces sujets et sur d'autres questions plus prospectives au cours des prochaines semaines.

Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord

  • Le Cadre stratégique pour l'Arctique et le Nord a été lancé en 2019 avec des partenaires territoriaux, autochtones et provinciaux.
  • Nous continuons de travailler avec les partenaires du Cadre pour veiller à ce que les besoins des résidents du Nord soient adressés. La réunion du Comité de leadership de 2022–tenue le 29 septembre à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest–a été une opportunité importante pour le ministre des Affaires du Nord d'entendre directement les partenaires parler de leurs principales priorités. La réunion a également été l'occasion de faire le point sur des principaux enjeux pertinents, y compris les minéraux essentiels et la sécurité et la défense de l'Arctique et du Nord.
  • Les priorités les plus identifiées par les partenaires lors de la réunion de 2022 étaient les soutiens en santé mentale et en toxicomanie, y compris les traitements communautaires; le logement et l'infrastructure communautaire; le développement économique (y compris les mesures économiques liées à l'énergie propre, l'assainissement et la réconciliation économique); les changements climatiques; l'éducation et la formation; des mesures visant à lutter contre le coût élevé de la vie; la sécurité et la défense du Nord; et la mobilité transfrontalière des Autochtones.
  • La planification collaborative de la réunion du comité de direction de 2023 avec les partenaires du cadre a été amorcée au niveau des fonctionnaires. Une réunion d'une journée complète au Yukon (à Whitehorse ou à Carcross) est actuellement prévue en octobre 2023 avec des partenaires.
  • Depuis la publication du Cadre, le gouvernement du Canada a fait d'importants investissements, y compris dans le budget de 2023, pour soutenir les économies du Nord et aller de l'avant avec l'autodétermination sociale et politique. Ces investissements ont été réalisés dans des domaines qui reflètent à la fois les objectifs du Cadre élaborés conjointement et les priorités des partenaires.

Dévolution du Nunavut

  • Avec l'achèvement du transfert des responsabilités en matière de terres et de ressources au Yukon en 2003 et dans les Territoires du Nord-Ouest en 2014, le Nunavut reste le dernier territoire à ne pas avoir le contrôle de ses propres terres et ressources. L'achèvement du transfert des responsabilités en matière de terres et de ressources au Nunavut favoriserait la réconciliation et permettrait au Canada de se concentrer sur d'autres responsabilités fédérales essentielles au Nunavut telles que la mise en œuvre des revendications territoriales et le développement économique. Le Canada resterait responsable de la gestion de la zone extracôtière.
  • La signature de l'Entente de transfert des responsabilités est la prochaine étape vers le transfert des pouvoirs de décision en matière de terres et de ressources aux habitants du Nunavut, tout en veillant à ce qu'ils partagent les avantages économiques et autres de l'exploitation des ressources dans la région.
  • Une fois signée, l'Entente de transfert des responsabilités sera juridiquement contraignante et définira les rôles, les responsabilités et les obligations des parties en ce qui concerne le transfert des pouvoirs de gestion des terres et des ressources. La phase de mise en œuvre se déroulera sur trois ans et mènera au transfert officiel des responsabilités au gouvernement du Nunavut le 1er avril 2027.

Plan provisoire d'aménagement du Nunavut

  • La Commission d'aménagement du Nunavut a été créée en 1995, conformément à l'Accord du Nunavut, et est chargée de préparer des plans d'aménagement du territoire au Nunavut qui prévoient la conservation, le développement et l'utilisation des régions terrestres et marines et qui reflètent les priorités et les valeurs des Nunavummiut.
  • La décision d'accepter ou de rejeter un plan d'aménagement du territoire est prise conjointement par Nunavut Tunngavik Incorporated, le ministre des Affaires du Nord et le ministre de l'Environnement du Nunavut. Si le plan est accepté par les trois parties, les deux ministres demandent respectivement l'approbation du gouverneur en conseil et du conseil exécutif du Nunavut. La Loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets au Nunavut ne prévoit pas de délais : les décisions doivent être prises dès que possible.
  • Un plan d'aménagement du territoire à l'échelle du Nunavut, qui serait l'un des plus grands plans régionaux d'aménagement du territoire au monde, est en préparation depuis 2007.
  • La quatrième version du plan, le plan d'aménagement du territoire du Nunavut de 2021, a fait l'objet d'un examen public et de cinq audiences publiques régionales en 2022. Sur la base des commentaires reçus au cours de ce processus d'examen, la Commission d'aménagement du Nunavut a procédé à des révisions et a soumis, le 20 juin 2023, le plan recommandé d'aménagement du territoire du Nunavut aux trois parties pour qu'elles prennent des décisions à ce sujet.
  • S'il est approuvé, le zonage qui limite le développement dans le plan recommandé d'aménagement du territoire du Nunavut peut contribuer jusqu'à quatre pourcent des zones terrestres et un pourcent des zones marines aux engagements de conservation du Canada de 30 pourcent d'ici 2030 en vertu du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal.
  • RCAANC travaille avec le gouvernement du Nunavut et Nunavut Tunngavik Incorporated pour parvenir à une décision. La Commission n'a pas encore publié un document de référence important, ce qui empêche les parties de procéder à un examen approfondi du plan. Un processus conjoint de prise de décision, qui débutera probablement en automne 2023, est en cours d'élaboration par les trois parties.

Sécurité alimentaire

  • Traditionnellement, le programme Nutrition Nord n'était pas axé sur la sécurité alimentaire, mais sur la santé et la nutrition en tant que fonction de développement du Nord.
  • En réponse aux pressions croissantes exercées par les communautés et le Conseil du Trésor, le programme a modifié son mandat par le biais du budget de 2021 afin d'inclure la sécurité alimentaire en tant que moteur politique dans les communautés isolées du nord et du sud du Canada.
  • Les ménages en situation d'insécurité alimentaire sont ceux qui sont incertains d'avoir ou incapables d'acquérir suffisamment d'aliments pour répondre aux besoins de tous leurs membres. L'insécurité alimentaire dans les collectivités nordiques et isolées pose des défis importants qui ont une incidence directe sur la santé et le bien-être des résidents du Nord.
  • La sécurité alimentaire est un enjeu complexe qui comporte de nombreuses variables. Affaires du Nord a mis en place un certain nombre de programmes et d'initiatives, comme Nutrition Nord Canada, la Subvention pour le soutien aux chasseurs-cueilleurs, le Fond pour les programmes alimentaires communautaires, les activités communautaires d'éducation nutritionnelle, et la bourse de recherche sur la sécurité alimentaire dans le Nord, qui visent à renforcer les choix nutritionnels, à soutenir les pratiques de récolte traditionnelles et à accroître la sécurité alimentaire et la santé des communautés.
  • Dans le cadre du budget de 2021, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 163,4 millions de dollars sur trois ans dans Nutrition Nord Canada afin d'étendre le programme à la sécurité alimentaire, un volet qui sera élaboré conjointement avec des partenaires autochtones. Le programme a travaillé directement avec des partenaires autochtones et nordiques pour répondre à leurs priorités en matière de sécurité alimentaire.
  • Dans le cadre du budget 2021, le financement de la subvention de soutien aux chasseurs-cueilleurs a été porté à 20 millions de dollars par an et a facilité la création d'un volet de la subvention consacré aux programmes alimentaires communautaires. Ces élargissements du programme ont permis d'accroître l'accès des habitants du Nord aux aliments traditionnels et aux pratiques de récolte et de soutenir les initiatives de sécurité alimentaire menées par les communautés.
  • Nutrition Nord Canada a étendu la subvention du programme aux banques alimentaires et aux organisations caritatives desservant les communautés isolées, ce qui a renforcé les partenariats avec les communautés autochtones et les dirigeants locaux, ainsi qu'avec les organisations caritatives, et a permis d'étendre les efforts aux communautés nordiques et isolées.

Projet de la mine de fer Mary River (proposition d'exploitation durable – Steensby)

  • La mine Mary River de Baffinland Iron Mines Corporation est située dans le nord de l'île de Baffin, dans la région de Qikiqtani au Nunavut. L'exploitation, qui a débuté en 2015, consiste à extraire du minerai de fer de haute qualité pour l'expédier sur le marché sans qu'il soit nécessaire de le concentrer ou de le traiter.
  • La mine de Mary River suscite en permanence un intérêt considérable de la part du public, y compris au niveau international. Les principales préoccupations soulevées par les opérations de Mary River comprennent les impacts potentiels du transport du minerai sur les mammifères marins (p. ex. le narval) et les caribous et le dépôt de poussière de minerai de fer (qui a des impacts conséquents sur la glace, l'eau potable et la faune).
  • L'accent est actuellement mis sur la proposition d'exploitation durable, dans laquelle Baffinland demande la possibilité de transporter et d'expédier jusqu'à 6 millions de tonnes de minerai de fer par an pendant deux années supplémentaires (2023–2024).
  • La mine de Mary River a un impact significatif sur l'économie du Nunavut, en particulier sur l'économie de la région du nord de Baffin. Toutefois, diverses parties ont exprimé leur soutien ou leur opposition à la proposition.
  • Le développement du projet se poursuit dans le cadre d'une phase précédemment approuvée du projet pour la production de 18 tonnes métriques par an de minerai de fer, qui seront transportées vers le sud par un nouveau chemin de fer jusqu'à un nouveau port à Steensby Inlet.

Le logement et l'infrastructure dans le Nord

  • Les communautés nordiques, éloignées et isolées du Canada sont confrontées à des besoins uniques en matière de logement et d'infrastructures, compte tenu des défis posés par la géographie, le changement climatique, les infrastructures limitées, la situation géographique et le sous-financement historique. Investir dans le logement et les infrastructures communautaires permet de créer des communautés nordiques résilientes, de générer des emplois durables et de rendre les communautés nordiques « plus saines, plus sûres et plus prospères à long terme ».
  • Grâce à des investissements et à des partenariats permanents avec les gouvernements territoriaux du Canada, le gouvernement du Canada favorise l'accès à des logements durables et sûrs pour tous les habitants du Nord. Cette approche favorise la santé et le bien-être des habitants du Nord en utilisant des solutions « faites dans le Nord ».
  • Le financement fourni par le ministre des Affaires du Nord est destiné à tous les habitants du Nord et complète les investissements fondés sur les distinctions effectués par les Relations Couronne–Autochtones. Les fonds sont utilisés pour soutenir les priorités des partenaires, pour qui pour les Territoires sont souvent caractérisés comme des besoins critiques en matière de logement social, étant donné que le logement social est la forme prédominante de logement dans le Nord.

