Audit du Programme d'adaptation aux changements climatiques
Le 19 novembre 2024
Rapport d'audit interne
Préparé par : Direction générale des services de vérifications et d'assurance
Table des matières
Acronymes
- ACCEP
- Programme d’adaptation aux changements climatiques et d’énergie propre
- DCCEP
- Direction du changement climatique et de l’énergie propre
- GOP
- Guide(s) des opérations du programme
- ICD
- Instruments de collecte de données
- PACCPN
- Programme d’adaptation aux changements climatiques des Premières Nations
- PPCCN
- Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord
- PSCCA
- Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones
- RCAANC
- Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada
Résumé
Le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP), qui met l'accent sur la création de communautés où il fait bon vivre et sur la lutte contre les événements climatiques sans précédent, est une initiative importante dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement du Canada pour renforcer la résilience climatique et soutenir le développement durable dans l'ensemble du pays. Reconnaissant le besoin urgent de mesures proactives, le gouvernement fédéral a fait des investissements importants pour aider les Canadiens à s'adapter aux effets des changements climatiques, y compris les incendies de forêt, les inondations et les phénomènes météorologiques extrêmes.
En juin 2023, la première Stratégie nationale d'adaptation (SNA) du Canada a été publiée, décrivant une approche globale pour renforcer la résilience climatique. Parallèlement, le Plan d'action sur l'adaptation du gouvernement du Canada (PAAGC) détaille plus de 70 mesures fédérales d'adaptation aux changements climatiques, avec des investissements totalisant 6,6 milliards de dollars depuis 2015. Cela comprend les récentes allocations de 2,1 milliards de dollars depuis l'automne 2022 pour la mise en œuvre de la SNA.
L'audit avait pour but de fournir une assurance sur l'efficacité du Programme d'ACCEP, l'accent étant mis précisément sur :
- les processus en place pour fournir et affecter des fonds;
- le suivi de la mise en œuvre du Programme;
- la gestion des activités et des initiatives avec différents intervenants; et
- la gestion des risques et des possibilités liés aux changements climatiques.
L'audit a porté sur trois programmes clés du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP) : le Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN), le Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA) et le Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN). L'audit a également porté sur la collaboration avec Services aux Autochtones Canada (SAC) en matière d'adaptation au climat.
Le Programme d'ACCEP vise à soutenir l'adaptation aux changements climatiques dans l'ensemble du Canada. L'audit s'est concentré sur les programmes d'adaptation offerts par le Programme d'ACCEP, à savoir le Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN), le Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN) et le Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA). L'audit a exclu deux programmes non liés à l'adaptation tel que le Programme de l'Approche responsable pour le développement énergétique des collectivités du Nord (ARDEC Nord) et le Programme de mobilisation des peuples autochtones dans la politique climatique (PMPAPC). Les risques soulevés comprennent des défis potentiels liés à la collaboration interministérielle, à l'exactitude de l'affectation des fonds, à l'intégration véritable des communautés autochtones dans le processus décisionnel et à l'efficacité de la mesure du rendement.
En misant sur ces programmes d'adaptation, l'audit a permis d'évaluer le cadre de contrôle soutenant la réalisation des objectifs en matière de changements climatiques, en déterminant si le Programme d'ACCEP contribue efficacement au développement d'un avenir résilient aux changements climatiques pour toutes les communautés du Canada.
L'audit a permis de cerner plusieurs points forts au sein de ces programmes d'adaptation. Il s'agit notamment de la mise en place de structures de gouvernance solides, d'une collaboration étroite et d'un ensemble de documents complet pour les comités. Le Programme a élaboré des documents d'orientation détaillés et des processus clairs pour aider les bénéficiaires de fonds à présenter des demandes et à recevoir un financement. En outre, l'utilisation d'instruments de collecte de données (ICD) facilite l'établissement de rapports flexibles, ce qui témoigne d'un engagement en faveur de l'amélioration continue.
L'audit a également mis en évidence plusieurs possibilités d'amélioration. Elles comprenaient notamment de renforcer la cohérence de l'offre et de la mise en œuvre de la formation, ainsi que le suivi des renseignements relatifs aux projets. La mise en œuvre de contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes, la normalisation des outils et des processus d'approbation des projets et l'amélioration du suivi des modèles d'ICD en vue d'une plus grande transparence et d'une plus grande reddition de compte ont également été relevées comme des domaines à améliorer. En outre, il est recommandé d'élaborer un processus structuré et documenté pour intégrer les commentaires des communautés autochtones dans le Programme.
Dans l'ensemble, le Programme d'ACCEP a fait preuve d'une gouvernance solide, de processus de communication efficaces, d'une affectation des ressources, d'une collaboration avec les intervenants et de solides pratiques de mesure du rendement. En s'attaquant aux domaines d'amélioration mentionnés, le Programme d'ACCEP pourrait encore renforcer son efficacité, sa transparence et sa capacité d'adaptation, contribuant ainsi à des résultats plus fructueux pour le Programme. Ces améliorations permettront également au Programme d'atteindre ses objectifs et de s'harmoniser davantage avec les pratiques exemplaires en matière d'exécution du Programme. L'audit a donné lieu aux trois recommandations suivantes :
1. Renforcer la cohérence et l'exécution de la formation
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait continuer à offrir une formation d'intégration au niveau du Programme et à veiller à ce qu'elle soit suivie, à mettre en œuvre et à dispenser une formation en cours d'emploi propre au poste, à assurer le suivi des deux formations et à mettre à jour régulièrement le matériel de formation complet pour qu'il reste d'actualité.
2. Normaliser les outils et les processus et mettre en œuvre des contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait :
- normaliser l'utilisation d'outils et de modèles, le cas échéant, dans l'ensemble du Programme afin de garantir une documentation cohérente et la transparence du processus d'examen du financement; et
- mettre en œuvre des contrôles supplémentaires de révision et de rapprochement des données et des rapports internes afin d'améliorer l'exactitude des données et de favoriser une prise de décision éclairée.
3. Améliorer la sensibilisation et la communication avec les intervenants
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait mettre en place un processus systématique de suivi des commentaires des partenaires autochtones, documenter la façon dont ils sont intégrés dans la planification et la prise de décision du Programme et rendre compte régulièrement des solutions et des prochaines étapes aux intervenants.
Énoncé de conformité
L'audit est conforme aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l'audit interne de l'Institut des auditeurs internes et à la Politique sur l'audit interne du gouvernement du Canada, comme en témoignent les résultats du Programme d'assurance et d'amélioration de la qualité.
Réponse de la direction
La direction approuve les constatations. Elle a accepté les recommandations du rapport et élaboré un plan d'action afin d'y répondre. D'ailleurs, le plan d'action de la direction a été ajouté au présent rapport.