Changements climatiques et énergie propre

  • Les données scientifiques sont sans équivoque et, associées aux observations et aux connaissances locales, il est clair que les effets du changement climatique sont étendus, rapides et s'intensifient.
  • Des phénomènes tels que des saisons de feux de forêt plus longues et plus intenses, une augmentation de l'incidence des phénomènes météorologiques violents, une fonte rapide de la glace de mer et des inondations imprévisibles sont déjà visibles dans l'ensemble du pays.
  • Les communautés autochtones et nordiques du Canada sont les plus exposées et les plus sensibles aux effets du changement climatique en raison d'une combinaison de facteurs culturels et géographiques. En outre, les effets du changement climatique exacerbent d'autres problèmes socioéconomiques.
  • Le soutien au leadership climatique autochtone et l'élaboration conjointe de solutions avec les Premières Nations, les Inuits et les Métis sont essentiels pour faire progresser la réconciliation et l'autodétermination. Le budget de 2022 a engagé 229,6 millions de dollars pour un programme de leadership climatique autochtone et des stratégies fondées sur les distinctions pour une action climatique autodéterminée. RCAANC et Environnement et Changement climatique Canada codirigent cet effort pour le Canada
  • De plus, RCAANC fournit des fonds pour soutenir les communautés nordiques et autochtones en faveur d'un avenir énergétique à faibles émissions et axé sur la construction de communautés autochtones plus fortes, plus saines et plus résilientes. Des centaines de projets ont été soutenus depuis 2016 afin de renforcer et d'améliorer les capacités locales, de mieux comprendre les tendances à long terme, d'évaluer les impacts du changement climatique et d'y répondre, et de développer des options d'énergie renouvelable appropriées au niveau local pour contribuer à la réduction des émissions à forte intensité de carbone.

Accord de l'Arctique de l'Ouest Tariuq (zone extracôtière)

  • RCAANC coopère avec le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, le gouvernement du Yukon et la Société régionale inuvialuit pour signer l'Accord Tariuq (sur les ressources extracôtières) de l'Arctique de l'Ouest le 10 août 2023.
  • L'accord remplit un engagement de dévolution visant à négocier un accord de cogestion et de partage des revenus du pétrole et du gaz extracôtiers avec les gouvernements du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et des Inuvialuit, y compris 100 pourcent des revenus éventuels demeurant entre les mains des cosignataires.
  • L'accord crée un régime de gestion unique dans lequel un gouvernement autochtone est un partenaire à part entière – une première en son genre. Cette structure de cogestion pourrait servir de modèle pour une future cogestion des énergies renouvelables dans la zone couverte par l'accord.

Partenaires autochtones

Assemblée des Premières Nations

L'Assemblée des Premières Nations est une organisation de défense des intérêts des Premières Nations. Elle s'acquitte des mandats qui lui sont confiés par l'Assemblée des Premières Nations par le biais de résolutions. Ces mandats consistent notamment à faire progresser la santé, l'économie, l'environnement, l'éducation, les langues, l'eau potable, le développement social et l'infrastructure des Premières Nations. Elle représentait plus de 600 communautés à travers le Canada.

RCAANC travaille en étroite collaboration avec le secrétariat de l'Assemblée des Premières Nations sur des dossiers tels que la Loi sur la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, la reconnaissance et la mise en œuvre des droits autochtones, les pensionnats indiens, les appels à l'action pour la vérité et la réconciliation, la politique d'ajout aux réserves, la refonte de la politique sur les revendications territoriales globales et la politique sur les droits inhérents, ainsi que les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Onze chefs régionaux font partie du Comité exécutif de l'Assemblée des Premières Nations. Les chefs régionaux travaillent avec le chef national et le président du Conseil des gardiens du savoir pour guider l'Assemblée des Premières Nations.

La Cheffe nationale par intérim Joanna Bernard a prononcé un discours d'ouverture positif à l'intention des chefs en assemblée en juillet 2023. En tant que Cheffe nationale par intérim jusqu'en décembre 2023, date à laquelle l'Assemblée des Premières Nations tiendra une élection officielle, elle continuera à travailler sur les priorités actuelles des Chefs de l'Assemblée des Premières Nations, telles que la Loi sur la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, les revendications particulières, l'eau, le changement climatique, le maintien de l'ordre et les droits. La chef nationale par intérim a réitéré le mandat de l'Assemblée des Premières Nations, qui est un organisme national de défense des intérêts des Premières Nations. Elle a indiqué qu'elle soutiendrait une vérification judiciaire si les chefs en faisaient la demande.

Lors de la réunion du caucus régional de l'Atlantique avec votre prédécesseur, le 13 juillet 2023, la cheffe nationale intérimaire Bernard a transmis un message d'unité, non seulement entre les quatre régions de l'Atlantique, mais aussi avec l'Assemblée des Premières Nations. Elle a déclaré qu'elle reconstruirait la relation brisée entre le Bureau du Chef national et le Secrétariat de l'Assemblée des Premières Nations, ainsi que la confiance du grand public dans l'Assemblée des Premières Nations en tant qu'institution et dans le gouvernement.

Chief Joanna Bernard

Cheffe nationale par intérim et cheffe régionale de l'Assemblée des Premières Nations, Joanna Bernard,
Nouveau-Brunswick et Île-du-Prince-Édouard
Coordonnées : Lisa Tomah, afnregionaloffice@gmail.com

La cheffe nationale Bernard est l'ancienne cheffe de la Première nation du Madawaska. Sous la direction de la cheffe Bernard, Madawaska a récemment voté, lors d'un référendum communautaire, pour quitter la Loi sur les Indiens en ce qui concerne la gestion des terres. Sa communauté a également quitté la Loi sur les Indiens en ce qui concerne les élections et l'adhésion.

Diplômée en éducation et en droit, elle a été admise au barreau du Nouveau-Brunswick en 2000 et a été la première femme de Wolastoqey à obtenir un diplôme en droit. En 2013, elle a reçu l'Ordre du Nouveau-Brunswick et a été honorée pour son dévouement au développement économique.

Au-delà de sa communauté, la cheffe nationale intérimaire Bernard a été active au sein de diverses organisations et comités aux niveaux provincial et national. Elle a été membre du First Nations and Business Liaison Group of New Brunswick, du comité des chefs de l'Assemblée des Premières Nations sur le développement économique et du comité des ressources naturelles autochtones de l'Union of New Brunswick Indians. En outre, elle a occupé les postes de présidente du Conseil de conservation de la nation malécite et de coprésidente de l'Assemblée des chefs des Premières Nations du Nouveau-Brunswick. Grâce à sa participation à ces tables, la cheffe nationale par intérim Bernard défend les droits inhérents et les droits issus des traités des Premières Nations, la prospérité économique et la gestion durable des ressources.

En reconnaissance de ses efforts et de son leadership, la cheffe nationale intérimaire Bernard a reçu l'Ordre du Nouveau-Brunswick en 2013 pour sa contribution au bien-être et à la prospérité économique de la Première nation malécite du Madawaska et d'autres communautés des Premières Nations dans l'ensemble du Nouveau-Brunswick. Son dévouement a été reconnu par sa nomination en tant que colonel honoraire des Forces armées canadiennes et par l'attribution de la médaille du jubilé de diamant et de la médaille du jubilé de platine de la reine Élisabeth chiffre romain 2.

En 2021, Joanna Bernard a assumé le rôle de cheffe régionale pour le Nouveau-Brunswick et le rôle de cheffe nationale par intérim en juillet 2023. Grâce à son expérience, à sa passion pour le développement économique et à son engagement à défendre les droits inhérents et les droits issus des traités des Premières Nations, la cheffe nationale par intérim Bernard continue de défendre les intérêts des Premières Nations de tout le Canada et des générations futures.


Inuit Tapiriit Kanatami

Fondé en 1971, Inuit Tapiriit Kanatami est le porte-parole national d'environ 55 000 Inuits vivant principalement dans 53 collectivités réparties dans quatre régions visées par des revendications territoriales (la région désignée des Inuvialuit – Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le Nunavik – Nord québécois et le Nunatsiavut – nord du Labrador). L'organisme représente et défend les intérêts des Inuits en ce qui concerne une grande diversité de questions et d'enjeux environnementaux, sociaux, culturels et politiques. Le conseil d'Inuit Tapiriit Kanatami est composé des présidents d'Inuit Tapiriit Kanatami et de quatre organisations inuites de revendications territoriales (Nunavut Tunngavik Inc., la Société Makivik, le gouvernement du Nunatsiavut et la Société régionale Inuvialuit), ainsi que du président du Conseil circumpolaire inuit (Canada). Les présidents du Conseil national des jeunes Inuits et de Pauktuutit Inuit Woman of Canada sont des membres d'office.

President Natan Obed

Président : Natan Obed
Coordonnées : 613-406-8942

Le 19 août 2021, Natan Obed a été réélu par acclamation pour un mandat de trois ans à titre de président de l'Inuit Tapiriit Kanatami. Il s'agira du troisième mandat du président Obed à titre de président de l'organisation.

Dans les années 1990, Natan Obed a quitté sa maison de Nain, au Nunatsiavut, pour obtenir un baccalauréat en études anglaises et américaines à l'Université Tufts de Boston. Il est ensuite allé travailler pour l'Association des Inuits du Labrador, où il a aidé à négocier une entente sur les retombées et les avantages pour les Inuits relativement à la mine de nickel de Voisey's Bay. Par la suite, il a occupé pendant près de deux ans le poste de directeur du développement socioéconomique pour Inuit Tapiriit Kanatami avant de déménager à Iqaluit pour devenir directeur du développement social et culturel de Nunavut Tunngavik Inc.


Ralliement national des Métis

Créé en 1983, le Ralliement national des Métis représente la Nation métisse au plan national et international dans le but d'assurer sa pérennité au sein de la fédération canadienne. Le Ralliement national des Métis représente quatre membres dirigeants : la Nation métisse de l'Ontario, la Nation métisse de la Saskatchewan, la Nation métisse de l'Alberta et la Nation métisse de la Colombie-Britannique. Ensemble, ils dirigent servent le Ralliement national des Métis en les représentant collectivement à l'échelle communautaire, régionale, provinciale, nationale et internationale.

Le Ralliement national des Métis a organisé une élection le 29 septembre 2021, lors de leur assemblée générale annuelle, pour la sélection d'un nouveau président national. L'ancien président, Clément Chartier, a indiqué qu'il ne ferait pas campagne pour réélection. En plus de l'élection, d'autres questions importantes ont été discutées lors de l'assemblée, incluant une décision sur le statut de la Nation métisse de l'Ontario comme membre de l'assemblée du Ralliement national des Métis. Il a été anticipé que le vote soit en faveur de la réadmission de la Nation métisse de l'Ontario dans l'assemblée.

En septembre 2021, la Fédération des Métis du Manitoba s'est retirée du Ralliement national des Métis en raison de ses préoccupations concernant le registre de la Nation métisse de l'Ontario et du fait qu'elle n'avait pas reçu de réponse adéquate avant que la Nation métisse de l'Ontario ne réintègre le Ralliement national des Métis.

Membres dirigeants :

  • Nation métisse de l'Ontario, présidente Margaret Froh
  • Nation métisse de la Saskatchewan, président Glen McCallum
  • Nation métisse de l'Alberta, présidente Audrey Poitras
  • Nation métisse de la Colombie-Britannique, présidente Lissa Dawn Smith
Cassidy Caron

Présidente : Cassidy Caron
Coordonnées  : 250-231-0362

Cassidy Caron a été élue présidente du Ralliement national des Métis en septembre 2021 et est la première femme à occuper ce poste. Elle a des racines dans les communautés métisses historiques de Batoche et Saint-Louis en Saskatchewan. Elle a grandi en relation étroite avec ses traditions, son héritage et sa culture métis et est motivée par sa famille et les valeurs de respect, d'honnêteté et de responsabilité de sa communauté

Elle a été élue pour un mandat de quatre ans comme représentante élue provinciale de la Nation métisse de la Colombie-Britannique en tant que Responsable provinciale de la jeunesse et ministre responsable pour la jeunesse de la Nation métisse de la Colombie-Britannique. Dans son rôle auprès de la Nation métisse de la Colombie-Britannique, elle a soutenu la coordination, la conception, l'allocation des ressources, la mise en œuvre et l'évaluation de possibilités d'engagement et de développement du leadership novatrices et fondées sur la culture pour les jeunes métis à tous les niveaux de la gouvernance de la Nation métisse de la Colombie-Britannique. L'objectif de la présidente Caron est d'explorer et d'utiliser des approches novatrices en matière de développement communautaire et de la Nation qui feront la promotion d'une collaboration efficace et compréhensive entre les Peuples autochtones et tous les Canadiens et Canadiennes.


Congrès des peuples autochtones

Le Congrès des peuples autochtones est un organisme national représentatif des Métis, Indiens non inscrits et inscrits hors réserve et Inuits du Sud du Labrador. Il s'agit d'une confédération d'onze filiales provinciales : Native Alliance of Québec, New Brunswick Aboriginal Peoples Council, Native Council of Prince Edward Island, Native Council of Nova Scotia, NunatuKavut Community Council (Labrador), Newfoundland Indigenous Peoples Association, Ontario Coalition of Indigenous Peoples, Indigenous Peoples Association of Manitoba, Assembly of Métis, Non and Status Indians of Saskatchewan, Indigenous Council of Alberta Association et Northwest Indigenous Council (Colombie-Britannique).

Fondé en 1971 sous le nom de Conseil autochtone du Canada, cet organisme a été créé à l'origine établi pour représenter les intérêts des Métis et des Indiens non inscrits. Réorganisé et renommé en 1993, le Congrès des peuples autochtones a élargi son électorat pour inclure les Indiens inscrits hors réserve et les Indiens non inscrits, les Métis et les Inuits du Sud et sont la voix nationale de ses organisations affiliées provinciales et territoriales. Le Congrès des peuples autochtones bénéficie également du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies, qui facilite sa participation sur les questions internationales d'importance pour les peuples autochtones.

Elmer St. Pierre

Chef national : Elmer St. Pierre
Coordonnées : 613-747-6022

Elmer St. Pierre a été élu chef national du Congrès des peuples autochtones le 3 octobre 2020 et est un défenseur de longue date des droits des peuples autochtones, en particulier des communautés hors réserve et sans statut. Il a d'abord été vice-chef à partir de 2006, et chef à partir de 2019, de l'Ontario Coalition of Aboriginal Peoples, lorsqu'il a nommé le conseil d'administration du Congrès des peuples autochtones Dans les années 1970, il a été l'un des membres fondateurs de l'Nation métisse de l'Ontario, dont il a été membre jusqu'en 2006. Il était également un membre de longue date de l'Ontario Métis Aboriginal Association.

En tant que chef national, ses principales priorités sont de voir la mise en œuvre de la décision CAP-Daniels, la mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la réalisation de l'Accord politique Canada- Congrès des peuples autochtones de 2018 et le soutien à toutes les organisations affiliées provinciales et territoriales de l'ACP.


Association des femmes autochtones du Canada

L'Association des femmes autochtones du Canada est une organisation autochtone nationale qui représente les voix politiques des femmes, des filles, des personnes 2ELGBTQI+ autochtones au Canada. L'Association des femmes autochtones du Canada comprend les Premières Nations – dans les réserves et hors réserve, les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits, les Inuits privés de leurs droits et les Métis.

Incorporée en 1974 en tant qu'organisme sans but lucratif, l'Association des femmes autochtones du Canada est un regroupement de 12 associations membres provinciales et territoriales situées à travers le Canada, avec son siège social à Ottawa. Un ensemble d'organisations de femmes autochtones de partout au pays, l'Association des femmes autochtones du Canada a été fondée sur un objectif collectif d'améliorer, de promouvoir et de favoriser le bien-être social, économique, culturel et politique des femmes, filles et personnes 2ELGBTQI+ autochtones dans leurs communautés respectives et les sociétés canadiennes.

L'Accord Canada – Association des femmes autochtones du Canada a été signé le 1er février 2019 par la ministre des Relations Couronne–Autochtones au nom du Canada, établissant une approche pangouvernementale à l'égard des priorités et des intérêts communs tels que l'environnement, le logement, la réduction de la pauvreté, l'éducation, les services correctionnels et analyse comparative entre les sexes.

Carol McBride

Président : Carol McBride
Coordonnées : cmcbride@nwac.ca

La présidente McBride a été élue à la tête de l'Association des femmes autochtones du Canada en juillet 2022, représentant les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre autochtones. Les sept enseignements de grand-mère – l'amour, la vérité, la bravoure, l'humilité, la sagesse, l'honnêteté et le respect – sont au cœur de son leadership.

Carol McBride est une activiste et une bâtisseuse de ponts, qui affirme que les femmes autochtones et les personnes 2ELGBTQI+ ne sont pas disposées à attendre un changement de la part des institutions qui les ont historiquement maintenues paralysées dans un cycle de dépendance.


Fédération Métis du Manitoba

La Fédération des Métis du Manitoba est une organisation métisse reconnue par le gouvernement fédéral constituée en décembre 1967.

En septembre 2021, le Cabinet de la Fédération des Métis du Manitoba a adopté une résolution pour ne pas participer à l'assemblée générale annuelle du Ralliement national des Métis. Cela faisait suite à une résolution de leur assemblée annuelle de se retirer de l'assemblée du Ralliement national des Métis si les préoccupations de la Fédération des Métis du Manitoba au sujet du registre de la Nation métisse de l'Ontario n'étaient pas répondues adéquatement avant que la Nation métisse de l'Ontario ne rejoigne le Ralliement national des Métis.

President David Chartrand

Président : David Chartrand
Coordonnées : 204-586-8474

David Chartrand est président démocratiquement élu de la Fédération des Métis du Manitoba depuis 1997. Il est le président le plus ancien de l'histoire de la Fédération des Métis du Manitoba, servant actuellement un huitième mandat à la suite de l'acclamation de tous les élus en 2022. Il a également été membre du Conseil des gouverneurs du Ralliement national des Métis de 1997 à 2021 et a occupé divers portefeuilles avant le retrait de la Fédération des Métis du Manitoba du Ralliement national des Métis en 2021.


Pauktuutit Inuit Women of Canada

Pauktuutit Inuit Women of Canada, constituée en société en 1984, est l'organisation nationale représentative des femmes inuites au Canada et est dirigée par un conseil d'administration de 14 membres de partout au Canada. L'organisme favorise une plus grande sensibilisation aux besoins des femmes inuites, plaide en faveur de l'égalité et des améliorations sociales, et encourage la pleine participation des femmes inuites à la vie communautaire, régionale et nationale du Canada.

En juin 2017, le Protocole d'entente Canada-Pauktuutit visant à établir les priorités clés pour la collaboration et la mise en œuvre conjointes avec Pauktuutit Inuit Women of Canadaa été signé. Il s'agissait d'un engagement à établir une relation pangouvernementale plus approfondie pour aborder les questions d'intérêt commun qui touchent directement le bien-être et la sécurité des femmes et des enfants inuits partout au Canada, et pour aider à assurer des progrès importants dans les domaines prioritaires et pour contribuer à l'objectif plus large de réconciliation et de guérison avec tous les peuples autochtones. En octobre 2020, le Canada et Pauktuutit ont modifié le protocole d'entente pour supprimer le mandat de cinq ans maximum.

Gerri Sharpe

Présidente : Gerri Sharpe
Coordonnées : 867-446-1682, gsharpe@pauktuutit.ca

Gerri Sharpe était auparavant vice-présidente de Pauktuutit et a été élue pour représenter Yellowknife. En mars 2022, Gerri a été élue par acclamation au poste de présidente par intérim pour un mandat d'un an et, en mars 2023, elle a été réélue pour continuer en tant que présidente.

Gerri est la fille aînée de Mauti Qitsualik, née à Yellowknife et dont la ville natale est Gjoa Haven. Elle a vécu partout au Canada et vit maintenant aux Territoires du Nord-Ouest.

Mère de deux enfants et grand-mère de trois enfants, elle défend les droits des femmes et des enfants des Territoires du Nord-Ouest et siège au conseil d'administration de la Maison de transition d'Inuvik depuis plus de sept ans. Lorsqu'elle vivait à Inuvik, Gerri a passé de nombreuses années à l'Administration scolaire du district d'Inuvik, au Conseil d'éducation du delta de Beaufort, cinq ans à la Commission des droits de la personne des Territoires du Nord-Ouest et à de nombreux groupes de travail.


Les Femmes Michif Otipemisiwak

Les Femmes Michif Otipemisiwak est l'Organisation nationale des femmes autochtones démocratiquement mandatée pour représenter les femmes de la Nation métisse à travers la mère patrie métisse. Établi à l'origine comme secrétariat du Ralliement national des Métis en 1999, les Femmes Michif Otipemisiwak a été officiellement constitué en tant qu'organisme indépendant sans but lucratif en 2010 lors de la réunion inaugurale de l'organisme.

Les Femmes Michif Otipemisiwak est la voix nationale et internationale des femmes métisses. Ils visent à consulter, promouvoir et représenter les intérêts et les aspirations personnels, spirituels, sociaux, culturels, politiques et économiques des femmes de la Nation métisse au Canada. Chaque membre dirigeant de la Nation métisse, à l'exception du Manitoba, a sa propre forme de secrétariat ou de conseil des femmes avec une représentante siégeant au conseil d'administration des Femmes Michif Otipemisiwak.

En août 2021, Melanie Omeniho, présidente des Femmes Michif Otipemisiwak et le ministre des Relations Couronne–Autochtones ont signé la Déclaration Canada–Les Femmes Michif Otipemisiwak. Cette déclaration historique entre le gouvernement du Canada et l'organisme national représentant les femmes de la Nation métisse engage les parties à travailler ensemble pour faire progresser les priorités des femmes et des filles de la Nation métisse.