1. Contexte
Aperçu du Programme d’adaptation aux changements climatiques et d’énergie propre
L'adaptation aux changements climatiques désigne toute mesure visant à atténuer les effets négatifs, tout en tirant parti des nouvelles possibilités éventuelles. Elle consiste à remanier les politiques et les mesures en fonction des changements du climat observés ou prévus. L'adaptation peut être réactive, c'est-à-dire en réponse aux effets climatiques, ou anticipatoire, c'est-à-dire mise en œuvre avant que ces effets ne soient observés. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) s'occupe de l'adaptation aux changements climatiques dans le cadre du Programme de l'air pur du gouvernement fédéral depuis 2008. RCAANC a reçu un financement continu en 2016 pour soutenir la poursuite des travaux sur l'adaptation aux changements climatiques et l'énergie propre, le Programme continuant d'évoluer à ce jour.
RCAANC ainsi que 10 autres ministères ont cherché à reconduire et à élargir leur action au moyen de nouveaux éléments de programme visant à renforcer davantage les efforts d'adaptation et la promotion de l'énergie propre, comme l'inclusion des savoirs traditionnels autochtones et l'utilisation d'une approche fondée sur les distinctions pour la mise en œuvre du Programme. En 2017, en vertu du Cadre pancanadien (CPC) sur la croissance propre et les changements climatiques, RCAANC a élargi les programmes d'adaptation existants. Le CPC est le plan collectif visant à faire croître l'économie tout en réduisant les émissions et en renforçant la résilience par l'adaptation aux changements climatiques. Ce cadre repose sur quatre piliers principaux, à savoir :
- la tarification de la pollution par le carbone;
- les mesures complémentaires;
- l'adaptation et la résilience climatiques; et
- l'innovation et la création d'emplois.
Pour soutenir ces quatre piliers du CPC, en particulier le pilier pour l'« adaptation et la résilience climatiques », trois initiatives du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP) ont été mises en place sous la responsabilité de RCAANC, entre 2016 et 2017 :
- Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN) : Ce Programme offre du soutien aux communautés et organisations des Premières Nations au sud du 60e parallèle afin d'évaluer les effets des changements climatiques et de renforcer la résilience climatique, pour appuyer les priorités établies par les communautés. Le financement a commencé en 2016-2017 et s'est élargi en 2017-2018 avec un financement pour soutenir la cartographie des inondations pendant cinq ans. Ce dernier financement a été renouvelé en 2022-2023 pour trois ans.
- Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN) : Le Programme finance des projets d'adaptation aux changements climatiques au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, au Nunavik et au Nunatsiavut. Le financement a débuté en 2016-2017 et a été élargi en 2017-2018 pour une durée de 11 ans afin de soutenir la mise en œuvre des mesures d'adaptation.
- Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA) : Le Programme fournit du financement pour appuyer les peuples autochtones dans la conception, la mise en œuvre ou l'expansion de projets communautaires à long terme de surveillance du climat. Le financement sur 11 ans a commencé en 2017-2018.
Ces initiatives visent à accroître la résilience des communautés autochtones et nordiques en favorisant l’intégration des données climatiques dans la prise de décision. Outre les trois programmes d’adaptation susmentionnés, RCAANC en administre deux autres qui relèvent des domaines de l’énergie renouvelable et de la politique climatique. L’un d’eux étant le Programme de l’Approche responsable pour le développement énergétique des collectivités du Nord. Le financement porte sur des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique, ainsi que sur le renforcement des capacités et la planification dans le Nord. Le deuxième est le Programme de mobilisation des peuples autochtones dans la politique climatique, qui soutient la participation aux discussions politiques liées aux plans climatiques du Canada.
Chronologie du Programme d’adaptation aux changements climatiques et d’énergie propre de 2008 à 2025
Le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre a connu des changements importants depuis sa création. Le tableau suivant donne un aperçu des principales étapes et dates de l'évolution du Programme.
| Année | Résumé des principaux événements |
|---|---|
| 2008 | L'ancien ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada a commencé à s'intéresser à l'adaptation aux changements climatiques dans le cadre du Programme de la qualité de l'air du gouvernement fédéral. |
| 2015 | Entre 2015 et 2017, les peuples autochtones ont été largement mobilisés pour la mise en œuvre des nouveaux programmes. |
| 2016 | RCAANC a reçu un financement continu pour soutenir le nouveau Programme d'adaptation aux changements climatiques. |
| 2017 | De nouveaux éléments de programme ont été soutenus et les programmes existants ont été élargis afin de renforcer les efforts liés à l'adaptation et à l'énergie propre. |
| 2019 | Le programme a entrepris un travail d'évaluation préalable, et on a conclu qu'il était bien en phase avec les principes de réconciliation. |
| 2022 | La Direction générale de l'évaluation a évalué le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP) afin d'évaluer sa pertinence, sa conception et son exécution, son rendement, son efficience et son économie pour la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2021, conformément à la Politique sur les résultats du Conseil du Trésor. |
| 2022-2025 | Un grand nombre de ces mesures sont en cours, et des travaux ont été menés récemment pour mettre à jour certains indicateurs de mesure du rendement ainsi que de nombreux sous-programmes du programme d'ACCEP. |
Structure de gouvernance et de surveillance
En 2022, la Stratégie nationale d'adaptation (SNA) du Canada a été annoncée pour soutenir davantage les initiatives de lutte contre les changements climatiques et établir une feuille de route pour l'action de l'ensemble de la société en matière d'adaptation. La structure de gouvernance de la SNA permet de superviser la mise en œuvre globale de la SNA et de donner une orientation stratégique aux progrès réalisés en matière d'adaptation.
La Direction du changement climatique et de l'énergie propre (DCCEP) relève de l'Organisation des affaires du Nord (OAN) et est gérée par la Direction de l'environnement et des ressources naturelles. La DCCEP soutient la planification et la mise en œuvre de mesures d'adaptation et d'atténuation dans les communautés autochtones et nordiques et supervise directement les programmes qui relèvent de RCAANC (PACCPN, PSCCA, PPCCN).
Équivalent textuel pour le graphique Direction du changement climatique et de l'énergie propre
La figure 1 illustre la structure organisationnelle actuelle de la Direction du changement climatique et de l'énergie propre, organisée de manière hiérarchique.
Au plus haut niveau se trouve l'Organisation des affaires du Nord.
Au niveau suivant figure la Direction générale des ressources naturelles et de l'environnement.
Au niveau suivant se trouve la Direction du changement climatique et de l'énergie propre.
Les secteurs au niveau suivant sont : le programme Se préparer aux changements climatiques dans le Nord, le programme Approche responsable pour le développement énergétique des collectivités du Nord, le Programme d'adaptation des PN, le Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones et le Programme de mobilisation des peuples autochtones dans la politique climatique. Ce niveau comprend également le soutien du bureau régional, les partenaires de programme et les comités consultatifs.
2. À propos de l’audit
L'audit du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre a été inclus dans le Plan d'audit axé sur le risque de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada pour 2023-2024 à 2024-2025.