President Melanie Omeniho

Présidente : Melanie Omeniho, (Métis Nation of Alberta)
Coordonnées: 780-919-6980, momeniho@metiswomen.org

Élue pour la première fois présidente nationale de Les Femmes Michif Otipemisiwak – Women of the Métis Nation en octobre 2010, Melanie Omeniho a été réélue pour un quatrième mandat en octobre 2018 et devrait se présenter aux prochaines élections de 2023. En tant que présidente de LFMO, elle tente de s'assurer que les traditions et la culture métisses font partie des initiatives qui sont mises de l'avant.

Melanie Omeniho possède une connaissance et une compréhension approfondies des problèmes auxquels font face les femmes métisses et a été activement impliquée dans la communauté métisse toute sa vie. Elle a reçu la Médaille du jubilé de la Reine et une reconnaissance pour son travail dans les domaines de l'éducation, de la jeunesse métisse et de la défense des familles impliquées dans les services à l'enfance.


Femmes Autochtones du Québec | Québec Native Women

Les Femmes autochtones du Québec se compose d'un Conseil des élus de 17 membres : trois membres exécutifs, neuf représentants des Nations, un représentant des femmes autochtones vivant en milieu urbain, un représentant de la jeunesse, un représentant des aînés, un représentant des employés et la directrice générale. Un représentant de chaque nation et un représentant des centres urbains sont élus par leurs membres lors des réunions du Conseil de la Nation tous les deux ans et siègent au Conseil élu.

Les jeunes femmes sont représentées par un Conseil jeunesse de Femmes autochtones du Québec qui réunit une jeune femme de chaque Nation choisie lors des Conseils des Nations. Un représentant des jeunes élu par le Conseil jeunesse siège au Conseil élu. Les femmes aînées ont également un représentant pour chaque nation et l'une d'entre elles est choisie pour siéger au Conseil élu.

Enfin, le comité exécutif du conseil élu est composé de trois postes élus lors de l'assemblée annuelle des membres tous les deux ans : le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier. Le Président agit en tant que porte-parole de l'Association.

President Marjolaine Étienne

Présidente : Marjolaine Étienne
Coordonnées : 514-863-0103, presidente@faq-qnw.org

Grâce à son expérience en politique, en gestion et à son vaste cercle d'influence, Marjolaine Étienne sera en mesure de mettre la voix et les intérêts des femmes et des filles autochtones à l'avant-plan afin qu'elles puissent enfin recevoir la reconnaissance et le respect qu'elles méritent.

Marjolaine Étienne est présidente de Femmes Autochtones du Québec depuis 2021. Marjolaine est la porte-parole de Femmes Autochtones du Québec et représente l'organisation et les intérêts des femmes autochtones auprès des gouvernements et des institutions. Elle est fière de valoriser les pratiques traditionnelles et de promouvoir le respect de l'identité et de la culture des Nations et des femmes autochtones.


2 Spirits in Motion Society

La 2 Spirits in Motion Society est une société nationale sans but lucratif enregistrée constituée en juillet 2018. L'organisation est régie par un conseil d'administration provisoire de dix (10) membres provenant de divers endroits au Canada. La 2 Spirits in Motion Society a tenu sa première assemblée générale annuelle le 26 janvier 2020 à Toronto, en Ontario, lors du deuxième Wind Forum on 2 Spirit People.

La 2 Spirits in Motion Society est née des discussions au premier forum canadien sur les personnes bisiprituelles, le VIH/SIDA et la santé tenu à Edmonton, en Alberta, en février 2003. Deux recommandations importantes étaient les suivantes : créer une organisation nationale bispirituelle et continuer d'organiser des forums nationaux sur les personnes bispirituelles.

Executive Director Paulete Poitras

Directrice générale : Paulete Poitras
Coordonnées : executivedirector@2spiritsinmotion.com

Han Mitokiyapi, mija Dakota/Sahayah, mija winkte, O'E-yah wakan wi imakiyapi, muthpiyah ska imakiyapi. Paulete Poitras est Dakota/Crie de la Première Nation de Muscowpetung sur le territoire du Traité no 4 et est bispirituelle féminine—ses pronoms sont she/her/they/them (elle/??)Note de bas de page 1. Paulete préfère s'appeler Paulie (car ce nom est non-binaire). Paulie est ambassadrice bispirituelle pour OUT Saskatoon et est mariée à sa belle épouse et partenaire Cheryl Prosper. Ils ont trois enfants et deux petits-enfants. Paulie a grandi avec un arrière-plan cérémoniel traditionnel et a un penchant pour la couture et le perlage. Artiste établie et défenseure des droits des Autochtones, Paulie est diplômée en justice humaine.

Paulie travaille avec Prairie Harm Reduction en tant que travailleuse de soutien familial depuis octobre 2020 et est fière de sa sobriété. Paulie croit que son but sur cette terre est d'aider les autres et la communauté à guérir des traumatismes dont personne ne parlera. Grâce à son expérience de vie et à ses perspectives diverses, elle partage les connaissances qu'elle a acquises pour aider les autres à mieux comprendre les communautés qu'elle sert.


Commission de la fiscalité des Premières Nations

La Commission de la fiscalité des Premières Nations est une institution publique des Premières Nations à gouvernance partagée, indépendante du gouvernement fédéral. Elle appuie la mise en œuvre des régimes d'impôt foncier des Premières Nations en vertu de la Loi sur la gestion financière des premières nations et de l'article 83 de la Loi sur les Indiens. En plus de militer pour une plus grande compétence financière des Premières Nations et de nouvelles sources de revenus, la Commission appuie le Conseil de développement de l'Institut des infrastructures des Premières Nations dans ses efforts visant à mettre sur pied une institution nationale offrant aux Premières Nations des capacités de planification, d'acquisition, de financement et de gestion de leurs infrastructures. La Loi sur la gestion financière des premières nations énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs de la Commission de la fiscalité des Premières Nations.

Chief Commissioner C.T. (Manny) Jules

Commissaire en chef : C.T. (Manny) Jules
Coordonnées : 250-828-9857, cc@fntc.ca

Le commissaire en chef C.T. (Manny) Jules a été le fer de lance de la Loi sur la gestion financière des premières nations (2005) qui a permis de mettre sur pied la Commission de la fiscalité des Premières Nations. Il est aussi à l'origine de la modification à la Loi sur les Indiens (1988) qui a permis aux Premières Nations de prélever des impôts fonciers sur les terres désignées. C'est ainsi qu'ont été créés la Commission consultative de la fiscalité indienne et le régime actuel d'impôt foncier des Premières Nations. C.T. (Manny) Jules a été président de la Commission consultative de la fiscalité indienne de 1989 à 2003 et de 2005 à 2007. Il a été chef de la bande indienne de Kamloops de 1984 à 2000.

Au sein de la fonction publique, il a consacré plus de 30 ans de sa vie aux questions autochtones. Il est titulaire d'un doctorat honorifique en droit de l'Université de la Colombie-Britannique (1997) et un autre de l'Université Thompson Rivers (2006).


Conseil de gestion financière des Premières Nations

Le Conseil de gestion financière est une institution publique à gouvernance partagée, indépendante du gouvernement fédéral. Le Conseil de gestion financière aide les Premières Nations à renforcer leurs régimes locaux de gestion financière, fournit une certification indépendante du rendement financier et des systèmes des Premières Nations et gère les mécanismes d'intervention pour le régime de la Loi sur la gestion financière des premières nations. Le Conseil de gestion financière collabore aussi avec SAC à la mise en œuvre de l'initiative sur la subvention de dix ans et a mis à l'essai une nouvelle approche pour renforcer la capacité de gouvernance des Premières Nations qui ne respectent pas les conditions de leurs ententes de financement. La Loi sur la gestion financière énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs du Conseil de gestion financière.

Executive Chair Harold Calla

Président exécutif : Harold Calla
Coordonnées : 604-925-6665, Harold_Calla@fnfmb.com

Harold Calla est membre de la nation Squamish située à North Vancouver (Colombie-Britannique). Après avoir accumulé de nombreuses années d'expérience dans le domaine des affaires internationales, il a travaillé auprès de la nation Squamish comme négociateur en développement économique, en gestion des terres et en finances, et a siégé au conseil de la nation Squamish durant huit ans. Il a aussi été conseiller et arbitre pour les Premières Nations de l'Ouest du Canada.

Il a été membre du conseil d'administration de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, de Partnerships British Columbia Inc. et du Nicola Valley Institute of Technology, et il a soit présidé, soit été membre des comités d'audit de ces mêmes conseils. Harold Calla a reçu de nombreux prix en reconnaissance de son excellence en leadership. En particulier, l'Association des comptables généraux accrédités du Canada, qui a célébré son centenaire en 2008, l'a reconnu comme l'un des 100 comptables généraux accrédités qui, à son avis, ont suscité des changements. Il a reçu en août 2012 une bourse de recherche de ladite association. Harold Calla est membre de l'Aboriginal Financial Officers Association et a obtenu le titre de gestionnaire financier autochtone accrédité.


Autorité financière des Premières Nations

L'Autorité financière des Premières Nations est une organisation à but non lucratif sans capital social qui s'inscrit sous le régime de la Loi sur la gestion financière des premières nations (2005). La mission de l'Autorité financière des Premières Nations est de fournir aux gouvernements des Premières Nations des solutions en matière de placement, des conseils en planification de capital et, surtout, un accès à des prêts à long terme assortis de taux d'intérêt avantageux. L'Autorité financière des Premières Nations est contrôlée exclusivement par les Premières Nations qui adhèrent en tant que membres emprunteurs. L'Autorité financière des Premières Nations cherche également à mettre en place des approches innovantes pour le financement des infrastructures des Premières Nations afin de tirer parti des transferts gouvernementaux pour les prêts à long terme. La Loi sur la gestion financière des premières nations énonce les objectifs, les fonctions et les pouvoirs de l'Autorité financière des Premières Nations.

President and Chief Executive Officer Ernie Daniels

Président et chef de la direction : Ernie Daniels
Coordonnées : 250-768-5253, edaniels@fnfa.ca

Ernie Daniels est comptable général accrédité et gestionnaire financier autochtone accrédité. Il est déménagé d'Ottawa à Kelowna, Colombie-Britannique, à l'automne 2011 pour travailler à l'Autorité financière des Premières Nations à titre de directeur des finances et a été nommé président et chef de la direction en juin 2012. Avant son arrivée à l'Autorité financière des Premières Nations, Ernie Daniels a été président/chef de l'exploitation de l'Association des agents financiers autochtones du Canada pendant sept ans et directeur de l'évaluation et des opérations financières à la Fondation autochtone de guérison pendant cinq ans. Il a occupé plusieurs postes de gestion, voire de direction, dans plusieurs organisations autochtones à but non lucratif. Il a été membre du groupe d'étude pour la recherche de l'Institut canadien des comptables agréés, qui examinait les rapports financiers des Premières Nations, et a été président de la Legislative Assembly Society des Territoires du Nord-Ouest, ainsi que président de la Société de développement des Territoires du Nord-Ouest. Il a également été membre du conseil d'administration du Conseil de gestion financière des Premières Nations.


Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales

La Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales a été créée en 2003 et comprend de nombreux signataires autochtones de traités modernes, mais pas tous. La mission première de la Coalition est de veiller à ce que les ententes soient pleinement mises en œuvre, respectées et honorées d'une manière qui répond aux objectifs uniques des traités. La Coalition ne parle pas au nom des signataires de traités en ce qui concerne la mise en œuvre des traités modernes individuels ni les questions spécifiques à ces traités. La Coalition propose plutôt des résolutions visant à modifier la façon dont le Canada met en œuvre les traités modernes par le biais de documents de politique générale et d'un engagement continu avec le gouvernement du Canada et les tierces parties aux niveaux bureaucratique et politique. Les coprésidentes actuelles sont la présidente Eva Clayton, de la Nation Nisg̱a'a, et la présidente Aluki Kotierk, de Nunavut Tunngavik Inc.

Pendant plus de 20 ans, la Coalition a demandé au Canada de créer une politique de mise en œuvre des traités modernes, en publiant un modèle de politique en 2008. En outre, la Coalition demande depuis longtemps que le Canada établisse un mécanisme d'examen indépendant pour assurer la surveillance et la responsabilisation de la mise en œuvre des traités modernes, y compris une proposition de politique au premier ministre en 2017. Tout au long de l'année 2022, RCAANC a travaillé avec les partenaires autochtones des traités modernes, y compris ceux qui font partie de la Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales, dans le cadre du Processus commun, afin d'élaborer la Politique collaborative de mise en œuvre des traités modernes du Canada, publiée en février 2023. Cette politique engage le Canada à poursuivre le développement conjoint avec les partenaires autochtones des traités modernes dans plusieurs domaines de travail politique, y compris un mécanisme de surveillance indépendant. La Coalition a également joué un rôle déterminant dans la promotion d'un forum des leaders autochtones avec le premier Ministre du Canada similaire à ceux mis en place avec les organisations autochtones nationales. En 2023, suite à l'approbation de la Politique de mise en œuvre des traités modernes de collaboration du Canada, le Forum des leaders autochtones a été créé.

Coprésidentes de la coalition pour les ententes sur les revendications territoriales

Eva Clayton
Eva Clayton

Eva Clayton a servi la nation Nisg̱a'a pendant des décennies dans diverses fonctions administratives et politiques. Elle a commencé à travailler pour le Conseil tribal des Nisg̱a'a dans les années 1980. Au cours de son travail avec le Conseil tribal des Nisg̱a'a , Eva Clayton a eu le privilège de travailler en étroite collaboration avec les nombreux dirigeants de l'époque, y compris le regretté Dr. Frank Calder, James Gosnell et Rod Robinson alors qu'ils négociaient activement ce qui allait devenir l'entente définitive de Nisg̱a'a.

La présidente Clayton a également occupé diverses fonctions politiques, notamment celle de conseillère principale du gouvernement du village de Gitlaxt'aamiks de 2004 à 2008, ainsi que plusieurs mandats de conseillère au sein du conseil de bande de Gitlaxt'aamiks de l'époque et du gouvernement du village de Gitlaxt'aamiks d'aujourd'hui. Lorsqu'elle était conseillère principale de Gitlaxt'aamiks, la présidente Clayton a également présidé le comité des programmes et services du gouvernement Nisg̱a'a Lisims et a représenté le gouvernement de son village au sein du comité des finances.

Aluki Kotierk

Aluki Kotierk a prêté serment en tant que 8e présidente de Nunavut Tunngavik Incorporated le 13 décembre 2016. Au cours de sa campagne, la présidente Kotierk a mis l'accent sur l'autonomisation, la langue et la culture inuites, la guérison collective et l'identité inuite. Originaire d'Igloolik, la présidente Kotierk vit à Iqaluit avec sa famille. Aînée de sept enfants, elle a grandi dans un foyer biculturel.

Après avoir obtenu une licence et une maîtrise à l'université de Trent, la présidente Kotierk a travaillé pour diverses organisations inuites, notamment Pauktuutit Inuit Women of Canada, Inuit Tapirisat of Canada (aujourd'hui Inuit Tapiriit Kanatami) et Nunavut Sivuniksavut. Elle est retournée au Nunavut où elle a occupé plusieurs postes de direction au sein du gouvernement du Nunavut et du Commissariat aux langues. La présidente Kotierk était dernièrement directrice de l'emploi et de la formation des Inuits pour Nunavut Tunngavik Incorporated.

La présidente Kotierk se passionne pour l'autonomisation et l'amélioration de la vie des Inuits et s'intéresse vivement à la façon dont la culture et la langue inuites pourraient être mieux intégrées dans la manière dont les programmes et les services sont fournis au Nunavut.

Membres de la Coalition pour les ententes sur les revendications territoriales, par province/territoire

  • Colombie-Britannique : Nation Tla'amin, Première Nation Tsawwassen, Nation Nisga'a, Société du traité Maa-nulth (Premières Nations Huu-ay-aht, Ka:'yu:'k't'h'/Che:k:tles7et'h', Première Nation Toquaht, Première Nation Uchucklesaht, Première Nation Yuułuʔiłʔatḥ)
  • Yukon : Conseil des Premières Nations du Yukon, Première Nation de Carcross/Tagish, Première Nation de Kwanlin Dün, gouvernement des Gwitchin Vuntut, Première Nation de Little Salmon/Carmacks.
  • Territoires du Nord-Ouest : Conseil tribal des Gwich'in, Sahtu Secretariat Inc. et gouvernement Tlicho
  • Nunavut : Nunavut Tunngavik Inc.
  • Québec : Société Makivvik et Nation Naskapi de Kawawachikamach

Conseil consultatif des terres

Le Conseil consultatif des terres a été créé par les Premières Nations signataires de l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations (Accord-cadre). Le Conseil consultatif des terres est composé d'un président élu et de directeurs élus au niveau régional, déterminés par les conseils des Premières Nations signataires opérationnelles. Le Conseil consultatif des terres est l'organe politique qui soutient les signataires de l'Accord-cadre dans la mise en œuvre de leurs propres régimes de gestion des terres.

Le Conseil consultatif des terres reste fidèle à sa vision, à savoir que « les Premières Nations travaillent ensemble pour reprendre leurs compétences sur les terres et les ressources de leurs réserves ».

Parmi ses rôles, le Conseil consultatif des terres :

  • fournit une orientation stratégique au Centre de ressources sur la gestion des terres des Premières Nations;
  • propose des modifications à l'Accord-cadre et à la législation fédérale, le cas échéant;
  • défend et négocie le financement avec le Canada au nom des Premières Nations ; et
  • s'acquitte de toutes les fonctions ou services politiques convenus entre le Conseil consultatif des terres et les Premières Nations.

Le Conseil consultatif des terres entretient des relations étroites avec le Canada, fondées sur l'Accord-cadre relatif à la gestion des terres des Premières Nations. L'Accord-cadre est un accord historique de gouvernement à gouvernement signé le 12 février 1996 entre les Premières Nations qui l'ont créé et défendu et le ministre de l'ancien ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien. L'une des responsabilités du Conseil consultatif des terres est de proposer au ministre des modifications à l'Accord-cadre et de négocier des méthodes de financement.

Le ministère travaille en étroite collaboration avec le Conseil consultatif des terres pour aider les Premières Nations à se soustraire aux articles de la Loi sur les Indiens relatifs aux terres afin de reprendre la compétence sur leurs terres, leur environnement et leurs ressources.

Chair Robert Louie

Président : Robert Louie
Coordonnées : 250-769-2804

Robert Louie est un ancien avocat spécialisé dans le droit autochtone.

Auparavant, il a été membre du groupe de travail du Sommet des Premières Nations et a participé aux négociations des traités de la Colombie-Britannique en représentant les chefs de cette province pendant quatre ans. Robert Louie a également siégé dans de nombreux autres conseils et organes consultatifs.



Institut d'infrastructure des Premières Nations

L'Institut d'infrastructure des Premières Nations (l'Institut) a été officiellement créé en tant que quatrième institution en vertu de la Loi sur la gestion financière des Premières Nations le 20 juin 2023, par l'adoption du projet de loi C-45.

Le nouvel Institut est une institution nationale dirigée par des Autochtones qui a pour mandat de fournir aux Premières Nations intéressées (y compris celles qui ont conclu des accords d'autonomie gouvernementale et des traités modernes) et aux organisations autochtones (comme l'Administration de l'eau des Premières Nations de l'Atlantique) les compétences, les outils, le soutien technique et les processus nécessaires pour planifier, développer, acquérir, mettre en œuvre, posséder, gérer, exploiter et entretenir de manière efficace et efficiente les actifs d'infrastructure sur leurs terres. L'approche de l'Institut est axée sur l'amélioration des résultats de ses clients en matière d'infrastructures grâce à l'utilisation de normes et de meilleures pratiques industrielles à tous les stades du cycle de vie des infrastructures.

Le concept d'un Institut d'infrastructure des Premières Nations a été proposé pour la première fois par la Commission de la fiscalité des Premières Nations en 2016–2017. Un conseil de développement intérimaire et un groupe de travail technique ont dirigé les travaux de développement de la nouvelle institution.

Type de services

Bien que le nouvel Institut des infrastructures soit encore en train de développer ses activités, il peut déjà offrir des services de renforcement des capacités, de transfert de connaissances et de soutien consultatif pour aider les Premières Nations, les autres groupes autochtones et les organisations autochtones intéressés dans leurs projets d'infrastructure, y compris l'élaboration de plans d'affaires et de plans financiers, et de stratégies d'approvisionnement pour assurer la viabilité et la durabilité des actifs d'infrastructure. Au fur et à mesure que l'Institut développera ses capacités internes, il fournira également des services de certification des projets d'infrastructure à ces clients.

En outre, l'Institut renforcera ses capacités internes afin d'aider les Premières Nations visées par la Loi sur la gestion financière des Premières Nations à assumer la compétence sur leurs infrastructures et à établir des lois qui réglementent, interdisent et imposent des exigences en ce qui concerne la prestation de services et l'utilisation d'infrastructures locales dans le cadre de la prestation de ces services sur leurs terres. Ce soutien comprendra l'élaboration de normes, l'élaboration d'exemples de lois réglementaires et un service d'examen des lois sur demande. L'Institut des infrastructures des Premières Nations a été conçu pour collaborer avec les organisations régionales et compléter leur offre de services, sans chevauchement. En outre, l'Institut n'est pas habilité à financer des projets, à fournir des services d'inspection, d'ingénierie ou d'architecture, à agir en tant qu'entrepreneur, constructeur ou exploitant, ou à prendre des décisions concernant les projets d'infrastructure.