2.1 Pourquoi l’audit est-il important?
L'équipe d'audit a cerné plusieurs facteurs cruciaux qui soulignent l'importance d'évaluer le Programme d'adaptation aux changements climatiques. Ces facteurs s'harmonisent directement avec les objectifs globaux, les cadres redditionnels et l'engagement fondamental à soutenir une adaptation aux changements climatiques efficace et soutenir les communautés autochtones et nordiques. Les risques relevés au cours de la phase de planification de l'audit étaient les suivants :
- Structures de gouvernance et processus de communication : Il peut y avoir un risque que les structures de gouvernance du Programme ne soient pas structurées de manière à soutenir efficacement l'adaptabilité et la réactivité, et que la prise de décision et la communication avec les intervenants, y compris les autres ministères, ne soient pas opportunes ou efficaces.
- L'affectation des ressources et la collaboration des intervenants : Il peut y avoir un risque que les procédures d'affectation des ressources du Programme ne soient pas solides et transparentes, et que le Programme n'intègre pas les commentaires des communautés et les connaissances locales dans l'affectation des ressources et les décisions relatives aux projets.
- Résultats de la mesure du rendement : Il peut y avoir un risque que les activités de mesure du rendement et les résultats ne soient pas utilisés pour contrôler les objectifs du Programme et pour l'adapter et le soutenir de manière appropriée et en temps opportun.
2.2 Objectif de l’audit
L'audit avait pour but de fournir une assurance sur l'efficacité des aspects principaux du Programme d'adaptation aux changements climatiques, en particulier les processus mis en place pour :
- superviser et administrer le Programme;
- affecter des fonds;
- gérer la collaboration entre les principaux intervenants;
- suivre les résultats du Programme et l'adapter; et
- gérer les risques et réaliser les possibilités liées aux changements climatiques.
2.3 Portée de l’audit
L'audit a porté sur les trois exercices 2021-2022, 2022-2023 et 2023-2024. L'engagement a misé sur les programmes d'adaptation aux changements climatiques suivants :
- Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN);
- Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA); et
- Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN).
Le secteur consulté pour cet audit était l'Organisation des Affaires du Nord (OAN). L'audit a porté sur les domaines principaux de l'adaptation aux changements climatiques, en mettant l'accent sur la gouvernance, l'affectation des ressources et la mesure du rendement. Dans les cas où le Ministère a collaboré avec d'autres ministères et intervenants au sein de la structure de gouvernance de l'adaptation aux changements climatiques, l'audit a porté sur l'évaluation des contributions de Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC). Il s'agit notamment de la façon dont les décisions et les informations émanant de ces comités/groupes de gouvernance ont été utilisées au sein de RCAANC et des processus mis en place pour garantir une participation effective. L'audit a exclu deux programmes qui n'étaient pas liés à l'adaptation aux changements climatiques, car ils étaient axés sur les énergies renouvelables et la politique climatique plutôt que sur les principales initiatives d'adaptation : Programme de l'approche responsable pour le développement énergétique des collectivités du Nord (ARDEC Nord) et Programme de mobilisation des peuples autochtones dans la politique climatique (PMPAPC).
2.4 Approche et méthode de l’audit
L'audit a été effectué conformément aux exigences de la Politique sur l'audit interne du Conseil du Trésor et aux Normes internationales pour la pratique professionnelle de l'audit interne. Dans le cadre de l'audit, on a examiné suffisamment d'éléments probants pertinents et obtenu suffisamment d'information pour fournir un niveau d'assurance raisonnable à l'appui de ses conclusions.
La probabilité d'erreurs importantes, de fraude, de non-conformité et d'autres problèmes a été évaluée et documentée à la phase de planification.
Méthodologie d’échantillonnage
RCAANC collabore avec les ministères et les partenaires pour gérer les initiatives d'adaptation aux changements climatiques. Le Ministère donne la priorité aux communautés en travaillant avec les agents de liaison des programmes et les organisations autochtones, en soutenant l'élaboration et la mise en œuvre de projets. Les projets ont été répartis dans les 13 provinces et territoires du Canada, par l'intermédiaire des trois programmes d'adaptation aux changements climatiques (PACCPN, PSCCA, PPCCN). L'audit interne a choisi des projets dans les trois programmes concernés et s'est attaché à sélectionner des projets dans les régions et territoires ayant le plus grand nombre de projets ou la plus grande valeur financière de projets, afin d'obtenir une bonne représentation des projets.
La stratégie d'échantillonnage a été élaborée à partir d'entretiens avec l'Organisation des affaires du Nord. La Politique sur l'audit interne du Conseil du Trésor a servi de guide pour assurer une couverture suffisante du nombre total de régions et de projets relevant du programme d'adaptation au climat.
L'audit s'est déroulé de juin 2023 à mars 2024, en trois phases : la planification, la réalisation et la production du rapport.
Voici les principales techniques d'audit utilisées :
- Des entretiens avec les principaux intervenants concernés dans la structure de gouvernance et les communications, l'affectation des ressources et la collaboration avec les intervenants, ainsi que les processus de mesure du rendement et les résultats du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP). Des entretiens avec les gestionnaires et les agents du programme pour discuter de leurs rôles et de leurs responsabilités dans le cadre du programme, ainsi que des processus liés à l'examen et à l'approbation des demandes de financement, au décaissement des fonds et au suivi des rapports.
- Des visites sur place à deux bénéficiaires de financement, ainsi qu'une réunion virtuelle avec un autre bénéficiaire de financement, ont été organisées afin de mieux comprendre leurs interactions avec le Programme d'ACCEP et de déterminer leurs forces et les difficultés auxquelles ils peuvent faire face dans le cadre du programme et/ou de leurs projets.
- Une rencontre avec des représentants de Services aux Autochtones Canada (SAC) qui collaborent avec le Programme d'ACCEP afin de déterminer des possibilités de financement supplémentaires pour les bénéficiaires, en particulier dans le domaine de l'infrastructure.
- Examen des documents, y compris l'examen des processus, des procédures, des outils et des modèles existants liés à la gouvernance, à l'affectation des ressources et aux processus de mesure du rendement du Programme d'ACCEP, afin de déterminer si des documents et des mécanismes suffisants sont en place et d'évaluer si les processus ont été mis en œuvre de manière efficace dans le cadre du Programme.
- Examen des documents, y compris l'examen des ordres du jour et des procès-verbaux des réunions des principaux comités, afin de déceler les communications entre les trois programmes concernés, ainsi que les communications avec les partenaires et les communautés autochtones.
- Échantillonnage et vérification des demandes de financement des trois programmes dans la portée du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (PACCPN, PSCCA, PPCCN). Conformément à la méthodologie d'échantillonnage du Conseil du Trésor, 25 échantillons ont été sélectionnés pour les trois programmes. Une technique d'échantillonnage exhaustive a été utilisée pour demander et mettre à l'essai les documents relatifs aux projets financés, notamment les propositions/ententes, ainsi que la présentation des rapports exigés des bénéficiaires, échantillonnés pendant les exercices financiers entre 2021 et 2024.
L’approche utilisée pour atteindre les objectifs de l’audit consistait, entre autres, à établir des critères d’audit permettant de formuler des observations et de tirer des conclusions. Les critères d’audit sont énoncés à l’annexe A.
3. Principales constatations et recommandations
Chaque critère d'audit a été évalué en fonction d'une combinaison d'éléments probants recueillis lors d'entrevues, de l'examen des documents et d'analyses, et une conclusion a été tirée pour chacun. Les observations présentées ci-dessous montrent que la structure de gouvernance et les processus de communication, l'affectation des ressources et la collaboration avec les intervenants, ainsi que les processus de mesure du rendement du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (ACCEP) sont généralement structurés et exécutés de manière solide. Quelques possibilités d'amélioration ont été déterminées pour améliorer encore le Programme d'ACCEP.
3.1 Structures de gouvernance et processus de communication
Contexte
Cet audit a permis d'évaluer l'efficacité des structures de gouvernance et des processus de communication pour le Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN), le Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA) et le Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN). Il a permis d'évaluer la façon dont ces structures ont soutenu la prise de décision, la gestion des risques et la collaboration entre les principaux intervenants, y compris la Direction du changement climatique et de l'énergie propre (DCCEP), les personnes-ressources régionales et les bénéficiaires finaux. L'audit a également porté sur la définition des rôles et des responsabilités de chaque programme et des entités associées, ainsi que sur les mécanismes mis en place pour prendre des décisions en temps utile et rendre des comptes.
En outre, l'audit a permis d'examiner l'adéquation des processus liés à l'affectation et à l'utilisation des fonds, ainsi que la conformité avec les instruments financiers et d'établissement de rapports pertinents, tels que la Loi sur la gestion des finances publiques et les exigences du Conseil du Trésor. En examinant les documents de gouvernance, les canaux de communication et les stratégies de mobilisation des intervenants, l'audit visait à confirmer que ces programmes fonctionnaient de manière transparente, efficace et adaptable. L'audit a permis de soulever les points forts et les domaines à améliorer afin que le Programme d'ACCEP puisse contribuer efficacement aux objectifs d'adaptation aux changements climatiques tout en maintenant des mécanismes de gouvernance et de contrôle solides.
Attentes principales :
- Les rôles et les responsabilités doivent être clairement définis et documentés dans l'ensemble du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre, dans les trois programmes concernés (PACCPN, PSCCA, PPCCN), ainsi que pour les personnes-ressources régionales et les bénéficiaires finaux, les groupes de travail et les comités.
- Des structures de gouvernance solides devraient garantir l'adaptabilité et la réactivité du programme, ainsi que des mécanismes de prise de décision en temps utile et une responsabilité claire au sein du programme.
- Les canaux de communication doivent être efficaces et faciliter la prise de décision et la collaboration avec les principaux intervenants, avec des lignes de communication établies pour la prise de décision collective et la résolution des problèmes en temps voulu.
- Des processus complets de gestion des risques devraient permettre de déceler, d'évaluer, de classer et d'atténuer les risques de manière proactive, avec des mesures de suivi pour s'assurer que les mesures d'atténuation sont mises en œuvre et efficaces.
Risque no. 1
Il peut y avoir un risque que les structures de gouvernance du Programme ne soient pas structurées de manière à soutenir efficacement l'adaptabilité et la réactivité, et que la prise de décision et la communication avec les intervenants, y compris les autres ministères, ne soient pas opportunes ou efficaces.
Constatations
Structures de gouvernance établies, forte collaboration et documents liés aux comités
L'audit a permis de constater que des structures de gouvernance solides ont été établies et mises en œuvre dans les trois programmes. Le programme disposait de structures de gouvernance clairement établies avec des rôles et des responsabilités définis, documentés dans le cadre de référence. L'examen des documents relatifs aux réunions, tels que les comptes rendus de décisions, les ordres du jour et les procès-verbaux, a permis de constater que les réunions se tenaient régulièrement et de manière cohérente. En particulier, les comités consultatifs de tous les programmes ont présenté des documents cohérents et des comptes rendus de réunion complets concernant la vision du programme, le financement existant et renouvelé, les mises à jour de la situation financière, les mises à jour des principaux projets, ainsi que les principales mesures à prendre par les membres du cercle consultatif et l'équipe du Programme visé. Le contenu discuté lors de ces réunions a été considéré comme essentiel pour soutenir les objectifs du Programme. En outre, la collaboration entre le PACCPN, le PSCCA et le PPCCN a été soulignée dans les entretiens et illustrée dans les documents des réunions.
Documents détaillés sur les orientations du programme
L'audit a permis de constater que, pour les programmes, on a élaboré des guides des opérations du programme (GOP) détaillés, ainsi qu'un guide de processus d'ententes de contribution, afin de fournir des orientations et un soutien au personnel du Programme. Chacun des trois programmes ont démontré un GOP qui comprenait le contexte du Programme, les descriptions du programme (c.-à-d., l'aperçu, les objectifs, le modèle logique, les activités du Programme, les autorisations de financement, les participants au Programme, les liens avec d'autres programmes, les critères d'admissibilité au financement de projet, le processus de proposition de projet), et les rôles et responsabilités du Programme (c.-à-d., le personnel du programme à l'administration centrale, le personnel régional, les partenaires/collaborateurs du Programme et les bénéficiaires du financement du Programme). Les GOP étaient suffisamment complets pour soutenir les activités du Programme. Le guide du processus d'ententes de contribution contient des renseignements détaillés sur les étapes nécessaires à la conclusion d'ententes de contribution dans le cadre du Programme. Le guide des procédures d'ententes de contribution, ainsi que deux des trois GOP du Programme, ont été mis à jour et révisés au cours de la période d'audit (exercice 2021 à exercice 2024). Toutefois, le troisième GOP n'a pas été mis à jour depuis 2019 et la direction du programme a confirmé qu'il n'y avait pas eu de mises à jour importantes des processus depuis 2019. En fonction de cette confirmation, l'équipe d'audit a estimé que les documents existants étaient suffisants.
Possibilité de renforcer la cohérence et l’exécution de la formation
L'audit a permis de constater que les documents relatifs à la formation au sein du Programme d'ACCEP étaient limités. L'examen des documents et les discussions avec les gestionnaires de programme ont permis de constater qu'en dehors de ces GOP, du guide de processus d'ententes de contribution et des documents d'orientation, le programme n'a fourni aucune autre preuve de matériel de formation complet. Le matériel de formation propre à un programme ou à un rôle n'était pas disponible dans tous les programmes. La principale méthode de formation est informelle et il n'existe donc pas de processus officiel pour dispenser la formation, suivre la participation à la formation ou assurer le suivi de la formation qui n'a pas été achevée.