Comme pour les autres institutions de la Loi sur la gestion financière des premières nations, les services de l'Institut de l'infrastructure sont facultatifs et accessibles sur demande. Le niveau de soutien et le type de services fournis par l'Institut sont adaptés aux besoins et aux capacités de chaque client.

Président du conseil d'administration du Conseil de développement de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations Allan Claxton

Président du conseil d'administration du Conseil de développement de l'Institut d'infrastructure des Premières Nations: Allan Claxton
Coordonnées : 250-886-5965, allan.claxton@gmail.com

Allan Claxton a servi sa communauté de Tsawout en tant que chef pendant 20 ans et en tant que conseiller pendant dix ans, et il siège actuellement au conseil. Allan Claxton a travaillé à l'élaboration de projets d'infrastructure tels qu'un centre de santé et de loisirs polyvalent et a relevé de nombreux défis en matière de routes et d'accès aux terres. Allan Claxton a également été président du Comité des chefs sur la santé au niveau national et coprésident du Comité des chefs sur la santé au niveau régional. Il a également été membre du First Nations Fish Council pendant de nombreuses années et président de nombreux conseils et comités locaux, dont le Wsanec School Board.

Ministres provinciaux et territoriaux

Columbie-Britannique

Hon. Murray Rankin

L'hon. Murray Rankin
Ministre des relations autochtones et de la réconciliation

Murray Rankin a été élu député provincial d'Oak Bay–Gordon Head en 2020 et a été nommé ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation le 26 novembre 2020.

Murray Rankin est un avocat spécialisé dans le droit de l'environnement, le droit autochtone et le droit public. Il est diplômé en droit de l'Université de Toronto et de la Harvard Law School.

Il a été député de Victoria de 2012 à 2019. Au cours de cette période, il a été nommé porte-parole en matière de justice et de procureur général, porte-parole en matière de santé, et a occupé le poste de leader parlementaire du NPD. En 2018, il a été désigné par ses collègues de tous les partis comme finaliste du magazine Maclean's pour le titre de "Hardest Working Parliamentarian" (parlementaire le plus travailleur).

De 2019 à 2020, il a été président de l'Agence de surveillance de la sécurité nationale et du renseignement du Canada, supervisant toutes les activités de sécurité nationale et de renseignement menées par le gouvernement du Canada.

Auparavant, il était professeur de droit à l'université de Victoria et enseignait le droit de l'environnement et le droit administratif. Pendant cette période, il a créé des groupes tels que la West Coast Environmental Law Association et le BC Public Interest Advocacy Centre. Plus récemment, il a été coprésident communautaire de l'Environmental Law Centre de l'université de Victoria, une clinique juridique gérée par des étudiants qui travaille sur l'intérêt public en matière de droit de l'environnement.

Tout au long de sa carrière, il a été un fervent défenseur de l'action climatique, de l'accessibilité des soins de santé et des services de garde d'enfants, et il a beaucoup œuvré en faveur de la réconciliation avec les peuples autochtones.

Murray Rankin vit à Oak Bay avec son épouse, Linda Hannah, et ils ont deux fils adultes, Ben et Mark.

Coordonnées : 250-953-4844, IRR.Minister@gov.bc.ca

Alberta

Hon. Rick Wilson

L'hon. Rick Wilson
Ministre des relations autochtones

Le ministre Rick Wilson a été élu à l'Assemblée législative de l'Alberta le 16 avril 2019 en tant que député provincial de Maskwacîs-Wetaskiwin.

Rick Wilson apporte à l'assemblée législative un vaste dossier de service public, y compris : 15 ans en tant que conseiller de comté avec le comté de Wetaskiwin, sept ans en tant que président de la Crossroads Regional Health Authority, six ans en tant que membre de la Commission d'examen de la dette agricole de l'Ouest canadien, cinq ans en tant que conseiller scolaire avec les écoles publiques régionales de Wetaskiwin et des décennies en tant que propriétaire d'entreprise locale et agriculteur.

La ferme familiale de Rick Wilson est exploitée depuis plus de 100 ans et est reconnue comme une ferme et un ranch du siècle de l'Alberta. Grâce à son travail acharné et à celui de sa famille, il s'est taillé une place dans l'histoire de Wetaskiwin. La famille Wilson est profondément attachée à la terre sur laquelle se trouve sa ferme, mais elle reconnaît que la région de Maskwacîs-Wetaskiwin abrite une communauté diversifiée et accueillante de plus de 15 000 citoyens autochtones.

Rick Wilson a grandi et est allé à l'école avec les Premières nations de Maskwacîs. Il a vécu près des quatre bandes dans le village d'été de Ma-Me-O Beach, qu'il considère comme faisant partie intégrante de son histoire personnelle.

Rick Wilson a été nommé ministre des Relations autochtones de l'Alberta le 30 avril 2019. Il apporte au portefeuille sa riche expérience de vie et son dévouement aux Premières Nations de l'Alberta, et reste concentré sur la réconciliation, la consultation et la garantie que les Premières Nations de l'Alberta sont des partenaires de la prospérité de la province.

Coordonnées : 780-422-4144, ir.ministeroffice@gov.ab.ca

Saskatchewan

Hon. Don McMorris

L'hon. Don McMorris
Ministre des Relations gouvernementales, Ministre responsable des Affaires des Premières Nations, des Métis et du Nord, Ministre responsable de la Commission de la capitale provinciale
Député provincial de la circonscription de Indian Head–Milestone.

Don McMorris a grandi dans le sud de la Saskatchewan, plus précisément dans la circonscription d'Indian Head-Milestone, où il garde un lien solide avec les collectivités et résidants des environs. Il a fait ses études à l'école secondaire de Milestone, puis il a travaillé à la division scolaire Prairie View tout en s'occupant de son exploitation agricole familiale située dans la région de Lewvan.

Lors des années, Don McMorris s'est toujours consacré au service des citoyens de notre province. Après avoir passé bon nombre d'années au sein du Conseil de la sécurité de la Saskatchewan, il a été élu pour la première fois à l'Assemblée législative en 1999 en tant que député provincial d'Indian Head–Milestone. Il a été réélu dans le cadre des élections provinciales de 2003, 2007, 2011, 2016 et 2020.

Don McMorris a occupé les postes de vice-premier ministre, de ministre de la Santé et de ministre de la Voirie et de l'Infrastructure de la Saskatchewan. Il a également exercé les fonctions de ministre de la Société des investissements de la Saskatchewan et ministre responsable de SGI (Société d'assurances de la Saskatchewan), de la Régie des alcools et des jeux de hasard de la Saskatchewan (SLGA), de la Commission de la fonction publique et de l'initiative d'optimisation LEAN.

Don McMorris a, de plus, occupé les postes de vice-président du caucus, de président du Comité des comptes publics, il a été membre du Comité de la Chambre des projets de loi d'intérêt privé et de la Commission de la capitale provinciale.

Le 9 novembre 2020, le premier ministre Scott Moe a nommé Don McMorris ministre des Relations gouvernementales, ministre responsable des Affaires des Premières Nations, des Métis et du Nord et ministre responsable de la Commission de la capitale provinciale.

Don McMorris, ainsi que sa femme, Cindy, et leurs deux fils demeurent très actifs dans la communauté.

Coordonnées : 306-787-7326, minister.gr@gov.sk.ca

Manitoba

Hon. Eileen Clarke

L'hon. Eileen Clarke
Ministre de la Réconciliation avec les peuples autochtones et des Relations avec le Nord

Eileen Clarke est élue en tant que députée d'Agassiz en 2016 et ré-élue en 2019. Elle aura été ministre des Relations avec les Autochtones et les municipalités et ministre des Relations avec les Autochtones et le Nord.

Eileen Clarke devient gestionnaire et propriétaire d'une entreprise à l'âge de 18 ans et fait croître une boutique locale de fleurs, de cadeaux et de bijoux. Elle servira bénévolement sa communauté au sein de la chambre de commerce locale pendant 35 ans, durant lesquels elle occupera différents postes de direction, notamment celui de présidente. En 1998, elle est couronnée entrepreneure féminine de l'année au Manitoba pour son influence sur l'économie locale.

Eileen Clarke est élue mairesse de Gladstone en 2006. Au cours de ses huit années à ce poste, elle est membre active de l'Association des municipalités du Manitoba en tant que directrice du Centre-Ouest urbain et devient vice-présidente en 2010.

Eileen Clarke consacre son temps de bénévolat à sa passion : améliorer les soins pour les personnes âgées du Manitoba. Elle travaille d'ailleurs auprès de l'Initiative du Manitoba, province amie des aînés depuis sa fondation en 2008.

Eileen Clarke a toujours résidé à Gladstone, où elle habite maintenant avec son mari, Bob. Ils ont deux enfants et sont de fiers grands-parents.

Coordonnées : 204-945-3788, minirnr@manitoba.ca

Ontario

Hon. Greg Rickford

L'hon. Greg Rickford
Ministre des Affaires autochtones, et du développement du Nord

L'honorable Greg Rickford a été élu à l'Assemblée législative de l'Ontario en tant que député provincial de Kenora–Rainy River le 7 juin 2018 et occupe actuellement les fonctions de ministre de l'Énergie, du Développement du Nord et des Mines et de ministre des Affaires autochtones de l'Ontario. Avant d'arriver à Queen's Park, le ministre Rickford représentait la population de Kenora-Rainy River à Ottawa en tant que député.

Au cours de son mandat fédéral de sept ans, il a été nommé au cabinet, où il a occupé les fonctions de ministre de l'Initiative fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario, de ministre des Ressources naturelles et de secrétaire parlementaire du ministre des Affaires autochtones. Parmi ses autres fonctions et membres de comités, Greg Rickford a fait partie du comité des affaires autochtones et du développement du Nord et du comité spécial sur la violence à l'égard des femmes autochtones.

Tant au niveau fédéral que provincial, le ministre Rickford a servi la population de l'Ontario et du Canada en établissant des relations avec les communautés et les dirigeants autochtones, en écoutant leurs préoccupations et en leur donnant la parole.

Greg, sa femme Janet et leurs deux jeunes filles vivent à Keewatin, en Ontario. Tout au long de sa carrière professionnelle, il a vécu et travaillé à divers titres dans le nord de l'Ontario. Il a été propriétaire de sa propre entreprise et est titulaire de diplômes en droit civil et en droit commun de l'Université McGill et d'un MBA de l'Université Laval.

Aujourd'hui, le ministre Rickford tient à respecter l'engagement de rendre la vie plus abordable et les entreprises plus prospères par l'intermédiaire des ministères qu'il supervise.