Les entretiens avec les gestionnaires de programme ont révélé que la majeure partie de la formation se déroule pendant les heures de travail. Toutefois, aucun document n'atteste de sa réalisation. En outre, les gestionnaires de programme ont souligné que le Programme a été soumis à d'importantes contraintes de temps et de ressources en raison de la pandémie et des situations d'urgence au cours des trois derniers exercices (2021-2024). Il existe donc des documents limités dans ces domaines.
L'absence de formation officiellement documentée présente plusieurs risques pour l'efficacité et la continuité du Programme. Voici deux exemples principaux : 1) l'incapacité à documenter et à suivre la formation limite la capacité d'adaptation stratégique du Programme, ce qui fait qu'il est difficile de répondre efficacement aux nouveaux défis et possibilités sans un plan clair pour le transfert de connaissances et le perfectionnement du personnel. De plus, 2) l'absence de matériel de formation documenté peut entraîner des retards opérationnels et des inefficacités en cas de renouvellement du personnel, car les nouveaux employés ou les employés temporaires peuvent avoir du mal à comprendre leurs rôles et responsabilités s'ils ne reçoivent pas une formation et des conseils adéquats.
Recommandation
Afin de renforcer l'efficacité de la structure de gouvernance et du processus de communication pour les initiatives d'adaptation aux changements climatiques, le Programme devrait :
1. Renforcer la cohérence et l'exécution de la formation
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait continuer à offrir une formation d'intégration au niveau du Programme et à veiller à ce qu'elle soit suivie, à mettre en œuvre et à dispenser une formation en cours d'emploi propre au poste, à assurer le suivi des deux formations et à mettre à jour régulièrement le matériel de formation complet pour qu'il reste d'actualité.
3.2 Affectation des ressources et collaboration avec les intervenants
Contexte
L'audit a porté sur les processus d'affectation des ressources pour le PACCPN, le PSCCA et le PPCCN. Il s'agissait de déterminer s'ils étaient menés avec un degré élevé de transparence et d'harmonisation avec les besoins de la communauté. L'accent a été mis sur l'évaluation de la façon dont les fonds ont été distribués par le Programme d'ACCEP aux bénéficiaires finaux, y compris les rôles et responsabilités des principaux intervenants comme la DCCEP, les comités consultatifs et le gestionnaire du Programme. Cette évaluation visait à comprendre l'efficacité avec laquelle le Programme a géré et hiérarchisé les ressources pour atteindre ses objectifs.
En outre, l'audit a porté sur la façon dont le Programme a intégré les commentaires de la communauté dans ses processus décisionnels, y compris évaluer les mécanismes utilisés pour recueillir, analyser et appliquer les commentaires des communautés autochtones et nordiques afin d'éclairer les décisions de financement et les ajustements du Programme. Le but était de déterminer si le processus d'affectation soutenait de manière adéquate les projets ayant une grande incidence et dont les besoins sont élevés et s'il s'adaptait en fonction des commentaires des intervenants et des nouveaux défis.
Attentes principales :
- L'affectation des ressources pour le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre doit être transparente et équitable, avec des rôles clairement définis pour les intervenants, y compris le personnel du Programme, les personnes-ressources régionales et les bénéficiaires finaux.
- Le financement doit correspondre aux objectifs du programme, la priorité étant accordé aux projets ayant une grande incidence et dont les besoins sont élevés dans le cadre d'un processus cohérent et bien documenté.
- Les intervenants doivent percevoir le processus de distribution des ressources comme équitable et transparent, et toute modification des méthodes d'affectation doit refléter les améliorations fondées sur la rétroaction et l'évolution des besoins.
- Les mécanismes de rétroaction doivent être efficaces et officiels, et la contribution de la communauté doit être utilisée pour ajuster les politiques et améliorer l'affectation des ressources.
- Les rapports sur l'affectation des fonds doivent être accessibles au public et justifier clairement la sélection des projets, afin de garantir la transparence et l'équité dans l'ensemble du Programme.
Risque no. 2
Il peut y avoir un risque que les procédures d'affectation des ressources du Programme ne soient pas suffisantes, transparentes et justes, et que le Programme n'intègre pas les commentaires de la communauté et les connaissances locales dans l'affectation des ressources et les décisions relatives aux projets.
Constatations
Processus établi pour soutenir les bénéficiaires d’un financement, soumettre une demande et recevoir un financement
L'audit a permis de constater qu'il existe un processus établi pour recevoir et évaluer les demandes de financement de projets, y compris des orientations sur les critères d'admissibilité dans les GOP. Les entretiens ont permis de constater que les programmes suivent un processus établi pour examiner et approuver les demandes de financement. Lors des entretiens, il a également été noté que les programmes aident les bénéficiaires à rédiger et à remplir les propositions, ce qui facilite et accélère le processus de demande de financement. Afin de rendre le financement plus accessible, les programmes acceptent les propositions de financement de projet tout au long de l'année, ce qui permet une présentation de demandes et un examen continus. Au cours de trois interactions avec les bénéficiaires, y compris des visites sur place et des entretiens, il a été observé qu'ils ont reçu une orientation et un soutien convenables de la part des programmes pour remplir leurs propositions de projet et les documents qui les accompagnent.
Possibilité de normaliser les outils et les processus d’approbation des projets
L'audit a révélé que certains programmes avaient établi des documents solides dans le cadre du processus d'approbation du financement des projets échantillonnés, tandis que d'autres ne l'avaient pas fait ou ne l'avaient pas fait de manière cohérente. La tenue de registres supplémentaires ou la normalisation des processus de documentation pour les trois programmes examinés, le cas échéant (c.-à-d., listes de contrôle, documents de notation, notes sur les réactions à l'approbation, etc.) pourraient renforcer la responsabilité et la transparence du processus d'approbation et améliorer les processus de suivi et d'établissement de rapports. Pour les projets échantillonnés, les documents relatifs à l'examen et à l'approbation des projets n'étaient pas systématiquement remplis pour les trois programmes visés. L'absence de documents détaillés, tels que les lignes directrices relatives à l'affectation des ressources, les calculs, les procès-verbaux de réunions et les comptes rendus de décisions, a rendu difficile de circonscrire de façon transparente le processus pour la priorisation des projets et l'affectation des fonds.
Les entretiens avec les bénéficiaires des fonds et les gestionnaires de programme ont indiqué que des discussions au sujet de la sélection et du financement des projets peuvent avoir lieu au cours des réunions. Toutefois, ces réunions ne sont pas systématiquement documentées et certaines sont organisées de manière informelle. L'absence de documents officiels entrave la capacité à suivre et à justifier les décisions prises au cours de ces discussions, ce qui touche la transparence et la responsabilité du processus d'affectation des fonds. Certains projets contenaient des listes de contrôle correspondant directement aux critères d'admissibilité ou aux notes de réunion faisant état de discussions sur les avantages et les inconvénients du projet, ce qui laisse supposer un processus d'examen. Toutefois, cela n'a pas été fait de manière cohérente pour fournir des renseignements suffisants sur les décisions de financement prises.
Alors que les différents programmes s'efforcent de répondre aux besoins des différentes communautés par l'intermédiaire de leurs décisions de financement, les lacunes en matière de documents présentent plusieurs risques. Voici deux exemples clés : 1) en l'absence de documents clairs pour justifier la priorisation des projets et les affectations de fonds, il est difficile de déterminer si les projets les plus importants, en ce qui concerne les besoins et l'incidence, sont sélectionnés et financés, ce qui risque de nuire à la confiance des intervenants dans le processus. En outre, 2) l'absence d'un processus officiel et documenté augmente le risque de partialité et d'iniquité dans l'affectation des fonds, car ceux-ci peuvent ne pas être distribués de manière équitable et cohérente en l'absence de critères et de justifications clairs pour les décisions.
Possibilité d’améliorer le suivi de l’information relative aux projets et de mettre en œuvre des contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes
L'audit a permis de déceler des erreurs dans la liste de projets interne/le rapport trimestriel des trois programmes visé par l'audit (le PACCPN, le PSCCA et le PPCCN). Ces rapports informels de communication interne examinés comprenaient un résumé de programme, ainsi qu'un résumé des projets financés par région (c.-à-d., le nombre total de projets et le financement de programme, par exercice financier), et une liste pour chaque région, comprenant le bénéficiaire du projet, le nom du projet, la description du projet et le financement annuel. Des erreurs mathématiques ont été observées en ce qui concerne l'exactitude et l'exhaustivité des projets et de leur financement, ce qui a entraîné des inexactitudes dans le nombre total de projets, dans les montants de financement des projets individuels et dans le financement total des projets.
Les entretiens avec les gestionnaires de programme ont montré que les inexactitudes proviennent d'erreurs d'additions manuelles. Bien que les entretiens aient fait état de contrôles manuels des documents de suivi, aucun élément probant n'a permis d'établir que ces contrôles étaient activement mis en place et effectués par un contrôleur autre que le préparateur du rapport trimestriel. Lors des entretiens, il a été confirmé que ces rapports sont des résumés internes utilisés uniquement pour la communication au sein du Programme et qu'ils ne sont pas utilisés pour l'élaboration de rapports ou d'états financiers externes. Bien que les données contenues dans ces rapports ne soient pas accessibles au public, il est néanmoins suggéré d'assurer un meilleur contrôle de ces chiffres afin de conserver des archives précises sur les projets. La gestion a également indiqué que les projets sont suivis de manière cohérente dans les fiches de suivi de projet pour le PACCPN, le PSCCA et le PPCCN. Toutefois, les procédures officielles d'examen et de rapprochement de ces outils n'ont pas été officiellement documentées et n'ont donc pas pu être évaluées.
Des erreurs dans le suivi et les rapports peuvent entraîner plusieurs problèmes. Voici deux exemples clés : 1) les divergences dans le suivi des projets peuvent entraîner une mauvaise affectation des ressources, les fonds pouvant ne pas être distribués efficacement en fonction des besoins des projets, ce qui a une incidence sur la bonne exécution des projets et entrave la réalisation des objectifs du Programme. Aussi, 2) des données inexactes peuvent nuire à la précision des évaluations et des rapports sur les programmes, ce qui peut conduire à une mauvaise affectation des ressources, à une détermination tardive des problèmes et à des difficultés à maintenir la transparence avec les intervenants. Bien que les rapports trimestriels ne soient pas directement utilisés pour la prise de décision, il est essentiel de conserver des données exactes pour assurer un contrôle et une responsabilité efficaces du Programme.
Recommandations
2. Normaliser les outils et les processus et mettre en œuvre des contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait :
- normaliser l'utilisation d'outils et de modèles, le cas échéant, dans l'ensemble du Programme afin de garantir des documents cohérents et la transparence du processus d'examen du financement; et
- mettre en œuvre des contrôles supplémentaires de révision et de rapprochement des données et des rapports internes afin d'améliorer l'exactitude des données et de favoriser une prise de décision éclairée.
3.3 Résultats de la mesure du rendement
Contexte
L'audit a porté sur les processus de mesure du rendement et sur les résultats obtenus pour le PACCPN, le PSCCA et le PPCCN. L'objectif de la présente section était d'évaluer si ces programmes disposaient de cadres de mesure du rendement efficaces qui soutenaient leurs objectifs et facilitaient les améliorations continues. Il s'agissait d'examiner la façon dont les instruments de collecte de données (ICD) et les indicateurs de rendement clés (IRC) étaient élaborés, mis en œuvre et utilisés pour évaluer le rendement du Programme. L'audit a également porté sur la fréquence et la qualité des rapports du rendement, et notamment sur la question de savoir si les données recueillies étaient utilisées de manière adéquate pour orienter les décisions et les ajustements du Programme. L'accent a également été mis sur l'intégration des commentaires des intervenants, y compris des communautés autochtones, afin d'améliorer les processus de mesure du rendement. Au moyen d'une analyse de ces aspects, l'audit visait à déceler les points forts et les domaines susceptibles d'être améliorés dans la façon dont ces programmes mesurent et gèrent leur efficacité, afin de garantir en fin de compte que la mesure du rendement s'harmonise avec les objectifs du programme et favorise un développement continu.
Attentes principales :
- Le cadre de mesure du rendement doit être officiellement documenté, y compris les processus de sélection et de révision des ICD et des IRC, avec des mises à jour régulières reflétant les objectifs et les besoins actuels du programme.
- Les données recueillies au moyen des ICD et des IRC devraient être utilisées efficacement pour évaluer et améliorer le rendement du Programme, les résultats guidant la prise de décision et les ajustements du Programme.
- Les exigences en matière d'établissement de rapports pour les principaux intervenants doivent être établies, avec des rapports complets et opportuns au niveau du Programme et des projets qui comprennent des données et des analyses essentielles.
- Le processus de mesure du rendement doit comprendre des mécanismes de suivi des résultats, de résolution des problèmes et d'intégration des commentaires des intervenants afin de favoriser l'amélioration continue.
- La mesure du rendement et les rapports doivent être appliqués de manière cohérente dans tous les programmes et régions couverts par la portée, avec des preuves du suivi des tendances et de la résolution de tout problème déterminé.
Risque no. 3
Il peut y avoir un risque que les activités de mesure du rendement et les résultats ne soient pas utilisés pour contrôler les objectifs du Programme et pour l'adapter et le soutenir de manière appropriée et en temps opportun.