Contact information : 416-326-4740, minister.indigenousaffairs@ontario.ca

Québec

Hon. Ian Lafrenière

L'hon. Ian Lafrenière
Ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuits

Natif de Granby, la carrière de policier de Ian Lafrenière a commencé en 1993 à Mirabel, pour se poursuivre à Montréal, au Service de police de Montréal (SPVM) à partir de 1994. Après avoir exploré plusieurs unités diverses et d'avoir servi agent d'infiltration, il s'est joint à l'équipe des Relations médias en 1996. En juin 2016, après plus de 19 ans aux Communications pour le SPVM, il a reçu le grade d'inspecteur et a occupé la fonction d'adjoint au chef de Division au renseignement pendant une année et demie. En décembre 2017, il est revenu comme chef de la division des Communications et relations publiques. Ses mandats : livrer la nouvelle image du SPVM et solidifier l'équipe des communications afin d'être transparent avec la population. Ian Lafrenière a également une carrière de militaire. Il est titulaire du grade de capitaine et il occupe présentement un poste à temps partiel de formateur en affaires publiques. Ian Lafrenière a été élu à l'Assemblée nationale du Québec lors des élections provinciales de 2018. Il représente la circonscription électorale de Vachon en tant que membre de la Coalition Avenir Québec. Ian Lafrenière a été nommé ministre responsable des Affaires autochtones le 9 octobre 2020.

Coordonnées : 418-528-8407, ministre.relations.pni@mce.gouv.qc.ca

New Brunswick

Hon. Arlene Dunn

L'hon. Arlene Dunn
Ministre des Affaires autochtones Immigration et de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail

Arlene Dunn a passé 25 ans à l'Union internationale des journaliers d'Amérique du Nord au Nouveau-Brunswick. Elle y a occupé divers postes, y compris secrétaire de séance, secrétaire-trésorière du conseil de district de la région de l'Atlantique, fiduciaire de la fiducie de santé et de bien-être de la région de l'Atlantique et gestionnaire des activités et du fonds de formation de l'Union.

Cherchant à étendre et à diversifier ses possibilités en matière de relations de travail, Arlene Dunn a déménagé à Terre-Neuve-et-Labrador afin d'assumer le rôle de directrice générale de l'association d'employeurs du projet Hebron, où elle a géré les relations de travail et supervisé l'administration de l'entente sur les répercussions et les avantages et de l'entente syndicale liée au projet pour la construction de la plateforme pétrolière Hebron. Par la suite, elle a agi à titre de directrice générale du conseil des métiers de la construction de Terre-Neuve-et-Labrador, qui représente 16 syndicats internationaux et est responsable des relations de travail de trois importants projets multimilliardaires, soit l'emplacement de Vale Long Harbour et ceux de Hebron et de Muskrat Falls, ainsi qu'au sein du secteur syndiqué de la construction dans son ensemble. En 2015, Arlene Dunn est devenue directrice adjointe du Syndicat des métiers de la construction du Canada et, en 2019, directrice de celui-ci représentant plus de 500 000 métiers spécialisés au Canada.

En 2015, Arlene Dunn est devenue directrice adjointe du Syndicat des métiers de la construction du Canada (SMCC) et, en 2019, directrice du SMCC, représentant plus de 500 000 métiers spécialisés au Canada.

En 2019, elle a lancé sa compagnie de relations de travail, devenant directrice principale de Innovation at Work Inc., servant divers clients un peu partout au Canada.

En septembre 2020, Arlene Dunn a été élue en tant que députée de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick pour représenter la circonscription de Saint John Harbour. Elle a été nommée au Cabinet et agit à titre de ministre des Affaires autochtones, ministre responsable de l'Immigration, ministre responsable du Développement économique et des Petites Entreprises et ministre responsable d'Opportunités NB.

Arlene Dunn est diplômée de l'Université du Nouveau-Brunswick et de la Cornell University, en études sur le leadership des femmes. Elle a milité toute sa vie pour la diversité et l'inclusion, et pour que des chances égales soient offertes aux groupes sous-représentés. En tant que défenseure de longue date des personnes aux prises avec une dépendance et des problèmes de santé mentale, Arlene Dunn a établi un programme complet de réhabilitation destiné aux membres du conseil des métiers de la construction de Terre-Neuve-et-Labrador, a siégé au groupe de travail sur les opioïdes du syndicat des métiers de la construction d'Amérique du Nord et a collaboré avec Santé Canada dans le cadre d'une initiative nationale visant à éduquer et à sensibiliser le public au sujet de l'épidémie d'opioïdes et à réduire la stigmatisation.

Coordonnées : 506-643-6138, Arlene.Dunn@gnb.ca

Île du Prince Edouard

Hon. Dennis King

L'hon. Dennis King
Premier ministre et président du Conseil exécutif
Ministre responsable des Affaires intergouvernementales, Ministre responsable des Relations avec les Autochtones

Dennis King a été assermenté comme 33e premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard en mai 2019, après avoir formé le premier gouvernement minoritaire de la province depuis 1890. Il a adopté un style de leadership collaboratif dont il fait montre encore aujourd'hui, toujours à l'affût des idées de tous les partis pour étayer les politiques gouvernementales, la législation et les investissements budgétaires clés.

Son mandat de premier ministre a été marqué par des événements publics majeurs, dont deux ouragans, des cyberattaques, un différend commercial international et une pandémie mondiale.

Avant son élection à la tête de la province, en 2019, Dennis King a été journaliste et conseiller en communications, entrepreneur et cadre au sein d'une industrie, ainsi qu'auteur, diffuseur et conteur.

Dennis King a grandi à Georgetown et a reçu son diplôme de l'école Montague Regional High en 1990. Dennis et son épouse, Jana, sont les fiers parents de Jacob, Camdyn et Callum et vivent à Brookfield.

Coordonnées : 902-368-4400, premier@gov.pe.ca

Nouvelle-Écosse

Hon Karla MacFarlan

L'hon Karla MacFarlane
Ministre des Affaires of L'nu; des services communautaires
Ministre responsable pour le Conseil consultatif sur la condition féminine

Karla MacFarlane a été élue pour la première fois à la Chambre d'assemblée de la Nouvelle-Écosse en tant que députée de Pictou West en 2013 et a été réélue en 2017 et en 2021. Karla MacFarlane est diplômée de l'Université Husson, dans le Maine, où elle a obtenu un diplôme d'associé en communication d'entreprise, et elle est connue pour être un leader communautaire. En 2016, Karla MacFarlane a été nommée "législateur de l'année" lors de la remise des prix Better Politics de l'organisation à but non lucratif Springtide Collective.

Elle siège au Conseil du Trésor et au Conseil d'orientation. Elle a été chef intérimaire du parti et présidente du caucus du Parti progressiste-conservateur.

Coordonnées : 902-424-7409, LnuAffairs@novascotia.ca

Terre-Neuve et Labrador

Hon. Lisa Dempster

L'hon. Lisa Dempster
Ministre responsable pour les Affaires autochtones et la réconciliation, et les Affaires du Labrador
Leader adjoint du gouvernement au Parlement, député pour Cartwright – L'Anse au Clair

Lisa Dempster a été élue pour la première fois à la Chambre–d'assemblée en 2013 dans sa circonscription de Cartwright-L'Anse au Clair. Lisa Dempster a été nommée vice-présidente de la Chambre d'assemblée en décembre 2015. En juillet 2017, Lisa Dempster a été nommée ministre des enfants, des personnes âgées et du développement social, ministre responsable de la Newfoundland and Labrador Housing Corporation et ministre responsable de la condition des personnes handicapées. Elle a également été ministre des affaires municipales et de l'environnement.

Née et élevée à Charlottetown, au Labrador, Lisa Dempster a fréquenté l'université Memorial et a travaillé dans l'industrie du tourisme et de l'hôtellerie. Elle a travaillé pendant 23 ans comme conseillère en matière de carrière et d'emploi, dont dix ans au sein du conseil communautaire NunatuKavut, dont Lisa Dempster est fière d'être membre.

Lisa Dempster a également été maire adjointe de Charlottetown, directrice du Labrador au conseil d'administration des municipalités de Terre-Neuve-et-Labrador, administratrice du conseil de l'autorité sanitaire régionale de Labrador–Grenfell et membre du comité d'admission de la faculté de médecine de l'université Memorial.

De 2014 à 2019, Lisa Dempster a représenté la province au sein du Comité directeur national des femmes parlementaires du Commonwealth, où elle a fait part de son point de vue sur les possibilités et les défis qui s'offrent aux femmes désireuses d'exercer une fonction publique.

Lisa Dempster est mariée et a deux enfants : Nicholas (aujourd'hui décédé) et Natalie. Elle vit à Charlottetown, au Labrador, avec son mari Gaius.

Le 8 avril 2021, elle est assermentée en tant que ministre déléguée aux Affaires autochtones et à la Réconciliation, ministre déléguée aux Affaires du Labrador et leader parlementaire adjoint du gouvernement. Le 4 avril 2023, elle est assermentée en tant que ministre des affaires du Labrador.

Coordonnées : 709-729-2073, LisaDempster@gov.nl.ca

Territoires du Nord-Ouest

Hon. Caroline Cochrane

L'hon. Caroline Cochrane
Première ministre
Ministre de l'Executif et des Affaires autochtones

Caroline Cochrane a été réélue députée de la circonscription de Range Lake à la 19e Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest. Elle a été élue pour la première fois à la 18e Assemblée législative en 2015, durant laquelle elle a fait partie du Conseil exécutif à titre de ministre responsable de la Société d'habitation des Territoires du Nord-Ouest, de ministre des Travaux publics et des Services, de ministre responsable de l'itinérance et de ministre responsable de la condition de la femme. Après un remaniement ministériel le 4 avril 2018, elle a été nommée ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation, mais est demeurée responsable de la condition féminine. Caroline Cochrane a également fait partie du Comité spécial pour accroître la représentation des femmes à l'Assemblée législative.

Caroline Cochrane est particulièrement fière de son travail, effectué avec la participation des Ténois, afin de restructurer les principes, les politiques et les programmes de la Société d'habitation des Territoires du Nord-Ouest qui visent globalement à aider les Ténois à acquérir, à garder et à entretenir leur logement. Par ailleurs, Caroline Cochrane a dirigé les travaux visant à entamer la mise en œuvre du premier service d'urgence 9-1-1 aux Territoires du Nord-Ouest et continue de mener l'initiative d'ateliers de formation à l'engagement politique pour les femmes (Campaign Schools for Women), dont le but est d'inciter les femmes à se faire élire à tous les ordres du gouvernement et de les soutenir dans leurs démarches.

Caroline Cochrane est d'origine métisse et possède un diplôme universitaire en travail social et vingt ans d'expérience dans l'administration et les services directs dans des organismes accrédités qui viennent en aide aux familles en situation précaire. Elle a mis au point et animé des ateliers sur des sujets comme le rôle des parents et le développement de l'enfant ainsi que sur la formation de formateurs, l'animation et la prestation de services. Elle a de plus formé des travailleurs en santé communautaire qui peuvent désormais faire l'évaluation du développement des enfants.