Constatations
Souplesse des rapports grâce à l’utilisation d’instruments de collecte de données (ICD)
L'audit a révélé que le Programme a mis en place un système de rapport flexible, permettant aux bénéficiaires du financement de rendre compte de leurs projets une fois ceux-ci terminés, dans le format de leur choix, par exemple, sous la forme d'un rapport de mobilisation communautaire ou d'une vidéo. En outre, les bénéficiaires sont tenus de remplir chaque année les modèles d'ICD, qui sont conçus pour réduire au minimum les efforts. La réduction des exigences en matière de rapports annuels pour les bénéficiaires allège leur fardeau administratif, ce qui leur permet de mieux affecter les ressources et de gérer efficacement les étapes du projet. Les programmes ont toujours utilisé les modèles d'ICD, que les bénéficiaires ont généralement remplis et retournés. Des suivis ont été effectués pour toute soumission manquante ou tardive. Une fois le projet terminé, la souplesse du rapport final a permis aux responsables de projet d'acquérir une compréhension approfondie des résultats grâce à des présentations créatives mieux adaptées aux communautés visées par les projets.
Engagement en faveur de l’amélioration continue
L'audit a révélé que le Programme s'est engagé dans une démarche d'amélioration continue. La DCCEP a mis en place un processus de surveillance et d'évaluation continue du rendement, qui comprend la participation aux évaluations ministérielles, aux audits du BVG, aux réflexions des comités de gouvernance, à la participation aux discussions bilatérales sur les changements climatiques et à l'élaboration du programme du leadership autochtone en matière de climat (LAC). Ce point a été cerné par le programme et confirmé par l'examen de la participation aux comités et les documents des comités/réunions qui en découlent. Le Programme a souligné que ce processus général a influencé de manière considérable l'orientation et la mise en œuvre du Programme. Ces processus ont également aidé le Programme d'ACCEP à formuler ses politiques, à renforcer ses capacités, à collaborer et à établir des partenariats en facilitant la communication entre les différents intervenants, notamment les gouvernements, les organisations non gouvernementales et le secteur privé.
Possibilité d’améliorer le suivi des modèles d’ICD pour une plus grande transparence et responsabilité du Programme
L'envoi de modèles d'ICD manquants ou incomplets peut présenter plusieurs risques. En voici deux exemples : 1) sans mises à jour suffisantes en temps opportun, les problèmes peuvent devenir importants avant d'être traités et des possibilités peuvent être manquées. Le Programme pourrait ne pas être en mesure de s'adapter à des circonstances changeantes et à des tendances émergentes, ce qui conduirait à des réponses moins agiles aux nouveaux défis et aux nouvelles possibilités. Aussi, 2) l'absence de mises à jour périodiques pourrait entraîner une érosion de la confiance des intervenants, qui risqueraient de ne pas voir de progrès. Si on ne tire pas parti des exemples de réussite, on risque de ne pas pouvoir fournir des renseignements sur l'incidence aux intervenants du Programme, y compris les partenaires et les communautés autochtones.
Possibilité d’élaborer un processus structuré et documenté pour intégrer les commentaires de la communauté autochtone au sein du Programme
L'audit a permis de constater qu'il n'existe pas de processus de rétroaction documenté pour intégrer les contributions des communautés autochtones dans les trois programmes du Programme d'ACCEP entrant dans la portée de l'audit pour la période 2021-2024. Même si une certaine documentation sur les leçons retenues a été observée, il n'existe pas d'approche régulière et systématique pour recueillir et traiter les commentaires dans les trois programmes entrant dans la portée de l'audit. Bien que certains éléments tirés de réunions et de rapports fassent état des réactions des communautés autochtones et d'autres intervenants, aucun mécanisme clair et cohérent n'a été mis en place pour demander, recueillir et analyser les réactions, et pour y donner suite. L'examen des documents a montré que le Programme d'ACCEP n'utilise pas de sondages et de questionnaires, d'entretiens ou de groupes de discussion, ni de formulaires de rétroaction pour recueillir directement et synthétiser les commentaires des bénéficiaires du financement. Lors des entretiens avec les gestionnaires de programme, il a été noté que les commentaires sont reçus verbalement et de manière informelle lors des réunions avec les bénéficiaires. Bien que de l'information sur les réactions des communautés autochtones ait été disponible en dehors de la période d'audit, sous la forme de sondages, de rapports et dans le cadre de l'évaluation du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre 2016-2017 à 2020-2021, aucun document officiel sur les commentaires des communautés autochtones n'était disponible pour la période d'audit 2021-2024. L'absence de demandes officielles de commentaires et le nombre limité de communications documentées, telles que les procès-verbaux de réunions et les comptes rendus de décisions, ont rendu difficile l'évaluation de la façon dont les contributions des intervenants ont été sollicitées, recueillies, traitées et prises en compte.
Bien que des commentaires informels et verbaux puissent être recueillis, l'absence de documents structurés et de processus de rétroaction systématique entrave la capacité du programme à conserver une trace claire des commentaires des intervenants et à les intégrer dans les ajustements du Programme. Cette lacune dans les processus officiels de rétroaction et d'apprentissage ajoute plusieurs risques et défis pour le Programme. Voici deux exemples principaux : 1) l'absence de documents officiels sur les processus de rétroaction compromet la transparence et la responsabilité au sein du Programme, car il est difficile de démontrer comment les commentaires de la communauté sont pris en compte et intégrés, ce qui pourrait conduire à une érosion de la confiance entre les intervenants. Aussi, 2) cela limite la capacité du Programme à s'adapter et à répondre aux besoins de la communauté autochtone, car l'absence de preuves documentées empêche de procéder à des ajustements en connaissance de cause en fonction de l'avis des intervenants. Le fait de ne pas procéder à ces ajustements pourrait influencer la capacité du Programme à établir et à maintenir des relations de collaboration avec les communautés.
Recommandations
3. Améliorer la sensibilisation des intervenants et la communication avec eux
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait mettre en place un processus systématique de suivi des commentaires des partenaires autochtones, documenter la façon dont ils sont intégrés dans la planification et la prise de décision du Programme et rendre compte régulièrement des résolutions et des prochaines étapes aux intervenants.
4. Conclusion
L'audit a révélé plusieurs points forts pour le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre (Programme d'adaptation aux changements climatiques des Premières Nations (PACCPN), Programme de surveillance du climat dans les collectivités autochtones (PSCCA), Programme : Se préparer aux changements climatiques dans le Nord (PPCCN)). Le Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre a mis en place des structures de gouvernance solides et une collaboration étroite, avec des documents complets relatifs aux comités. Des documents d'orientation détaillés et des processus clairs ont été élaborés pour aider les bénéficiaires de fonds à présenter des demandes et à recevoir un financement. En outre, les rapports demeurent souples grâce à l'utilisation cohérente d'instruments de collecte de données (ICD), et un engagement à l'égard de l'amélioration continue a été observé au sein du Programme.
L'audit a également mis en évidence des possibilités d'amélioration au sein du Programme d'adaptation aux changements climatiques et d'énergie propre, notamment une meilleure connaissance du Programme et des possibilités de financement, le renforcement de la cohérence et de l'exécution de la formation, l'amélioration du suivi de l'information relative aux projets et la mise en œuvre de contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes. En outre, la normalisation des outils et des processus d'approbation des projets, l'amélioration du suivi des modèles d'ICD pour plus de transparence et de responsabilité, ainsi que l'élaboration d'un processus structuré et documenté pour intégrer les commentaires des communautés autochtones dans le Programme sont des domaines principaux à développer.