Caroline Cochrane et son conjoint, Rory, ont une famille recomposée d'enfants adultes ainsi qu'un petit-enfant. Ils espèrent que les générations futures pourront profiter des avantages que le Nord leur a offerts. Caroline Cochrane est heureuse de pouvoir travailler à la création d'un avenir sain, prospère et durable pour les enfants de demain.

Coordonnées : 867-767-9140 ext.11080, Caroline_cochrane@gov.nt.ca

Yukon

hon Ranj Pillai

L'hon Ranj Pillai
Premier ministre
Ministre du Conseil exécutif, Ministre du développement économique, et Ministre responsable pour la Corporation du Logement du Yukon

Ranj Pillai a été élu député à l'Assemblée législative du Yukon pour la première fois en 2016 et a été nommé vice-premier ministre; ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources; ministre du Développement économique; et ministre responsable de la Société de développement du Yukon et de la Société d'énergie du Yukon.

Élu pour un second mandat en avril 2021, Ranj Pillai a occupé les rôles de ministre du Développement économique; ministre du Tourisme et de la Culture; ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon; et ministre responsable de la Société des alcools du Yukon et de la Commission des loteries du Yukon. En plus d'avoir les responsabilités de premier ministre, il est actuellement ministre du Conseil exécutif; ministre du Développement économique; et ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon.

Depuis son entrée au Conseil des ministres, Ranj Pillai a déployé des efforts considérables pour faire progresser une économie forte et diversifiée au Yukon. Il a axé ses efforts sur la mise en place d'un écosystème de soutien aux entrepreneurs dans tous les secteurs et a soutenu le dynamisme du secteur des ressources du Yukon qui compte trois mines en exploitation. Il a d'ailleurs reçu le prix régional 2019 de North Startup Canada pour la promotion des entrepreneurs. Depuis 2016, le Yukon est en tête du pays pour le taux de chômage le plus bas, la forte croissance du PIB et des investissements impressionnants dans la construction de bâtiments.

Au début de la pandémie de la COVID-19, Ranj Pillai a mis sur pied le conseil consultatif sur les entreprises pour donner des conseils au gouvernement du Yukon. Sous sa direction, le gouvernement du Yukon a été la première administration canadienne à mettre en œuvre un certain nombre de mesures cruciales, dont le Programme de secours aux entreprises yukonnaises et le programme de remboursement des congés de maladie payés visant à s'assurer que les entreprises et leurs employés étaient en mesure d'affronter les répercussions de la pandémie.

Décideur de confiance et infatigable intervenant communautaire, le ministre Ranj Pillai a contribué au succès de plusieurs entreprises, gouvernements, écoles et organismes à but non lucratif du Yukon. Il a également coprésidé la Conférence des ministres de l'Énergie et des Mines (CMEM) de 2020 avec Seamus O'Regan, à ce moment ministre fédéral des Ressources naturelles, ainsi que le Comité du commerce intérieur avec Dominic LeBlanc, à ce moment ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, de l'Infrastructure et des Collectivités.

De 2009 à 2012, Ranj Pillai a siégé au conseil de la Ville de Whitehorse. Pendant cette période, il a mené la création du premier règlement, au nord du 60e parallèle, visant à lutter contre le racisme et la discrimination.

Il a aussi été directeur général du gouvernement des Premières Nations de Champagne et d'Aishihik, a occupé des rôles de direction dans des entreprises privées et à l'Université du Yukon, et a déjà été membre de la Conférence canadienne du gouverneur général sur le leadership et du forum de Banff. Enfin, il a assumé différents rôles auprès de plusieurs sociétés de développement des Premières Nations, de petites sociétés minières et d'organismes sans but lucratif au service des jeunes et des citoyens vulnérables.

Coordonnées : 867-393-7467, premier@yukon.ca

Nunavut

Hon. P.J. Akeeagok

L'hon. PJ Akeeagok
Premier ministre
Ministre du Bureau exécutif, des Affaires intergouvernementales, de l'immigration, Ministre responsable pour la Qulliq Energy Corporation

P. J. Akeeagok a été élu premier ministre du Nunavut par la sixième assemblée en novembre 2021. C'est avec 84 pourcent des votes qu'il a été élu député pour la première fois afin de représenter la circonscription d'Iqaluit–Niaqunnguu. Il a précédemment été président de l'Association inuite du Qikiqtani pendant sept ans. Il a été élu président de l'Association inuite du Qikiqtani pour la première fois en 2014 et a été réélu en décembre 2018.

En sa qualité de président de l'Association inuite du Qikiqtani, il a entrepris de nombreux nouveaux projets et programmes dans la région du Qikiqtani. Il a négocié l'Entente sur les répercussions et les avantages pour les Inuits pour l'aire marine nationale de conservation Tallurutiup Imanga et d'autres ententes complémentaires pour la protection temporaire de la zone de protection marine de Tuvaijuittuq qui sont des endroits comprenant les plans d'eau protégés les plus importants au Canada. P.J. Akeeagok a aussi obtenu un témoignage de gratitude et des excuses de la part du gouvernement du Canada en ce qui concerne les politiques et les pratiques colonialistes imposées aux Inuites et Inuits du Qikiqtani de 1950 à 1975. Les excuses étaient accompagnées d'un premier investissement et d'un protocole d'entente pour des fonds supplémentaires à venir visant à s'attaquer à la guérison, à la sensibilisation culturelle et aux initiatives de préservation.

P.J. Akeeagok, qui est originaire de Grise Fiord, la localité la plus nordique du Canada, a consacré sa carrière à représenter les Nunavoises et Nunavois. Avant d'être président de l'Association inuite du Qikiqtani, il a joué de nombreux rôles dans des organismes inuits, notamment celui de directeur administratif adjoint pour la même association, celui de directeur adjoint pour la Nunavut Tunngavik inc. et celui de coordonnateur de projets pour l'Inuit Tapiriit Kanatami.

Le premier ministre Akeeagok est marié et a trois enfants. C'est un passionné de la récolte qui aime passer du temps dans la toundra.

Coordonnées : 867-975-5050

ANNEX A : Relations Couronne–Autochtones Lois et règlements

Loi habilitante

  • Loi sur le ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord L.C., 2019, ch. 29

Lois sur les revendications territoriales globales

  • Loi sur la Commission des traités de la Colombie-Britannique L.C., 1995, ch. 45
  • Loi sur les Cris et les Naskapis du Québec L.C., 1984, ch. 18
  • Loi sur l'accord sur les revendications territoriales concernant la région marine d'Eeyou L.C., 2011, ch. 20
  • Loi sur le règlement de la revendication territoriale des Gwich'in L.C., 1992, ch. 53
  • Loi sur le règlement des revendications des autochtones de la Baie James et du Nord québécois L.C., 1976–77, ch. 32
  • Loi sur l'Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Labrador L.C., 2005, ch. 27
  • Loi sur l'accord définitif concernant les premières nations maanulthes L.C., 2009, ch. 18
  • Loi sur l'accord définitif nisga'a L.C., 2000, ch. 7
  • Loi concernant l'accord sur les revendications territoriales des Inuits du Nunavik L.C., 2008, ch. 2
  • Loi concernant l'Accord sur les revendications territoriales du Nunavut L.C., 1993, ch. 29
  • Loi sur le règlement de la revendication territoriale des Dénés et Métis du Sahtu L.C.,  1994, ch. 27
  • Loi sur l'accord définitif concernant les Tlaamins L.C., 2014, ch. 11
  • Loi sur les revendications territoriales et l'autonomie gouvernementale du peuple tlicho L.C., 2005, ch. 1
  • Loi sur l'accord définitif concernant la Première Nation de Tsawwassen L.C., 2008, ch. 32
  • Loi sur le règlement des revendications des Inuvialuit de la région ouest de l'Arctique L.C., 1984, ch. 24
  • Loi sur l'accord définitif concernant la Première Nation de Yale L.C., 2013, ch. 25
  • Loi sur le règlement des revendications territoriales des premières nations du Yukon L.C., 1994, ch. 34

Lois sur l'autonomie gouvernementale

  • Loi sur l'accord définitif sur l'autonomie gouvernementale de Deline L.C., 2015, ch. 24
  • Loi de mise en œuvre de l'Accord de Kelowna L.C., 2008, ch. 23
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale de la bande indienne sechelte L.C., 1986, ch. 27
  • Loi sur la gouvernance de la nation dakota de Sioux Valley L.C., 2014, ch. 1
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale de la première nation de Westbank L.C., 2004, ch. 17
  • Loi sur l'autonomie gouvernementale des premières nations du Yukon L.C., 1994, ch. 35

Lois sur les revendications particulières

  • Loi sur la mise en œuvre de mesures concernant le règlement de revendications au Manitoba L.C., 2000, ch. 33
  • Loi sur les droits fonciers issus de traités en Saskatchewan L.C., 1993, ch. 11
  • Loi sur le Tribunal des revendications particulières L.C., 2008, ch. 22

Lois sur la gestion des terres, la gestion financière et la fiscalité

  • Loi sur la gestion financière des premières nations L.C., 2005, ch. 9
  • Loi sur la gestion des terres des premières nations L.C., 1999, ch. 24

ANNEX B : Affaires du Nord Lois et règlements

Loi habilitante

  • Loi sur le ministère des Relations Couronnes–Autochtones et des Affaires du Nord L.C., 2019, ch. 29

Lois sur les affaires du Nord

  • Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques L.R.C., 1985, ch. A-12
  • Loi sur l'arpentage des terres du Canada L.R.C., 1985, ch. L-6
  • Loi sur les opérations pétrolières au Canada L.R.C., 1985, ch. O-7
  • Loi fédérale sur les hydrocarbures L.R.C., 1985, ch. 36
  • Loi sur la Station canadienne de recherche dans l'Extrême-Arctique L.C., 2014, ch. 39, art. 145
  • Loi sur les forces hydrauliques du Canada L.R.C., 1985, ch. W-4
  • Loi sur la gestion des ressources de la vallée du Mackenzie L.C., 1998, ch. 25
  • Loi autorisant l'émission et la vente des actions de la Commission d'énergie du Nord canadien L.C., 1988, ch. 12
  • Loi autorisant l'aliénation de biens de la Commission d'énergie du Nord canadien situés au Yukon L.C., 1987, ch. 9
  • Loi sur les Territoires du Nord-Ouest L.C., 2014, ch. 2, art. 2
  • Loi sur le transfert des responsabilités aux Territoires du Nord-Ouest L.C., 2014, ch. 2
  • Loi sur le Nunavut L.C., 1993, ch. 28
  • Loi sur les eaux du Nunavut et le Tribunal des droits de surface du Nunavut L.C., 2002, ch. 10
  • Loi sur l'aménagement du territoire et l'évaluation des projets au Nunavut L.C., 2013, ch. 14, art. 2
  • Loi sur les terres territoriales L.R.C., 1985, T-7
  • Loi sur le Yukon L.C., 2002, ch. 7

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