Dans l'ensemble, le Programme a fait preuve d'une structure de gouvernance et de processus de communication solides, d'une affectation des ressources et d'une collaboration avec les intervenants, ainsi que de pratiques de mesure du rendement. En s'attaquant aux possibilités d'amélioration mentionnées, le Programme d'ACCEP pourrait renforcer son efficacité, sa transparence et sa capacité d'adaptation, ce qui contribuerait en fin de compte à l'obtention de meilleurs résultats pour le Programme. Ces améliorations permettront au programme d'atteindre ses objectifs en s'harmonisant davantage avec les pratiques exemplaires dans l'exécution du Programme.
5. Réponse et plan d’action de la direction
Recommandation 1
Renforcer la cohérence et l’exécution de la formation
La sous-ministre adjointe de l’Organisation des Affaires du Nord devrait continuer à offrir une formation d’intégration au niveau du Programme et à veiller à ce qu’elle soit suivie, à mettre en œuvre et à dispenser une formation en cours d’emploi propre au poste, à assurer le suivi des deux formations et à mettre à jour régulièrement le matériel de formation complet pour qu’il reste d’actualité.
Mesure de suivi
Les programmes d’adaptation de la DCCEP continueront d’offrir et d’assurer l’achèvement de la formation d’intégration au niveau des programmes, de mettre en œuvre et de fournir une formation en cours d’emploi spécifique au poste, de suivre les réalisations, le cas échéant, et de mettre régulièrement à jour le matériel de formation complet pour qu’il reste à jour.
Gestionnaire responsable (Titre)
Directrice principale, Direction du changement climatique et de l’énergie propre (DCCEP)
Date prévue de la mise en œuvre
Achevé d’ici le 31 mars 2025
Recommandation 2
Normaliser les outils et les processus et mettre en œuvre des contrôles supplémentaires sur les données et les rapports internes
La sous-ministre adjointe de l'Organisation des Affaires du Nord devrait :
- normaliser l'utilisation d'outils et de modèles, le cas échéant, dans l'ensemble des programmes afin de garantir une documentation cohérente et la transparence du processus d'examen du financement; et
- mettre en œuvre des contrôles supplémentaires de révision et de rapprochement des données et des rapports internes afin d'améliorer l'exactitude des données et de favoriser une prise de décision éclairée.
Mesure de suivi
La DCCEP note que, sous réserve de la disponibilité des fonds, il établira et utilisera une base de données à l'échelle de la direction qui, entre autres :
- Normalisera l'utilisation des outils et des modèles, le cas échéant, dans l'ensemble des programmes pour assurer la cohérence de la documentation et la transparence dans le processus d'examen des financements; et
- Mettra en place des contrôles supplémentaires de révision et de rapprochement des données et des rapports internes afin d'améliorer l'exactitude des données et de soutenir une prise de décision éclairée.
Si les fonds ne sont pas disponibles, la DCCEP apportera des changements progressifs pour rationaliser les outils des programmes, le cas échéant, et continuera à améliorer la gestion de l'information au fil du temps.
Gestionnaire responsable (Titre)
Directrice principale, Direction du changement climatique et de l'énergie propre (DCCEP)
Date prévue de la mise en œuvre
Achevé d’ici le 31 mars 2025
Recommandation 3
Améliorer la sensibilisation et la communication avec les intervenants
La sous-ministre adjointe de l’Organisation des Affaires du Nord devrait mettre en place un processus systématique de suivi des commentaires des partenaires autochtones, documenter la façon dont ils sont intégrés dans la planification et la prise de décision du Programme et rendre compte régulièrement des solutions et des prochaines étapes aux intervenants.
Mesure de suivi
Les programmes d'adaptation de la DCCEP consultent régulièrement les partenaires par le biais de comités de gouvernance et de séances de mobilisation. À l'avenir, les responsables documenteront et suivront les progrès des mesures prises et partageront ces informations avec les parties prenantes. La formalisation de cette approche axée sur les actions facilitera la tenue des dossiers et démontrera comment les contributions sont concrètement intégrées dans la planification et la prise de décisions des programmes.
Gestionnaire responsable (Titre)
Directrice principale, Direction du changement climatique et de l’énergie propre (DCCEP)
Date prévue de la mise en œuvre
Achevé d’ici le 31 mars 2025
Annexe A : Critères d’audit
Afin d’assurer le niveau d’assurance approprié pour répondre aux objectifs de l’audit, les critères d’audit suivants ont été élaborés :
Critères d’audit
1. Des structures de gouvernance efficaces et des responsabilités claires sont en place et des mécanismes de prise de décision en temps opportun et de communication avec les principaux intervenants ont été mis en place.
1.1 Il existe des structures de gouvernance interne adéquates pour garantir l’adaptabilité et la réactivité du programme ainsi qu’une collaboration efficace avec d’autres intervenants (p. ex., d’autres ministères).
1.2 Des mécanismes sont en place pour garantir une prise de décision en temps utile et des responsabilités claires dans le cadre du Programme.
1.3 Un processus de communication efficace est en place pour soutenir la prise de décision en collaboration et la communication en temps utile avec tous les intervenants visés.
2. Les ressources du Programme sont affectées de manière efficace, efficiente et en collaboration avec les principaux intervenants.
2.1 Des procédures et des processus adéquats sont en place pour établir des priorités et affecter des ressources aux projets ayant une grande incidence et dont les besoins sont élevés.
2.2 La répartition des ressources entre les communautés autochtones et nordiques est transparente et équitable.
2.3 Il existe un mécanisme efficace de rétroaction et d'ajustement pour l'affectation des ressources, y compris l'intégration des commentaires de la communauté et la prise en compte des savoirs traditionnels autochtones et des idées locales dans l'affectation des ressources et les décisions relatives aux projets.
3. Les résultats des activités pertinentes de mesure du rendement sont adaptables et utilisés pour contrôler efficacement les objectifs du Programme et répondre aux besoins des communautés autochtones.
3.1 Le rendement du Programme d’adaptation aux changements climatiques et d’énergie propre est mesuré à l’aide d’instruments de collecte de données (ICD) et d’indicateurs de rendement clés (IRC) pertinents.
3.2 Les progrès et les résultats du Programme sont suivis grâce à l’analyse des activités de mesure du rendement et sont utilisés pour déterminer et relever les défis du Programme, faciliter l’amélioration continue et guider la prise de décision afin d’atteindre les objectifs du Programme.
3.3 Des mécanismes sont en place pour recueillir et intégrer les commentaires des communautés autochtones et d’autres principaux intervenants afin d’adapter les mesures du rendement et d’améliorer leur pertinence par rapport aux initiatives et aux bénéficiaires du Programme d’adaptation aux changements climatiques et d’énergie propre.